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01/09/2012

SAMEDI 1er SEPTEMBRE 2012 : ST AUGUSTIN

La liturgie nous a fait célébrer le 28 Août la fête de Saint AUGUSTIN, célèbre évêque d'Hippone (actuelle Tunisie) : AUGUSTIN fut l'un des évêques les plus réputés et les plus intellectuels de l'Antiquité. Il a laissé d'innombrables écrits, parmi lesquels les "CONFESSIONS", dans lesquelles , non seulement il "confesse" la gloire de Dieu, mais raconte aussi sa vie passé, dont la jeunesse fut quelque peu tumultueuse.

 

Voici la note que l'on trouve sur le site "hérodote.com"

 

 

SAINT AUGUSTIN(354 - 430)


ST AUGUSTIN.jpg

Saint AUGUSTIN


 

 

 

Un théologien entre deux mondes

 

Augustin d'Hippone est le théologien chrétien le plus fascinant qui soit et sans doute le plus important après Paul de Tarse.

 

Né à la fin de l'empire romain, Augustin assiste aux grandes invasions et à la prise de Rome par le Wisigoth Alaric. Il a la sensation de tout un monde qui s'écroule autour de lui et cette sensation va imprégner ses écrits.

 

Évêque d'Hippone (aujourd'hui Annaba ou Bône, en Algérie), il peut être aussi considéré comme le plus célèbre des... Algériens (il s'agissait à proprement parler d'un Romain d'origine berbère). Difficile de rester indifférent à cette personnalité protéiforme... Jeune homme dissipé, homme d'action, écrivain prolixe, homme de combat et, cela va sans dire, de conviction !

André Larané

Un jeune homme attiré par la sensualité

 

Augustin est né à Tagaste, en 354, dans une province romaine constituée de l'Algérie et de la Tunisie actuelles, d'un père païen et libertin et d'une mère chrétienne et pieuse, Monique. Cédant aux supplications de sa mère, son père s'est aussi converti peu de temps de mourir.

 

Quoique marqué par la foi et l'exemple de Monique, Augustin commence pourtant par suivre, dans un premier temps, les traces de son père. Avide de plaisirs, il s'engage à l'âge de 17 ans dans une liaison qui durera plus de dix années avec une femme qui lui donnera un fils : Adeodat. Il n'en devient pas moins un étudiant puis un professeur de rhétorique fort brillant... Il est chargé de prononcer l'éloge officiel de l'empereur Valentinien II.

 

Après un long passage par le manichéisme, il raconte dans les Confessions qu'accablé de doutes dans le jardin de sa maison de Milan, il entendit un enfant du jardin voisin chanter : «Tolle, lege, tolle, lege !» («Prends et lis ! Prends et lis !» en français). Jetant les yeux sur un livre que tenait ouvert son ami Alype, il lut alors une lettre de Saint Paul aux Romains : «Vivons honnêtement, comme en plein jour, sans goinfreries ni beuveries... Comme on s'habille d'un nouvel habit, revêtons-nous du Christ et ne nous soucions pas ainsi de notre corps». Cela décida de sa conversion et il se fit baptiser à 32 ans par Ambroise, l'évêque de Milan.

 

Augustin est bientôt élu évêque d'Hippone et, jusqu'à sa mort, il va tenir un rôle central au sein de l'Église, notamment par ses prêches, ses lettres et ses écrits, en particulier les Commentaires sur les Psaumes, le Commentaire de l'Évangile de Saint Jean, le Commentaire littéral de la Genèse, les Confessions, le Traité de la Trinité et La Cité de Dieu.

Un analyste lucide de son temps

 

Dans les premiers siècles du christianisme, les croyants pensaient que la fin du monde et le Jugement dernier étaient imminents. Ils ne voyaient pas d'intérêt à préserver l'ordre social. Le célibat, la chasteté et le refus de porter les armes témoignaient d'une lecture littérale des Évangiles et de l'enseignement de Saint Paul.

 

Au temps d'Augustin, on n'en est plus là. La fin du monde n'est plus à l'ordre du jour. D'autre part, le christianisme paraît solidement établi dans l'empire romain. Prenant acte de sa prépondérance, l'empereur Théodose le proclame religion officielle en 392.

 

L'Église s'inquiète dès lors du sort de l'empire auquel son destin est encore lié. En 410, la ville de Rome, qui n'est plus que l'ombre d'elle-même, est pillée et ravagée pendant trois jours par les Wisigoths d'Alaric, fâchés que l'empereur Honorius n'eût pas versé le tribut demandé.

