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16/06/2011

LA FIN DU MONDE L'ANNÉE PROCHAINE ???

En attendant la fin du monde


 

 

 

(Du Blog de Edmond Prochain : à ne lire que si vous avez un tout petit peu le sens de l'humour!!! Sinon, mieux vaut s'abstenir)

 

 

 


LA FIN DU MONDE EN 2012 ?


 

 

Les enfants, loin de moi l’idée de paraître alarmiste, mais je crois bien que c’est la fin. Ce coup-ci on n’y coupera pas : on y est, ça va trancher. Et le pire, c’est que ce sera même pas faute de nous avoir prévenus : on nous l’a dit, répété, annoncé, rabâché dans toutes les langues des hommes et des anges : tout passe (sauf – bien entendu – l’amour et les trains sur la ligne C du RER). Avec le temps, paraît-il, va, tout s’en va.

 

Oh, je sais bien qu’il y en aura malgré tout pour dédramatiser et nous murmurer que, tu verras, tu verras, tout recommencera, toussa. C’est l’instinct des survivants, probablement. Car je veux bien reconnaître que jusqu’ici on a plutôt fait preuve d’une qualité tactique indispensable à la réussite d’une équipe de foot (surtout quand elle est française) : le cul. Ça, du cul, on en a eu. Sans compter les catastrophes imprévues du genre Tchernobyl et Fukushima, on a quand même échappé à la fin du monde ultime en 2000… Tellement classe que ça aurait carrément dû être l’apocalypse de notre vie, telle qu’on n’en connait que toutes les quatre ou cinq générations. Et puis l’Armageddon s’est dégonflé, hélas, alors que le film de Michael Bay avait quand même réussi à sortir en salles trois ans plus tôt (ce que je considère d’ailleurs, à titre personnel, comme un événement bien plus grave dans l’histoire de l’humanité que n’importe quelle fin des temps). Et donc, sous prétexte qu’on s’en est bien tirés la dernière fois, certains concluent à la hâte qu’il n’y a pas de raison que ce soit pire l’année prochaine, pour la séance de rattrapage de 2012. Pardon, mais non. Il faut se rendre à l’évidence, cette fois : on va tous mourir dans d’atroces souffrances, et certains risquent même de salement pleurer et grincer des dents. Mais je ne vise personne.

 

Donc mourir. Pour une raison que je ne m’explique pas totalement, alors qu’on a été prévenus qu’on ne saurait « ni le jour ni l’heure », on cherche tout de même à savoir et le jour et l’heure depuis des siècles. On est comme ça, nous, les hommes (ça fait un peu pub de rasoir, ce début de phrase, non ?) : on aime bien se gâcher les surprises. Selon les spécialistes de la lutte anti-sectes, qui ont dû se coltiner la rédaction d’un rapport très sérieux sur le sujet (les pauvres), on en serait même à la 183e fin du monde pronostiquée. Autant dire que le match est assez inégal et que le score est pour le moment sans appel : Chaos céleste 0 – Bordel humain 182. On gagne les doigts dans le nez. Sauf qu’on ferait peut-être mieux quand même de se les sortir (du nez ou d’ailleurs), parce qu’une partie d’Apocalypse c’est un peu le but en or à sens unique : le jour où la Bête marque, c’est pour de bon.

 

Il faut noter dès maintenant la date ; ne serait-ce que parce que ce n’est pas la peine de prévoir de remplir la chaudière à l’hiver 2012 (ce sera toujours ça d’économisé). A moins d’un couac, le 21 décembre 2012 : couic ! Enfin… boum. Enfin, j’en sais rien, j’ai jamais vécu de truc dans ce genre, donc je n’ai aucune idée du bruit que ça fait. Et puis, franchement, entre nous, je pense que ce sera le cadet de nos soucis, que la terre disparaisse en faisant « shebam », « pow », « blop », « wizz » ou même pourquoi pas « crac boum hue »… Même si ce serait évidemment très rigolo de voir apparaître en lettres de feu dans le ciel les mots : « Game Over ! »

 

Ou alors, il ne se passera rien. Mais j’en doute. Je suis convaincu : c’est bon, on y est. Quoique, ce serait bien entendu dommage pour les candidats au suicide collectif… D’ailleurs, entre nous soit dit : c’est pas un peu stupide de vouloir se foutre en l’air à plusieurs quand on est de toute façon supposés tous être zigouillés en même temps par un dragon ou une météorite ou un trou noir ? Au pire, c’est totalement inutile, et au… encore pire, on meurt bêtement pour rien alors que les autres continuent à vivre. Mais j’imagine qu’on ne changera pas les hommes : il y aura toujours quelques grands créatifs dans le domaine de la connerie pour nous pondre de nouvelles idées foireuses. Et c’est valable aussi pour les faux cyniques qui se moquent de la moindre Espérance.

