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21/01/2012

LE P.EGON EST SES ICÔNES

 

Une icône du P.Egon SENDLER.jpg

Le chef-d’oeuvre du P. Egon Sendler

 

Considéré par ses élèves comme « le chef-d’oeuvre » de l’exposition, ce crucifix de toute beauté, oeuvre du P. Egon Sendler, revêt une valeur inestimable : combien d’heures a-t-il fallu au maître iconographe pour en ciseler le bois et obtenir un bas-reliefd’une telle finesse ? Les motifs sur cette croix présentent des symboles trinitaires et des scènes d’Évangile. À en croire l’une des élèves du P. Egon, les heures de travail ne peuvent se mesurer à l’aune humaine du temps : «­Le temps que nous passons à peindre n’est qu’un avant-goût du royaume de Dieu.­»

 

 

 

LE P. EGON SENDLER ET SES ICÔNES

 

L’homme aux cheveux de neige se tient courbé près de la fenêtre. Dehors, l’hiver a noyé Versailles sous une bruine tenace. On devine des silhouettes encapuchonnées qui fendent la grisaille pour courir jusqu’à leur bus. À elles la précipitation, l’urgence des jours ; à lui la patience, la sagesse de l’âge. Dans une dépendance adossée au lycée jésuite Sainte-Geneviève – « Ginette » –, le P. Egon Sendler, 89 ans, lui-même prêtre de la Compagnie de Jésus, se rétablit peu à peu : depuis quelque temps, son coeur lui joue de mauvais tours. Les médecins lui préconisent un repos absolu. « Pardonnez-moi, je ne suis pas dans ma meilleure forme », s’excuse le maître iconographe.

Alors qu’une rétrospective lui est consacrée à Paris (lire pages suivantes), et que le succès de son atelier versaillais ne se dément pas, le peintre paraît s’accommoder de son statut de convalescent. C’est que le P. Sendler a traversé bien des épreuves avant de s’établir en France, où il n’a cessé d’oeuvrer depuis cinquante ans.

Né en Silésie (actuelle Pologne) en 1923, Egon Sendler a survécu aux deux grandes folies du siècle passé : nazisme et communisme. Jeune catholique, il n’a rien oublié des interrogatoires que lui infligèrent les agents de la Gestapo, pour avoir prié publiquement, adolescent. Il raconte tout cela d’une voix feutrée, presque détachée. Mais ses souvenirs sont intacts. Enrôlé comme transmetteur dans les troupes du Reich, la guerre l’entraînera sur le front de l’Est, où il est blessé au ventre. Capturé par les Soviétiques, le voilà parqué dans un stade avec ses compagnons d’infortune. Humiliations, exécutions sommaires : rien ne lui est épargné. C’est vers un camp de travaux forcés que l’emporte un wagon à bestiaux. Dans l’âpreté d’une vie de forçat, au coeur des forêts gelées de Russie, il sent croître en lui-même un appel mystérieux : « Une nuit m’est venue l’évidence que la captivité n’était pas un accident. Je me suis dit que si je m’en sortais, je ferais tout pour aider le peuple russe à retrouver Dieu », se remémore-t-il. À sa libération, il entre chez les jésuites, fidèle à sa promesse de « donner » sa vie, et s’oriente vers « l’apostolat russe ». Son ordination est même célébrée en rite byzantin. Presque par hasard – sa mère était artiste peintre, il s’oriente vers la peinture à la demande de ses supérieurs.

Et s’immerge peu à peu dans l’iconographie, qu’il découvre par lui-même, à force de recherche, et qu’il finit par enseigner au collège jésuite Saint-Georges de Meudon dès les années 1960. Comme si sa vocation sacerdotale avait finalement rejoint son âme d’artiste : peindre, pour lui, c’est prier, parler de Dieu. « Pour l’Occidental, l’image est presque copie de la nature. Mais pour l’Oriental, elle est reflet du Divin dans la matière. Celui qui est représenté sur l’icône apparaît comme le fils du Père, fait homme dans la nature humaine. »

Ce « trésor », il n’a eu de cesse de le faire partager à des amateurs toujours plus nombreux, autant que dans les églises qu’il a décorées, sans jamais se mettre en avant : « Le P. Egon s’est toujours effacé derrière son oeuvre ; peu connaissent son nom, alors que ses icônes et ses fresques sont présentes dans le monde entier », raconte l’une de ses collaboratrices.

Désormais transféré dans le chalet de l’Ermitage, à la lisière du domaine de Versailles, l’atelier du « P. Igor », comme le surnomment ses élèves, ne désemplit pas.

Chaque semaine, des retraités s’y pressent pour assimiler la technique ancestrale de l’icône.

