logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

02/02/2012

RÉTROSPECTIVE 2011

 

2011.jpg

Rétrospective 2011 (d’après « Hérodote.net »

 

Votre sélection des 12 événements les plus marquants

 

Nous vous avons soumis le 8 janvier 2012 la liste des 35 événements de 2011 qui nous ont paru les plus significatifs. Plus de mille cinq cents d'entre vous avez sélectionné ceux dont vous pensez qu'ils auront une incidence sur les prochaines décennies.

 

 

Vous avez identifié les événements de 2011 dont l'on parlera sans doute dans les livres d'Histoire dans vingt ou trente ans.

 

Nous avons apprécié votre participation massive et également l'intérêt de vos commentaires et la sympathie qui s'en dégage à l'égard de notre site et de notre lettre.

 

1 - 1436 suffrages :

Fukushima et la peur nucléaire (11 mars 2011)

 

Un tsunami et un séisme de magnitude 8,9 frappent l'île de Honshu, au Japon. La région de Sendai est sinistrée et le pire est à venir avec l'ébranlement de la centrale nucléaire de Fukushima.

 

Les Japonais évacuent avec stoïcisme la région et la catastrophe est contenue malgré l'incurie des gouvernants...

 

2 - 1404 suffrages :

Révolution tunisienne (14 janvier 2011)

 

Trois semaines après qu'un marchand ambulant se soit immolé par le feu en guise de protestation contre le régime policier et voleur du président Ben Ali, celui-ci s'enfuit piteusement en avion vers l'Arabie séoudite, emmenant avec lui sa famille et ses trésors. C'est la première étape d'une révolution démocratique et sociale, la première qu'ait jamais connue le monde arabe...

 

3 - 1093 suffrages :

La mort de Kadhafi clôt le «printemps arabe» (20 octobre 2011)

 

Inspirés par l'exemple de la Tunisie, les peuples de l'Égypte, du Yémen, du Bahreïn, de la Syrie et de la Libye. Tandis que les premiers arrivent sans trop de mal à chasser le vieil autocrate Hosni Moubarak, il n'en va pas de même des autres...

 

En Libye, le dictateur Kadhafi déclenche une véritable guerre contre la rébellion. Comme Benghazi menace de succomber, les avions de l'OTAN interviennent pour prévenir un massacre. Au bout de plusieurs mois de combats indécis, les insurgés finissent par s'emparer de Tripoli...

 

4 - 990 suffrages :

Le CERN plus vite que la lumière (24 septembre 2011)

 

Des physiciens du CERN de Genève ont obtenu un dépassement de la vitesse de la lumière, jusque-là réputée infranchissable…

 

Si l’expérience est validée dans les deux à trois ans à venir, c’est toute la physique héritée d’Albert Einstein qui pourrait s’en trouver bouleversée…

 

5 - 982 suffrages :

Liquidation de Ben Laden (2 mai 2011)

 

Le chef historique d'Al-Qaida, à l'origine des attentats du 11 septembre 2001, est liquidé par un commando américain héliporté dans sa maison d'Abbottabad, au Pakistan.

 

Sa mort met un terme à dix ans de traque par le gouvernement américain, sans remédier toutefois à l'instabilité de la région. De l'Irak à l'Afghanistan en passant par l'Iran et le Pakistan, tous ces États ont été gravement fragilisés en dépit ou à cause de l'intervention américaine...

 

6 - 842 suffrages :

«Moubarak dégage !» (11 février 2011)

 

Le président égyptien cède à la pression des manifestants de la place Tahrir, au centre du Caire. Il abandonne la présidence de la République et remet le pouvoir au Conseil suprême des forces armées. Après la Tunisie, l'Égypte est le deuxième pays arabe à renverser un autocrate par la voie démocratique...

 

7 - 711 suffrages :

La Palestine à l'UNESCO (31 octobre 2011)

 

La Palestine devient le 195e membre de l'Unesco, dont elle n'était jusque-là que simple observatrice. Le drapeau palestinien est hissé solennellement le 13 décembre suivant devant le siège de l'institution onusienne à Paris...

