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24/05/2012

24 MAI 2012 : PRÉPARONS LA PENTECÔTE

 

Comment se manifeste l'Esprit de Dieu  ?

 

Pour comprendre l'insaisissable Esprit saint, une catéchèse simple mais complète de Mgr Joseph Doré.

 

 

PENTECÔTE (Titien).jpg

LA PENTECÔTE (LE TITIEN ,Musée de Venise)

 

 

Déjà, l'Ancien Testament nous parle de l'« Esprit de Dieu ». Celui-ci apparaît comme une force divine qui vient s'exercer en certains hommes, les rendant capables de pensées, de paroles et d'actions qui manifestent l'intervention de Dieu lui-même.

 

        Ces envoyés sont avant tout les prophètes et les rois, dont on nous dit justement qu'ils sont « oints » de l'Esprit de Dieu. Mais cela culminera avec le Messie, l'« Oint » par excellence, qui pourra dire : « L'Esprit de Dieu repose sur moi, m'a consacré, m'a envoyé. »

 

        L'Esprit de Dieu se manifeste ainsi par des actions extérieures, mais qui sont accomplies par des êtres qu'il est venu saisir de l'intérieur. Les établissant en relation et en communion profondes avec lui, il les inspire et les anime.

 

        Les grands symboles de l'Esprit de Dieu sont alors :

 

-    l'eau vive et pure qui lave, rafraîchit, vivifie et désaltère ;

 

-    le feu ardent qui réchauffe mais aussi purifie, enflamme et consume ;

 

-    le vent qui remue tout, et peut tout emporter dans sa puissance de renversement ;

 

-    le souffle léger qui apporte l'apaisement.

 

 

 

L'Esprit saint, lien du Père et du Fils

 

 

Dans le Nouveau Testament, Jésus est lui-même souvent situé par rapport à un « Esprit Saint » qui paraît le relier à la fois au Dieu qui est son Père et aux hommes auxquels il a été envoyé.

 

        Quand Jésus reçoit le baptême, l'Esprit se manifeste comme une colombe qui descend sur lui depuis les cieux ouverts : cela renvoie clairement au « Père qui est aux cieux », qui dans ce cadre désigne du reste Jésus comme son Fils bien-aimé.

 

        Né de la Vierge Marie, Jésus est dit engendré du Père par l'Esprit saint. Cela signifie qu'il n'existe finalement que du Père et que par le Père, grâce à l'Esprit saint, qui paraîtra du reste animer toute sa vie terrestre.

 

        Mis à mort, c'est « dans l'Esprit saint » que Jésus remettra son « esprit » entre les mains du Père. Et c'est encore par la puissance de l'Esprit qu'il se relèvera d'entre les morts. L'Esprit d'Amour et de Vie le fera dès lors exister jusque dans sa chair glorifiée comme le « Bien-Aimé » qui est « dans le Père, comme le Père est en lui » (saint Jean).

 

 

 

 Se représenter l'Esprit saint ?

 

 

 

Ainsi l'Esprit nous est-il finalement présenté comme l'Esprit « du Père et du Fils ». N'oublions cependant pas que lorsque nous parlons de Dieu, nos mots et nos idées ne peuvent être que très approximatifs !

 

        Dans notre condition humaine déjà, pouvons-nous dire ce que signifie vraiment le fait d'être père ? Un fils peut-il mesurer sa « dette » à l'égard de son Père ? Si être père et être fils sont ainsi pour nous un grand mystère, à plus forte raison cela vaut-il en Dieu !

 

        Un père humain et son fils existent évidemment comme des êtres différents, quel que soit le degré de leur union de coeur et de vie. Or si, en Dieu aussi, Père et Fils sont différents, nous confessons bel et bien qu'ils sont « un seul et même Dieu » ! Le Père ne peut jamais exister sans son Fils, ni le Fils sans son Père. C'est le consentement toujours réitéré du Fils à être Fils et à n'être que Fils, qui fait que le Père est réellement Père - et inversement.

 

        Le Père et le Fils n'existent donc que l'un par l'autre, que l'un de l'autre. C'est pour cela qu'ils peuvent être un seul et même être. Et c'est justement l'Esprit saint qui lie le Père et le Fils au point de n'exister jamais l'un sans l'autre. Père et Fils existent unis et différents du fait d'être mis en rapport par une relation qui est leur Esprit commun : l'Esprit saint !

 

 

 

L'Esprit saint dans la vie de l'Église

 

 

 

L'Esprit rend possible et manifeste en Jésus le lien qu'il entretient non seulement avec Dieu son Père, mais aussi avec nous, les hommes. Jésus a promis à ses disciples qu'il leur enverrait « un autre Paraclet ». C'est bien ce que signifient ces récits où le Ressuscité, soufflant sur ses Apôtres, leur dit : « Recevez le Saint-Esprit ». Et c'est ce qui éclatera à la Pentecôte.

 

        De nouveau, cet « Esprit du Christ » se manifestera par son action. Il pousse les disciples à la parole, qui les rassemble en un peuple de croyants auquel il communique la vie de Dieu par les sacrements. Il vient habiter et animer chacun de ceux qui s'ouvrent à lui. En résultent à l'extérieur des fruits et des signes qui sont : dynamisme et élan ; assurance, annonce et engagement ; paix, sérénité, douceur et bonté ; rassemblement, reconnaissance mutuelle, unité.

 

        Tous les croyants ne reçoivent cependant pas l'Esprit au même titre. À certains, il confère mission et grâce spéciales pour que sa diffusion ne conduise pas à la dispersion, mais les rassemble tous en un peuple unifié par la même foi et la même vie. Ces « quelques-uns » qui sont au service de « tous » seront, à la suite des Apôtres choisis et envoyés par Jésus, les « ministres ordonnés » : évêques, prêtres, diacres.