 

Augustin, comme tous les hommes éclairés de son temps, mesure le caractère hautement symbolique de l'événement. Il en tire la matière de La Cité de Dieu, signifiant que celle-ci n'est pas de ce monde mais de l'au-delà.

 

Contre ceux qui prennent à la lettre le commandement biblique : «Tu ne tueras point», il légitime le concept de «guerre juste». Dans un monde appelé à durer, les chrétiens ont le droit et le devoir de se défendre face aux forces du mal qui les assaillent, face aux païens et aux infidèles. Beaucoup plus tard, conjugué à la mystique guerrière héritée des Barbares, ce concept donnera naissance à la chevalerie et au mouvement des croisades.

 

Augustin développe l'idée que les enfants morts sans baptême seraient voués à la damnation éternelle et pour leur éviter ce malheur, on prend l'habitude de les baptiser dès la naissance... Plus tard, au Moyen Âge, les théologiens inventeront le concept de limbes, un lieu plus supportable que l'enfer pour les enfants morts sans baptême afin d'atténuer le pessimisme augustinien.

Un combattant infatigable de l'orthodoxie

 

Saint Augustin écrivant (anonyme du XVe siècle, musée de Dijon) À la recherche du juste équilibre, Augustin combat avec la plume les tendances sectaires qui fleurissent dans la chrétienté des premiers siècles.

 

D'un strict point de vue théologique, Augustin se heurte à trois écoles de pensée principales :

 

– les manichéens sont les disciples de Mani, ou Manès, prédicateur perse qui perçoit le monde comme le lieu d'un affrontement entre le bien et le mal. Il suppose l'existence de deux principes à l'origine du monde : un Dieu bon, qui a créé toutes les réalités spirituelles (les anges et les âmes) et un démiurge mauvais, qui a forgé toutes les réalités matérielles (les corps).

 

Le manichéisme ne se rattache pas formellement au christianisme mais les manichéens utilisent et réinterprètent dans le sens de leur doctrine la Bible chrétienne.

 

– les donatistes sont les disciples de l'évêque Donat, qui est à l'origine d'un schisme très influent en Afrique du Nord. En voici l'origine : lors des violentes persécutionsanti-chrétiennes du 3e siècle, des prêtres et même des évêques livrèrent à la police romaine des objets de culte et abjurèrent leur foi.

 

Après la fin des persécutions, Donat s'oppose à ce que ces apostats soient réintégrés dans la communauté chrétienne et ses partisans militent pour une Église élitiste, uniquement composée de «purs». Durant la seconde moitié du 4e siècle, dans la province d'Afrique, les donatistes sont aussi nombreux que les chrétiens orthodoxes. Augustin réfute leur doctrine et obtient leur condamnation définitive en 412.

 

– les pélagiens se réclament de Pélage, un moine originaire de Bretagne, qui pratique une ascèse rigoureuse et défend l'idée que l'homme peut accéder à la vie éternelle par ses seuls mérites.

 

Augustin, dont l'expérience de conversion dément cette prétention, lui répond avec vigueur en manifestant la nécessité de la grâce divine pour parvenir au salut.

Un théologien fécond

 

Jusqu'à sa mort, Augustin consacrera de nombreux traités à réfuter les thèses des donatistes. Tout ceci l'amène à élaborer la doctrine du péché originel qui va devenir par la suite un dogme officiel de l'Église catholique et marquer profondément la théologie chrétienne jusqu'à nos jours.

 

En deux mots, en désobéissant à Dieu et en voulant acquérir par eux-mêmes la maîtrise de la connaissance du bien et du mal, Adam et Eve ont fait plonger toute l'humanité dans le péché et l'ont engagée dans une voie de souffrance et de malheur.

 

Du point de vue du salut, les conséquences sont les suivantes : la volonté de l'être humain est affaiblie et celui-ci n'a plus la maîtrise naturelle de ses désirs et de ses passions qui était celle du premier couple (*).

 

Pire : par le péché, Adam et Eve ont perdu la présence de la grâce en leur coeur et cette perte se transmet, elle aussi, à toute leur descendance. Par leurs propres forces, sans le secours de la grâce divine, les hommes sont incapables de se libérer du péché. C'est à Jésus, Dieu fait homme, mort sur la croix pour la rémission des péchés, qu'ils doivent de recouvrer la grâce et d'entrer dans la vie éternelle.