 

8 - 664 suffrages :

L'Allemagne renonce au nucléaire (8 juillet 2011)

 

En réaction à la catastrophe de Fukushima et sous la pression des Verts, l'Allemagne vote une loi prescrivant la fermeture de l'ensemble de ses dix-sept réacteurs nucléaires d'ici décembre 2022...

 

9 - 529 suffrages :

Les femmes d'Arabie acquièrent le droit de vote (25 septembre 2011)

 

Timide ouverture en Arabie séoudite. Le roi Abdallah accorde le droit de vote aux femmes et leur permet de se présenter aux élections municipales (les seules élections du royaume). Il leur donne accès également au Majlis Al-Choura, un conseil consultatif dont les membres sont désignés...

 

10 - 528 suffrages :

L'armée américaine se retire d'Irak (15 décembre 2011)

 

Les soldats américains encore présents en Irak se sont retirés sur la pointe des pieds, en avance de 2 jours sur le calendrier officiel. C'est la fin d'une intervention déclenchée à la hussarde huit ans plus tôt par le président George W. Bush.

 

Soulagés, les Occidentaux ont garde de s'interroger sur le bilan : un pays ruiné et éclaté entre chiites, sunnites et Kurdes, la fin de deux mille ans de présence chrétienne sur les bords du Tigre, une dette américaine accrue de de plusieurs trillions de dollars...

 

11 - 507 suffrages :

7 milliards d'humains (31 octobre 2011)

 

D’après les démographes de l’ONU, la population de la planète devrait dépasser les 7 milliards d’habitants dans le courant de ce mois d’octobre 2011. C’est un milliard de plus en douze ans.

 

Impressionnante en valeur absolue, cette croissance est néanmoins en voie de ralentissement rapide depuis trois décennies...

 

12 - 447 suffrages :

Le Royaume-Uni se désolidarise de la zone euro (9 décembre 2011)

 

À l'issue d'un énième sommet de la dernière chance pour sauver l'euro, les représentants de l'Union européenne se proposent de rédiger un nouveau traité destiné à «rassurer les marchés», en remplacement du traité de Lisbonne qui a fait faillite en quelques mois.

 

David Cameron, Premier ministre du Royaume-Uni, refuse cette proposition et se place d'emblée en retrait de l'Union européenne.

 

Comme le Royaume-Uni est le seul pays européen avec la France à peser encore sur les affaires du monde par sa diplomatie et son armée, cette défection pourrait consacrer l'échec du projet politique européen.

 

Fallait-il sacrifier l'Europe pour sauver l'euro ou sacrifier l'euro pour sauver l'Europe ? L'alternative a été tranchée...

 

 

*******************************************************************************************

11:48 Publié dans HISTOIRE | Commentaires (0)

11/11/2011

11 NOVEMBRE 1918 - 11 NOVEMBRE 2011

Armistice signé à Rethondes.jpg
11 novembre 1918

 

Un armistice met fin à la Grande Guerre

 

 

Le lundi 11 novembre 1918, à 11 heures, dans toute la France, les cloches sonnent à la volée. Au front, les clairons bondissent sur les parapets et sonnent le «Cessez-le-Feu», «Levez-vous», «Au Drapeau». La «Marseillaise» jaillit à pleins poumons des tranchées. Même soulagement en face, dans le camp allemand.

 

Pour la première fois depuis quatre ans, Français et Allemands peuvent se regarder sans s'entretuer. Un armistice a été conclu le matin entre les Alliés et l'Allemagne, dernière des Puissances Centrales à rendre les armes. Il laisse derrière lui huit millions de morts et six millions de mutilés.

 

Les survivants ont perdu la foi dans les valeurs morales et spirituelles qui ont fait la grandeur et l'unité de l'Europe. Mais ils veulent croire que cette guerre qui s'achève restera la dernière de l'Histoire, la «der des der»...

 

Dès l'échec de leur contre-offensive de juillet 1918, les Allemands ont compris qu'ils n'avaient plus aucun espoir d'arracher la victoire.

 

Les troupes américaines, potentiellement fortes de quatre millions d'hommes, arrivent en renfort des Anglais et des Français.

