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27/10/2011

Les "MISSIONS ÉTRANGÈRES DE PARIS"


Présentation des Missions Etrangères par mepasieAu cas où vous ne connaîtriez pas les "Missions Étrangères de Paris" , sachez qu'il s'agit d'une Société de Prêtres diocésains (ce ne sont donc pas deS religieux; ils appartiennent toujours à leur diocèse d'origine) . Cette Société s'est donné comme but l'évangélisation des pays d'Extrême-Orient (Chine, Japon, Corée...) Notre Diocèse d'Orléans s'honore de compter deux prêtres appartenant à cette Société (dont le siège est à Paris, rue du Bac, à côté de la Chapelle de la Médaille Miraculeuse)

L'un des ces deux prêtres est ÉVÊQUE en Corée (Mgr René DUPONT), mais il a démissionné de sa charge d'évêque depuis longtemps, pour laisser la place à un Coréen... Il a maintenant plus de 80 ans; comme il jouit d'une excellente santé il se consacre à la prédication de retraites.

L'autre est bien plus jeune : c'est le Père François-Xavier HAURE, qui est missionnaire au Japon... Tâche ardue et épuisante, car les catholiques sont très peu nombreux au Japon... Pour rencontrer un autre prêtre, il doit parcourir 100 km!

Voici une intéressante vidéo sur ces "MISSIONS ÉTRANGÈRES DE PARIS"

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22:23 Publié dans MISSIONS | Commentaires (0)

23/10/2011

DIMANCHE ET MISSIONS (30è ORDINAIRE)

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Domingo XXX do Tempo Comum

 

I LEITURA

 

Leitura do Livro do Êxodo

 

Eis o que diz o Senhor: «Não prejudicarás o estrangeiro, nem o oprimirás, porque vós próprios fostes estrangeiros na terra do Egipto. Não maltratarás a viúva nem o órfão. Se lhes fi zeres algum mal e eles clamarem por Mim, escutarei o seu clamor; infl amar-se-á a minha indignação e matar-vos-ei ao fio da espada. As vossas mulheres fi carão viúvas, e órfãos os vossos filhos. Se emprestares dinheiro a alguém do meu povo, ao pobre que vive junto de ti, não procederás com ele como um usurário, sobrecarregando-o com juros. Se receberes como penhor a capa do teu próximo, terás de lha devolver até ao pôr do sol, pois é tudo o que ele tem para se cobrir, é o vestuário com que cobre o seu corpo. Com que dormiria ele? Se ele Me invocar, escutá-lo-ei, porque sou misericordioso». Palavra do Senhor.

 

SALMO RESPONSORIAL

 

Refrão: Eu Vos amo, Senhor: sois a minha força.

 

Eu Vos amo, Senhor, minha força, minha fortaleza, meu refúgio e meu libertador. Meu Deus, auxílio em que ponho a minha confiança, meu protector, minha defesa e meu salvador.

 

Na minha aflição invoquei o Senhor e clamei pelo meu Deus. Do seu templo Ele ouviu a minha voz e o meu clamor chegou aos seus ouvidos.

 

Viva o Senhor, bendito seja o meu protector; exaltado seja Deus, meu salvador. O Senhor dá ao Rei grandes vitórias e usa de bondade para com o seu Ungido.

 

II LEITURA

 

Leitura da Primeira Epístola do apóstolo S. Paulo aos Tessalonicenses

 

Irmãos: Vós sabeis como procedemos no meio de vós, para vosso bem. Tornastes-vos imitadores nossos e do Senhor, recebendo a palavra no meio de muitas tribulações, coma alegria do Espírito Santo; e assim vos tornastes exemplo para todos os crentes da Macedónia e da Acaia. Porque, partindo de vós, a palavra de Deus ressoou não só na Macedónia e na Acaia, mas em toda a parte se divulgou a vossa fé em Deus, de modo que não precisamos de falar sobre ela. De facto, são eles próprios que relatam o acolhimento que tivemos junto de vós e como dos ídolos vos convertestes a Deus, para servir ao Deus vivo e verdadeiro e esperar dos Céus o seu Filho, a quem ressuscitou dos mortos: Jesus, que nos livrará da ira que há-de vir. Palavra do Senhor.