Épilogue

 

Augustin s'éteint à 76 ans, le 28 août 430, pendant que les Vandales de Genséric assiègent sa bonne ville d'Hippone. Son oeuvre immense (plus de trente mille pages) le range parmi les plus grands Docteurs de l'Église (*) ; il est le patron des théologiens.

 

Augustin d'Hippone reste l'un des écrivains les plus lus et les plus étudiés dans toutes les langues et sur tous les continents. Les bibliographies le concernant représentent environ 300 livres.

 

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08/05/2012

8 MAI 2012 : ... cela se passa le 8 MAI 1945

(8 Mai 1945 : il y a donc 67 ans! Qu'est-ce que je suis vieux! Je m'en souviens comme si c'était hier...À ORLÉANS, les Allemands avaient disparu depuis Août 1944.... La guerre semblait déjà terminée aux jeunes gens dont j'étais: cette année 1945, je passais la 1ère partie du Bac à Orléans pour l'écrit - et à la Sorbonne pour l'oral : ce fut mon premier contact avec ce lieu célèbre, que j'allais fréquenter plus tard comme étudiant. C'est dire que le signature de la capitulation nazie ne nous paraissait pas d'une actualité brûlante!

Voilà ce qu'en dit un article du site "herodote.net":)

La capitulation vue de... Paris

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8 MAI 1945 = CAPITULATION DE L'ALLEMAGNE

Charles de Gaulle avait convaincu Winston Churchill d'accorder une place à son gouvernement, lors de la signature de la capitulation allemande, aux côtés de l'Angleterre, des États-Unis et de l'URSS, bien que la France se fût officiellement retirée de la guerre avec l'armistice du 22 juin 1940. Pour le chef de la France libre, le conflit qui s'achevait avait commencé non pas en 1939 mais en 1914. Au terme de cette guerre de trente ans, il estimait que son pays avait bien mérité de la Victoire.

Le gouvernement de De Gaulle est donc représenté à Berlin par le chef de la 1ère armée française, le général Jean de Lattre de Tassigny. Lorsque celui-ci exige qu'un drapeau français soit joint aux drapeaux anglais, américain et soviétique dans la salle de capitulation, il s'attire cette réflexion d'un officier britannique : «Et pourquoi pas le drapeau chinois ?» Le maréchal Keitel, chef d'état-major de l'armée allemande, s'exclame pour sa part en voyant le drapeau français : «Ah, il y a aussi des Français ! Il ne manquait plus que cela !»

Négligeant de commémorer la capitulation du 7 mai, à Reims, à laquelle ils n'ont eu aucune part, les Français ont choisi par la suite de commémorer exclusivement le 8 mai 1945. En 1975, le président Giscard d'Estaing a souhaité mettre un terme à cette commémoration par souci de réconciliation avec les Allemands... mais au grand scandale des associations d'anciens combattants.

En 1981, le président Mitterrand a voulu prendre le contrepied de son prédécesseur. Il ne s'est pas contenté de refaire du 8 mai un jour férié. Il en a aussi fait un jour chômé... sans rencontrer beaucoup d'objections. L'attention portée à cette célébration paraît d'autant plus incongrue que le 8 mai 1945 est aussi marqué par la répression sanglante de Sétif.

À noter que ni les Anglais, ni les Américains ne chôment le 8 mai bien qu'ils aient les meilleures raisons du monde de commémorer cet anniversaire. Quant aux Russes, c'est le 9 mai qu'ils célèbrent la capitulation de l'Allemagne nazie, la cessation des combats ayant été enregistrée ce jour-là à Moscou en raison du décalage horaire...



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8 MAI 1945 : DE GAULLE SUR LES CHAMPS ÉLYSÉES

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28/03/2012

28 MARS 2012 : 1er TRAIN POUR AUSCHWITZ, EN 1942

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La Shoah en France

 

 

L'invasion de la Pologne par l'Allemagne en septembre 1939 déclenche la Seconde Guerre mondiale. Soutenant son allié, la France s'engage dans le conflit. Mais l'offensive des troupes du IIIe Reich en mai 1940 sur le front occidental défait les armées françaises. Le 22 juin 1940, la France vaincue signe une convention d'armistice avec le régime nazi. Ses conditions sont sévères. Elle prévoit notamment l'occupation de plus de la moitié de son territoire, l'annexion de l'Alsace-Moselle et le rattachement du Nord et du Pas-de-Calais au Commandement allemand de Bruxelles.

 

 

 

Une ligne de démarcation établit une séparation entre une partie occupée au nord et une zone dite « libre » au sud sous autorité française. La France doit en outre livrer tous les ressortissants allemands et autrichiens désignés par le gouvernement du Reich, internés dès septembre 1939.