 

La 1ère armée américaine du général John Pershing lance sa première offensive à Saint-Mihiel, près de Verdun, le 12 septembre 1918. Ce tardif engagement suffit à convaincre les Allemands de leur infériorité. Les Alliés mettent aussi en ligne en nombre croissant des chars blindés («tanks») qui ont raison des barbelés qui protègent les tranchées allemandes.

 

Le 28 septembre 1918, le quartier-maître général («Generalquartiermeister») Erich Ludendorff, chef des armées allemandes et véritable maître du pays, apprend que ses alliés bulgares s'apprêtent à signer un armistice.

 

Au quartier général allemand de Spa, en Belgique, Ludendorff, abattu, a un entretien dramatique avec l'empereur Guillaume II. Il lui révèle que la situation militaire est désespérée et que l'armistice est devenu inévitable.

 

Le 3 octobre, enfin convaincu de l'inéluctabilité de la défaite, l'empereur Guillaume II nomme chancelier le prince Max de Bade, un modéré dont il espère qu'il saura obtenir des conditions de paix raisonnables de la part des Alliés.

 

Le nouveau chef du gouvernement en appelle aussitôt au président américain Wilson. Mais celui-ci refuse toute négociation avec l'empereur comme avec les militaires. Maladroit, il en appelle à l'avènement d'un régime démocratique à Berlin. Le 26 octobre, Guillaume II, ne sachant que faire, demande et obtient la démission de Ludendorff.

 

Les Puissances Centrales se délitent

 

L'Allemagne bascule dans l'anarchie et la guerre civile.

 

Le 3 novembre, dans le port de Kiel, les marins de la flotte de guerre refusent d'aller à nouveau au combat. Ils se mutinent et entraînent les ouvriers de la ville. La contagion révolutionnaire se répand à Hanovre, Cologne et Brunswick. À Munich, le 7 novembre, un socialiste, Kurt Eisner, dépose le roi de Bavière et installe un Conseil ouvrier. La Bavière menace de faire sécession !

 

Entre temps, l'un après l'autre, les alliés de l'Allemagne cessent les combats et signent des armistices (l'armistice est un arrêt des combats dans l'attente d'un traité de paix en bonne et due forme).

 

Les Bulgares, bousculés par l'armée du général Louis Franchet d'Esperey, signent un armistice dès le 29 septembre. Le 30 octobre, c'est le tour des Turcs. Ils signent à Moudros, sur l'île de Lemnos, en mer Égée, un armistice avec les Britanniques (ces derniers négligent d'associer les Français à la signature).

 

De l'Autriche-Hongrie se séparent les Tchécoslovaques le 28 octobre et les Hongrois le 1er novembre. L'empire croupion de Charles 1er signe le 3 novembre à Villa Giusti un armistice avec l'Italie après que celle-ci eut enfin réussi une percée victorieuse à Vittorio-Veneto.

 

Le 9 novembre au matin, la contagion révolutionnaire gagne Berlin. Une émeute éclate à l'instigation des spartakistes, un groupe très actif de militants marxistes-léninistes conduit par Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. Le prince Max de Bade téléphone à l'empereur, à Spa. «Votre abdication est devenue nécessaire pour sauver l'Allemagne de la guerre civile», lui dit-il. Comme ses propres généraux plaident aussi en faveur de l'abdication, Guillaume II s'y résout enfin.

 

L'ancien empereur part en exil aux Pays-Bas. Ses six fils jurent de ne lui succéder en aucun cas. À Berlin, le même jour, le prince Max de Bade cède la chancellerie au leader social-démocrate Friedrich Ebert tandis que, dans une atmosphère révolutionnaire, un autre chef social-démocrate, Philipp Scheidemann, proclame la République. L'inquiétude est générale. Le quotidien parisien La Liberté titre dans son édition du 10 novembre : La Révolution maîtresse de Berlin, L'armée a pactisé avec les révolutionnaires...

Un armistice mal accepté

 

Les militaires s'étant défaussés, c'est à un civil, Matthias Erzberger, que revient la pénible tâche de négocier l'armistice (cela lui vaudra d'être assassiné par les nationalistes allemands le 26 août 1921).