 

EVANGELHO

 

Evangelho de Nosso Senhor Jesus Cristo segundo S. Mateus

 

Naquele tempo, os fariseus, ouvindo dizer que Jesus tinha feito calar os saduceus, reuniram-se em grupo, e um doutor da Lei perguntou a Jesus, para O experimentar: «Mestre, qual é o maior mandamento da Lei?» Jesus respondeu: «’Amarás o Senhor teu Deus com todo o teu coração, com toda a tua alma e com todo o teu espírito’. Este é o maior e o primeiro mandamento. O segundo, porém, é semelhante a este: ‘Amarás o teu próximo como a ti mesmo’. Nestes dois mandamentos se resumem toda a Lei e os Profetas». Palavra da salvação.

 

ORAÇÃO DOS FIÉIS

 

Irmãos: Todo o Evangelho se resume em amar a Deus sobre todas as

coisas e ao próximo como a nós mesmos. Oremos para que os discípulos

de Jesus ponham em prática este mandamento, inscrito no coração de

todo o homem, dizendo com fé e humildade:

 

R. Lembrai-Vos, Senhor, do vosso povo.

 

1. Pelo Papa, pelos bispos e presbíteros, pelos diáconos e fi éis, para que se entreguem, com ardor e sem descanso, ao serviço do Deus vivo e da sua Palavra, oremos ao Senhor.

 

2. Pelos povos onde a guerra parece não ter fim e pelas famílias onde já não há amor, para que Deus lhes renove a esperança, oremos ao Senhor.

 

3. Pelos pobres, os explorados e os órfãos e por aqueles que a sociedade põe de lado, para que encontrem quem os acolha e os ame, oremos ao Senhor.

 

4. Pelos homens e mulheres não violentos, para que Deus seja a sua força nos combates que tiverem de travar, oremos ao Senhor.

 

5. Pela nossa assembleia dominical, para que a Palavra que nela escutámos nos leve a falar e a viver como Jesus, oremos ao Senhor.

 

OREMOS. Senhor, Pai santo, que sabeis amar e perdoar sempre, concedei a estes vossos filhos, que escutaram a vossa Palavra, a graça de Vos imitar no amor até ao fim. Por N.S.J.C

 

 

 

30ème DIMANCHE « ORDINAIRE » et DIMANCHE DES MISSIONS

 

Aujourd’hui, nous vivons une heureuse coïncidence : c’est le 30è dimanche du Temps Ordinaire, et c’est aussi le dernier jour, le plus important, de la Semaine des Missions. La coïncidence ne vient pas du fait que ce soit le 30è dimanche, mais des textes qui nous y sont proposés : ils ne peuvent tomber mieux pour un « JOUR DES MISSIONS »

En gros, et pour résumer , les textes nous parlent de l’AMOUR… et il se trouve que la Mission est tout entière une œuvre d’amour.

- Les textes nous parlent d’amour : c’est vrai de la lecture du Livre de l’Exode… et surtout de l’Evangile. Cet évangile, nous le connaissons bien : quelqu’un demande à Jésus : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Et Jésus répond sans hésiter une seconde : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit »…Et il ajoute aussitôt : « Voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu’il y a dans les Ecritures – dans la Loi et les Prophètes – dépend de ces deux commandements »

En soi, la réponse de Jésus n’est pas une nouveauté : elle ne fait que réunir deux paroles de l’Ancien Testament, puisées dans 2 livres différents : L’amour de Dieu était prescrit dans le Deutéronome, et celui du prochain dans le Lévitique. Le génie de Jésus a été de lier ces deux commandements à tel point qu’ils n’en fassent plus qu’un. Ils restent deux, mais le 2è, tout en n’étant que 2è, est dit « semblable » au 1er

- L’AMOUR est donc le résumé, le cœur, le point culminant de la Loi de Dieu ! Cela, tout le monde le sait… Mais qu’est-ce que l’amour ? Vaste question… susceptible de bien des réponses, dont l’addition constituerait un vaste fourre-tout, rempli de contradictions… Pour les uns, et nous ne le savons que trop bien, « aimer » c’est d’abord une affaire de goût, de préférences personnelles : en ce sens, je peux dire que j’aime (ou n’aime pas ) tel aliment, tel sport, tel travail, telle activité, telle personne … En ce sens, aimer, c’est d’abord s’aimer soi-même, autre façon de nommer l’égoïsme… Tel n’est pas l’amour tel que Dieu l’entend : toute la révélation nous clame que « Dieu est amour »… Et cet Amour est avant tout don de soi : L’Amour est d’abord ce qui unit les 3 Personnes Divines… Et puis, « Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils Unique »… Et encore : « Jésus m’a aimé et il est mort pour moi » : AIMER, POUR DIEU, C’EST DONNER, C’EST SE DONNER, C’EST FAIRE LE BIEN DE L’AIMÉ.