 

Le seul truc qui me fait un peu de peine, face à la perspective de cette mort aussi imminente qu’inéluctable, c’est la quasi-certitude que le tout dernier humain de l’histoire à s’exprimer sera sans doute un con en train d’écrire sur Twitter : « Bon, c’est l’heure… elle vient, cette fin du monde, oui ou merde ? LOL » A quoi bon prévoir des dates si personne n’y croit ? Pourquoi essayer de se pourrir le (peu) de temps qui nous reste, si tout le monde s’en fout royalement et fait comme si rien n’allait changer ? comme si tout allait continuer ? Finalement, c’est peut-être bien à ça que le Christ pensait quand il affirmait : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure… »

 

Du coup : bonne chance à tous.

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18:27 Publié dans HUMOUR | Commentaires (2)

29/10/2010

LA SAINTE SANS NOM

 

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La sainte sans nom

 

 

Il y a eu autrefois une jeune fille qui était servante dans une ferme – on ne sait plus trop où… Cette jeune fille semblait d’ailleurs tellement insignifiante qu’on ne l’appelait jamais que par « o! », « eh, toi ! » On avait complètement oublié son nom, et elle-même ne s’en souvenait plus.

 

Cependant, après sa mort, lorsque cette petite s’est retrouvée au paradis, quelle n’a pas été sa surprise en constatant qu’on la conduisait tout auprès des plus grands sains du ciel ! Oui, car aussi discrète et peu remarquable qu’ait été sa vie, la jeune fille avait vécu de manière telle qu’elle en était arrivée, sans s’en rendre compte – et peut-être même à cause de cela – au plus pur état de sainteté. Et si, comble d’innocence, elle en était surprise et gênée, les autres saints eux étaient très embarrassés. Tous savaient que, ne possédant aucun nom propre, cette nouvelle sainte ne pourrait jamais recevoir de prière particulière, des vœux qui lui soient précisément adressés !

 

Déjà, les saints les plus généreux lui proposaient de partager les leurs, tandis qu’elle refusait poliment, disant que jusqu’à présent, elle s’en était bien passée et qu’elle pourrait continuer… quand l’arrêt divin est tombé. Le Seigneur a prononcé :

 

- A la nouvelle sainte sans nom iront toutes les prières sans nom.

 

Et depuis ce jour, c’est cette petite, dont on ignore tout, qui recueille au ciel le plus de prière. Car c’est vers elle que montent tous les élans de nos cœurs, chaque fois que, sans même en prendre conscience, nous traverse une inclination vers le bien ou un désir confus de rendre le monde meilleur.

 

Chaque sourire, chaque larme, dit-on,

De nos plus pures émotions,

Est aussitôt recueillie et bénie par la sainte sans nom

 

Extrait de Contes des sages juifs, chrétiens et musulmans

Jean-Jacques fdido, Seuil (p. 99 à 101)

Revue Prier de novembre 2010

 

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16:42 Publié dans HUMOUR | Commentaires (8)

05/09/2010

RENTRÉE DES CLASSES

Jésus à l'école.jpg

Le blogue d'Edmond Prochain

3 septembre 2010

La rentrée du petit Jésus

Chère Maman pleine de grâce qui es bénie entre toutes les femmes et plein d’autres trucs chouettes encore,

Cher Papa si zélé à pourvoir à tous mes besoins,

La rentrée à l’école de Capharnaüm s’est bien passée, même si j’ai eu un peu de mal au début à trouver ma classe parce que c’est vrai que cette ville est quand même un sacré drôle de bazar. Le directeur, qui est un monsieur très gros et qui se tient tout droit, nous a parlé un peu longtemps pour nous accueillir, en nous expliquant que cette année mes enfants c’est du sérieux et que je compte sur vous pour voir enfin sortir quelque chose de bon de Galilée. Moi, j’ai pas tellement compris ce que ça voulait dire mais j’ai souri et j’ai fait oui avec ma tête comme les autres, parce que je crois pas que ce soit trop le moment de faire le guignol.

J’ai bien retrouvé mon cousin Jean-Baptiste, comme vous me l’aviez dit, mais comme il est dans la classe au-dessus il fait un peu le fier et me regarde comme un petit. C’est pas trop grave : de toute façon, je le trouve un peu bête à s’habiller avec des peaux et à faire exprès de manger des sauterelles et tout un tas d’autres trucs dégoûtants pour se faire remarquer. Remarquez, ça a l’air de bien marcher parce que plein d’enfants veulent tout le temps le suivre et c’est vrai qu’il est le chef d’une bande assez chouette. Sauf que certains m’ont dit que pour faire partie de sa bande, il fallait d’abord passer une épreuve très bête où il nous enfonce la tête sous l’eau… J’espère que quand moi aussi je serai un grand je ne serai pas aussi nul.