 

En zone occupée, les autorités allemandes appliquent une législation antisémite, inspirée par les lois du Reich. L'ordonnance du 27 septembre 1940 énonce les critères d'appartenance à la religion juive et ordonne le recensement des personnes considérées comme telles. Il leur est interdit de quitter cette zone. Le processus de spoliation des entreprises et commerces juifs s'engage également. « Tout commerce, dont le propriétaire ou le détenteur est juif, devra être désigné comme 'entreprise juive' » par une affiche spéciale en langue allemande et française.

 

La politique antisémite de l'Etat français

 

La IIIe République cesse de fait d'exister le 10 juillet 1940 avec le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain. La démocratie est remplacée par un régime autoritaire. Faisant figure d'homme providentiel, le chef de « l'État français », installé avec le gouvernement à Vichy, bénéficie alors du soutien massif de la population française traumatisée par la débâcle militaire et l'effondrement du pays. Appelé au gouvernement dès le 18 mai, Pétain avait rapidement exclu le principe de la capitulation et de la poursuite des combats, convaincu du caractère inéluctable de la défaite.

 

Le régime de Vichy entend mettre en œuvre une « Révolution nationale », devant se traduire par « l'assainissement » politique, social et moral de la nation. Substituant la devise « Travail, Famille, Patrie » à la formule républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité », cet ordre nouveau se fonde sur une idéologie nationaliste, autoritaire, xénophobe et antisémite. Il applique d'emblée une politique d'exclusion à l'égard des individus jugés « nuisibles », au premier rang desquels les Juifs.

 

 

Le statut des Juifs en France sous le gouvernement de Vichy

 

Le gouvernement de Vichy, avec à sa tête Pierre Laval, promulgue ainsi précocement une suite de lois et de décrets à leur encontre, applicable en zone occupée comme en zone dite « libre ». Durant cette période, on comptera plus de 200 textes législatifs qu'il s'agisse d'ordonnances allemandes, de décrets ou de lois. Le 22 juillet 1940, le gouvernement de Vichy promulgue un décret-loi portant sur la révision des naturalisations établies depuis 1927. 15 000 personnes perdent la nationalité française, dont environ 8 000 Juifs, et deviennent apatrides.

 

De sa propre initiative, et sans pression nazie, l'État français adopte le 3 octobre une loi définissant le « statut des Juifs ». Celle-ci concerne les deux zones. Certains secteurs d'activité leur sont désormais interdits : la fonction publique, la presse et le cinéma notamment. Cette liste ne cessera de s'élargir décret après décret. Les Juifs d'Algérie, sont privés de la nationalité française, acquise depuis le décret Crémieux en 1871. Le 7 octobre 1940, ils deviennent des « indigènes des départements de l'Algérie ».

 

La collaboration Franco-Allemande

 

Lors de la rencontre entre Hitler et Pétain à Montoire, le 24 octobre 1940, le principe d'une collaboration d'Etat entre la France et l'Allemagne dans les domaines économiques, militaires et répressifs est institué. À cette période, malgré la germanophobie d'une majorité de la population, la collaboration est surtout entreprise à l'initiative de Vichy.

 

La coordination des appareils répressifs français et allemands est facilitée par le maintien de l'administration de Vichy, qui entend préserver ses prérogatives, sur la plus grande partie du territoire. Celle-ci recourt de manière systématique à l'internement administratif et établit des fichiers utilisés par la suite pour les arrestations.

 

 

 

À la demande des Allemands, un Commissariat général aux questions juives (CGQJ) est créé par le gouvernement Darlan le 29 mars 1941. Son rôle est d'élaborer une législation à l'encontre des Juifs et de veiller à son application dans les deux zones (recensement, interdictions professionnelles, aryanisation des entreprises). La spoliation concernera au total près de 47 000 entreprises.

Le 2 juin 1941, tout en ordonnant un recensement sur l'ensemble du territoire, l'État français promulgue un deuxième statut des Juifs, qui élargit les critères d'appartenance à la « race juive » et étend le champ des interdictions professionnelles.

 

 

 

Sur une demande allemande, une loi française est adoptée le 29 novembre 1941 créant l'Union générale des israélites de France (UGIF), chargée d'assurer la représentation des Juifs auprès des pouvoirs publics.