Si je commence à entrevoir à quel point je suis aimé et par qui je suis aimé, je ne puis qu’être saisi au plus profond de mon cœur et vouloir aimer en retour Celui qui m’aime ainsi… Aimer Dieu de tout son cœur : on connaît la formule… mais en vit-on ?

- En outre, si j’aime Dieu, je ne puis que vouloir ce qu’il veut lui-même dans son Amour : le bien de mes frères… Car Dieu n’aime pas que moi… son amour est sans frontières : il aime passionnément chaque homme, chaque femme de la terre… Impossible d’aimer Dieu sans aimer aussi ceux qu’il aime… Et si j’aime les autres, je veux leur plus grand bien, leur bien total, temporel et surnaturel… D’où la 1è Lecture de ce jour, qui invite à aimer les exclus, à commencer par les immigrés, les veuves et les orphelins… et à vouloir aussi partager avec tous la Bonne Nouvelle qui me fait vivre et qui est toute ma joie : l’Evangile…

- Et c’est ainsi que nous arrivons à la Mission : aimer Jésus et aimer ses frères, c’est vivre avec Jésus, et c’est révéler ce Jésus que j’aime à mes frères pour qu’ils partagent ma joie…et les richesses du cœur de Dieu : C’est être MISSIONNAIRE.

 

Aussi, tous les saints ont été Missionnaires, d’une façon ou d’une autre, même ceux qui ont vécu toute leur vie dans un monastère, telle Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, Patronne des Missions, car son cœur, plein de Dieu, ne voulait battre que pour les Missions et les Missionnaires. Nombreux, nombreuses, sont ceux et celles qui ont voulu être Missionnaires en terre étrangère, mais être Missionnaire, c’est aussi vouloir que tous entendent la Bonne Nouvelle, même mes plus proches voisins, ceux que je croise chaque jour… Comme nous l’enseigne l’Eglise, tout baptisé est appelé à être témoin du Christ ! Alors, que notre prière de ce jour… et celle des jours à venir soit une prière jaillie d’un cœur vraiment missionnaire ! Amen !

 

Père Gabriel JEUGE ( « Nazareth » d’Orléans – 30/10/2011)

 

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11:52 Publié dans MISSIONS | Commentaires (0)

22/10/2011

DEMAIN, 3 CANONISATIONS "MISSIONNAIRES"

Demain, dimanche des Missions, 3 nouveaux Saints seront canonisés à Rome par le Pape Benoît XVI

 

Gui Marie Conforti (1865-1931), fondateur des missionnaires xavériens

 

Gui Marie CONFORTI.jpg

Gui Marie Conforti

 

Le bienheureux Gui Marie Conforti (1865-1931), évêque de Parme, en Italie, fut aussi le fondateur des missionnaires xavériens. Son dernier grand voyage pastoral le mena, en 1928, en Chine. Il sera bientôt canonisé par Benoît XVI. On le fête le 5 novembre. Il avait commencé par désobéir.

 

En effet, c'est contre la volonté de ses parents qu'il était entré au séminaire de Parme, à l'âge de 18 ans. Déjà, la vie de saint François-Xavier avait fait naître en lui le désir d'être missionnaire. Un peu avant son ordination il fut frappé d'une maladie mystérieuse dont il fut guéri en se rendant dans un sanctuaire marial.

 

A partir de 1888, il exerça son ministère comme prêtre diocésain. Mais le 3 décembre 1895, fête de saint François-Xavier, il fonda un séminaire pour la formation des missionnaires. Trois ans plus tard, il fondait la Congrégation de Saint François-Xavier, pour les missions étrangères.