Des stages ponctuels attirent des candidats du Japon, de Chine, d’Angleterre ou de Pologne. « L’icône porte une dimension spirituelle qui ouvre l’esprit, que l’on soit catholique, orthodoxe ou protestant », souligne le P. Sendler. « Avant le Schisme de 1054, l’icône était un trait d’union entre l’Orient et l’Occident ! », fait remarquer en souriant celui qui, dans son atelier, accueille tout un chacun, sans distinction. Au fil du temps, il a réalisé que l’icône était un puissant vecteur oecuménique. Mais l’expérience est exigeante, loin d’être un passe-temps.

Son atelier est situé de l’autre côté de la ville. On y accède de l’extérieur, par un escalier de fer. Trop faible, le P. Sendler y vient ces derniers jours en pointillé. Ses élèves, eux, sont absorbés dans les préparatifs, à quelques jours du vernissage. Dans de vieux journaux, on emballe précautionneusement les icônes qui seront présentées à Paris, ainsi qu’un crucifix de bois façonné par le maître des lieux, chef-d’oeuvre en bas-relief doré à l’or fin (photo ci-dessus). En cette veille de Noël orthodoxe, un poste de radio diffuse le Kanon Hristos Ragedaetsia (canon de la naissance du Christ) d’un choeur bulgare. La lumière du jour inonde la pièce lambrissée par de larges fenêtres à croisillons. Il rôde une odeur de vieux bois, de vernis pas tout à fait sec. Dans ce joyeux désordre, de studieuses retraitées parachèvent leurs icônes. « Tâtez cette finesse ! s’exclame à son pupitre Françoise Collot, 72 ans. Il m’a fallu appliquer 12 couches de blanc de Meudon sur la planche, laisser sécher, poncer… Maintenant, je vais commencer mon dessin. » Depuis six ans, cette catholique fréquente l’atelier : « Ce que j’apprécie, c’est la présence qu’instaure l’icône dans une maison. J’en offre à mes petits-enfants pour les grandes occasions. » « Cet atelier, c’est d’abord un atelier de vie », affirme Helga Kuhn de Chizelle, luthérienne d’origine allemande. La septuagénaire dit avoir été fascinée par « l’esprit de famille » qu’elle y a découvert : « Ici, votre confession n’a aucune importance. Chacun apporte ce qu’il est. Nous sommes habités par nos points communs plus que par nos différences. Avec l’exigence que chacun reste soi-même. » Nathalie Pampouloff, orthodoxe d’ascendance russe, approuve ce jugement : « L’amitié naît spontanément. La première fois que je suis venue, il y a treize ans, je me suis dit : c’est le ciel sur terre ! Pourtant, je n’avais jamais peint, ni dessiné. Bien sûr, on est guidé par les assistantes du P. Igor, mais il y a une autre main, au-dessus de nous, qui guide la nôtre. » L’une des adjointes, Friederika Anglès d’Auriac, a délaissé la peinture profane pour se consacrer pleinement à l’icône : « J’ai enseigné la peinture en lycée. J’ai même eu ma période naturaliste, abstraite, surréaliste… Mais entre l’esthétique et la beauté de la vérité, j’ai choisi la vérité », explique l’artiste

d’origine allemande. À ses yeux, la peinture occidentale a parfois tendance « à accaparer le sujet », quand l’iconographe, lui, « se soumet à l’Esprit dans le silence du

Imagerie pieuse ? Loin de là, si l’on en croit la légende du roi d’Hédesse. Selon cette très ancienne tradition, Jésus aurait, de son vivant, transmis à un souverain lépreux un linge portant la marque de son visage. « Ce visage a fixé le canon du visage du Christ tel qu’on le connaît, raconte Friederika. Comme une empreinte qui se diffuse dans le temps. Cela ne fait pas de nous des copistes, car chacun exprime sa propre fibre spirituelle : il y a dans l’icône quelque chose de mystique qui nous saisit. »

FRANÇOIS-XAVIER MAIGRE

 

(Source : « La Croix » du 21/01/2012)

 

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11:07 Publié dans ART | Commentaires (1)

07/07/2011

EXPOSITION À ORLÉANS

 

 

Expositions: « Œuvres sacrées » de Claude Legrand à la Cathédrale d’Orléans

 

 

Du 4 juillet au 28 août, la Cathédrale Sainte-Croix d’Orléans accueille 16 œuvres de l’artiste contemporain Claude Legrand sur le thème de la Passion. Le déambulatoire de la Cathédrale gothique constitue un superbe écrin pour mettre en valeur les toiles modernes

du lundi 04 juillet 2011 au dimanche 28 août 2011

L’artiste contemporain Claude Legrand a toujours été fasciné par l’histoire chrétienne et a réalisé de nombreuses œuvres à thème religieux.

