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06/04/2012

6 AVRIL 2012: VENDREDI-SAINT

VENDREDI-SAINT à Braga.jpg

 

Le saint Vendredi, où Dieu est mis en croix

Il règne sur le bois, ton Roi !

Père Daniel-Ange

ROME, jeudi 5 avril 2012 (ZENIT.org) – A l’occasion du Triduum pascal, le P. Daniel-Ange propose aux lecteurs de Zenit des méditations sur le Jeudi Saint (le lavement des pieds, l’eucharistie et el sacerdoce, l’agonie à Gethsémani, et l’arrestation de Jésus : cf. Zenit du 4 avril 2012), le Vendredi Saint (la crucifixion et les paroles de Jésus en croix, ci-dessous), et sur le Samedi Saint et la Résurrection (que nous publierons demain, 6 avril).

Le saint Vendredi, où Dieu est mis en croix

Il règne sur le bois, ton Roi !

Jésus est arraché au puits infernal, conduit menottes aux mains devant ces tribunaux où, pendant des heures, il va être soumis à des interrogatoires dérisoires[1]. Simulacre de procès, histoire de sauver quelques formes juridiques, vu les lois de l’Empire romain. Mais tout est joué d’avance !

Le jour lentement se lève, triste et blafard… Le voici jugé, condamné, comme le sont tant et tant d’hommes et de femmes innocents.

Que de jugements injustes, iniques, peuvent être rendus ! Que de juges corrompus, achetés, compromis dans des magouilles politiques ! Que d’innocents détenus en prison, des années durant ! Que de calomnies condamnent un homme, une femme à une mort sociale !

Que de « on-dit » colportés derrière notre dos ! Que de suspicions ou simplement d’étiquettes collées ! Et un beau jour, tu te retrouves en prison, parfois condamné à mort !

Toutes ces injustices criminelles, notre Dieu a voulu les subir, en pâtir… Le voilà humilié, bafoué, calomnié, outragé, comme le seront tant de martyrs. Je pense à ces tribunaux populaires sous Staline, Mao ou Pol Pot.

Dans le totalitarisme psycho-médiatique occidental, ces tribunaux, ce sont souvent ces plateaux-télé où – modernes arènes – on tourne les chrétiens en dérision, on les jette en pâture aux bêtes sauvages : l’opinion publique. Notre manière à nous d’être flagellés, conspués, rejetés.

En plein tribunal sa gloire royale !

On va le renvoyer de tribunal en tribunal. Se le passer de mains en mains : comparution – encore de nuit – devant le grand prêtre Anne, l’ancien. Devant Caïphe, le grand prêtre en charge, et tout le Sanhédrin. Devant le gouverneur romain, Ponce Pilate. Renvoi à Hérode. Renvoi à Pilate… Cela n’en finit pas ! Comme pour mieux savourer leur victoire, faire durer le plaisir de cette condamnation.

Tout au long de ce procès truqué, on lui balance à la figure ses propres paroles. On les retourne contre lui. Ces joyaux de vérité, on en fait des couteaux pour l’étriper.

Tout au long de l’Histoire, ses détracteurs continueront de le faire : « Tu as dit… Il a dit… détruisez ce temple… »

Plus douloureux encore : ses titres eux-mêmes – affirmation de son identité – sont aussi retournés contre lui : « Roi d’Israël », « Fils de Dieu »

On les arrache à ses lèvres. On les tourne en railleries, en moqueries. Sa parole, on la singe, on la prostitue.

Durant les premiers siècles, on recueillait avec grand soin ces procès-verbaux d’interrogatoires, où scintillent des paroles de feu directement inspirées de l’Esprit Saint.

Ici, pas de disciples ou amis, personne pour prendre sa défense. Jésus n’aura qu’un seul avocat, le plus inattendu de tous, mais une fois le procès fini, la condamnation prononcée. Et lui-même ne dit pas un mot pour se défendre, ou si peu. Il est seul, tout seul !

Oui, devant cette avalanche d’accusations, de mensonges, de calomnies, Lui, il se tait. Ô silence de Dieu en sa souffrance ! Silence qui sidère et énerve ses juges. Mais silence qui confortera une multitude d’accusés, choisissant de répondre par le silence au bombardement d’accusations.

Puis, tels des éclairs déchirant ce grand silence, quelques brèves réponses de pure splendeur.

Souviens-toi : quand il avait – aussi l’espace d’un éclair, sur le Thabor – laissé transparaître sa gloire à travers sa chair, il avait parlé avec Élie et Moïse de quoi ? De sa Passion ! Et en pleine Passion, à quoi pense-t-il ? Solennellement, majestueusement, il ose clamer :

« Amen ! je vous le déclare : dorénavant vous verrez le Fils de l’homme siégeant à droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel. »

Plus tard, sous la pluie de pierres, Étienne verra « les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu » [Ac 7, 57], l’attendant dans la gloire.