 

Les négociateurs n'ont pas attendu la démission de l'empereur pour négocier l'arrêt des combats. Partis de Spa le 7 novembre à midi, ils ont franchi les lignes ennemies avec un drapeau blanc et sont arrivés à La-Capelle-en-Thiérache (Aisne) le soir même.

 

En France, leur demande d'armistice fait débat. Le président de la République Raymond Poincaré et surtout le général Philippe Pétain voudraient profiter de l'avantage militaire pour chasser les Allemands de Belgique, envahir l'Allemagne elle-même et signifier à celle-ci l'étendue de sa défaite.

 

Mais le généralissime des troupes alliées, Ferdinand Foch, le général Maxime Weygand et le chef du gouvernement, Georges Clemenceau, ne l'entendent pas de cette oreille. Ils ne croient pas l'armée française capable de se battre encore longtemps et souhaitent en finir au plus vite. Ils craignent aussi qu'à trop tarder, l'Allemagne ne devienne comme la Russie la proie des révolutionnaires bolcheviques.

 

Surtout, chaque jour qui passe renforce dans le camp allié le poids des Américains, alors que ceux-ci, arrivés très tard, ont encore très peu participé aux combats. En cas de prolongation des hostilités, Foch et Clemenceau craignent non sans raison que les Américains ne tirent toute la couverture à eux et ne relèguent la France à la deuxième place.

 

L'armistice est signé dans le wagon spécial du généralissime Foch, au carrefour de Rethondes, au milieu de la forêt de Compiègne, le 11 novembre à 5h15 du matin.

 

Les Français ne manquent pas de noter que ce jour est la fête du saint patron de leur pays, Saint Martin.

 

La délégation allemande est conduite par Matthias Erzberger, le général von Winterfeldt et le capitaine de vaisseau Vanselow.

 

Lui font face dans le wagon l'amiral Sir Rosslyn Wemyss, Premier Lord de l'Amirauté britannique, et le maréchal Ferdinand Foch. Le général Maxime Weygand assiste les deux plénipotentiaires alliés.

 

Au lieu des «propositions» qu'ils attendent, les Allemands, «à la merci des vainqueurs» selon Foch, se voient soumettre des «conditions». Aucune marge de négociation ne leur est laissée ! Ils se voient imposer la livraison de 5000 canons, 25000 mitrailleuses, 1700 avions, de leurs sous-marins et de leur flotte de guerre (celle-ci se sabordera dans la rade britannique de Scapa Flow)...

 

L'armée allemande est sommée d'évacuer sous quinze jours les territoires envahis ainsi que l'Alsace-Lorraine, et sous 30 jours la rive gauche du Rhin et trois têtes de pont sur la rive droite, Coblence, Cologne et Mayence.

 

L'armistice est conclu pour 36 jours mais sera régulièrement renouvelé jusqu'au traité de paix du 28 juin 1919.

Le dernier...

 

Après 51 mois de conflit, le dernier soldat français tué pendant la Première Guerre mondiale, à la 11ème heure du 11ème jour du 11ème mois de l'année 1918 est l'agent de liaison Auguste Trébuchon (40 ans), tué par une balle alors qu'il portait un ordre concernant le rassemblement du régiment pour le ravitaillement des troupes. Il repose aujourd'hui dans le cimetière communal de Vrigne-Meuse.

Amertume des vaincus

 

En France, l'anniversaire de l'armistice ne tarde pas à devenir une commémoration essentielle de la vie nationale, avec dépôt de gerbes devant les monuments aux morts de chaque village et sur la tombe du Soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe de la place de l'Étoile, à Paris.

 

Rien de tel en Allemagne où les citoyens notent avec consternation que leur pays n'a pas été envahi et que leurs armées ne se sont pas effondrées.

 

La demande d'armistice étant venue des représentants civils et non militaires de l'Allemagne, ces derniers échappent à l'infâmie de la défaite. À Berlin, les représentants de la jeune République accueillent les combattants en ces termes : «Soldats qui revenez invaincus...»

 

Dans les mois qui suivent l'armistice, Ludendorff et Hindenburg attribuent avec aplomb la défaite militaire à un «coup de poignard dans le dos» de la part des politiciens et des bourgeois cosmopolites. L'expression est reprise avec ferveur par les Allemands meurtris et humiliés. Elle va faire le lit des partis ultranationalistes, dont le parti nazi.....

