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17/11/2011

CRÉMATION OU INHUMATION?

NOVEMBRE est le Mois des Défunts aussi est-ce l'occasion de se pencher sur le fait de l'incinération (ou "Crémation"), qui tend à se généraliser... Qu'en pense l'Église Catholique : jadis opposée, elle a évolué n'y voit plus d'obstacles... Cependant, parmi les populations, les avis sont très partagés, quelle que soit la religion majoritaire.

Voici un avis motivé, tiré du n° 20 de "L'1visible".

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CRÉMATION


 

(OU INCINÉRATION) :

 


 

MIEUX QU’UNE INHUMATION AU CIMETIÈRE ?

 


 


Urne Funéraire

 


À CONNAÎTRE :

L’association française d’information funéraire A.F.I.F.

www.afif.asso.fr

LE CHIFFRE : 34%

C’est le pourcentage d’obsèques par crémation en France en 2011. La législation européenne prévoit désormais l’installation de filtration pour limiter les rejets dans l’atmosphère, en raison du mercure qui se dégage.

Sources : A.F.I.F et Fédération française de crémation.

C’EST QUOI ?

La crémation, c’est l’introduction du corps, placé dans un cercueil, dans un four chauffé à 900°C. Sous l’effet de la chaleur, l’auto-combustion du corps et du cercueil dure environ une heure trente. Elle aboutit à des restes calcinés d’os, après que cercueil, chairs et vêtements ont été transformés en gaz ou en poussières évacués avec les fumées.

Obsèques. En France, le nombre de crémations augmente. Alternative à l’inhumation, cette pratique funéraire interroge sur le sens de la mort.

Cimetières saturés, crainte de l’abandon de la sépulture à l’heure de l’éclatement de la famille, coût bien inférieur à celui d’une inhumation, le fait est que plus de 30 % des Français ont choisi la crémation en 2011. L’institut Ipsos et le Credoc annoncent 50 % d’ici 20 ans. Dans une société plutôt encline à se débarrasser de la vue d’un cadavre, la crémation peut être ressentie comme une solution propre qui laisse « la terre aux vivants », selon la formule des pionniers du mouvement crématiste. Pourtant, de la fin de l’Antiquité jusqu’au XIXe siècle, il n’a pas été question de crémation en Europe. À l’heure où les communes s’équipent de crematorium pour répondre à la demande croissante, que révèle cette tendance sociétale ? Du côté des raisons avancées, on entend beaucoup la crainte de voir sa sépulture abandonnée ou oubliée, d’être un poids pour ses descendants et, entre les lignes, la phobie d’être enterré vivant. Dans la balance, les religions ont-elles encore leur mot à dire ? Le catholicisme, s’il n’interdit plus la crémation depuis 1963, privilégie néanmoins l’ensevelissement des corps.

DÉNI DE LA MORT

Parmi les confessions chrétiennes, c’est le protestantisme qui est le plus tolérant avec la crémation que l’islam et le judaïsme interdisent formellement. L’hindouisme pratique la crémation comme un dernier sacrifice offert à Dieu et un rite de passage essentiel. La tendance sociologique observée depuis les années 1980 en France dessinerait donc la courbe d’un déclin de l’influence religieuse dans un contexte sociétal de déni de la mort devenue paradoxalement un marché.

Reste à s’interroger sur le devenir des cendres. Elles seront dispersées dans un jardin du souvenir, placées dans un caveau ou scellées dans un columbar ium puisqu’il est interdit désormais de conserver une urne cinéraire chez soi. Quant à la mémoire, part-elle aussi en fumée ? Interrogé sur le sujet, Patrice, 37 ans est mitigé. « Un de mes grands-pères a été incinéré. C’est clair que son souvenir s’efface sans qu’on puisse vraiment se raccrocher à quelque chose aujourd’hui. Il a fini par ne plus laisser de traces et on n’en parle déjà presque plus, alors que la mémoire de mon autre grand-père, enterré, est bien vivante et dignement célébrée dans la famille. » Face au devenir de son corps après sa mort, c’est à chaque individu de signifier de son vivant ses volontés. Rédiger un testament olographe à ce sujet est aussi un service rendu à ceux qui nous survivent car décider pour un parent défunt est souvent déroutant à un moment que l’on aimerait serein.