Viens et vois ton Roi ! Le voilà humilié, bafoué, condamné, et il proclame sa venue en gloire ! Il le dit pour prouver qu’il est en vérité : qu’il EST.

Tous saisissent parfaitement l’allusion au livre de Daniel, parlant de Dieu lui-même. Et la question stratégique entre toutes de fuser : « Donc c’est toi le Fils de Dieu ? » Sans l’ombre d’une hésitation : « Vous le dites je le suis ! » Oui, c’est bien moi !

Blasphème suprême ! Trop c’est trop ! Cela suffit. Il s’est condamné lui-même à mort. Le verdict tombe comme une lame d’échafaud : « Passible de mort ! »

Aujourd’hui, ceux qui osent suspecter son identité divine lui arrachent la raison précise de sa condamnation, donc le sens même de son martyre. Ils stérilisent toute sa Passion. Pire : le condamnent à mort une seconde fois dans l’esprit des croyants. S’ils se disent chrétiens, s’ils sont baptisés, alors ce sont des renégats, des judas. Quelle que soit par ailleurs leur bonne foi. Douter de sa divinité, c’est dire : tu es mort pour rien. Conséquence : personne n’est sauvé !

Si tu témoignes de sa vérité,

il partage avec toisa royauté

Et maintenant, viens et vois encore Jésus devant un nouveau tribunal : celui de Pilate. Au Prétoire : la cour du Palais ou plutôt de la forteresse Antonia. Dialogue bouleversant entre ces deux hommes. Entre le Sauveur des humains et le gouverneur des Romains…

« Tu es le roi des Juifs ?

– Mon royaume n’est pas de ce monde.

Si mon royaume était de ce monde,

mes gens auraient combattu

pour que je ne fusse pas livré aux Juifs.

Mais mon royaume n’est pas d’ici. »

Pilate sidéré : « Mais alors, tu es… roi ? »

Jésus en majesté : « Oui, tu le dis : Roi, je le suis[2] ! »

Il ne s’esquive pas. Ne biaise pas. N’édulcore pas.

Devant le tribunal juif, il a proclamé sa divinité devant le tribunal romain, il clame sa royauté.

Tu te rends compte : il est là, pitoyable, condamné, le visage méconnaissable, et il ose dire tranquillement : « Je suis Roi ! » Et, sur la lancée, il donne le sens même de sa présence, affirmant du même coup sa préexistence éternelle :

« Je suis né, je ne suis venu au monde que pour ceci :

rendre témoignage à la vérité.

Quiconque est de la vérité, il écoute ma voix. »

Il est de mon bord. Il partage mon sort. Il me suit. Il m’aime.

Ce qui fonde sa royauté : sa vérité. Il est Roi parce qu’il EST. C’est tout. Depuis toujours et pour toujours.

Pour régner avec Lui, suis-je prêt à témoigner de la vérité ? Jusqu’au bout ? Jusqu’au sang versé ? Ceux qui règnent sur le monde, ceux qui en dirigent le cours, ce sont avant tout ceux qui confessent leur foi, ceux qui souffrent pour la vérité. Ceux qui sont persécutés parce qu’ils sont enfants de Dieu.

Dans l’Apocalypse, le ciel résonne d’hymnes acclamant la victoire, la puissance et ici royauté de Jésus. Pourquoi ? Parce qu’il a été vaincu, « l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait jour et nuit ». Et par qui donc ? Par les accusés eux-mêmes, ceux qui ont « méprisé leur vie jusqu’à mourir ». Et avec quelle arme ? Le sang de l’Agneau ! [cf. Ap 12, 10-12]

Avec Lui, ils sont donc rois et reines. Avec Lui, ils règnent sur le monde :

« Ils mèneront campagne contre l’Agneau, et l’Agneau les vaincra », car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois.

Roi tout seul ? Non !

« avec les siens : les appelés, les choisis, les fidèles. » [Ap 17, 14]

« Puis je vis des trônes sur lesquels ils s’assirent, et aussi les âmes de ceux qui furent décapités pour le témoignage de Jésus et la Parole de Dieu, et tous ceux qui refusèrent d’adorer la Bête et son image, de se faire marquer sur le front ou sur la main [du chiffre 666] : ils reprirent vie et régnèrent avec le Christ. » [Ap 20, 4-4]

Ton Roi, le voici !

En pleine comparution-condamnation, Jésus contemple déjà cette cohorte magnifique des témoins de la vérité de tous les temps.

Dans sa majesté et sa simplicité, ce courageux témoignage ne suscite en Pilate que cynisme et scepticisme : « La vérité, c’est quoi ce truc-là ? »

Jusqu’à la fin des temps, il y aura ceux en qui voir et entendre Jésus n’éveillera que déception, soupçon, suspicion. Mais il y aura la foule sans nombre de ceux qui, à sa suite, deviendront les splendides témoins d’une vérité, non fabriquée par eux-mêmes, mais donnée par Dieu, et par eux reçue.

