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23/08/2012

23 AOÛT 2012 : VIE ET MORT DE ST THOMAS BECKET

 

MEURTRE DE S.THOMAS BECKET.jpg

THOMAS BECKET

 

 

Données clés :

 

Nom de naissance    Thomas Becket

Naissance      21 décembre 1117, à Londres

Décès29 décembre 1170 (à 53 ans) ,à Cantorbéry

Activité principale :  Archevêque de Cantorbéry

 

 

Thomas Becket, dit saint Thomas de Cantorbéry, (Londres, 21 décembre 1117 - Cantorbéry, 29 décembre 1170) fut archevêque de Cantorbéry de 1162 à 1170. Il engagea un conflit avec le roi Henri II d'Angleterre sur les droits et privilèges de l'Église. Il sera finalement assassiné par les partisans du roi. Il fut canonisé en 1173.

 

 

Sommaire

 

    1 Biographie

 

        1.1 Vie avant l'accession à l'épiscopat

        1.2 Archevêque

        1.3 Désaccord avec le roi

        1.4 Becket quitte l'Angleterre

        1.5 L'assassinat

   

2 Postérité

 

        2.1 Reliques

        2.2 Vitraux

        2.3 Textes hagiographiques

        2.4 Adaptations

        2.5 Bibliographie

        2.6 Cinéma

   

3 Notes et références

  

4 Voir aussi

        4.1 Articles connexes

        4.2 Liens externes

 

 

 

 

 

BIOGRAPHIE

 

Vie avant l'accession à l'épiscopat

 

Il est né à Londres en 1117 de parents marchands originaires de Mondeville1 en Normandie. Il reçut une excellente éducation à l’école cathédrale de Cantorbéry, complétée par des études à Bologne, alors le centre majeur en Occident pour la science juridique.

 

Retournant en Angleterre, il attira l’attention de Thibaut du Bec, archevêque de Cantorbéry, qui lui confia plusieurs missions importantes à Rome et le fit nommer archidiacre de Cantorbéry et prévôt de Beverley. Il se distingua par son zèle et son efficacité, aussi Thibaut le recommanda au roi Henri II quand le haut poste de chancelier fut vacant.

 

Henri, comme tous les rois normano-angevins, désirait être le maître absolu, tant de son royaume que de l’Église, et pouvait pour ce faire s'appuyer sur les traditions de sa maison. Ce qu’il fit quand il voulut se débarrasser des privilèges du clergé anglais qu’il voyait comme autant d'entraves à son autorité. Becket lui parut comme l’instrument adapté pour accomplir ses desseins ; le jeune homme se montra dévoué aux intérêts de son maître et un agréable grand ami tout en maintenant avec diplomatie une certaine fermeté, de sorte que personne, sauf peut être Jean de Salisbury, n’aurait pu douter qu’il ne fût pas totalement dévoué à la cause royale. Le roi Henri envoya son fils Henri le Jeune, plus tard le jeune roi, vivre au domicile de Becket comme c’était la coutume pour les enfants nobles d’être accueillis dans une autre maison. Plus tard ce sera une des raisons pour lesquelles « le jeune roi » se retourna contre son père, s’étant affectivement attaché à son tuteur Becket.

 

L’archevêque Thibaut du Bec mourut le 18 avril 1161 et le chapître apprit avec quelque indignation que le roi espérait qu’il choisirait Thomas pour successeur. Il se rallia cependant à l’avis royal, l’élection eut lieu en mai 1162 et Thomas fut consacré le 3 juin 1162.

 

Archevêque

 

 

Dès qu’il fut nommé, une transformation radicale du caractère du nouveau primat s’opéra à la stupéfaction générale du roi et de tout le royaume. Le courtisan gai et amant des plaisirs fit place à un prélat ascétique en robe de moine, prêt à soutenir jusqu’au bout la cause de la hiérarchie. Dans la Légende dorée, Jacques de Voragine raconte qu’il se mortifiait en portant le cilice caché sous ses habits et que, chaque soir, il lavait les pieds de treize pauvres, les nourrissait et les renvoyait avec quatre pièces d'argent.

 

Devant le schisme qui divisait l’Église, il se déclara pour le pape Alexandre III, fidèle à un homme voué aux mêmes principes hiérarchiques, et il reçut le pallium d’Alexandre au concile de Tours.