 

Bientôt, il envoyait deux missionnaires en Chine et fondait une société de soutien des xavériens outre-mer. Cela ne l'empêchait pas de mener de front d'autres responsabilités apostoliques au niveau diocésain. Le 11 juin 1902, il prononçait ses vœux avec les xavériens et commençait une vie faite de visites apostoliques et de programmes de formation. L'année suivante, quatre nouveaux missionnaires étaient envoyés en Chine, et le premier évêque xavérien était consacré.

 

Lui-même devenait évêque de Parme en 1907 : il se sentait désormais le « berger de deux troupeaux » à des milliers de kilomètres de distance. En août 1918, il devint aussi le président de l'Union des missionnaires italiens. En 1928, il visitait lui-même les missions de Chine, revenant par la Sibérie, en train.

 

A sa mort, le 5 novembre 1931, les xavériens étaient répandus en Asie, en particulier au Japon, aux Philippines, à Taïwan, mais aussi en Afrique, aux Etats-Unis, au Brésil, au Mexique, et en Espagne.

 

Sabine Kamariza, du Burundi, guérie par l'intercession du P. Conforti, présentait les offrandes à la fin de la proclamation des nouveaux bienheureux par le pape Jean-Paul II, en 1996. En effet, par son intercession, elle a obtenu une guérison extrêmement rapide, complète et durable d'une tumeur du pancréas vraisemblablement de nature cancéreuse.

 

Un autre miracle, survenu après sa béatification, a permis sa canonisation. Il a été reconnu par Benoît XVI en juillet dernier. Il s'agit de la guérison d'un enfant brésilien, Thiago João Dos Apostolos Souza, qui souffrait d'une hypoxie grave du cerveau survenue du fait d'un arrêt cardio-respiratoire prolongé du nouveau-né, extrêmement prématuré, et souffrant d'une sepsie généralisée. Sa guérison a eu lieu au Brésil, dans le diocèse de Belo Horizonte, en août 2003.

 

Anita S. Bourdin

 

 

Don Louis Guanella (1842-1915), l’ami des pauvres

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En juillet dernier, Benoît XVI a reconnu comme miraculeuse la guérison de William Glisson, de Springfield (Etats-Unis), né en 1981, et victime d'une chute en 2002. Sa mère s'était alors procuré une relique de don Guanella et l'avait attachée au poignet de son fils, dont l'état était désespéré. Il a été guéri complètement le 9 avril 2002.

Le bienheureux Louis Guanella est connu pour son œuvre d'assistance aux personnes âgées et aux personnes handicapées mentalement ou physiquement : les « maisons de la Divine Providence ».

 

Il était né dans une famille de treize enfants, à Côme, dans le nord de l'Italie. Il fit ses études au séminaire diocésain et fut ordonné prêtre en 1866. Il se montra remarquable par son effort de communion permanente avec Dieu, mais aussi par son dévouement envers les pauvres et les personnes handicapées. Pour l'instruction des fidèles, il publia un livret redressant les erreurs doctrinales et morales de l'époque. Il n'en fallait pas plus pour le rendre « suspect » auprès des autorités politiques, dans le bouillonnement du « Risorgimento ». Il subit brimades et injustices.

 

Pourtant, il voulait faire davantage pour la jeunesse déshéritée, et il rejoignit les salésiens de Don Bosco, à Turin, émettant ses vœux temporaires. Or son évêque ne voulait pas le perdre. En 1878, il dut revenir à Côme. C'est en 1881 que sa fondation prit un tour décisif avec l'institution de deux communautés religieuses qui allaient la diffuser et la poursuivre: les « Filles de sainte Marie de la Divine Providence » et les « Serviteurs de la charité ».

 

A Rome, il fonda aussi l'archiconfrérie de Saint-Joseph pour l'assistance des agonisants par la prière. Le pape Pie X en fut le premier membre. Elle allait rassembler plus de 10 millions de membres dans les années soixante.

 

Anita S. Bourdin

 

 

Bonifacia Rodríguez Castro, au service de la dignité des travailleuses

 

Bonifacia RODRIGUEZ CASTRO.jpg

La canonisation de la bienheureuse espagnole, Bonifacia Rodríguez Castro (1837-1905), fondatrice des Servantes de saint Joseph, aura lieu ce dimanche à Rome.

 

C'est une sainte qui met en évidence la dignité des travailleuses et des artisans et a lutté pour donner du travail aux femmes. Mais la fondation sera incomprise et s'effectuera dans des conditions douloureuses.