N’empêche : sans en être bouleversé, Pilate en est ébranlé. Un moment, il a même le courage de prendre la défense de Jésus, d’affirmer son innocence. Par trois fois, il répétera : « Non, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » Il va tenter deux subterfuges pour le sauver.

D’abord, faire appel à cette coutume juive de gracier un condamné pour la Pâque. Supermoyen de s’en tirer, de sauver la face. Mais voilà le pire qu’on pouvait redouter : « Tous vocifèrent : non pas lui, mais Barrabas ! »

Au Saint, on préfère l’assassin ! A la Lumière, les ténèbres ! Au Sauveur, un voleur ! Et cela se répétera si souvent !

Autre subterfuge : pour apaiser leur colère, le faire fouetter, flageller. Horrible injustice, mais mieux qu’une exécution. La soldatesque s’exécute. Elle en profite pour tourner en dérision sa grande affirmation : « Salut… roi des Juifs ! »

Couronne, manteau royal, sceptre, tout y est : super sketch ! Super parodie

Ici encore, viens et vois ton Roi ! Plus beau, plus majestueux que jamais… Sa couronne est tressée d’épines. Mais chaque goutte de sang qui en perle, n’est-ce pas effectivement déjà un rubis scintillant de sa gloire ?

Jésus a été le premier a être blessé par tout ce qui va un jour me blesser. Par sa Flagellation, il s’est interposé entre le coup et moi-même. Dans son corps, mes propres blessures sont devenues des blessures d’amour. Et, à chaque messe, en recevant son Corps, sa Vie, je reçois mon corps, ma vie. Mais déjà guéris par l’Amour. Si je le veux bien.

Pilate continue d’essayer de le sauver : « Il cherche à le faire relâcher. » Il voudrait qu’ils soient impressionnés, comme lui, par son humble majesté. Deux fois, il le présente à la populace, avec deux mots extraordinaires. Deux titres :

– « L’Homme, le voici ! »

– « Votre Roi, le voici ! »

Il ne sait pas ce qu’il dit. Il ne se doute pas de ce qui est contenu en ces deux mots. Ils traverseront les siècles. Toute la suite de l’histoire du monde sera là pour le prouver : oui, il est l’Homme. L’Unique. Le Seul. En Lui, tout homme devient homme.

Il est le Roi : de Lui toute autorité vient. Il règne sur le monde. Il règne d’abord par sa Croix, ensuite dans sa gloire. D’abord par sa souffrance. Ensuite par sa puissance.

Une ultime fois, Pilate : « Votre roi, vais-je donc le mettre en croix ? » En trente versets, quatorze fois ce mot « roi »

Mais au Roi du ciel, on préfère les roitelets de la terre. à un Dieu-Enfant, on préfère les idolestyrans. Au Sauveur, les dictateurs. Aujourd’hui comme hier. Actualité incessante de la Passion !

Pilate fiumt par céder, succomber. Lâchement. Malgré l’intervention courageuse d’une femme : la sienne.

Sa petite revanche ? Le mot qu’il écrit sur l’écriteau : « Jésus, le roi des Juifs ! » Basta ! Et cela, malgré toutes les pressions, il ne le lâchera pas. Il tiendra bon !

Et voilà Jésus lâché, largué, livré. Ne reste que l’exécution.

J’aimerais tant être aidé par toi

[Mt 27, 32 ; Lc 23, 26 ; Mc 15, 21 ; Jn 19, 17]

Avec toute la force qui est en lui, il aurait pu facilement porter sa Croix. Tout seul. Fièrement. Mais non ! Il veut la porter faiblement, pauvrement. Tomber et retomber. Il veut être aidé, soutenu. Et, puisque tous ses disciples se sont enfuis, un certain Symon de Cyrène se trouve réquisitionné au retour des champs. Il commence par subir cette contrainte. Mais sans doute très vite est-il bouleversé de lire dans les yeux de Jésus une telle paix, une telle douceur. Tout le reste de sa vie, il a dû être fier et heureux d’avoir pu avoir cette toute petite part à la souffrance de son Dieu.

C’est ainsi que Jésus nous fait ce cadeau inestimable : pouvoir participer un peu à sa Passion rédemptrice. Au début, c’est souvent malgré nous : nous subissons une épreuve. Puis, à contrecœur, nous tâchons de l’assumer. Vient enfin le moment où nous recevons la grâce de l’offrir, d’entrer dans l’oblation de Jésus. Alors, quelle paix ! Quelle paix et quelle puissance sur le Cœur de Dieu !

Ces pépites d’or pur…

Pour comprendre la Passion de Jésus de l’intérieur, il faut le rencontrer là même où il vit encore et toujours sa Passion aujourd’hui. Le rejoindre vivant dans les personnes en qui sa Passion se poursuit. Durant sa propre Passion, il y a presque 2 00 ans, c’est la gloire divine qui s’est insinuée dans la souffrance humaine. Aujourd’hui, comme tout au long de ces 2000 ans, je puis voir les lieux, les événements, lespersonnes où rejaillit cette gloire infiltrée dans la souffrance humaine (comme un filet d’eau qui disparaît sous terre et ressort beaucoup plus loin dans une prairie).