Ah, en parlant de l’eau, j’ai bien donné à la maîtresse – qui a l’air très gentille mais qui nous a dit qu’elle n’aimait pas les fortes têtes, mais moi ça va je pense parce que ma tête est normale – le mot d’excuses pour les cours de piscine dans le lac de Tibériade. La maîtresse, elle a fait une drôle de tête quand elle a vu que Maman avait écrit que j’étais dispensé de piscine à cause que je ne m’enfonce pas dans l’eau et que du coup ça ne sert à rien de m’apprendre à nager et en plus ça perturbe les autres enfants. Mais elle a haussé les épaules et elle a levé les yeux au ciel et elle a dit : « Bon, bon, j’aurai une petite conversation avec votre mère quand elle viendra vous chercher, mais je ne suis pas là pour remettre en cause aucune de ses conceptions… » Au premier cours, j’étais un peu triste de rester sur le bord pendant que les autres avaient l’air de drôlement s’amuser pendant que la maîtresse criait que non reviens par ici et arrêtez de m’éclabousser à la fin. J’ai même un peu pleuré que je voulais retourner à la maison de mon père, mais après des copains dont les pères sont pêcheurs m’ont apporté deux poissons, et comme j’avais cinq petits pains dans mon sac je me suis amusé avec à faire des multiplications.

Ce qui est drôlement bien dans cette nouvelle école, c’est que je me suis déjà fait plein de copains et on commence à rudement rigoler. Le jour de la rentrée, il y en a quelques uns qui avaient l’air pas mal perdus comme moi, mais dès que j’ai repéré le chemin j’ai pu leur dire : « Suis-moi », et ce qui est vraiment bien c’est qu’ils ont tout de suite laissé ce qu’ils faisaient pour venir derrière moi. Sur le chemin, on a sympathisé.

J’ai commencé par rencontrer deux frères : André et Simon. André, il a tout l’air d’être le gars sans histoire qui ne fait pas trop le mariole, mais Simon c’est autre chose. Il s’est tout de suite imposé comme celui qui commande, parce qu’il est un peu plus vieux que les autres. Je ne sais pas trop combien de classes il a déjà redoublé, mais il a déjà du poil au menton et quand on joue aux rebelles et aux Romains il veut toujours qu’on l’appelle Képhas (et pourquoi pas Pierre, pendant qu’il y est ?) et il tire drôlement fort les oreilles des Romains juste avant de s’enfuir en courant pour se cacher. En classe, la maîtresse soupire souvent parce qu’il répond un peu n’importe comment aux questions qu’elle pose, et sans lever la main : comme il connaît déjà le programme, il dit des trucs très intelligents, mais il rajoute souvent une bêtise pour amuser la galerie et du coup il se retrouve souvent au coin. Mais en sport, il arrive à rester très longtemps la tête en bas et ça c’est terrible !

Après j’ai encore rencontré deux frères plutôt turbulents – ils sont capables de faire un boucan du tonnerre ! – mais très chouettes. Il y a Jacques, qui dit souvent que même s’il est encore un enfant il ne compte pas rester mineur toute sa vie, et qui est sûrement un garçon à qui on peut faire confiance. Et puis il y a aussi Jean, son petit frère, qui a sauté tout plein de classes et qui est le chouchou de la maîtresse. Ces deux-là, leur papa s’appelle Zébédée et même si je les aime beaucoup c’est vrai qu’ils sont quand même de sacrés fayots. D’ailleurs, ils se sont assis tout près de la maîtresse, sur les bureaux juste à droite et à gauche.

Parmi ceux que j’aime bien, il y a Lévi, qui jusqu’à l’année dernière avait l’habitude de racketter les autres élèves mais qui s’est calmé cette année et qui passe son temps à faire des rédactions sur tout ce qu’on fait avec les copains. Parfois c’est un peu pénible, sauf que lui il dit que plus tard on sera bien heureux parce que ça nous fera tout un tas de souvenirs et que si on n’est pas contents c’est la même non mais bon sang, zut, flûte, nom d’un chien ! Du coup, on le laisse faire.

Mais j’ai encore beaucoup d’autres copains et ce serait trop long de tous les présenter. Par exemple, il y en a un qui s’appelle Judas et qui s’est arrangé pour être le délégué de la classe et pouvoir s’occuper de la bourse commune qui sert à acheter des goûters ou à payer des voyages ; sauf qu’aucune classe n’a jamais récolté assez pour voyager, mais Judas il dit qu’il a des idées pour qu’on gagne pas mal de sous très facilement. J’aime bien aussi Thomas, même s’il ne comprend pas toujours tout du premier coup et qu’après il faut lui réexpliquer. Et puis Philippe (un ancien copain de Jean-Baptiste), Barthélémy, et encore un autre Judas, un autre Simon et un autre Jacques. Et quelques autres encore qui nous suivent un peu.

Tous ensemble, on s’amuse bien et je crois que je commence à vraiment m’intégrer, même si la maîtresse – qui est athée – dit souvent que je suis pas croyable. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, mais j’imagine qu’elle le dit parce qu’en vrai elle m’aime bien.

En tout cas : vivement les vacances de la Pâque. Il paraît qu’on va aller avec toute ma classe à Jérusalem. Ce sera terrible !

En attendant, je vous envoie tout mon Esprit et je vous embrase.

Votre petit,

Jésus.

(pcc : Edmond PROCHAIN)

22:57 Publié dans HUMOUR | Commentaires (4)

 
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