 

Sa biographie complète a été publiée par le Vatican à l'occasion de sa béatification par Jean-Paul II, en 2003.

 

Bonifacia Rodríguez Castro était une travailleuse simple qui, dans le quotidien, s'ouvrait au don de Dieu et avait le souci du progrès chrétien et social des femmes par la prière et le travail.

 

Elle avait compris les risques de la condition sociale des travailleuses qu'elle côtoyait, et elle trouva dans la vie simple et cachée de la sainte Famille de Nazareth, un modèle de spiritualité du travail, respectant la dignité de la personne et un moyen de sanctification.

 

Elle naît à Salamanque (Espagne) le 6 juin 1837 au sein d'une famille artisane. Ses parents, Juan et María Natalia, profondément chrétiens, éduquèrent dans la foi leurs six enfants dont Bonifacia était l'aînée. Juan, tailleur, avait installé son atelier de couture à la maison.

 

Bonifacia apprit le métier de passementière et commença à gagner sa vie à l'âge de quinze ans, à la mort de son père. Puis elle monta son propre atelier de « passementerie, et d'autres ouvrages », où elle travaillait dans le recueillement en imitant la vie cachée de la sainte Famille.

 

Ses frères et sœurs moururent encore enfants sauf Augustine qui se maria en 1865. Bonifacia et sa mère menèrent alors une vie spirituelle intense, et fréquentèrent l'église de la Clerecía confiée aux jésuites.

 

Un groupe de jeunes-filles de Salamanque, amies de Bonifacia, attirées par le témoignage de sa vie, commencent à fréquenter sa maison-atelier le dimanche et les jours de fête. Bientôt, elles formèrent l' « Association de l'Immaculée et de saint Joseph », appelée plus tard « Association Joséphine ».

 

L'événement qui changea le cours de sa vie fut la rencontre d'un jésuite catalan, le P. Francisco Javier Butinyà i Hospital, originaire de Bañolas-Girona (1834-1899), qui arriva à Salamanque en octobre de 1870. Il était en train d'écrire « La lumière de l'artisan : collection de vies d'illustres fidèles qui se sont sanctifiés dans des professions humbles ».

 

Bonifacia le choisit comme conseiller spirituel et lui confia son désir de devenir dominicaine, mais le P. Butinyà lui proposa de fonder la congrégation des Servantes de Saint-Joseph. Bonifacia accepta. Avec six autres femmes, membres de l'Association Joséphine - dont la mère de Bonifacia -, la vie de la communauté commença, dans l'atelier, le 10 janvier 1874.

 

Le 7 janvier, l'évêque de Salamanque, Mgr Joaquin Lluch i Garriga, avait signé le décret d'érection du nouvel institut. L'évêque, catalan comme le P. Butinyà, originaire de Manrèse-Barcelone (1816-1882), avait dès le début accueilli la nouvelle fondation avec enthousiasme.

 

Dans leur atelier les Servantes de Saint-Joseph offraient du travail aux femmes pauvres qui en manquaient. C'était une forme de vie religieuse audacieuse qui suscita des oppositions.

 

Le P. Butinyà sera exilé, Bonifacia destituée. Sans aucun mot de revendication, elle proposa au nouvel évêque de Salamanque, Mgr Narciso Martínez Izquierdo, de partir fonder une nouvelle communauté à Zamora. La proposition sera acceptée par lui et par l'évêque de Zamora, Mgr Tomás Belestá y Cambeses.

 

Bonifacia et sa mère quittèrent Salamanque pour Zamora, le 25 juillet 1883 : elles y firent revivre leur atelier et à Salamanque on commença à « rectifier » le projet incompris. Et lorsque, le 1er juillet 1901, le pape Léon XIII accorda l'approbation pontificale aux Servantes de Saint-Joseph, la maison de Zamora fut exclue.

 

On ne lui permettra pas de revenir parler à ses sœurs de Salamanque. Mais elle était sûre que la réunification aurait lieu après sa mort. De fait, elle s'éteignit le 8 août 1905, et le 23 janvier 1907 la maison de Zamora s'unit au reste de la congrégation.

 

Anita S. Bourdin

11:57 Publié dans MISSIONS | Commentaires (0)

 
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