Et dans les pires souffrances, aujourd’hui, je peux voir la gloire de Jésus. Il y a des pépites d’or de don de soi, de générosité, qui illuminent les pires situations. Aujourd’hui même, j’ai la preuve tangible, visible, vérifiable, de cette plénitude d’amour que Jésus a vécue dans sa Passion : quand je vois des hommes, des femmes, des jeunes, des enfants qui devraient être révoltés par la souffrance, et qui l’offrent avec joie, parce que le cœur plein d’amour. Je suis témoin aujourd’hui de tout ce que Jésus a infusé d’amour dans la souffrance humaine pour la transfigurer du dedans, c’est-à-dire en changer le visage.

Je comprends qui est Jésus, moins en lisant le récit de la Passion dans l’Évangile, qu’en recevant de ceux qui souffrent avec amour, l’Évangile vivant pour aujourd’hui.

Au fond des pires horreurs, il y a de telles splendeurs ! Personne n’en parle !

Au fond de l’enfer, tant de fois j’ai vu le ciel ouvert ! Personne n’en parle !

Au fond des pires souffrances, il y a des trésors de patience ! Personne n’en parle !

Mais Dieu le sait. Cela suffit.

[1] Encore une fois, je ne prétends nullement ici faire le récit de cette Passion du Sauveur. Pour cela, il suffit de méditer le texte même des différents évangiles (si possible en Synopse, c’est-à-dire en parallèle), afin de suivre Jésus à la trace, minute par minute. Ici, simplement quelques flashes « zoomant » sur tel moment ou tel détail pour mieux en saisir le sens.

[2] Et non pas, comme l’édulcore de façon navrante la traduction liturgique française : « C’est toi qui dis que je suis roi », ce qui fausse gravement le sens.

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05/04/2012

5 AVRIL 2012 : JEUDI-SAINT

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JEUDI-SAINT – HOMÉLIE

 

Il vous est sans doute arrivé de contempler, dans une église ou dans un musée, tel ou tel de ces chefs d’œuvres , peints au XVè ou XVè siècles par des artistes célèbres, et qui sont composés de 3 volets, souvent articulés, dont les panneaux de gauche et de droite peuvent se rabattre sur la partie centrale : on appelle ce genre de peintures des « triptyques »… (Vous en trouvez un au bas du verso de votre feuille)  Pourquoi est-ce que je vous dis cela ? C’est bien simple : la liturgie du Jeudi-Saint nous propose 3 lectures, qui évoquent 3 scènes bibliques : il serait facile de les représenter sous forme de triptyque ; pour ne pas trop prolonger notre célébration, nous n’avons lu que deux des trois scènes, mais les trois sont importantes pour bien saisir l’esprit de la liturgie de ce jour. Voici donc 3 tableaux (ou 3 scènes) : au Centre, bien entendu, se trouve le repas du Seigneur – à gauche, nous voyons l’Agneau Pascal – et à droite le Lavement des pieds : chaque scène mériterait d’être contemplée longuement, mais je voudrais souligner plutôt ce qui en fait l’unité profonde .

Regardons d’abord le volet de « L’Agneau pascal »… Vous savez à quoi il fait allusion : à la Sortie d’Egypte sous la conduite de Moïse. La mémoire de ce fait merveilleux s’était gravé à tout jamais dans la mémoire du Peuple, et chaque année, les Juifs devaient manger l’Agneau Pascal, en souvenir de l’Agneau que leurs Pères avaient immolé et mangé avant de sortir d’Egypte : le chair de l’Agneau avait été leur nourriture, et de son sang les portes des maisons avaient été marquées, pour épargner la mort aux premiers-nés, dernier fléau qui devait décider Pharaon à laisser enfin partir le peuple esclave…

Il se trouve que Jésus a voulu mourir au moment où les Juifs mangeaient l’Agneau Pascal. Les chrétiens ont tout de suite compris que, désormais, l’Agneau Pascal ne serait plus un animal, mais bien Jésus lui-même : voici pourquoi on lit aujourd’hui ce récit de l’Agneau Pascal.

Et nous « passons » de la figure à la réalité, avec le récit du dernier repas de Jésus.

Dans son récit, St Paul ne vise pas directement à faire œuvre d’historien, mais il écrit pour reprocher vivement aux Chrétiens de Corinthe, de galvauder le « repas du Seigneur » : la coutume des premiers chrétiens était de célébrer ce repas dans la maison de l’un d’entre eux, assez grande pour accueillir la communauté : il n’était pas question de faire cela à la synagogue, car ce « repas » était un rite nouveau, ignoré de la Tradition Juive ; il n’existait pas non plus encore d’églises, évidemment ! On se réunissait donc dans une maison « privée », et c’est ce qui commençait à donner lieu à bien des abus… Chacun apportait son repas, et les uns mangeaient beaucoup tandis que d’autres n’avaient que très peu ; il y en avait même qui buvaient plus que de raison ! St Paul s’enflamme donc contre ce dévoiement de « repas du Seigneur », et il rappelle à la raison les chrétiens égarés : ils défigurent le « repas du Seigneur » : et Paul d’en profiter pour leur rappeler ce qu’on lui a enseigné à lui-même à ce sujet… Et ce qu’on lui a enseigné, c’est exactement ce dont témoignent les Evangiles : Jésus a donné sa chair à manger et son sang à boire, la nuit même où il fut livré, et du même coup, il a institué le sacerdoce, en chargeant les apôtres de « faire cela en mémoire de Lui ». C’est cela que nous célébrons ce soir… et à chaque Eucharistie .