 

Les premières rafles

 

À Paris, en liaison étroite avec l'administration française, les autorités allemandes procèdent aux premières arrestations. Le 14 mai 1941, 3 710 hommes sont convoqués dans des commissariats où ils sont arrêtés pour être transférés dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande (Loiret). C'est la rafle dite du « billet vert » du nom du document envoyé par les autorités. Le 20 août suivant, plus de 4 000 autres sont conduits à la cité de la Muette, à Drancy, camp d'internement ouvert à cette occasion. Ce sont surtout des Juifs étrangers bien qu'il y ait aussi parmi eux des Français.

 

 

Le 12 décembre, 743 hommes, des notables essentiellement, sont arrêtés et enfermés au camp de Compiègne-Royallieu (Oise). Ce camp sera par la suite le lieu de rassemblement et de transit des déportés politiques, celui de Drancy le devenant pour les Juifs.

 

Le camp de Drancy

 

Le camp d'internement de Drancy est installé en 1941 par les autorités d'occupation dans un vaste bâtiment alors inachevé, appartenant à un ensemble d'habitation collectif appelé la Cité de la Muette. Il s'agit d'un immeuble en forme de U de quatre étages, autour d'une cour d'environ 200 mètres de long et 40 mètres de large.

 

 

 

Réquisitionné par l'armée allemande le 14 juin 1940, des prisonniers de guerre français et britanniques y sont placés temporairement en captivité avant d'être transférés. Les premiers internés juifs sont les victimes de la rafle du 20 août 1941. Le camp est ouvert dans la précipitation, dans des conditions d'hygiène et d'alimentation déplorables pendant plusieurs mois, provoquant les premiers décès. La vie demeure difficile, dans l'ennui, alors que les visites et l'intervention des ouvres de secours sont interdites.

 

De la captivité à la déportation

 

Le camp devient à partir de mars 1942 le camp de rassemblement et de transit en vue de la déportation de tous les Juifs de France. 63 convois avec 67 000 personnes au total sont formés et partent jusqu'en juillet 1943 de la gare du Bourget-Drancy puis de la gare de Bobigny, principalement vers le camp d'Auschwitz-Birkenau.

 

Durant les périodes les plus intenses, et notamment dans la deuxième moitié de l'année 1942, deux voire trois convois par semaine sont formés au camp de Drancy. Sous l'autorité du service des affaires juives de la Gestapo, l'administration du camp est gérée par la Préfecture de Paris jusqu'en juin 1943.

 

 

 

À cette date, il bascule entièrement sous contrôle allemand, la garde extérieure demeurant affectée à la gendarmerie française. Les conditions de vie sont alors améliorées en apparence et le rôle des internés renforcé dans le fonctionnement interne du camp, pour en fait faciliter les déportations. Les responsables

SS du camp de Drancy sont successivement Theodor Dannecker, Heinz Rothke et Aloïs Brunner.

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Le dernier convoi à destination d'Auschwitz part le 31 juillet 1944. Le 18 août 1944, 1 467 prisonniers sont libérés après l'arrivée du représentant diplomatique suédois et de membres de la Croix rouge. Plus de 80 000 Juifs seront détenus à Drancy, entre mai 1941 et août 1944, à 4 kilomètres de Paris.

 

Le tournant de l'été 1942

 

L'année 1942 marque le début de la mise en œuvre de la « Solution finale » à l'échelle européenne. Le 27 mars, un premier convoi de déportés juifs quitte la France pour Auschwitz. Soixante-treize autres suivront par la suite, la plupart pour cette même destination.

 

 

Reinhard Heydrich se rend à Paris le 5 mai 1942 afin d'installer le général SS Karl Oberg comme chef de la SS et de la police en France et lancer la préparation des déportations massives. Adolf Eichmann, le chef de la section antijuive du RSHA, se déplacera à son tour le 30 juin. Entre-temps, une ordonnance allemande est proclamée le 29 mai, en même temps en France, en Belgique et aux Pays-Bas, relative au port de l'étoile jaune. Elle entre en vigueur le 7 juin. Peu après, l'accès à la plupart des lieux publics est interdit aux Juifs. L'exclusion se renforce.

 

Début juin, Oberg entame des négociations avec les autorités françaises sur l'organisation et les conditions de mise en œuvre de l'arrestation, du transfert et de la déportation des Juifs de France aboutissant à la signature d'un accord officiel avec René Bousquet, secrétaire d'État à la Police de Vichy représentant le gouvernement, le 2 juillet 1942. Ce document valide la participation des forces de l'ordre françaises aux arrestations de Juifs, le nombre des Juifs à arrêter et à livrer, les critères d'arrestation, le transfert de Juifs depuis la zone sud, alors non occupée, en vue de leur déportation. Le nombre est fixé à 100.000 personnes pour l'année 1942. Sur la proposition de Pierre Laval, la déportation des enfants de moins de 16 ans est en outre acceptée par Berlin et appliquée en août.

