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02/01/2012

JOLIE HISTOIRE (VRAIE!) DE NOËL

 

Rome - crêche place St Pierre.jpg

 

 

Le petit chat noir de la crèche place Saint-Pierre

 

Adoration et pas superstition

 

ROME, dimanche 1er janvier 2012 (ZENIT.org) – Un petit chat noir s’est invité dans la grande crèche de la place Saint-Pierre. Ce qui a inspiré à une amie de la crèche cette lettre adressée à lui. Une leçon d'adoration silencieuse. On peut aussi y lire une leçon aimable contre... les superstitions!

 

Rome, le 30 décembre 2011

 

Cher petit chat noir,

 

Je t’écris cette petite lettre pour te remercier de m’avoir permis de vivre une très belle expérience.

 

En effet, ce vendredi matin, je suis allée voir la crèche place Saint-Pierre. Depuis le 24 décembre dernier, je voulais y aller, mais je n’avais pas trouvé le temps. Et aujourd’hui, fête de la Sainte Famille, le Seigneur m’avait donné rendez-vous avec Jésus, Marie et Joseph.

 

Quand je suis arrivée, j’ai vu cette belle création. L’Enfant Jésus, les bras ouverts me disait : « Viens que je t’embrasse ». Marie était majestueuse et avec son doux visage, elle me disait : « Mon enfant, je suis ta mère ». Et, Joseph était comme toujours le protecteur silencieux de la grande famille de Dieu.

 

Mais aux pieds de Marie, le Seigneur a placé, pendant quelques minutes, un adorateur spécial. Oui, cher petit chat, je t’ai vu assis aux pieds de la Sainte Vierge regardant le Sauveur et essayant de le réchauffer comme le faisaient l’âne et le bœuf.

 

Tous ceux qui regardaient la crèche, étaient heureux de te voir. Alors, j’ai pensé qu’aujourd’hui, le Seigneur était en train de réparer une injustice. D’habitude, les hommes disent que tu portes malheur. Mais aujourd’hui, tu étais seulement un petit chat qui mettait la joie dans nos cœurs. Tu avais tout compris : en voyant le Sauveur dans la mangeoire, comme les bergers, tu as voulu l’adorer toi aussi.

 

O cher petit chat noir, tu as rendu ma foi plus vivante. A compter de maintenant, quand je verrai un chat noir, je penserai à toi, à Jésus, à Marie et à Joseph. Je lèverai les yeux au Ciel et je dirai : « Toutes les œuvres du Seigneur bénissez le Seigneur, à lui haute gloire louange éternelle ! »

 

Je te remercie encore et j’espère te revoir très vite.

Que le Seigneur te protège.

 

Une petite enfant de Dieu

 

 

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10:26 Publié dans POÉSIE | Commentaires (0)

23/12/2011

NOËL AVEC LES POÈTES

 

 

Crêche dos Congregados,BRAGA(porte de tabernacle).jpg
Crèche sculptée sur la porte d'un tabernacle. BRAGA (Portugal)

 

Marie Noël


Au bout des faubourgs là-bas,
Hors de ville est la chaumine
A tout le monde. Un boeuf las
Y dort - ou bien il rumine -
Entre là qui veut. Les fous,
Les rôdeurs, les rien qui vaille,
Les faiseurs de mauvais coups
Par terre ont usé la paille
Et laissé dedans leurs poux.

Le vent de la nuit déserte
Y pénètre tout transi.
La porte en est grande ouverte,
Les murs et le toit aussi.
Mais qui donc s'arrête ici,
Ce soir ? ... Une femme lasse,
Un vieux, un âne peureux...
Il ne reste pas de place
Sous les autres toits pour eux.

Pour loger à la froidure
Ils ne sont guère exigeants.
Ils n'ont pas belle figure,
Ils n'ont pas beaucoup d'argent ;
Ils n'ont pas grand'couverture.
Mais ô ciel, quelle aventure !
Voici qu'en ce pauvre lieu,
Ces pauvres gens sur la dure
A minuit ont couché Dieu,

Dieu, le Roi des Cieux, qui passe

Sa nuit sur la terre basse.

Marie Noël, extrait de "Noël et morale aux maisons sur la prudence", Le Rosaire des joies, Stock, 1930.

 

NOTE : Marie Noël, de son vrai nom Marie Rouget, est une poétesse et écrivain française, née le 16 février 1883 à Auxerre, décédée le 23 décembre 1967. Elle est officier de la Légion d'honneur.

 

Elle est née dans une famille très cultivée et peu religieuse. Elle resta célibataire et s’éloigna très peu de sa ville natale. Sa vie ne fut pas si lisse pour autant : un amour de jeunesse déçu (et l’attente d’un grand amour qui ne viendra jamais), la mort de son jeune frère un lendemain de Noël (d’où son pseudonyme), les crises de sa foi... tout cela sous-tend une poésie aux airs de chanson traditionnelle. À sa mort, elle lègue son œuvre à la Société des Sciences Historiques et Naturelles de l'Yonne. Cette société savante (fondée en 1847) gère et étudie son œuvre à travers de nombreuses publications.

 

Femme passionnée et tourmentée, elle n'est souvent connue que pour ses œuvres de « chanson traditionnelle », au détriment de ses écrits plus sombres, dont la valeur littéraire et la portée émotive sont pourtant bien plus fortes. Citons à titre d'exemple le poème pour l'enfant mort, véritable « hurlement » (titre d'un autre de ses poèmes) d'une mère écartelée entre sa souffrance quasi animale et sa foi en Dieu, appelant à l'acceptation (Marie Noël était profondément catholique). Le déchirement entre foi et désespoir, qui culmine dans un cri blasphématoire aussitôt repenti, est ici particulièrement poignant.

 

Elle fut une grande amie de Léon Noël (1888-1987), homme politique français, Ambassadeur de France, Président du Conseil Constitutionnel (sans lien de parenté).

 

Elle a obtenu en 1962 le Grand Prix de poésie de l'Académie française.

 

 

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10:36 Publié dans POÉSIE | Commentaires (1)

 
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