Mais il manque encore un volet du triptyque : c’est celui que St Jean raconte dans son Evangile (alors qu’il ne parle pas de l’Eucharistie !) : le LAVEMENT DES PIEDS… Scène surprenante, et qui a heurté Pierre, lequel proteste vivement… Mais scène voulue expressément par Jésus, comme un commentaire vivant de sa vie, et surtout de sa Pâque : il accomplit un geste courant à l’époque, mais qui incombait aux esclaves… Lui, le « Maître et Seigneur », il joue le rôle de Serviteur : toute sa vie a été SERVICE, service du Père et Service des hommes, et sa mort rédemptrice est le plus grand service qu’il pouvait rendre à l’Humanité… Désormais l’Eucharistie a partie liée avec le service : il sera impossible de communier à Jésus Serviteur sans vouloir être soi-même Serviteur.

Voilà donc le sens plénier du Triptyque « Agneau – Eucharistie – Service ».
- « Seigneur, que tes Œuvres sont belles ! Que tes Œuvres sont grandes ! Tu nous combles de joie ! » Amen !

Père Gabriel JEUGE (Maison de Nazareth - Orléans 45000)

 

 

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11:09 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

02/04/2012

2 AVRIL 2012 : SEMAINE SAINTE (de: "Monastère Invisible")

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Sixième semaine de carême

 

 

« Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle »

(Jean 6, 53)

 

 

En cette avant-dernière semaine de carême nous atteignons une « zone de rupture ». Notre intelligence bute sur un mystère si déconcertant qu’il nous est difficile de l’accueillir.

Le travail de renouvellement de notre intelligence entamé maintenant depuis cinq semaines, a été pour nous, sans que nous le sachions, un travail d’échauffement, afin de nous rendre capables de prendre ce mystère à bras le corps.

 

À la fin du discours de Jésus se présentant comme le Pain de Vie, beaucoup de disciples, scandalisés par les propos lui dirent : « elle est dure cette parole, qui peut l’entendre ? » (Jean 6, 60), et dès lors, beaucoup se retirèrent et n’allèrent plus avec lui.

Jésus, s’adressant alors aux douze apôtres, leur demanda : « Voulez-vous partir vous aussi ? » Pierre fit cette magnifique réponse : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu » (verset 68).

 

Qu’est-ce que Jésus a dit de si dur à accepter ?

 

« Je suis le pain de vie.

Qui vient à moi n’aura jamais faim ;

qui croit en moi n’aura jamais soif.

(Jean 6, 34) […]

En vérité, en vérité, je vous le dis,

si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme

et ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous.

Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle

Et je le ressusciterai au dernier jour.

Car ma chair est vraiment une nourriture

Et mon sang vraiment une boisson.

Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.

(6, 53-56) […]

Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. »

(6, 63)

 

Pour les contemporains de Jésus, cette parole est dure (verset 60), elle est irrecevable si l’on pense de manière charnelle, car ces paroles sont esprit et vie.

Cette parole créatrice provoque le départ de nombreux disciples (verset 66).

 

Pour nous aujourd’hui, le contraire se produit ; cette parole est molle au point qu’elle ne nous attire plus à la messe ; elle nous laisse indifférent.

 

Pourtant la promesse du Christ est immense : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. » Comment est-il possible de prendre à la légère une telle parole au point de ne plus participer à l’eucharistie du dimanche ?

 

Bon nombre de chrétiens ne croient pas et n’entrent pas dans le mystère eucharistique.

Dans L’imitation de Jésus-Christ, considéré comme le plus beau livre écrit de la main de l’homme (Fontenelle), O. Sporey dans sa traduction a supprimé le quatrième livre sur l’eucharistie, le considérant comme un rajout de l’Église… Cela montre l’incompréhension du mystère, et la méconnaissance de la parole du Christ, du peu de considération accordée à cette Parole. Tous nous sommes tentés de faire du tri dans ce qui nous convient ou ne nous convient pas dans les Écritures !

Or, l’Eucharistie, n’est pas une invention ou une pratique instituée par l’Église catholique, elle est fondée par le Christ lui-même et célébrée lors de la sainte Cène, peu avant l’offrande de sa vie sur la Croix. Ces deux offrandes étant liées l’une à l’autre.