 

À son retour en Angleterre, Becket mit immédiatement à exécution le projet qu’il avait préparé de libérer l’Église d’Angleterre des limitations mêmes qu’il avait contribué à faire appliquer. Son but était double : l’exemption complète de l’Église de toute juridiction civile, avec un contrôle exclusif de sa propre juridiction par le clergé, liberté d’appel, etc. et l’acquisition et la sécurité de la propriété comme un fonds indépendant.

 

Le roi comprit rapidement le résultat inévitable de l’attitude de Thomas et convoqua le clergé à Westminster le 11 octobre 1163, demandant l’abrogation de toute demande d'exemption des juridictions civiles et que soit reconnue l’égalité de tous les sujets devant la loi. Le haut clergé tendait à consentir à la demande du roi, ce que refusa l’archevêque. Henri n’était pas prêt pour une lutte ouverte et proposa un accord plus vague relevant de la coutume de ses ancêtres. Thomas accepta ce compromis en maintenant cependant des réserves sur la sauvegarde des droits de l’Église. Rien ne fut résolu et la question restait ouverte. Henri quitta donc Londres très content.

 

Désaccord avec le roi

 

 

Henri convoqua une autre assemblée à Clarendon le 30 janvier 1164 où il présenta ses demandes en seize points. Ce qu’il demandait impliquait un relatif recul par rapport aux concessions faites aux églises par Henri Ier lors du concordat de Londres en 1107 puis par le roi Étienne d'Angleterre en 1136 mais se situait dans la droite ligne d'une monarchie qui, depuis l’époque de Guillaume le Conquérant, entendait gouverner sans partage toutes les affaires du royaume. Les Constitutions de Clarendon représentaient cependant une codification écrite, plus contraignante que la coutume qui prévalait jusque-là, et surtout entendaient placer tous les sujets du roi, y compris les clercs, de plus en plus nombreux, sur un pied d’égalité judiciaire (ce qui signifiait aussi percevoir les amendes afférentes aux condamnations), tous ne relevant que des tribunaux royaux. Le roi s’employa à obtenir l’accord du clergé et apparemment l’obtint, sauf celui du primat.

 

Becket chercha encore à parvenir à ses fins par la discussion, puis il refusa définitivement de signer. Cela signifiait la guerre entre les deux pouvoirs en place. Henri essaya de se débarrasser de Becket par voie judiciaire et le convoqua devant un grand conseil à Northampton le 8 octobre 1164 pour répondre de l'accusation de contestation de l'autorité royale et malfaisance dans son emploi de chancelier.

 

Becket quitte l'Angleterre

 

Becket dénia à l'assemblée le droit de le juger. Il fit appel au pape et sentant que sa vie était trop précieuse pour l'église pour être risquée, partit en exil volontaire. Le 2 novembre 1164, il embarqua sur un bateau de pêcheurs qui le débarqua en France. Dans une lettre célèbre alors adressée au pape, il exalte le principe de la supériorité pontificale, notamment en matière judiciaire. Il s'en prend surtout à l'attitude des autres évêques anglais qui sont ralliés au roi et qui selon lui, méconnaissent le principe de hiérarchie ecclésiastique. Il alla à Sens, où était réfugié le pape Alexandre III. Ce dernier venait de recevoir des ambassadeurs envoyés par le roi d'Angleterre qui demandait au pape de prendre des sanctions contre Becket et réclamait qu'un légat soit envoyé en Angleterre avec autorité plénière pour résoudre la dispute. Le pape Alexandre y opposa son refus, et quand quelques jours plus tard Becket arriva et lui fit le récit complet de la procédure, le pape lui accorda son soutien.

 

Henri II poursuivit l'archevêque fugitif avec une série de décrets applicables à tous ses amis et partisans aussi bien qu'à Becket lui-même ; mais Louis VII de France le reçut avec respect et lui offrit sa protection, d'autant qu'il s'agissait là d'un moyen d'affaiblir son royal vassal Plantagenêt. Thomas Becket resta presque deux ans dans l'abbaye cistercienne de Pontigny  (fin 1164-1166), jusqu'à ce que les menaces d'Henri l'obligent à se rendre de nouveau à Sens où il demeura à l'abbaye de Sainte-Colombe de Sens.

 

Louis VII comme Alexandre III organisent diverses missions de conciliation auxquelles prennent part des religieux de divers ordres, notamment chartreux et grandmontains.