 

Malgré le nombre élevé de personnes prises lors de la rafle, organisée à Paris et en région parisienne les 16 et 17 juillet 1942, le quota de Juifs à déporter fixé par les Allemands et les représentants du gouvernement de Vichy lors de négociations n'est pas atteint. Pour y parvenir, l'État français se tourne vers les camps d'internement de la zone sud, encore non occupée. Ceux-ci constituent un vivier dans lequel il puisera régulièrement. Ainsi, parmi les 10 000 Juifs livrés au Reich en août-septembre 1942, figurent en majorité des apatrides et des étrangers provenant de ces camps. Les autres sont raflés à partir du 26 août dans les départements du sud de la France.

 

 

Une réaction indignée d'une partie de l'opinion publique

 

À cette date, le gouvernement s'efforce encore de conserver le contrôle illusoire des mesures prises envers les Juifs français, tout en acceptant que les enfants nés en France de parents étrangers soient déportés.

 

Plus de la moitié des Juifs déportés de France l'a été au cours du deuxième semestre 1942.

 

 

Vers la Libération

 

Le 11 novembre 1942, la zone sud est envahie par les Allemands et les Italiens. La zone italienne, dans le sud-est de la France, constitue alors un refuge pour les Juifs mais, suite à l'armistice signé en septembre 1943 par ce gouvernement avec les Alliés, l'intégralité du territoire est occupée par les Allemands.

 

 

Même si les forces de l'ordre françaises demeurent impliquées, le régime de Vichy se montre plus réticent dans sa collaboration en la matière. Les troupes du IIIe Reich se chargent le plus souvent des arrestations, appuyées dès lors par la Milice. Les persécutions, les arrestations et les déportations se poursuivent néanmoins jusqu'à la Libération, frappant désormais l'ensemble des Juifs. Ainsi, le 6 avril 1944, quarante-quatre enfants et leurs éducateurs sont raflés à Izieu (Ain) par Klaus Barbie, le chef de la Gestapo à Lyon.

 

 

 

En juillet, Aloïs Brunner, alors commandant du camp de Drancy, fait arrêter en banlieue parisienne plus de 230 enfants et adolescents qui sont déportés le 31 juillet, moins d'un mois avant la libération de la capitale. De nombreux Juifs sont par ailleurs arrêtés voire assassinés par la Milice, comme à Rillieux-la-Pape près de Lyon, où Paul Touvier, son responsable local, fait exécuter sommairement sept otages le 29 juin 1944.

 

 

 

Dans les derniers jours de l'Occupation, ils sont encore plusieurs centaines à être massacrées en divers lieux, dont des personnalités comme Jean Zay.

 

 

Les grandes rafles de l'été 1942 concernent pour la première fois des familles entières. Elles suscitent une réaction indignée dans une partie de l'opinion publique, jusqu'alors peu sensible aux persécutions commises contre les Juifs. Ainsi, une partie de l'épiscopat français, plus particulièrement en zone libre, se manifeste. De hautes personnalités comme Mgr Saliège, archevêque de Toulouse, Mgr Théas, évêque de Montauban, Mgr Delay, évêque de Marseille, le cardinal Gerlier, archevêque de Lyon, ou le pasteur Marc Boegner, protestent contre l'arrestation, les mauvais traitements et la remise des Juifs à l'occupant. Des institutions religieuses, des couvents, participent à l'accueil sous de fausses identités d'enfants, notamment ceux dont les parents étrangers sont enfermés dans les camps d'internement ou sont déjà déportés. Dans le milieu rural, des initiatives individuelles et spontanées se manifestent également.

 

Ces interventions et la désapprobation d'une fraction de la population ont un réel impact sur l'opinion publique.

 

Mais surtout, les Juifs prennent en charge leur propre sauvetage à travers les actions conduites par des organisations juives comme l'Ouvre de secours aux enfants, parfois appuyées par des organisations non juives, pour la plupart caritatives et religieuses.

 

 

 

Cette Résistance a revêtu divers aspects selon les circonstances et les lieux. Le rôle des femmes, souvent jeunes, est exemplaire, notamment dans le sauvetage des enfants qu'elles ont cachés ou fait passer en Suisse. La conjonction de toutes ces actions, juives et non juives, contribue grandement à la survie des trois quarts des Juifs de France ; un phénomène favorisé aussi par la géographie du territoire et les conditions de l'occupation du pays.