 

 

 

Accueillir l'Esprit saint

 

 

 

Accueillir vraiment l'Esprit saint suppose d'abord qu'on reçoive la Parole qui l'annonce, et qu'on ouvre son coeur à la dynamique qu'elle peut susciter dans notre vie en modelant nos comportements. Comme chez les prophètes et les Apôtres, l'Esprit de Jésus imprègne alors toute notre existence, lui donne forme, l'anime et l'arme de l'intérieur. Elle nous fait du même coup porter à l'extérieur le témoignage de sa présence et de son action dans le monde.

 

        Mais cela supposera aussi qu'on reconnaisse ceux qui ont reçu la mission et la grâce de communiquer l'Esprit par les sacrements, puis de le discerner, et que donc on s'efforce de cultiver la communion avec eux.

 

        Quant aux « conséquences » et aux « fruits », saint Paul nous les désigne bien :

 

-    d'une part : paix, joie, douceur, sérénité, bonheur, unité, communion ;

 

-    et de l'autre : énergie, élan, générosité, action, service, engagement, témoignage.

 

 

+ Joseph Doré,

 Mgr Joseph Doré, théologien et archevêque-émérite de Strasbourg

(extrait de « croire.com »)

 

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11:48 Publié dans MÉDITATION | Commentaires (0)

02/12/2011

JOIE : POSSIBLE OU NON ???

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NATIVITÉ DE LA VIERGE MARIE

Sommes-nous faits pour la joie?

 

Il est souvent question de joie dans les évangiles. De quelle joie s'agit-il? Ne serait-elle qu'un trait de caractère?

 

"Je vous ai dit ces paroles pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite" (Evangile de Jean)

La bonne nouvelle chrétienne est souvent décrite comme une aventure de la joie. Beaucoup de grands saints, comme Dominique ou mère Teresa, étaient joyeux, malgré les difficultés qu’ils ont traversées. Cette joie trouve sa source dans la grande annonce chrétienne : Jésus est ressuscité après sa mort sur la croix, il est vivant ! Cette joie peut donc nous habiter, même dans les difficultés. Mieux : elle nous est donnée et nous pouvons en vivre.

 

La joie au jour le jour : comment y arriver?

 

1 - En chaque homme, il y a une attirance vers le divin, il y a le désir d’une rencontre intérieure, personnelle, d’une plénitude de vie. Ce désir-là, on peut le percevoir en soi très tôt, dès l’enfance. Mais il peut aussi se manifester tardivement, au cours d’une expérience spirituelle forte, d'une "conversion" . Dieu répond toujours à ce désir, il se fait connaître à celui qui le lui demande et sa présence le remplit de joie . C’est toujours Dieu qui initie à la joie.

 

2 - Une fois que Dieu s’est fait connaître, se mettre à son écoute et se laisser aller…à la joie de l’accueillir ! Cette disposition du cœur s’acquiert au fur et à mesure de la vie, elle est le fruit d’un cheminement personnel qui est à la fois de l’ordre de l’ascèse et du don de Dieu. Cela se fait dans la prière personnelle, par la lecture de la Parole de Dieu (révélée dans la Bible), par les sacrement de l’Eglise. En particulier le baptême et l’eucharistie.

 

3 - Accueillir dans sa vie le beau et le bon, y consentir, les accepter comme un cadeau, s’ouvrir de tout son être à la capacité de reconnaître Dieu comme étant à l’origine de ce bien. La joie, souvent, se vit comme un débordement d’amour. Elle va de pair avec un grand sentiment de paix et de plénitude. Pour le chrétien, elle est alors le fruit de l’action de l’Esprit saint et se vit dans "l’action de grâce".

 

4 - Ne pas consentir au travail du malheur sur soi, ne pas céder au rétrécissement de sa vie, au découragement, au défaitisme, mais toujours remercier, rendre grâce pour la vie donnée. Même si les difficultés sont nombreuses ! La vie spirituelle peut être parsemée de vrais moments de doute, de "déserts", de sécheresse du cœur. La prière est impossible, Dieu absent, pire, improbable ! Beaucoup de grands saints, comme la petite Thérèse de Lisieux, ont connu de tels moments. Ils les ont surmontés par la foi et la confiance en Dieu, envers et contre tout.

 

5 - Souvent le malheur empêche d’accueillir la joie. Trop de malheurs enferment, envahissent la vie et le cœur. L’épreuve est trop grande, pousse au refus, à l’enfermement sur soi. Comment se réjouir alors que les deuils se succèdent, que le chômage guette, que la dépression s’immisce ? C’est impossible... L’épreuve est un obstacle à la vie. Dans ces cas-là, accueillir la souffrance sans se laisser dévorer par elle est une forme de résistance qui conduit à percevoir, au milieu des pires épreuves, une profonde joie. Cela peut sembler impossible et pourtant, beaucoup en témoignent.

 

 

6 - Etre joyeux c’est vouloir rendre ce que l’on a reçu, c’est vouloir partager ce cadeau, c’est le répandre autour de soi. La joie engage à aimer, elle pousse à reconnaître et approfondir ses qualités profondes. Elle est aussi contagieuse. Qui n’a jamais été séduit par une personnalité joyeuse ? Jésus et ses apôtres, nous disent les évangiles, étaient joyeux, aimaient les fêtes et leurs amis. La joie transforme notre regard sur les gens et les événements. Elle est, profondément, le signe du chrétien.

 

Devenir joyeux? Tout un programme! Pour vous y aider, suivez l'exemple de quelques grands saints qui vécurent joyeux malgré les difficultés:

 

Sophie de Villeneuve (« Croire.com »)

 

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10:23 Publié dans MÉDITATION | Commentaires (0)

 
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