 

 

Jésus n’agit pas de manière symbolique, ce qu’il dit se réalise. Si c’est vrai pour le paralytique qui se lève et marche, si c’est vrai pour l’aveugle-né qui tout à coup voit, si c’est vrai pour Lazare qui retrouve vie à l’appel du Christ, alors pourquoi ne serait pas vraie, effective, efficace, cette parole du Christ lorsqu’il dit : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » ? Il prend la peine d’insister : « Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment une boisson » (verset 55).

 

Le sens de l’incarnation va jusque-là. Il a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme, disons-nous dans le Credo, c’est donc bien que notre transformation doit être totale. C’est corps, âme et esprit que nous sommes appelés à entrer dans la vie éternelle.

Toute la création doit être transformée pour participer à la gloire de Dieu. Spirituellement nous sommes appelés par le Père à être des adorateurs en esprit et en vérité… avec notre chair. Cette chair doit devenir capable de vivre dans l’Esprit et par l’Esprit en communion totale avec Dieu.

 

« Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (verset 56).

 

Si le Christ a insisté pour que nous mangions son corps et buvions son sang, c’est parce qu’il veut que cette communion, avec lui, ne soit pas uniquement spirituelle mais aussi charnelle.

C’est tout notre être qui entrera un jour dans la vie éternelle. Mais dès à présent, en communiant au corps et au sang du Christ, nous avons la vie éternelle. Cette vie qui participe à la vie même du Christ.

 

Le renouvellement de notre intelligence en ce temps de carême ne consiste pas à dire : « comment cela se fait-il ? » mais c’est d’accueillir et d’entendre pour quelle raison le Christ nous propose son corps et son sang : c’est afin que nous ayons la vie éternelle.

 

Quand je pense que pour les soldes chez Harrods à Londres, les gens font la queue et campent la veille au soir pour être les premiers ; alors que nous, à qui il est offert la vie éternelle, nous arrivons à la messe tout juste à l’heure, sans préparation, voire même en retard…

Prions et demandons à Dieu de nous donner le zèle des addicts des soldes, à défaut de la compréhension du grand mystère de la foi.

 

 

L’invitation du Christ est un appel

 

« Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme… Or, l’œuvre de Dieu est de croire en celui qu’il a envoyé. »

(Jean 6, 27.29)

 

Abandonnons ce que nous pensons savoir sur le Christ et redécouvrons-le avec un regard neuf.

Travaillons à croire de tout notre cœur dans les paroles du Christ et expérimentons sa puissance dans nos vies. Nous pourrons alors témoigner combien ses promesses sont vraies aujourd’hui encore, lui qui est le même hier, aujourd’hui et éternellement (Hébreux 13, 8).

 

 

 

En cette sixième étape :

 

Croyons-nous qu’en communiant à l’eucharistie nous recevons vraiment le corps et le sang du Christ ?

Relisons le discours de Jésus sur le Pain de Vie au chapitre 6 de saint Jean.

Méditons cette parole du Christ (Jean 6, 54) et demandons à l’Esprit saint de la graver dans nos cœurs.

 

 

 

 

TEXTE RÉFLEXION OU PRIÈRE

 

Communiez donc !

 

Si les mondains vous demandent pourquoi vous communiez si souvent, dites-leur que c’est pour apprendre à aimer Dieu, pour vous purifier de vos imperfections, pour vous délivrer de vos misères, pour vous consoler en vos afflictions, pour vous appuyer en vos faiblesses. Dites-leur que deux sortes de gens doivent souvent communier ; les parfaits, parce qu’étant bien disposés, ils auraient grand tort de ne point s’approcher de la source et fontaine de perfection, et les imparfaits, afin de pouvoir justement prétendre à la perfection ; les forts afin qu’ils ne deviennent faibles, et les faibles afin qu’ils deviennent forts ; les malades afin d’être guéris, les sains afin qu’ils ne tombent en maladie ; et que pour vous, comme imparfaite, faible et malade, vous avez besoin de souvent communiquer avec votre perfection, votre force et votre médecin. Dites-leur que ceux qui n’ont pas beaucoup d’affaires mondaines doivent souvent communier parce qu’ils en ont la commodité, et ceux qui ont beaucoup d’affaires mondaines, parce qu’ils en ont la nécessité, et que celui qui travaille beaucoup et qui est chargé de peines doit aussi manger les nourritures solides et fréquemment. Dites-leur que vous recevez le Saint-Sacrement pour apprendre à le bien recevoir, parce que l’on ne fait guère bien une action à laquelle on ne s’exerce pas souvent.

 

St François de Sales

Introduction à la vie dévote, II, chap. XXI

© in Magnificat

 

 

 

La pensée de la semaine

au sujet de l’Eucharistie :

 

« Ne dites pas que vous n’en êtes pas digne. C’est vrai : vous n’en êtes pas digne, mais vous en avez besoin. »

(Curé d’Ars)

 

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01/04/2012

1er AVRIL 2012 : RAMEAUX ET PASSION

 

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ENTRÉE DE JÉSUS À JÉRUSALEM

«Paixão de Nosso Senhor Jesus Cristo» segundo S.Marcos

 

 

Naquele tempo, os príncipes dos sacerdotes reuniram-se em conselho, logo de manhã, com os anciãos e os escribas, isto é, todo o Sínédrio. Depois de terem manietado Jesus, foram entregá-l’O a Pilatos.