 

Becket, en pleine possession de ses prérogatives, désirait voir sa position soutenue par les armes de l'excommunication et de l'interdit. Mais le pape Alexandre III, bien que sympathisant des idées de Becket, préférait temporiser car sa propre lutte avec Frédéric Ier requérait au moins la neutralité du roi d'Angleterre. Les divergences se creusèrent entre le pape et l'archevêque, et les relations devinrent même plus amères quand les légats furent envoyés en 1167 avec autorité d'arbitre. Négligeant cette limitation de sa propre juridiction et persistant sur ses principes, Thomas palabra avec les légats, conditionnant toujours son obéissance au roi par les droits de son ordre.

 

Sa fermeté sembla être récompensée quand, enfin en 1170, le pape fut sur le point d'appliquer ses menaces d'excommunication du roi Henri qui, inquiet de cette éventualité, mit ses espoirs dans un accord qui permettrait à Thomas de retourner en Angleterre et de continuer son ministère. Finalement, le 22 juillet 1170, la paix qui fut conclue à Fréteval entre Henri et Thomas permit à l'archevêque anglais de rentrer en Angleterre.

 

Thomas débarqua à Sandwich le 3 décembre 1170 et deux jours plus tard il entrait à Cantorbéry. Mais les deux parties restèrent cependant inconciliables, et Henri, incité par ses partisans, refusa de rendre les propriétés ecclésiastiques qu'il avait saisies. Thomas avait déjà préparé la sanction contre ceux qui avaient privé l'Église de ses biens et contre les évêques qui avaient inspiré la saisie.

 

 

L'assassinat

 

La tension était désormais trop grande pour trouver une issue autre que la catastrophe qui ne fut pas longue à venir. Une phrase du roi exaspéré : « n'y aura-t-il personne pour me débarrasser de ce prêtre turbulent ? » (bien qu'il puisse s'agir d'une phrase apocryphe, la phrase exacte étant incertaine) fut interprétée comme ordre par quatre chevaliers anglo-normands : Reginald Fitzurse, Hugues de Morville, Guillaume de Tracy et Richard le Breton. Ces quatre chevaliers projetèrent donc immédiatement le meurtre de l'archevêque et le perpétrèrent près de l'autel de la cathédrale de Canterbury le 29 décembre 1170.

 

Henri II se résolut alors à faire pénitence publique à Avranches en 1172 et à revenir sur les décisions entérinées dans les Constitutions de Clarendon.

 

Becket fut ensuite révéré par les fidèles dans toute l'Europe comme martyr et canonisé par Alexandre en 1173. Le 12 janvier de l'année suivante, Henri II dut faire pénitence publiquement sur la tombe de son ennemi, qui resta un des lieux de pèlerinage les plus populaires en Angleterre, jusqu'à sa destruction lors de l'anéantissement des monastères. Un reliquaire fut cependant conservé, et ce site est visité par de nombreux touristes de nos jours.

 

Les Contes de Cantorbéry de Geoffrey Chaucer se passent en compagnie de pèlerins sur leur route vers le sanctuaire de Thomas.

 

W. J. Williams a suggéré que l'histoire du meurtre de Thomas a pu inspirer la légende maçonnique de la mort de Hiram Abiff. Cette théorie comprend la référence à un groupe de maçons dans la ville de Londres faisant une procession à la chapelle de Thomas le jour du saint. Il suggère qu'il pouvait y avoir une pièce emblématique. Il y avait aussi un ordre militaire dit des chevaliers de St. Thomas qui fut actif pendant les croisades et proche des Templiers.

Postérité

 

En 1988, une congrégation religieuse fut fondée en France en choisissant Thomas Becket pour patron, la Fraternité Saint Thomas Becket.

 

Reliques

 

Les principales reliques de Thomas Becket sont conservées dans la crypte de la basilique des Saints-Boniface-et-Alexis à Rome. Les autres ont été dispersées à travers l'Europe pour la vénération des fidèles, souvent conservées dans des châsses en émail champlevé fabriquées à Limoges.

 

Vitraux

 

Des vitraux de la cathédrale Saint-Étienne de Sens (1215 - 1235), et d’autres de la cathédrale Notre-Dame de Chartres, illustrent la vie de Thomas Becket. La Cathédrale Notre-Dame de Laon possède une chapelle dédiée à Thomas Becket à l'étage des tribunes. Elle fut construite à l'époque de son assassinat où il était vénéré depuis son passage en cette ville.