André Larané.

 

Source : « Hérodote.net »

 

*************************************************************************************

 

10:03 Publié dans HISTOIRE | Commentaires (0)

10/11/2011

DEMAIN = 11 NOVEMBRE

 

11 Novembre 1918.jpg

11 Novembre : Triste Bilan

 

Comme chaque année, les commémorations du 11 Novembre 1918 vont ranimer la flamme du souvenir de tous les morts pour la France pendant ce qui aurait du être "la der des der"

Le bilan humain de la Première Guerre mondiale s'élève à environ 9 millions de morts, soit environ 6 000 morts par jour et environ 8 millions d’invalides.

Proportionnellement, la France est le pays le plus touché avec 1,4 million de tués et de disparus, soit 10 % de la population active masculine.

Parmi ces combattants de l'extrême, nos grands-pères, arrière-grands-pères, grands-oncles. Quel enfer ont-ils vécu?

Quelle histoire personnelle nous ont-ils laissée sans oser en parler ?

Désormais, seuls les monuments aux morts nous interpellent par l'importance des noms de soldats tombés au champ d'honneur à jamais gravés dans la pierre.

36000 monuments en France, jusque dans les petites communes nous rappellent le sacrifice de tous ces jeunes hommes qui se sont battus pour notre liberté.

Plus le temps passe, plus le Souvenir risque de s'estomper :

"On nous oubliera, le temps inexorable fera son œuvre, les soldats mourront une seconde fois" a écrit Roland DORGELES.

Louis Antoine

________________________________________________________________________________________________________


COMMENTAIRE DE SUZANNE


Oui, je pense comme vous, triste bilan.
Pourquoi sont-ils morts? Ils défendaient la Patrie, leur terre mais les causes premières de cette guerre, ils ne la connaissaient même pas. Ils faisaient le sacrifice de leur vie pour rien, absolument pour rien, uniquement parce que des chefs d'état avaient décidé pour eux qu'ils devaient mourir pour un idéal. Quel idéal?
Il n'y a sur la terre qu'un idéal: vivre. Survivre, c'est tellement plus difficile que de mourir. Tuer et faire s'entretuer des millions de jeunes gens c'est si facile à ceux qui détiennent le pouvoir et qui ne voient la guerre que de loin.
Les poilus, je les ai connus, c'était nos pères revenus infirmes, des gueules cassées, d'autres aveugles. Un carnage. Je me souviens que ma grand-mère qui avait perdu un de ses fils sut le champ de bataille ne comprenait pas que des hommes qui étaient chrétiens, allemands ou français, puissent s'entretuer avec autant d'ardeur. Pourquoi les chrétiens, les catholiques ne refusaient-ils pas de tuer d'autres catholiques, d'autres chrétiens, au nom du Christ? S'ils avaient été nombreux dans les deux pays, la France et l'Allemagne, les généraux des deux camps auraient bien été obligés d'en tenir compte. Peut-être que ce n'était pas aussi simple mais je trouve qu'elle avait beaucoup de bon sens et que la foi la guidait.

suzanne

 

(Source : Croire.com)

 

**************************************************************************

 

16:03 Publié dans HISTOIRE | Commentaires (0)

05/09/2011

L'ÎLE MADAME

(Le 2 Septembre, nous nous souvenions des "Martyrs des Carmes": 191 prêtres qui furent tués le 2 Septembre 1792 dans la cour du Séminaire des Carmes, à Paris... C'est une occasion de rappeler que ces "Martyrs des Carmes" ne furent pas les seuls à donner leur vie lors de la Terreur... Les "Pontons de Rochefort" sont restés tristement célèbres. 254 prêtres furent entassés sur ces "pontons" (sortes de bateaux) et conduits à l'Île Madame, où ils furent tous tués... C'était en Août de la même année... Voici les détails de cette funeste entreprise. Chaque année, une procession est organisée vers l'Île Madame.)