 

 

Par ailleurs, de nombreux Juifs de France s'engagent contre l'occupant au sein de la Résistance intérieure ou extérieure, suscitant également la création de mouvements spécifiques comme l'Organisation juive de Combat. Cet engagement des Juifs en Résistance prend de multiples formes.

 

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10:26 Publié dans HISTOIRE | Commentaires (0)

03/03/2012

03/03/2012 : "ANNÉES 30" = N'OUBLIONS PAS LE PIRE!


Dans une Maison de Retraite que je connais bien (elle n’est sans doute pas la seule), il y a un thème d’animations par mois : ce mois-ci est consacré aux « Années 30″… Il s’en est passé, des choses, dans ces années 30… Il ne faudrait pas oublier que c’est précisément au cours de ces années que HITLER a pris le pouvoir, et commencé à exécuter ses funestes plans… Pour rafraichir, s’il en est besoin, la mémoire de certains, voici un bref compte-rendu de l’accession d’Adolf HITLER au pouvoir.


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HITLER en 1933
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30 janvier 1933
Hitler devient chancelier de l’Allemagne
Le 30 janvier 1933, Adolf Hitler est appelé à la Chancellerie (un poste équivalent à celui de Premier ministre).
Le président de la République, le vieux maréchal Paul von Hindenburg (86 ans), demande à Hitler (43 ans), chef ou Führer du parti national-socialiste allemand (le NSDAP, en abrégé nazi), de former le nouveau gouvernement allemand.
André Larané.
Tractations indignes
La nomination surprenante de Hitler fait suite à des tractations entre les dirigeants conservateurs, notamment l’ancien chancelier Franz von Papen, et les sympathisants nazis représentés par le docteur Hjalmar Schacht. Celui-ci est un financier réputé, à l’origine du redressement spectaculaire de l’économie allemande après la crise monétaire de 1923, «l’année inhumaine».
Les conservateurs veulent se servir de Hitler pour enrayer la menace communiste et ils ne croient pas que les nazis représentent un réel danger pour la démocratie allemande.
Le parti nazi est en effet en perte de vitesse depuis les élections législatives du 6 novembre 1932 qui lui ont valu 33,1% des suffrages au lieu de 37,3% en juillet. Il a perdu deux millions de voix sur un total de 17 millions en quatre mois !
C’est ainsi qu’une rencontre est organisée le 4 janvier 1933 entre von Papen et Hitler dans une villa mise à disposition par le banquier Kurt von Schröder. Chacun se partage les rôles.
Le gouvernement que forme Hitler de la façon la plus légale est largement ouvert aux représentants de la droite classique. Il ne compte que trois nazis, Hitler compris. Von Papen est lui-même vice-chancelier.
Faute de majorité absolue au Parlement, Hitler paraît loin de pouvoir gouverner à son aise. Personne ne prend au sérieux ses discours racistes. Beaucoup d’Allemands pensent par contre qu’il peut redresser le pays en proie à la crise économique.
Course à la dictature
Avec une rapidité foudroyante et par des moyens tout à fait illégaux, Hitler va asseoir sa dictature en dépit de la faible représentation de son parti au gouvernement et au Reichstag.
Dès le lendemain de son investiture à la Chancellerie, Hitler dissout le Reichstag et prépare de nouvelles élections pour le 5 mars 1933. Dans le même temps, il trace ce que son chef de la propagande, Josef Goebbels, appelle «les grandes lignes de la lutte armée contre la terreur rouge ».
Hitler salue Hindenburg à Postdam le 21 mars 1933 Les miliciens de son parti, les Sections d’Assaut (SA), terrorisent l’opposition en guise de campagne électorale (ils commettent pour le moins 51 assassinats).
Ils bénéficient de la position-clé de l’un des principaux acolytes de Hitler, à savoir Hermann Goering,
Celui-ci est ministre de l’Intérieur du principal État allemand, la Prusse, et il en profite pour manipuler la police, révoquer les fonctionnaires hostiles, placer des nazis aux postes essentiels…
Hitler fait planer le spectre de la «révolution bolchevique» mais celle-ci tardant à éclater, il décide de l’inventer. Le 24 février, une descente de police au siège du Parti communiste allemand permet à Goering d’annoncer la saisie de documents annonçant ladite révolution… Mais ces documents ne seront jamais publiés.
Comme toute cette agitation ne semble pas suffire à rallier une majorité de suffrages aux nazis, ces derniers décident en conséquence de brûler le Reichstag.   (Source: « Hérodote.com »)