Magali Germain

Les raisons avancées pour choisir la crémation sont souvent la peur de l’abandon de sa sépulture et la phobie d’être enterré vivant.

3 questions à Emmanuel Pic : « Le cimetière est un dortoir » Emmanuel Pic, curé de paroisse à Dijon, a réagi au sujet de la crémation sur son blog. Selon lui, les rites funéraires permettent d’apprécier le sens qu’une culture donne à la mort.

Pourquoi les chrétiens ont-ils une préférence pour l’inhumation ? Tout rite est porteur d’un sens profond. Les rites funéraires chrétiens portent le sens chrétien de la mort, qui est l’entrée dans un sommeil dont on se réveillera à la fin des temps, et le passage vers une autre vie. L’inhumation est pratiquée en référence à la parole du Christ sur le grain de blé tombé en terre, qui doit mourir pour renaître. La position couchée évoque le sommeil. Le mot « cimetière » signifie « dortoir » en grec. La crémation, dans ce contexte, n’aide pas à donner un sens à la mort et n’évoque pas l’espérance chrétienne.

Peut-on célébrer des funérailles chrétiennes dans un crematorium ? Non, sauf exception. La cérémonie religieuse, centrée sur la résurrection des corps, a toujours lieu à l’église, en présence du corps du défunt. La crémation a lieu après. Les opérateurs funéraires oublient parfois de le préciser aux familles.

Se décomposer dans la terre ou partir en fumée, quelle différence au final ? La différence est la destruction rapide du corps, en présence de la famille - ce qui est, semble-t-il, une spécificité française, la crémation ayant lieu en privé ailleurs. Outre le traumatisme que la crémation représente pour l’entourage, l’Église catholique estime que l’inhumation met davantage en valeur le respect dû au corps à cause de la foi en la résurrection de la chair.

Propos recueillis par Magali Germain

 

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02/11/2011

2 NOVEMBRE : JOUR DES MORTS

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Un cimetière français

La mort Réintégrée

Roselyne BACHELOT-NARQUIN, ministre des solidarités et de la cohésion sociale

 

 

Pourquoi certains mots sont-ils si difficiles à prononcer ? Pourquoi avoir peur que leur seule évocation devienne invocation, injonction d’advenir ? La mort, peut-être parce que son expérience est, par nature, indicible et intransmissible, est de ceux-là. Depuis quelques décennies, la mort a disparu non seulement de nos conversations, mais aussi de notre quotidien. Alors qu’autour de nous, inévitablement, des hommes et des femmes continuent de parvenir au terme de leur existence, combien sont encore veillés, dans leurs maisons, par leurs proches ?

Combien d’enfants assistent encore aux enterrements et se trouvent ainsi confrontés à la réalité concrète de la mort ? Autrefois si familière, la mort est expulsée, niée, refusée. Sans doute certains d’entre nous ne parviennent- ils pas à en parler parce qu’ils ne peuvent la concevoir. Mais, plus généralement, c’est bien parce qu’elle est rejetée, pour soi comme pour ses proches, qu’elle est tue et exclue. Sujet tabou par excellence, elle est devenue, pour chaque individu et plus largement pour la société dans son ensemble, cette insoutenable limitation de l’être.

Cet évitement semble trouver naissance, en effet, dans une toute nouvelle illusion d’éternité et de toute-puissance. Les remarquables progrès de la médecine et de la technique, conjugués au culte de la jeunesse et de la performance ou, dans un autre ordre, au délitement du fait religieux, ont façonné cette vision de la mort comme un échec scandaleux que l’on ne peut admettre.

D’inéluctable, la mort est devenue un accident. De naturel, son spectacle est devenu insupportable. Les morts, mais aussi ceux qui s’approchent de la mort, sont alors relégués hors de notre vue, expulsés de nos lieux de vie habituels. Même si, fort heureusement, le développement de la culture palliative a mis en avant la nécessité d’accompagner dignement la fin de vie, trop de nos contemporains se trouvent abandonnés dans leur souffrance physique et affective. Certains sont même parfois privés de leur propre mort, de ces derniers instants essentiels, lorsqu’en voulant les épargner, leur entourage les prive d’un savoir capital : la conscience qu’ils vont mourir.

Le débat de ces dernières années sur la fin de vie l’a bien montré : les « mourants » sont, jusqu’au bout, des « vivants ». Ils doivent donc être traités comme tels, c’est-à-dire comme des êtres encore en mesure de sentir et de vouloir. Cela signifie, d’ailleurs, que nul ne peut s’arroger le droit de décider de la mort de l’autre, lorsque ce moment n’est pas encore arrivé.

Pourquoi ces considérations, quand de nombreux penseurs, religieux, philosophes, écrivains, sociologues ont déjà questionné la mort ? En quoi les femmes et les hommes politiques peuvent-ils s’emparer de ce sujet et lui apporter un

éclairage nouveau ? La mort a toujours été un fait public, un événement vécu dans et par la société. Or, le fait politique est d’abord un fait social. L’organisation de la Cité, les conditions du vivre ensemble, le rassemblement d’individus autour de rites et de lois partagés : tel est le cadre de l’action politique. Il est donc bien légitime d’aborder un sujet qui retentit inévitablement sur ces questions. Car la mort n’est pas seulement la souffrance, aussi grande soit-elle. Elle est aussi, avec ses deuils et ses cérémonies, facteur de cohésion sociale et de solidarités. C’est elle qui rend possible la transmission, à la fois d’homme à homme et de génération en génération. Elle qui, paradoxalement, assure la continuité d’une communauté. Il est une évidence trop souvent oubliée : la mort participe de la construction de notre identité, qu’elle soit personnelle, familiale ou sociale. Identité personnelle, car c ’est , à n’en pas douter, la conscience de la mort qui donne son sens et son prix à la vie. Dans ces derniers instants passés avec soi et avec ses proches, c’est toujours la découverte de soi et de l’autre qui se joue. Mais aussi identité familiale, dans la mesure où la famille se construit sur ces morts qui nous ont faits tels que nous sommes et qui nous ont laissé leur place. L’héritage, le souvenir, parfois l’idéalisation du parent mort : autant de notions à partir desquelles notre présent et notre futur s’élaborent. Identité sociale,

enfin, autour des rites, cérémonies et deuils qui nous réunissent et nous rappellent que, devant la mort, nous sommes tous égaux. Ne l’oublions pas : le fait que nous soyons mortels est un élément absolument fondateur.

C’est pourquoi, il est important, pour chacun d’entre nous, de réintégrer la mort dans notre société. C’est-à-dire de l’admettre comme l’aboutissement naturel de notre existence et comme notre dénominateur commun ; et d’accepter d’en parler, lorsque le débat ou la situation l’exige. C’est à cette condition que nous pourrons continuer de vivre ensemble, dans le respect de l’existence singulière de chacun.

Et si, comme l’écrit Emil Cioran, « en parlant de la mort, on a sauvé quelque chose de soi-même », souvenons-nous, pour ce jour de la Toussaint et pour tous les autres,

de commencer par le commencement, même si c’est par la fin.

 

(Source : La Croix, 31/10/11)

 

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30/09/2011

FAMILLE... UNIE POUR TOUJOURS ?

 

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FAMILLE UNIE

LA FAMILLE, CLÉ D’UN BONHEUR FRAGILE

Le fait est acquis et confirmé à chaque nouveau sondage.

La famille occupe une première place dans la vie, l’équilibre et le bonheur des Français. Paradoxalement, jamais l’institution du mariage n’est apparue aussi fragile, tant il est difficile aujourd’hui de parler d’unions sans évoquer les ruptures et les souffrances qu’elles occasionnent. Et si les plus jeunes continuent de rêver au grand amour qui dure – notre sondage le prouve comme celui Ipsos-Marie-Claire de juin 2010, selon lequel 80 % des moins de 25 ans espèrent se marier –, l’expérience de leurs aînés ne les pousse guère à envisager la vie à deux avec un optimisme béat. « Il existe un sentiment de précarité du lien affectif. J’observe de plus en plus de trentenaires, également dans les milieux très chrétiens, ayant peur de s’engager. L’angoisse du choix est assez forte, notamment pour les jeunes hommes. Les couples font des engagements par paliers, avec prudence », témoigne Jacques Arènes, psychologue clinicien, membre du Conseil famille et société de la Conférence des évêques de France. C’est à partir de cette contradiction apparente entre la famille « clé du bonheur » et la famille « carrefour de toutes les fragilités » que l’assemblée épiscopale a lancé en novembre dernier l’initiative Famille 2011 que vient clôturer, les 1er et 2 octobre, un colloque national.

Pour autant, le monde catholique n’est pas le seul à s’inquiéter de ces vulnérabilités conjugales. Nombre d’arguments sont avancés pour tenter de les comprendre.

À commencer par l’espérance de vie qui ne cesse de croître. « Les couples d’aujourd’hui peuvent envisager cinquante à soixante ans de vie commune, autant d’années à se demander si l’herbe ne serait pas plus verte ailleurs », observe Élisabeth Darchis, psychanalyste et thérapeute familiale (1). Le discours ambiant n’encouragerait pas non plus à la longévité. « Les sociologues de la famille évoquent le règne du zapping, de la société de consommation, du “tout, tout de suite” et l’idéologie du “moi d’abord” pour expliquer la rapidité avec laquelle on se sépare. Par ailleurs, les couples revendiquent de vivre à la fois une harmonie conjugale et un épanouissement personnel », ajoute-t-elle. Serions-nous devenus trop ambitieux ? Pour Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste, les principaux ennemis du couple sont « les exigences de l’individu contemporain, soucieux de réussir son existence, d’aller dans le sens de sa “nature profonde” et de ses désirs. Il se méfie des contraintes ou d’appartenances trop fortes qui viendraient prendre le pas sur son statut d’individu. Toute règle instituée est soumise à question. Paradoxalement, le mariage est devenu le lien institué le plus faible, alors que, il y a environ un siècle, il était encore indissoluble », analyse Serge Hefez, coauteur de l’ouvrage Les Nouveaux Parents (2) qui paraît cette semaine aux Éditions Bayard.

Jacques Arènes abonde dans ce s e n s . « Aujourd’hui, il est très rare de rester avec quelqu’un qu’on n’aime plus. C’est souvent une vraie souffrance. La relation amoureuse est primordiale dans le couple. On sait que les catholiques divorcent un peu moins que les autres, mais ils le font tout de même. Quelle compensation gagne-t-on aujourd’hui à rester ensemble ? Être reconnu par les autres ? Gagner son paradis ? Actuellement, la plupart des croyants mènent leur vie comme s’ils n’en avaient qu’une. » Et le désarroi est palpable. « Je reçois de plus en plus de jeunes couples, parfois futurs parents, qui s’interrogent : comment faire pour “tenir”, pour “durer” ? », observe Serge Hefez.

Signe des temps ? Selon Jacques Arènes, les principaux ennemis de l’unité conjugale sont les blessures narcissiques. « Les femmes, notamment, ne supportent plus l’infidélité de leur conjoint. C’est un fréquent motif de séparation, ce qui est assez nouveau. L’infidélité est souvent le signe d’un problème plus profond ; un manque de désir après une naissance, par exemple. Or ne pas être désiré est perçu comme un réel affront », explique-t-il. Les questions éducatives sont aussi le lieu de frictions de deux ego. « Certains couples s’entendent très bien sur le plan conjugal, mais éduquer soulève beaucoup de tensions, d’enjeux de pouvoir, de rivalités. Disqualifier son conjoint, son autorité, ses valeurs devant les enfants est très humiliant. Il y a, là aussi, un enjeu narcissique très fort. »

Au-delà des souffrances familiales causées par les ruptures et les conflits qui perdurent, l’enjeu est aussi économique représentent 19 % des familles en France avec, en grande majorité, des femmes à leur tête. Le rapport du groupe de travail « famille » des députés Anne Grommerch et Hervé Mariton, présenté en juillet 2011, soulignait que le taux de pauvreté de ces familles s’élève à 46,2 % pour une mère sans activité avec enfants, contre 7 % pour l’ensemble des Français. « De nombreuses études soulignent que la famille constitue un bouclier dans les crises économiques, un rempart contre l’isolement, la précarisation et la solitude », explique Jacques Arènes.

 

Les pistes pour éviter l’éclatement des familles ne manquent pas. Préparations à la vie de couple, à l’engagement, aides à la parentalité, développement des lieux de parole et de médiation, revalorisation de l’institution du mariage… Récemment, dans son essai Le mariage d’amour a-t-il échoué ?, l’écrivain Pascal Bruckner proposait de « remettre de la raison dans le sentiment ». Un point de vue auquel Serge Hefez n’est pas loin de souscrire quand il suggère, un brin provocateur, de « repenser l’institution familiale à côté du lien amoureux. Aujourd’hui, le couple amoureux est fondateur de la famille. Peut-être faudrait-il repenser cela car, dans les faits, on voit bien que la corrélation entre vie amoureuse et famille ne va pas de soi. »

Forte de son expérience de thérapie familiale psychanalytique, Élisabeth Darchis prône plus concrètement une intervention en amont. « Je milite pour la prévention, dès la grossesse. Des progrès ont été effectués ces dernières années, grâce notamment aux PMI, et l’entretien prénatal du 4e mois, même si ce dernier est parfois fait à la va-vite. La naissance d’un enfant est un moment de crise potentielle pour le couple, pour la famille au sens large, et pour la fratrie. En étant à l’écoute des futurs parents pour leur permettre de s’organiser psychiquement, en partant sur des bases neuves au moment où la famille se construit, il yaurait moins de mal - t r a i t a n c e s , moins de violences, moins de difficultés scolaires aussi. Au final, cela coûterait moins cher à la société. » À chaque couple, ensuite, de faire preuve d’inventivité en tricotant jour après jour son propre modèle conjugal. Quitte à faire sien le slogan publicitaire d’un fabricant d’électroménager bien connu : « Construit pour durer ».

MARIE AUFFRET-PERICONE

 

(1) Coauteur de 100 % parents, 100 % couple,

quand le couple devient famille, Éditions Milan.

(2) Les Nouveaux Parents, de Noëlle Châtelet,

Serge Hefez et Jean-Claude Kaufmann,

Éditions Bayard, 16 €, 127 p.

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REPAS DE FAMILLE
(à impimer et colorier)

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29/09/2011

BEAU RÊVE : LA FAMILLE

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Beau rêve : la FAMILLE

La famille, on le sait, est une valeu sûre pour les Français. Peut-être même une « valeur refuge ». Mais qu’appelle-t-on une famille ? Des publicitaires – pour des marques de voiture ou de chaussures – ont choisi « leur » modèle (revendiquant, bien sûr, de ne pas en avoir), en proposant des images de tribus recomposées ou de parents de même sexe. Le sondage, réalisé par Ipsos-Logica pour La Croix et le service Famille et société de la Conférence des évêques de France, ne prétend pas répondre à la question du « modèle ». Il révèle seulement un rêve : une très grande majorité de Français, de tous âges, de tous milieux, de toutes religions ou sans religion, ont envie de connaître une vie de famille stable et de la mener avec la même personne.

Les personnes interrogées n’ignorent rien du nombre élevé des séparations ; ils savent bien les obstacles possibles. Ils n’idéalisent pas un modèle passé, favorisé par une dépendance financière des femmes et parfois marqué d’hypocrisie ; ils n’accusent pas les « médias » ; ils reconnaissent qu’une vie de couple longue se heurte à bien des vicissitudes ; pour que durent l’amour et le bonheur, ils le comprennent, il faut y mettre du sien et savoir se faire aider. Ce sondage fait écho au

travail qu’a mené la Conférence des évêques de France, en dressant un état des lieux de la situation des familles d’aujourd’hui. Une réflexion en profondeur qui n’est pas sans rappeler celle qui fut menée sur la bioéthique.

C’est dans cette société pétrie de contradictions que les chrétiens sont présents. Présents au moment de mariages, des naissances, pour la catéchèse des petits ou des adolescents ; ils sont auprès des familles en difficulté dans les associations caritatives, ils rencontrent parents et élèves dans les écoles ; ils sont là quand survient la mort. Prêts à accompagner les familles, dans leur diversité. Mais l’Église catholique veut également interpeller les politiques : la fragilité des familles affaiblit la société (femmes seules élevant leurs enfants dans une grande précarité ; jeunes en souffrance qui décrochent de l’école ; adultes happés dans une spirale d’exclusion…). Soutenir les familles n’est donc pas seulement une obligation morale (le mot fait si peur) ; mais une responsabilité éminemment politique. Permettre que le rêve de famille devienne réalité, beau projet de développement durable, pour une écologie humaine.

Dominique QUINIO (La Croix du 28/09/2011)

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28/09/2011

SEGOLÈNE DELEDALLE

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SÉGOLÈNE

 

SÉGOLÈNE DELEDALLE

Depuis le matin, le téléphone portable est en surcharge. Appels, messages, les sollicitations pleuvent. Contrairement à l’averse qui s’abat sans discontinu sur Paris depuis des heures, cette « pluie » réchauffe. « Tout le monde m’appelle , je suis heureuse de voir que les gens pensent à moi », apprécie-t-elle en s’excusant de sa petite voix pour le dérangement. Ce 19 Juillet 2011, Ségolène DELEDALLE fête ses 24 ans. Familles et amis n’ont pas oublié la jeune femme. Elle semble d’autant plus comblée qu’elle passera la soirée au Moulin Rouge, célèbre cabaret parisien. Un cadeau d’anniversaire très apprécié : « Cette année , j’ai appris à danser le French cancan, révèle-telle fièrement. J’aurais bien voulu danser avec elles, mais je ne peux pas ! ».

 

Ségolène est une fille du Nord. Elle vit avec ses parents à Mouvaux, près de Lille. Depuis quelques mois, cette jeune femme blonde aux yeux bleus travaille dans une école comme agent d’entretien. « Ce travail me plaît, même si c’est un peu dur avec les enfants : ils ne sont pas sages ; ils crient. »

Ségolène est une jeune femme posée, à la sensibilité artistique, joueuse de piano, elle tient avec minutie le journal de ses vacances. Dans son carnet rose orné d’une jolie fleur, elle note d’une belle écriture son programme quotidien. Elle y raconte notamment le travail de bénévole à la Fondation Lejeune qu’elle fait, généreusement, pour quelques jours.

 

Ségolène est aussi une jeune femme résolument positive. Trisomique 21, elle assure que sa maladie ne lui cause pas de difficultés. Réalité ? Pudeur ? Elle ne veut peut-être pas en parler. Elle a d’ailleurs raison. Ce 19 Juillet est un jour de fête !

 

(Extrait de « La Lettre de la Fondation Jérôme LEJEUNE", Sept.2011)

 

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11:44 Publié dans Société | Commentaires (0)

 
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