Les prêtres déportés

 

Pèlerinage à l'Ile Madame

 

 

MARCHE VERS LA CROIX DE GALETS

 

 

1. Départ

Dans la deuxième quinzaine d'août, parce que c'est au cours de ce mois que furent débarqués sur l'île Madame les 254 prêtres qui devaient y mourir, chaque année depuis 1910, les pèlerins participent à la messe; ils prient pour l'Église et pour leur pays.

L'après-midi, par un chemin pierreux que borde des deux cotés la mer immense, ils se rendent en procession au cimetière des prêtres, lande déserte située à l'entrée de l'île. Là groupés autour d'une croix dessinée sur le sol avec des galets marquant l'emplacement où furent découverts quatre squelettes disposés dans la terre en forme de Croix, ils chantent le Credo avant de se séparer.

Au moment de prendre à notre tour la route vers l'île Madame, puissions-nous n'avoir d'autres sentiments que ceux souhaités par les organisateurs des premiers pèlerinages :

  • une foi réveillée,
  • un courage renouvelé,
  • des liens resserrés entre prêtres et laics,
  • Une communion plus grande avec le pape.

 

 

 

Capture d’écran 2011-09-04 à 11.09.39.png

 

 

 

2. Première étape

Lorsque la Révolution commence, le clergé de France ne lui est guère hostile. Il a trop souffert des abus de l'Ancien Régime pour ne point souhaiter qu'on y mette de l'ordre par des réformes justes et raisonnables.

Mais peu à peu certains rêvent d'une Église Nationale dont les ministres seraient les fonctionnaires d'un Etat qui en fixerait les lois.

On commence par opérer la sécularisation des biens, puis celle des personnes en abolissant et interdisant les vœux religieux.

Le 12 juillet 1790, on décrète la Constitution Civile du Clergé soumettant au pouvoir civil l'organisation de l'Église.

Un décret du 29 novembre 1791 déclare " suspects de révolte " les prêtres qui refusent de consentir à cette réforme et de prêter le serment constitutionnel. Les administrations départementales sont habilitées à les arrêter et les interner.

Un nouveau décret, signé le 26 août 1792, ordonne aux prêtres réfractaires de quitter la France dans les quinze jours sous peine de déportation à la Guyane.

En 1793, les décisions se multiplient : la motion Thuriot, votée le 14 février, accorde une prime de cent livres à qui dénoncera un prêtre. Un mois après, le 18 mars, c'est le premier décret de mort contre les insermentés. Tout au long de l'été, à la Convention, on discute des mesures à prendre.

Finalement, le 25 janvier 1794, un arrêté est pris ordonnant que les prêtres réfractaires soient conduits de brigade en brigade jusqu'au port le plus proche : Bordeaux ou Rochefort. Ils y seront détenus jusqu'à ce que des bâtiments de commerce nécessaires à leur transfert aient été affrétés.

1494 prêtres furent dirigés sur Bordeaux, 829 sur Rochefort.

 

 

3. Deuxième étape

 

 

Capture d’écran 2011-09-04 à 11.09.56.png

 

 

De mars à juillet 1794 par petits groupes, des prêtres et des religieux de toute la France, et plus spécialement de l'Est, du Centre et de l'Ouest, arrivent à Rochefort. Mais rien n'est prêt pour les recevoir.

On les enferme dans les prisons rochefortaises, à l'ancienne poudrière Saint-Maurice, sur le Bonhomme-Richard, vieux navire annexe de l'hôpital ou sur le Borée.

Deux bâtiments de commerce aménagés pour le trafic d'esclaves, le Washington et les Deux-Associés, sont finalement armés pour le transport des déportés.

Les premiers prisonniers montent à bord le 11 avril. l'accueil qu'ils y reçoivent, ne leur laissent aucune illusion : on les interroge, on les fouille, on les dépouille de leurs vêtements, on leur confisque tout ce qu'ils possèdent ne leur laissant qu'une culotte, trois chemises, un bonnet, quelques bas et mouchoirs.

Le jour, les déportés étaient parqués sur la moitié avant du pont. La nourriture servie était volontairement infecte, souvent avariée et en quantité insuffisante. La nuit était encore plus terrible à cause de l'entassement dans l'entrepont.