 

Textes hagiographiques

 

Plusieurs Vies de Thomas Becket ont été écrites bien avant sa canonisation par4 :

 

    Edward Grim en 1172

    Guillaume de Canterbury entre 1172 et 1174

    Robert de Cricklade, entre 1172 et 1177

    Robert de Pontigny, entre 1176 et 1177

    Herbert de Boscham, compagnon d'exil de Thomas, entre 1184 et 1186

    Guillaume Fitz-Stephen

    Alain de Tewskesbury

    Guernes de Pont-Sainte-Maxence, entre 1172 et 1174

    Benoît de Canterbury, entre 1183 et 1189

 

Bibliographie

 

    Une Vie de saint Thomas Becket, en vers, a été composée au XIIIe siècle par Guernes de Pont-Sainte-Maxence.

    Jacques de Voragine raconte dans la Légende dorée la vie de Becket.

    J. A. Giles a publié ses Opera omnia en 8 volumes in-8, Oxford, 1844-1846.

    T. S. Eliot, Meurtre dans la cathédrale, pièce traduite de l'anglais par Henri Fluchère, Paris, Seuil, 1946, 140 p. (dépôt légal, 2e trim. 46 n° 213) (titre original : Murder in the Cathedral, Londres, Faber and Faber)

    Les Piliers de la terre, roman historique de Ken Follett, évoque en arrière plan la lutte entre le roi Henri et Thomas Becket jusqu'à son assassinat. L'un des assassins, William est un des personnages centraux du roman.

    Deux chanceliers d'Angleterre, Thomas Becket et Francis Bacon, Frédéric Ozanam

    Aurell (Martin), L'Empire des Plantagenêts, Perrin, Paris, 2004

 

Cinéma

 

Becket (1964), film réalisé par Peter Glenville, avec Richard Burton et Peter O'Toole.

 

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LES DEUX ORDINANDS DU 30 JUIN 2012

 

 

 

 

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15:39 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

29/05/2012

29 MAI 2012 : MAIS QUE SE PASSE-T-IL AU VATICAN?

 

(Atterrant… Désolant… Scandaleux… Incompréhensible… les mots manquent pour décrire ce que les délices d’un week-end prolongé n’ont pas réussi à réduire au silence : ce qui vient de se passer au Vatican . Fort heureusement, ce n’est pas le Pape qui est mis en cause, mais des personnes de son entourage immédiat, et qui font surgir des bruits de complots visant la succession de Benoît XVI, âgé de 85 ans et de santé fragile ; tout cela laisse présager d’un air terriblement vicié qui circule dans les couloirs du Vatican. Qu’on est loin de l’aggiornamento tant souhaité par Jean XXIII)

 

Capture d’écran 2012-05-29 à 17.18.15.png

PHOTO FAMILIÈRE AX PÈLERINS DE ROME

 

 

La gouvernance du Vatican mise en cause

 

 

 

 

« L’éviction brutale du pape »,du « banquier du Pape » puis l’arrestation du majordome de Benoît XVI, ont frappé le Vatican de stupeur.

Ces affaires mettent en lumière de graves dysfonctionnements internes, qui nuisent à la clarté du message pontifical.

 

 

ROME

(De notre envoyé spécial permanent)

 

Pourquoi le banquier du pape a-t-il été évincé de son poste ?

 

Jeudi dernier, Ettore Gotti Tedeschi, président de l’IOR (« Institut pour les oeuvres de religion »), est brutalement poussé dehors par le conseil de surintendance de la « banque du pape », composé de quatre banquiers. La disgrâce professionnelle de ce fidèle serviteur de Benoît XVI semble avoir été décidée sans l’assentiment ni du pape ni du cardinal secrétaire d’État Tarcisio Bertone. Selon l’un des participants, « Gotti ne s’impliquait pas dans son travail. Il parlait beaucoup de transparence, mais ne la pratiquait pas. » Pourtant, Ettore Gotti Tedeschi, « grand argentier » du pape, banquier professionnel international, proche de l’Opus Dei, éditorialiste à L’Osservatore Romano, avait été appelé à cette fonction sensible le 24 septembre 2009 par le pape, soucieux d’une mise aux normes internationales des finances du Vatican, soupçonnées, depuis les affaires des années 1970, de pratiques opaques (lire ci-dessous). Ettore Gotti Tedeschi s’était durement opposé au cardinal secrétaire d’État, Tarcisio Bertone, sur l’éventuel rachat par le Vatican de

l’hôpital catholique milanais San Raffaele. Mais, en réalité, l’essentiel du contentieux tournerait autour de la mise en oeuvre de la transparence financière voulue par le pape, la ligne « dure » d’Ettore Gotti Tedeschi s’opposant à ceux qui s’inquiétaient de voir les cardinaux perdre du pouvoir.

 

Que signifie l’arrestation du majordome du pape ?

 

Douze heures après, à peine, on  apprenait vendredi l’arrestation du majordome de Benoît XVI, Paolo Gabriele. On lui reproche la soustraction et la divulgation de la correspondance personnelle du pape, transmise au journaliste Gianluigi Nuzzi, dont le dernier livre (Les Papiers secrets du pape) est désormais un succès de librairie. On aurait retrouvé chez lui des dizaines de documents sensibles. Il est cependant douteux que cet homme, âgé de 46 ans, marié, père de trois enfants, ait pu agir seul.

Son arrestation est cependant la première conséquence concrète de la nomination de la commission cardinalice chargée par le pape, depuis le 25 avril, de l’enquête sur la fuite des documents. Cette commission dispose de pouvoirs très étendus. Ses membres, le cardinal espagnol Julián Herranz Casado, de l’Opus Dei, président émérite du Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs, le cardinal slovaque Jozef Tomko, ancien préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, et le cardinal italien Salvatore De Giorgi, archevêque émérite de Palerme, rendent compte directement au pape.

Comment expliquer ces scandales ? Il pourrait s’agir d’une volonté de déstabiliser le numéro deux du Vatican, le secrétaire d’État Tarcisio Bertone. Depuis sa nomination par Benoît XVI pèse sur ce dernier un péché originel, que les tenants de la « vieille garde », héritée du temps de Jean-Paul II, ne se privent pas de lui reprocher : ne pas être diplomate. D’où, disent certains, cette fuite massive de documents, destinée à mettre en cause sa capacité de gestion. D’autres, parmi les cardinaux, s’inquiètent du peu de sensibilité apparente du pape à l’hémorragie silencieuse des fidèles occidentaux, doublée de la vague de désobéissance de leurs prêtres. D’autres encore, partisans à l’inverse d’un pouvoir renforcé, aimeraient participer à une remise en ordre. Sans pour autant qu’un quelconque pré-conclave soit ouvert, mais alors que le pape a passé les 85 ans, ces diverses tendances, à l’oeuvre au sein de la Curie romaine, pourraient aussi expliquer les fuites de documents.

Quels sont les dysfonctionnements que ces affaires mettent au grand jour ?

A priori, ces deux affaires sont sans rapport. Cependant, ces épisodes mettent au jour une double faiblesse du gouvernement du Saint-Siège : sa faiblesse structurelle d’abord. Au-delà des apparences trompeuses de la puissance impériale du Vatican, la réalité quotidienne du plus petit État du monde est constituée d’un personnel peu nombreux, rarement coordonné, travaillant souvent dans une étonnante improvisation doublée de lourdeurs bureaucratiques. L’écrivain italien Vittorio Messori, auteur de livres avec Karol Wojtyla et Joseph Ratzinger, interrogé par le site Vatican Insider, s’inquiète de la difficulté éprouvée par de nombreux diocèses à travers le monde à envoyer leurs meilleurs éléments à Rome. Les difficultés opérationnelles du système curial trouvent là l’une de leurs

sources. Il en est d’autres, notamment l’absence d’« interdicastérialité», c’est-à-dire de relation entre les divers ministères du pape. Celui- ci ne réunit son conseil des ministres que deux fois par an, de façon très formelle. Les préfets de dicastères et les présidents de congrégation travaillent dans une  très large autonomie, même lorsque leurs attributions se chevauchent. Et chacun, en moyenne, ne peut compter que sur une quinzaine de fonctionnaires, pas tous opérationnels. Les diplomates accrédités s’étonnent souvent de voir les fax, peu réputés pour leur sécurité, toujours en usage.

Autre faiblesse, l’enchevêtrement entre les affaires italiennes et romaines, qui s’est renforcé avec Benoît XVI ; 46,4 % des chefs de la Curie, et 40,7 % de leurs subordonnés directs sont désormais originaires

de la péninsule. Les jeux de pouvoirs permanents entre les clans, les influences des affaires internesde l’Église italienne et de ses relations avec l’État, brouillent la mission universelle du Saint-Siège.

Quelles sont les conséquences de ces événements ? Benoît XVI s’est dit « attristé, déconcerté et affecté » par ces épisodes, selon le P. Lombardi, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège. On peut aisément comprendre à quel point le pape peut se sentir affecté par l’éviction d’un de ses « grands laïcs » et la trahison d’un membre de son premier cercle, fort réduit. Samedi matin, devant des milliers de membres du Renouveau

charismatique italien, il a rappelé que l’Église est « fondée sur le roc ». Le lendemain, lors de la messe de Pentecôte, où les observateurs ont noté l’absence inhabituelle du cardinal Angelo Sodano, ancien secrétaire

d’État de Jean-Paul II, doyen du collège des cardinaux et opposant notoire au cardinal Bertone, Benoît XVI a évoqué le sentiment de « méfiance, de soupçon, de peur mutuelle » qui se répand entre les hommes. « Lorsque la maison n’est pas tenue, comment avoir confiance en son patron ? » s’inquiète un observateur.

Diplomates craignant la divulgation d’informations confidentielles ou simples bureaucrates perplexes sur la ligne à suivre, beaucoup s’interrogent. Les luttes internes au Vatican, comme en un spectacle « son et lumière » évoquant la Renaissance, se recoupent avec le débat sur les orientations du pontificat (nouvelle évangélisation, main tendue aux lefebvristes, enjeux du dialogue avec les autres religions, regard porté sur Vatican II, etc.). Aujourd’hui, parce que l’Église est intimement touchée à son plus haut niveau, c’est le risque d’un discrédit majeur qui affecte tant l’institution que sa mission. C’est au coeur même de l’appareil, à Rome, que le problème est posé.

Frédéric Mounier (« LaCroix » du 29 Mai 2012)

 

 

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17:17 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

20/05/2012

20 MAI 2012 : 7ème DIMANCHE DE PÂQUES

 

FATIMA depuis les Valinhos.png

FATIMA, le Snctuaire vu depuis les Valinhos

 

 

7ème DIMANCHE DE PÂQUES (B)

 

En ce dimanche entre l’Ascension et la Pentecôte, nous lisons des extraits de la grande prière de Jésus, dite sacerdotale, bien à sa place en ce temps de prière plus intense.

 

Ne nous imaginons pas l’un des apôtres sténographiant les paroles de Jésus dans un coin du cénacle; ils étaient trop saisis par l’événement pour y penser. Quand Jean écrit, quelques soixante ans plus tard, il ne se rappelle évidemment plus le mot à mot, mais les « idées-forces » il ne les a pas oubliées. Surtout il les re-médite en fonction des problèmes de sa communauté, il transpose, il interprète. C’est bien ce qu’il nous faut faire nous-mêmes, si nous voulons tirer profit du texte sacré.

 

La page est introduite par un mot clé : Père saint. Toi le Saint, toi qui es le tout autre, toi qui ne connais pas de compromission avec le Mal, fais que mes disciples soient saints de cette façon-là; qu’ils soient « différents », qu’ils ne vivent pas comme tout le monde. Père, garde-les dans la fidélité. On devine déjà un des problèmes qui menace le groupe : l’usure, le relâchement après l’enthousiasme des débuts, et que nous connaissons bien. Garde-les dans la fidélité à ton nom, à toi, dans la fidélité à la foi entière.

 

Pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes sommes un. Autre inquiétude de Jésus pour sa communauté : la désunion, les scissions. Jésus prie pour que notre communauté vive l’unité de Dieu-même !

 

« Quand j’étais avec eux, pendant les trois années de vie commune extraordinaire, je les gardais, je les protégeais, ils ne risquaient rien, j’ai veillé sur eux. Maintenant que je les quitte, que je viens à toi, le danger de les voir lâcher est grand. Et je parle, je prie ainsi pour qu’ils aient en eux ma joie ». C’est la joie de son union au Père, sans réticence et sans ombre. Qu’ils soient fidèles et, partant, comblés de cette joie de Dieu-même.

 

Mais il n’y a pas que les dangers du relâchement et de la désunion, il y a celui de la persécution : le monde les a pris en haine. Après tout, c’est normal. Ils ne sont pas du monde. Un chrétien convaincu étonne. Parce qu’il vit autrement. Il dérange, et les gens n’aiment pas ça. Il devient même dangereux lorsqu’il touche aux intérêts, lorsqu’il dénonce les injustices installées, le pouvoir absolu.

 

« Je ne demande pas, Père, que tu les retires du monde ». Pas de christianisme de sacristie. Bien au contraire, je les ai envoyés dans le monde, en plein dedans.

 

« Seulement, je te prie : Garde-les du Mauvais », de ce monde du mal que Jésus personnifie dans le Mauvais. Tout seuls ils ne tiendraient pas le coup. Jésus prie pour que nous soyons pour Dieu dans un monde sans Dieu.

 

« Garde-les ». Fortement, d’une façon stable : « Consacre-les ». Mot-clé qui fait penser à la consécration du pain et du vin. Change-les, mets-les à part, transforme-les; qu’ils t’appartiennent sans réticence, sans porte de sortie. Consacre-les dans la vérité, mot qu’on peut aussi traduire par fidélité.

 

Et pour eux je me consacre moi-même, je vais être changé, je vais passer entièrement en toi par la résurrection - afin qu’ils soient eux aussi consacrés; entièrement, fidèlement à toi, et, un jour, ressuscités, comme moi, dans la gloire.

 

Ardente prière de sollicitude ! Le Christ sait que les tentations vont venir, la joie pascale sera mise à l’épreuve, il y aura des abandons... Alors, il prie. Il prie toujours, intercédant pour nous sans cesse (He 7,25). Et le Père veille, l’Esprit nous protège.

 

(auteur inconnu)

 


 

 

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19/05/2012

19 MAI 2012 : le portugal se souvient de la visite du pape en 1982

( En 1982, le pape Jean-Paul II visita le Portugal - comme il devait le faire encore 3 fois - La ville de BRAGA et son Sanctuaire du SAMEIRO se souviennent: souvenirs d'un prêtre, qui y participait comme séminariste : version portugaise, suivie de la traduction française)


SAMEIRO, visita do Papa J.P.II no ano de 1982

Recordando João Paulo II

Um objeto muito útil

por José Paulo Abreu

Era seminarista e um pouco magriço. Aperaltei-me. O nó da gravata estava no sítio. Lá fui radiante para o Sameiro, com uma missão importante a cumprir: cantar o salmo responsorial na Eucaristia que o Papa João Paulo II vinha celebrar, às 11h da manhã, no dia 15 de Maio de 1982.

Quando cheguei ao cimo do monte, manhã cedo, o espectáculo era único. Gente por todo o lado. Milhares e milhares de pessoas. Algumas com a cara tão enevoada quanto a névoa que sobre a montanha se abatera (tinham passado a noite ao relento). Outras espreguiçadas sobre as camas que haviam improvisado. Muitas outras estavam sentadas, na pedra ou nos bancos portáteis que de casa haviam trazido. Não faltavam, a colorir o ambiente, milhares de bandeiras com as cores papais, algumas faixas, algumas fardas.

O clima era alegre, a expectativa, enorme. E foi aumentando na proporção do atraso da chegada do Papa. Coisas do nevoeiro, que provocou a troca da avioneta pelo comboio. Seguiu-se a camioneta, da estação de caminho-de-ferro até ao Sameiro. Ninguém desanimou com a espera. E quando soou o alerta: “o Papa está aí” – o relógio apontava para as 15h - o povo mexeu-se, os sorrisos soltaramse, os olhos arregalaram-se, a emoção foi

enorme.

Acompanhado por D. Eurico Dias Nogueira, o Papa atravessou a Avenida, da Basílica até ao Cruzeiro. Saudava os peregrinos, acenava a todos e dissipava, com a bondade do rosto e a afabilidade dos gestos, cansaços e tensões. Parecia que por ele todas as preces chegavam até Deus. E as lágrimas saltavam as cancelas.

A Eucaristia embrulhou-se em festa. Vi-me aflito para cantar o salmo (tanta gelatina a tomar-me conta dos joelhos). A devoção de toda aquela gente… Os olhares todos cravados no altar… O Papa ali tão perto e um tal espírito de afeição, de comunhão… Tanto carinho para com o Papa…

Na homilia, João Paulo II realçou a importância da família, qual comunidade de amor, génese de vida, caminho de santidade, escola de valores, alfobre de vocações. E parece que as palavras do Sumo Pontífice não poderiam ter tido melhor caixilho: uma família de crentes, a sentir um querido Papa como verdadeiro pai da inteira cristandade, de todos nós, os crentes.

No ano seguinte ao da visita do Papa a Braga, fui eu estudar para Roma. Inesperadamente, os meus encontros com o Santo Padre foram-se sucedendo: na Pontifícia Academia Eclesiástica, no Colégio Português e no Vaticano. Recordo particularmente o dia em que todos nós – alunos do Colégio Português – concelebrámos com o Papa João Paulo II na sua capela particular. Quando lá chegámos, o Papa já estava a rezar, com cara de quem

há muito tinha acordado, e eram apenas 6,30h da manhã.

O rosto, em qualquer das circunstâncias, era sempre o mesmo: sereno, afável,

empático. A voz era sempre acutilante. A mensagem era clara, actual, firme. O

coração tinha sempre o mesmo tamanho: cabíamos lá todos. João Paulo II tinha sempre um presente para quem o visitava: um terço. Coleccionei alguns. Mas há um que me foi oferecido com uma legenda e um sorriso. Dizia-me o Papa, enquanto me colocava o terço entre as mãos: “é um objecto muito útil”.

Era, certamente, o desejo dele. E continuará a ser. O Papa mariano quer-nos em contacto assíduo com Maria, com a Nossa Mãe. E a oração do rosário, como tantas vezes ele nos recordou, é um caminho privilegiado para o regaço da Mãe.

Enquanto presidente da Confraria de Nossa Senhora do Sameiro (o seminarista daquele tempo foi andando pela vida…), não posso agora deixar de sublinhar os dois enormes privilégios que João Paulo II nos concedeu: primeiro, foi o único Papa a vir ao nosso encontro, a visitar-nos em Braga e no Sameiro; segundo, ofereceu, em 2004, ao Santuário do Sameiro, a valiosa e honorífica “Rosa de Ouro”.

Obrigado, Papa João Paulo II. Pelo sorriso. Pela disponibilidade. Pela proximidade. Por tantas benesses. Por tão eloquente vida e testemunho. Por coração tão grandioso.

Acreditamos que, junto de Deus, gozamos da mesma consideração, usufruímos da mesma intercessão, somos contemplados com o mesmo carinho. E enquanto por aqui andarmos, guardaremos esse sorriso, essa afeição, essa bondade. E tentaremos não esquecer, olhos postos no nosso terço, o bonito conselho: “É um objecto muito útil”.


ARRIVÉE DU PAPE AU SAMEIRO

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18:45 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

18/05/2012

18 MAI 2012 : "DE CE MONDE À SON PÈRE"

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Thierry BIZOT

 

De ce monde à son Père

 

Pourquoi Jésus nous a-t-il quittés ?

 

Je rentre dans une église sombre et fraîche pour prier ce matin.

 

J’essaye de me donner au Seigneur, d’éteindre mes vaines pensées, de me rendre disponible. Mon regard balaye le décor baroque, les dorures, les marbres. Mon oreille goûte avec délice le silence tout juste perturbé par le murmures de quelques prières. Ma narine décèle l’odeur de la pierre froide, des restes d’encens, l’encaustique sur les bois polis.

 

Depuis des jours et des jours, l’évangile commence par : » A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père… »

 

Pourquoi nous a-t-il quittés ?

 

Une jeune femme entre dans l’église et s’assoit deux bancs devant moi. Je ne lui adresse qu’un regard indifférent.

 

Et je retourne à ma tentative de prière.

 

Cependant mon oeil se trouve attiré par cette femme et je me demande pourquoi. Je me mets à l’observer et finis par comprendre ce qui retient mon attention : cette femme qui elle aussi essaye de prier, ne cesse de bouger et bouger encore, comme si elle cherchait la position adéquate, ou si la dureté du banc lui était insupportable. Et dans sa façon de contenter son corps tout rempli d’impatiences, elle s’adonne à mille petits gestes qui me sont étrangement familiers. Je les reconnais tous, j’aurais pu les faire, comme si j’étais dans sa peau. Tout d’un coup je me sens tout proche de cet autre être humain, par la magie du mimétisme corporel.

 

C’est une communion qui relève du domaine animal et qui me fait sourire.

 

Soudain une pensée me traverse. Au delà de cette proximité physique, autre chose de tout aussi profond nous réunit : nous sommes tous les deux entrés ici ce matin pour prier le Seigneur.

 

Voici donc une réponse à ma question : en montant près de son Père, en nous quittant physiquement, Jésus a permis ainsi de nous réunir pour toujours, et d’être avec nous chaque jour.

 

En étant en aucun lieu terrestre, il peut être partout, et toujours.

 

 

Source : BLOG DE THIERRY BIZOT

 

 

 

 

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16:54 Publié dans RELIGION | Commentaires (1)

 
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