R Pilatos perguntou-Lhe: «Tu és o Rei dos judeus?»

N Jesus respondeu:

J «É como dizes».

N E os príncipes dos sacerdotes faziam muitas acusações contra Ele. Pilatos interrogou-O de novo:

R «Não respondes nada? Vê de quantas coisas Te acusam».

N Mas Jesus nada respondeu, de modo que Pilatos estava admirado. Pela festa da Páscoa, Pilatos costumava soltar-lhes um preso à sua escolha. Havia um, chamado Barrabás, preso com os insurrectos; que numa revolta tinham cometido um assassínio. A multidão, subindo, começou a pedir o que era costume conceder-lhes. Pilatos respondeu:

R «Quereis que vos solte o Rei dos judeus?»

N Ele sabia que os príncipes dos sacerdotes O tinham entregado por inveja. Entretanto, os príncipes dos sacerdotes incitaram a multidão a pedir que lhes soltasse antes Barrabás. Pilatos, tomando de novo a palavra, perguntou-lhes:

R «Então, que hei-de fazer d’Aquele que chamais o Rei dos judeus?»

N Eles gritaram de novo:

R «Crucifica-O!».

N Pilatos insistiu:

R «Que mal fez Ele?»

N Mas eles gritaram ainda mais:

R «Crucifi ca-O!».

N Então Pilatos, querendo contentar a multidão, soltou-lhes Barrabás e, depois de ter mandado açoitar Jesus, entregou--O para ser crucificado. Os soldados levaram-n’O para dentro do palácio, que era o pretório, e convocaram toda a corte. Revestiram-n’O com um manto de púrpura e puseram-Lhe na cabeça uma coroa de espinhos que haviam tecido. Depois começaram a saudá-l’O:

R «Salve, Rei dos judeus!»

N Batiam-Lhe na cabeça com uma cana, cuspiam-Lhe e, dobrando os joelhos, prostravam-se diante d’Ele. Depois de O terem escarnecido, tiraram--Lhe o manto de púrpura e vestiram-Lhe as suas roupas. Em seguida levaram-n’O dali para O crucificarem.

N Requisitaram, para Lhe levar a cruz, um homem que passava, vindo do campo, Simão de Cirene, pai de Alexandre e Rufo. E levaram Jesus ao lugar do Gólgota, quer dizer, lugar do Calvário. Queriam dar-Lhe vinho misturado com mirra, mas Ele não o quis beber. Depois crucificaram-n’O. E repartiram entre si as suas vestes, tirando as à sorte, para verem o que levaria cada um. Eram nove horas da manhã quando O crucificaram. O letreiro que indicava a causa da condenação tinha escrito: «Rei dos Judeus». Crucificaram com Ele dois salteadores, um à direita e outro à esquerda. Os que passavam insultavam-n’O e abanavam a cabeça, dizendo:

R «Tu que destruías o templo e o reedificavas em três dias, salva-Te a Ti mesmo e desce da cruz».

N Os príncipes dos sacerdotes e os escribas troçavam uns com os outros, dizendo:

R «Salvou os outros e não pode salvar-Se a Si mesmo! Esse Messias, o Rei de Israel, desça agora da cruz, para nós vermos e acreditarmos».

N Até os que estavam crucificados com Ele O injuriavam. Quando chegou o meio-dia, as trevas envolveram toda a terra até às três horas da tarde. E às três horas da tarde, Jesus clamou com voz forte:

J «Eloí, Eloí, lamá sabachtháni?».

N Que quer dizer: «Meu Deus, meu Deus, porque Me abandonastes?» Alguns dos presentes, ouvindo isto, disseram:

R «Está a chamar por Elias».

N Alguém correu a embeber uma esponja em vinagre e, pondo-a na ponta duma cana, deu-Lhe a beber e disse:

R «Deixa ver se Elias vem tirá-l’O dali».

N Então Jesus, soltando um grande brado, expirou.

O véu do templo rasgou-se em duas partes de alto a baixo. O centurião que estava em frente de Jesus, ao vê-l’O expirar daquela maneira, exclamou:

R «Na verdade, este homem era Filho de Deus».

N Palavra da salvação.

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RAMEAUX 2012

 

 

 

Un homme arrive à Jérusalem et la foule l’acclame. Jésus rentre dans la cité de David et les gens pressés sur son chemin veulent faire de lui un roi. Que cherchent-ils ? Et d’ailleurs, que savent-ils de lui ? N’est-il pas un obscur rabbin de Nazareth, petite bourgade de Galilée ?

 

En ce jour où nous entrons dans la Semaine Sainte, nous aussi nous nous rassemblons pour acclamer le Christ : nous aussi, nous voici avec nos rameaux, pour chanter : « HOSANNA ! » Mais pourquoi sommes-nous là ?

 

Nous sommes là parce que nous avons entendu, en nous, un appel, un désir, une espérance ; parce que nous ne voulons pas que notre vie se limite à ce monde matériel… Mais sommes-nous prêts à suivre le Christ dans sa mort et sa Résurrection ? Car, finalement, la tentation sera grande de nous éclipser, après la joie des fêtes pascales, lorsqu’il faudra aimer son ennemi, tendre la joue à celui qui nous frappe, pardonner… Et le risque sera grand de trahir le Christ comme Judas… Regardez, dans l’Evangile de ce jour, on ne sait pas à quel moment il quitte Jésus, avant le repas, pendant la marche vers le monde des Oliviers ? Rien n’est dit, si ce n’est qu’il réapparaît pour trahir…

 

Alors, pour ne pas nous éclipser, entrons avec Jésus à Jérusalem et suivons-le.

 

Nous apprendrons à nous dessaisir de nos biens, jusqu’à nos vêtements, pour les donner aux pauvres. Nous serons comme ce jeune homme qui s’enfuit tout nu du jardin des Oliviers.

 

Nous apprendrons à pleurer sur nos péchés, nos manques de courage parce que nous ne savons pas aimer jusqu’au bout. Nous serons alors comme Pierre après son reniement, conscient de sa lâcheté, mais aussi rempli de l’espérance que Celui qu’il venait de renier pourrait lui pardonner.

 

Nous apprendrons aussi à porter la Croix du Christ, à nous unir au don qu’il fait de sa vie en donnant notre propre vie. Nous accepterons, comme Simon de Cyrène, d’être bousculés dans nos habitudes, d’être « embauchés » pour le Seigneur, alors que nous pensions nous reposer.
Nous apprendrons à être au pied de la Croix, pour entendre Jésus qui dans un dernier cri s’abandonne, pour contempler le Christ qui se donne et, en Lui, Dieu qui se révèle. Nous nous écrierons alors avec le centurion : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! »

 

Nous apprendrons à prendre soin du corps du Seigneur et donc de tous les corps, en nous mettant au service des plus pauvres. Nous porterons alors dans nos bras le Christ lui-même qui se révèle à travers les plus petits.

 

Enfin, nous apprendrons à veiller dans la prière, à espérer. Nous rejoindrons alors ces femmes en attendant, comme elles, dans le silence, la Résurrection, pour chanter, au terme de la semaine : « ALLELUIA ! »

 

 

 

 

 

 

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29/03/2012

29 MARS : LE PAPE À LA HAVANE

 

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LE PAPE À LA HAVANE

 

 

Hier, lors de la messe place de la Révolution, à La Havane, Benoît XVI a rappelé l’importance de la liberté religieuse, dans un pays où l’Église reste fortement surveillée.

 

« L’Église vit pour faire bénéficier les autres de l’unique chose qu’elle possède et qui n’est autre que le Christ, espérance de la gloire (cf. Col 1, 27). Pour pouvoir accomplir cette tâche, elle doit compter sur la liberté religieuse qui est essentielle, et qui consiste à pouvoir proclamer et célébrer la foi même publiquement, portant le message d’amour, de réconciliation et de paix que Jésus a apporté au monde.

Il faut reconnaître avec joie qu’à Cuba des pas sont actuellement en train d’être accomplis pour que l’Église mène à bien son incontournable mission d’exprimer publiquement et ouvertement sa foi. Cependant, il est nécessaire d’aller de l’avant, et je désire encourager les instances gouvernementales de la nation à renforcer ce qui a déjà été obtenu et à avancer sur ce chemin d’un authentique service du bien commun de la société cubaine tout entière.

Le droit à la liberté religieuse, tant dans sa dimension individuelle que communautaire, manifeste l’unité de la personne humaine qui est à la fois citoyen et croyant. Il légitime aussi le fait que les croyants offrent une contribution à l’édification de la société. Son renforcement consolide la vie en commun, alimente l’espérance en un monde meilleur, crée les conditions propices à la paix et au développement harmonieux, en même temps qu’il établit des bases fermes pour consolider les droits des générations futures.

Quand l’Église souligne ce droit, elle ne réclame aucun privilège. Elle prétend seulement être fidèle au mandat de son divin fondateur, consciente que là où le Christ se manifeste, l’homme grandit en humanité et trouve sa consistance. C’est pourquoi elle cherche à donner ce témoignage dans sa prédication et son enseignement, tant dans la catéchèse que dans le milieu scolaire et universitaire. Il est à espérer qu’arrive bientôt ici également le moment où l’Église pourra apporter dans les divers champs du savoir les bénéfices de la mission que son Seigneur lui a confiée et qu’elle ne pourra jamais négliger. »

(Extraits de l’homélie de B.XVI à La Havane)

 

 

BENOÎT XVI AVEC RAUL CASTRO

B.XVI et R.CASTRO.png



 

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