Toute prière était naturellement interdite. Si, par malheur, un des gardiens aperçoit un mouvement de lèvres, le coupable est aussitôt dénoncé et mis aux fers.

A la suite de diverses circonstances (mauvais temps, menaces anglaises), les bateaux restent en rade sur la Charente. La vie à bord est un véritable cauchemar. Les mauvaises conditions d'internement, le typhus qui sévit à Rochefort depuis le début de l'année, le scorbut, ne tardent pas à exercer des ravages. Mai voit les premiers décès. En juin la mortalité s'accroît. On prend certes quelques mesures en aménageant des hôpitaux flottants sur des chaloupes amarrées aux pontons. Mais les médecins militaires, inexpérimentés et redoutant la contagion, ne font que des semblants de visites et ne jettent qu'un coup d'œil distrait sur les malades.

Quelques prêtres se font infirmiers, adoucissant les souffrances de leurs confrères et les assistent spirituellement. Malgré les fouilles répétées, des hosties ont pu être conservées. Quand il n'en restera plus, on donnera encore l'extrême onction grâce à une burette d'huile sainte qui échappera à toutes les recherches.

En juillet 100 prêtres succombent.

Au début on jetait les corps à la mer, mais la marée les ramenait au rivage provoquant des réclamations de la population. On cherche alors un lieu de sépulture ; l'île d'Aix est retenue. Les inhumations sont une corvée supplémentaire imposée aux plus valides des déportés. Parmi ceux-ci beaucoup, ne survivront pas à la tâche.

 

4. Troisième étape

 

Capture d’écran 2011-09-04 à 11.10.13.png

 

En août 1794, la mortalité ayant pris des proportions effrayantes, les capitaines reçoivent l'ordre de descendre les malades à terre. Un hôpital de campagne est installé à l'île Madame dont le nom vient d'être changé en île Citoyenne.

Le 15 août, à l'annonce de leur prochain débarquement, les prisonniers dans un élan de reconnaissance envers la Sainte Vierge, lui consacre à la fois l'île et l'hôpital.

Le débarquement s'effectue du 18 au 20 août dans des conditions on ne peut plus douloureuses. Un rapport constate que sur 83 malades débarqués, 36 sont morts quelques heures après, " ce que l'on doit attribuer au manque de précautions prises au moment de l'opération ".

Comparativement à l'enfer des pontons, l'île semblera aux prisonniers un véritable paradis: " je crus renaître, écrira l'un des rescapés, lorsque approchant du rivage, j'aperçus la verdure, une haie, quelques arbres... un papillon se montra... je découvris plusieurs oiseaux... je fus au comble de la joie ".

Ce répit fut de courte durée. Dès le début octobre, des rafales de vent emportent les tentes. Le 30, on ferme l'hôpital et les prêtres sont à nouveau enfermés dans les pontons. Novembre et décembre furent rigoureux, la Charente prise dans les glaces.

Peu à peu cependant, le sort des prisonniers s'adoucit. Pressentant des changements politiques, les officiers cherchent à faire oublier leurs sévices et se montrent plus compatissants. Mais la nourriture reste précaire et la réclusion pénible.

A la longue on finit par s'émouvoir en haut lieu de cette détention prolongée, et l'abbé Grégoire intervient pour mettre un terme à cette persécution.

Maintes fois annoncé et reporté, le débarquement des déportés s'effectue fin janvier 1795. En deux journées de marche ils sont conduits de Tonnay-Charente à Saintes où ils sont reçus à bras ouverts par la population en attendant leur libération définitive.

Sur les 829 prêtres arrivés à Rochefort en mars-avril 1794, seuls 228, à peine le quart, ont survécus, 36 enterrés à Rochefort, 254 à l'île Madame, les autres dans les vases de l'île d'Aix et des forts qui gardent la Charente.

 

5. Quatrième étape

 

Capture d’écran 2011-09-04 à 11.10.28.png

 

 

Nous nous souvenons des prêtres déportés sur les pontons de Rochefort parce que, au cœur même de leurs souffrances et de leur détresse, ils sont restés fidèles à leur vocation : prêtres de Jésus, ministres de son Église.