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08/02/2012

8 Février 2012 : 60 ANS DE REÈGNE POUR ELISABETH II D'ANGLETERRE

Élisabeth II (1926 - )

 

 

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ELISABETH II EN 1952

Souveraine discrète d'un empire à son déclin

 

La reine Élisabeth II accède au trône à la mort de son père George VI, le 6 février 1952. Elle a 25 ans. À la différence de ses prédécesseurs, la jeune souveraine a joui d'une enfance heureuse auprès de parents affectueux. Il est vrai que son père, d'un naturel timide, n'a été pressenti pour le trône qu'à 35 ans.

Bien préparée à monter sur le trône, elle va exercer avec diligence et discrétion son ministère, en digne héritière de Victoria. Pour ses sujets du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, elle apparaît comme un utile symbole de la continuité de l'État et de l'unité nationale. Par-delà leurs différences, tous les citoyens sont unis par leur commune allégeance à une monarchie millénaire.

La reine est également, encore aujourd'hui, le chef d'État de 14 autres nations du Commonwealth (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Jamaïque, Maurice...).

 

Une princesse préparée à servir

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Élisabeth (Lilibeth pour les intimes) sert comme ambulancière. Elle accomplit ensuite son service national comme les autres filles de son âge, ce qui lui vaut de rencontrer un jeune lieutenant, le prince Philip de Grèce, dont la famille a été chassée de Grèce en 1922.

 

Couronnement Elis.II.jpg

Le prince, qui descend comme elle de la reine Victoria, est naturalisé en 1947 sous le nom de Philip Mountbatten et épouse la Princesse de Galles le 20 novembre 1947. La cérémonie est pour la première fois télévisée.

Les naissances s'enchaînent : Charles, le 14 novembre 1948 ; Anne en 1950, Andrew en 1960 et Édouard en 1964. Par un regrettable effet de balancier, les enfants connaissent une éducation rigide sous l'impulsion du prince consort, Philip, duc d'Édimbourg.

C'est au cours d'un voyage officiel au Kénya, dans une réserve naturelle, que le couple royal apprend la mort de George VI, mort dans son sommeil des suites d'un cancer du poumon, à 56 ans.

Surmontant son chagrin, la jeune souveraine est intronisée selon la tradition, déclarant à son peuple : «J'ai le coeur trop gros pour vous dire autre chose que ceci : je travaillerai sans relâche, comme mon père avant moi». Le 15 février suivant ont lieu les funérailles de son père. Son propre couronnement se tient seize mois plus tard, le 2 juin 1953, à l'abbaye de Westminster.

Description : ouronnement d'Elisabeth II à Westminster le 2 juin 1952 (DR)

 

 

Péripéties et drames

 

 

En 1955 survient le premier scandale intime avec le projet de Margaret, soeur cadette de la reine, d'épouser un capitaine divorcé, Peter Townsend. Se soumettant en définitive à une règle d'un autre âge, la princesse renonce à son projet et s'unit plus tard à Anthony Armstrong-Jones (Lord Snowdon). L'union tourne mal et la princesse va se saoûler de plaisirs interdits sur l'ilôt Moustique, dans le Pacifique.

En 1973, la princesse Anne, cavalière de niveau international, épouse contre le gré de sa famille le capitaine Mark Philipps, sans titre nobiliaire. Elle connaît un bonheur paisible. Plus conciliant, le prince Charles renonce à la femme de son coeur, Camila Parker-Bowles, pour épouser en 1981 Diana Spencer, la princesse choisie par ses parents. Comme avec sa tante Margaret, le mariage s'achève dans le drame.

Charles et Diana, qui ont eu deux garçons, William et Henry, se séparent en 1992, «annus horribilis» selon l'expression même de la reine, qui voit aussi son cher château de Windsor partir en fumée (il sera reconstruit à l'identique).

Le couple divorce le 28 août 1996. Un an plus tard, le 31 août 1997, Diana et son amant trouvent la mort à Paris dans une course poursuite avec les paparazzi. La princesse a 36 ans. Ses funérailles, un grand moment d'émotion cathodique, témoignent des rapports tendus entre la reine et son peuple.

Dans les années suivantes, la vieille souveraine n'aura de cesse de restaurer le lien avec son peuple. Tout indique qu'elle y soit arrivée.

(Source : « Hérodote.net »

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