Pour cette exposition, son style pictural expressionniste offre une vision de la Passion forte et déterminée. Les couleurs vives et contrastées, la nervosité et la puissance du trait, l’épaisseur de la matière et la dynamique des corps et des visages font des ces toiles des révélateurs de la force des émotions humaines.
Avec les seize toiles de cette exposition, il offre aux visiteurs sa conception de la Passion du Christ. La vigueur du coup de pinceaux et des couleurs utilisées révèle l’intensité de la douleur du Christ et la beauté de son sacrifice aux hommes.

 

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Affiche de l'exposition « Œuvres sacrées » de Claude Legrand, Le Baiser de Judas (c) D.R.


En parcourant cette exposition, chacun pourra contempler dans le même temps un chef-d’œuvre d’architecture gothique et une série d’œuvres contemporaines à thème religieux. De cette façon l’exposition « Œuvres sacrées » de Claude Legrand met en évidence les liens étroits qui existent encore entre patrimoine religieux, art contemporain et expression de la foi.

Cette exposition est rendu possible par l’initiative d'Hadrien Lacoste, membre de la Commission Diocèsaine d'Art Sacré d'Orléans avec l'accord de l’Abbé Claude Girault, Recteur de la Cathédrale d’Orléans, et de l’Abbé Olivier de Scitivaux de Greische, responsable de la Commission Diocésaine d’Art Sacré d’Orléans. Elle est proposée par la Commission Diocésaine d'Art sacré d'Orléans et l'Association Claude Legrand.


Informations pratiques


Exposition « Œuvres sacrées, Claude Legrand, Artistes peintre contemporain »
Du 4 juillet au 28 août 2011
Cathédrale Sainte-Croix d’Orléans
10 rue Gobelet
45000 Orléans

Association Claude Legrand
44 rue Marivaux
63000 Clermont-Ferrand
Email : association.claudelegrand@gmail.com
Internet : www.claudelegrand.com

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22:15 Publié dans ART | Commentaires (0)

02/07/2011

NUIT DES ÉGLISES

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Capture d’écran 2011-07-02 à 11.12.23.pngCapture d’écran 2011-07-02 à 11.13.06.pngUN EXEMPLE ENTRE CENT : LA CATHÉDRALE DE CAHORS (LOT) VA PARTICIPER À LA NUIT DES ÉGLISES : ON POURRA LA VOIR ILLUMINÉE

11:21 Publié dans ART | Commentaires (0)

01/07/2011

1er JUILLET 2011 : NUIT DES EGLISES

Communiqué de presse

Paris le 1er juillet 2011

La nuit des églises – samedi 2 juillet 2011

Un nouvel événement culturel

Partout en France, à une même date, - samedi 2 juillet - toutes les églises qui le souhaitent, ouvriront leurs portes en soirée. Elles accueilleront tous ceux qui se présenteront. Une centaine sont recensées sur le site Narthex.

La revue « bi-média » Narthex, dédiée aux arts sacrés, au Patrimoine et à la Création contemporaine, a suivi avec intérêt ces dernières années l’engouement suscité par la Nuit des Cathédrales en Europe du Nord et en France (Strasbourg, Reims, Meaux…), qui cette année a eu lieu le 14 mai.

Cet élan d’ouverture du patrimoine doit être partagé le plus possible par chacune des paroisses de France. C’est pourquoi, Narthex propose un événement à la fois culturel, populaire et festif : La Nuit des églises

L’ouverture des portes de leurs églises, sera pour les communautés locales, l’occasion de valoriser et de mieux faire connaître leur patrimoine en proposant, par exemple, l’audition de chants sacrés, des concerts d’orgues ou d’instruments, la mise en valeur d’objets artistiques par un éclairage approprié, des visites guidées, de brèves conférences, etc.

Mgr Bernard Podvin, Porte-parole des évêques de France, sera présent pour la nuit des églises le samedi 2 juillet à la Collégiale Notre-Dame du Fort d’Etampes, Rue de la République, 91150 Etampes et pourra répondre à toute question sur la nuit des églises (Point presse à 20h30 dans la crypte).

Narthex est une revue culturelle « bi-média » (Site Internet + Publications « papier ») du Service National de Pastorale Liturgique et Sacramentelle. Elle est placée sous l’égide de la Conférence des évêques de France.

Narthex est dédié aux arts sacrés, au patrimoine - principalement religieux - et à la création contemporaine. Le site internet http://www.narthex.fr informe sur la vie de l’art sacré sous tous ses aspects : architecture, sculpture, peinture, musique, littérature, cinéma… C'est un espace de dialogue et d’échanges, de réactions et de débats. Il est enrichi par des blogs d’experts, animés très régulièrement par des spécialistes qui abordent toutes les disciplines artistiques.

 

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23:40 Publié dans ART | Commentaires (0)

 
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