Quelques faits :

La prière : c'est en vain qu'on essaiera de les empêcher de prier. Ceux qui ont une bonne mémoire, récitent les psaumes pendant que d'autres font le guet. Et on sera finalement obligé d'admettre qu'ils fassent publiquement une prière avant et après leurs maigres repas.

Leur patience et leur égalité d'humeur : elles étonneront leurs gardiens.

JMK

 

Capture d’écran 2011-09-04 à 11.10.44.png

0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000

 

 

 

 

10:40 Publié dans HISTOIRE | Commentaires (0)

02/09/2011

LES BIENHEUREUX MARTYRS DE SEPTEMBRE 1792

2 SEPTEMBRE 1792 : LES MARTYRS DES CARMES

 

Capture d’écran 2011-09-02 à 10.04.12.png

LE SÉMINAIRE DES CARMES (GRAVURE DE L'ÉPOQUE)

 

 

Ils sont 191: 3 évêques, 127 prêtres séculiers, 56 religieux et 5 laïcs qui furent arrêtés par les révolutionnaires comme ennemis de la Patrie et rebelles à la Constitution civile du clergé. On les entasse dans diverses maisons religieuses transformées en prisons improvisées: les Carmes, l'Abbaye, la Force.

Le 2 septembre 1792, elles sont investies par des 'sans culottes' exaltés. Les assassinats qui inaugurent le carnage sont suivis d'un simulacre de jugement: "J'appartiens à l'Église catholique, apostolique et romaine." A ce titre, exécution immédiate. Plus d'un millier d'entre ces prisonniers sont tombés en ces jours sous une fureur populaire incontrôlée. Pour 191 d'entre eux on a pu établir qu'ils sont morts certainement à cause de leur foi, mais tous les autres partagèrent leurs souffrances et leur témoignage pour le Christ.

Après la chute de la Monarchie le 10 août 1792, la fièvre monte à Paris. De nombreux suspects sont arrêtés: laïcs, prêtres séculiers, religieux, souvent réputés réfractaires, même si ce n’est pas le cas de tous. Environ 350 ecclésiastiques sont ainsi incarcérés, dont plus de la moitié étrangers à la capitale. Entre le 2 et le 5 septembre, des bandes armées d’hommes et de femmes envahissent les prisons parisiennes pour se livrer à l’exécution collective des détenus au couvent des Carmes, à l’abbaye de Saint-Germain, au séminaire Saint-Firmin, aux prisons de la Force, rue Saint-Antoine.

Le couvent des Carmes, avec son très vaste enclos, est le premier et le plus symbolique théâtre des tueries. Au témoignage de l’abbé Saurin, jésuite rescapé, le contraste est saisissant entre la sérénité qui règne au-dedans, parmi les ecclésiastiques prisonniers, groupés autour de trois évêques, et, au dehors, le hurlement de la foule, les canonnades, les roulements de tambour, et finalement, le 2, vers quatre heures du soir, le tocsin de Saint-Sulpice qui donne le signal aux émeutiers. La tuerie qui a commencé dans le jardin s’achève, après un simulacre de jugement, au pied du petit escalier faisant communiquer la chapelle, où les prisonniers ont d’abord reflué et se sont mutuellement donné l’absolution, et le jardin.

«Je n’ai entendu se plaindre aucun de ceux que j’ai vu massacrés» écrira l’abbé de la Pannonie, blessé et rescapé de la tragédie des Carmes.

Parmi les 3 000 victimes de septembre 1792, 191 personnes mortes pour leur foi ont été béatifiées par Pie XI le 17 octobre 1926.

86 prêtres étaient membres du clergé parisien. Les quatre laïcs et de nombreux religieux béatifiés appartenaient aussi à l’Église de Paris.

 

 

000000000000000000000000000000000000000000000000

 

Au nombre des Martyrs des Carmes se trouvaient plusieurs prêtres et religieux du Diocèse d’Orléans, qui en fait mémoire aujourd’hui :

- ArmandCHAPT DE RASTIGNAC, abbé de Micy

- René DUBUISSON, curé de Barville

- Jean-Guillaume MAUDUIT , curé de Noyers

 

000000000000000000000000000000000000000000000

10:28 Publié dans HISTOIRE | Commentaires (0)

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique