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01/05/2012

1er MAI 2012 : FÊTE LAÏQUE OU FÊTE CHRÉTIENNE?

 

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LE MUGUET : SYMBOLE DU 1er MAI

 

1er MAI : FÊTE DU TRAVAIL… ET DE SAINT JOSEPH « ARTISAN »

 

SAINT JOSEPH ARTISAN :

 

L’Église a voulu donner une tonalité chrétienne à une manifestation devenue mondiale, mais qui était d’origine strictement sociale, et ne comportait à son départ aucune trace religieuse, ainsi que le démontre la notice historique ci-dessous (Source : Wikipedia). Elle a donc placé ce jour sous le patronage de ST JOSEPH « ARTISAN » : on ne saurait le lui reprocher, car le monde du travail avait bien besoin d’être christianisé !

 

HISTORIQUE DU 1er MAI :

 

Le 1er mai 1886, aux États-Unis, une très forte pression des syndicats sur le patronat et le gouvernement permet à environ 200.000 travailleurs d'obtenir la journée de huit heures.

 

En souvenir de ce succès, les syndicats européens, quelques années plus tard, instituent une «journée internationale des travailleurs» ou «Fête des travailleurs» destinée à se renouveler tous les 1er mai. Cette journée est aujourd'hui plus volontiers appelée «Fête du Travail», bien que l'expression prête à confusion...

Une revendication nationale

 

Au IVe congrès de l'American Federation of Labor, en 1884, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis s'étaient donné deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils avaient choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beaucoup d'entreprises américaines entamaient ce jour-là leur année comptable.

 

Arrive le 1er mai 1886. Un grand nombre de travailleurs obtiennent immédiatement satisfaction de leur employeur. Mais d'autres, moins chanceux, au nombre d'environ 340.000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.

 

Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C'est alors qu'une bombe explose devant les forces de l'ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.

 

 

Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines (ils seront réhabilités plusieurs années après).

Stèle vengeresse

 

Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l'un des condamnés, Augustin Spies : «Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui» (*).

Manifester pour la journée de 8 heures

 

Trois ans après le drame de Chicago, la IIe Internationale socialiste réunit à Paris son deuxième congrès. Celui-ci se tient au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, pendant l'Exposition universelle qui commémore le centenaire de la Révolution française.

 

Les congressistes se donnent pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé), sachant que jusque-là, il était habituel de travailler dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la journée de travail n'a pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).

 

Le 20 juin 1889, sur une proposition de Raymond Lavigne, ils décident qu'il sera «organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d'appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu'une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890 par l'AFL, dans son congrès de décembre 1888 tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation.»

 

Dès l'année suivante, le 1er mai 1890, des ouvriers font grève et défilent, un triangle rouge à la boutonnière pour symboliser le partage de la journée en trois (travail, sommeil, loisir).

 

Le 1er mai 1891, à Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle tourne au drame. La troupe équipée des nouveaux fusils Lebel et Chassepot tire à bout portant sur la foule pacifique des ouvriers. Elle fait dix morts dont 8 de moins de 21 ans. L'une des victimes, l'ouvrière Marie Blondeau, qui défilait habillée de blanc et les bras couverts de fleurs d'aubépine, devient le symbole de cette journée.

 

Le 1er mai, lithographie de Grandjouan pour l'Assiette au beurre (1906)Avec le drame de Fourmies, le 1er mai s'enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.

 

Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l'Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai. Elle est relayée en France par la Confédération Générale du Travail, un syndicat fondé le 23 septembre 1895 à Limoges.

 

 

L'horizon paraît s'éclaircir après la Première Guerre mondiale. Le traité de paix signé à Versailles le 28 juin 1919 fixe dans son article 247 «l'adoption de la journée de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but à atteindre partout où elle n'a pas encore été obtenue».

 

Les manifestations rituelles du 1er mai ne se cantonnent plus dès lors à la revendication de la journée de 8 heures. Elles deviennent l'occasion de revendications plus diverses. La Russie soviétique, sous l'autorité de Lénine, décide en 1920 de faire du 1er mai une journée chômée. Cette initiative est peu à peu imitée par d'autres pays... L'Allemagne nazie va encore plus loin : Hitler, pour se rallier le monde ouvrier, fait, dès 1933, du 1er mai une journée chômée et payée. La France l'imitera sous l'Occupation, en 1941.

Le 1er mai en France

 

En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge. Celui-ci est quelques années plus tard remplacé par la fleur d'églantine. En 1907, à Paris, le muguet, symbole du printemps en Île-de-France, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge (*).

 

Les syndicats français unis pour le défilé du 1er mai 1936 (archives nationales)Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant, à titre exceptionnel, une journée chômée.

 

Les manifestations du 1er mai 1936 prennent une résonance particulière car elles surviennent deux jours avant le deuxième tour des élections législatives qui vont consacrer la victoire du Front populaire et porter à la tête du gouvernement français le leader socialiste Léon Blum.

 

C'est pendant l'occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai est officiellement désigné comme la «Fête du Travail et de la Concorde sociale» et devient chômé. Cette mesure est destinée à rallier les ouvriers au régime de Vichy. Son initiative revient à René Belin. Il s'agit d'un ancien dirigeant de l'aile socialiste de la CGT (Confédération Générale du Travail) qui est devenu secrétaire d'État au Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain.

 

À cette occasion, la radio officielle ne manque pas de préciser que le 1er mai coïncide avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd'hui, ce dernier est fêté le 3 mai) !

 

Le 30 avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération qui fait du 1er mai un jour férié et payé... mais pas pour autant une fête légale. Autrement dit, le 1er mai n'est toujours pas désigné officiellement comme Fête du Travail. Cette appellation n'est que coutumière...

 

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10:18 Publié dans ACTUALITÉ | Commentaires (1)

21/04/2012

21 AVRIL 2012 : LETTRE À UN JEUNE GARÇON (pcc: blog d'Edmond Prochain)

 

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Le jeune CHAPROT

 

Le blogue d'Edmond Prochain

 

 

Où l’élève Chaprot apprendra, en s’appuyant sur un exemple concret, à élargir son ouverture d’esprit en réfléchissant sur les notions d’égalité et de discrimination

by Edmond Prochain

 

Mon cher Chaprot,

Tu m'as aimablement fait parvenir un petit courrier dans lequel tu t'interroges sur les raisons pour lesquelles, toi et ta classe, vous n'avez pas pu visiter ce charmant petit Conservatoire de l'école publique que votre institutrice avait pourtant promis de vous montrer. Par souci de clarté, je me permets de recopier ici ta missive, telle quelle, en corrigeant simplement les quelques fautes qui ont pu s'y glisser (c'est bien normal, à ton âge, de buter encore parfois sur certains points d'orthographe - ne t'inquiète pas, les adultes ne sont pas meilleurs) :

"Chaire Edmon, je suis comme même bien ambété par ce que la métresse elle avait di qu'elle allez nous emmené voir une école de comme s'été avant, épuise un meussieu a dit que non vous ne pouvé pas entré par se que vous vené de une école catolique et que sait interdit par le réglemans. Alor on nait retourné fer une dicter et j'ai encore eut une mauvèse notte et j'ai été priver de cinéma. Sait vrémant pas juste. Pourquoi le meussieu il a pas voulu con rentre dabor ?"

(Bon. Finalement, j'ai tout de même laissé quelques unes de tes fautes, pour faire plus vrai et parce que je trouve ça touchant. Embrasse tes parents de ma part et surtout remercie-les chaleureusement de se saigner pour te payer une école privée : tu profites ici d'un excellent niveau d'enseignement.)

Laisse-moi donc te dire, mon cher Chaprot, que je comprends sans mal ton désarroi. A cause d'un méchant monsieur, tu as été obligé de retourner travailler en classe au lieu de faire une sortie à la con profiter du riche patrimoine culturel de ta région pour parfaire ta culture générale et déployer ton ouverture d'esprit (mais je vais revenir sur la question de l'ouverture d'esprit). C'est très triste, et tu as bien raison d'être déçu. Si j'avais l'accent marseillais je serais tenté de te dire qu'hélas telle est la vie des hommes : quelques joies très vite effacées par d'inoubliables chagrins... mais non, je n'insisterai pas là-dessus car apparemment il n'est pas nécessaire de te le dire. Peut-être que ton institutrice te fera découvrir cela l'année prochaine, quand vous aurez fini la lecture cursive d'Harry Potter et juste avant de faire des études de structures de phrases dans la sympathique scène de viol de Betty Coton. Mais je m'égare.

A propos de ta fâcheuse mésaventure, il faut que tu saches et comprenne quelque chose de très important. La discrimination, c'est mal. Discriminer, c'est très méchant. Il y a même des gens qui pensent que ce n'est vraiment pas bien. Je le précise pour que tu sentes bien la gravité de la situation. Dans notre beau pays de paix et d'amour et de droits de l'homme et de laïcité et de camemberts au calva, il y a un mot très très important qu'on a gravé en grosses lettres sur le fronton des mairies (la mairie, tu verras ça plus tard en éducation civique, c'est le bâtiment qui se trouve généralement entre la Poste et le Café de la Poste, en face de l'ancienne église, sur la place centrale du village). Je ne parle pas de "liberté" - ça, c'est un mot qu'on emploie quand on veut faire des pièces de théâtre pour dire des insanités sur la religion des autres - et je ne parle pas non plus de "fraternité" - ce mot-là, tout le monde s'en tamponne le coquillard avec une planche de boat-people, de toute façon. Non, je te parle du mot "égalité" ; un fort joli mot qui signifie que tout le monde a les mêmes droits, et aussi les mêmes devoirs (à ce propos, n'oublie pas de faire les tiens quand tu auras fini de lire cette lettre).

Ce beau mot-là, c'est ce qu'on appelle un grand principe. Un grand principe, ça veut dire qu'il faut toujours le respecter pour être quelqu'un de vraiment gentil. Par exemple, si tu avais un magasin et que tu écrivais sur la porte quelque chose comme : "No niggers allowed" (c'est de l'anglais qui veut dire, en gros : "Dégage, sale nègre"), eh bien ce serait très, très, très vilain. Mais heureusement, personne ne fait plus jamais ça depuis longtemps, parce que ce serait de la discrimination et que la discrimination ce n'est pas gentil du tout. Je vois que tu commences à comprendre, c'est bien. Aujourd'hui, tu ne peux plus interdire l'accès à un lieu à des gens, sauf :

• Aux chiens et aux animaux dans les jardins publics,

• Aux moins de 18 ans dans certains cafés un peu particuliers (ça, je t'expliquerai plus tard),

• Aux cardiaques dans les manèges de Disneyland,

• Aux séropositifs en Amérique,

• Aux arabes dans les boîtes de nuit,

• Et aux catholiques dans les lieux où on parle de la laïcité.

Mais à part ces quelques exceptions, tout le monde a le droit d'aller partout.

Voilà pourquoi tu n'as pas eu le droit d'entrer dans ce petit musée. Un "conservatoire de l'école publique", c'est un endroit où des monsieurs avec des barbes se rappellent de la lutte contre l'obscurantisme des catholiques et des curés (souvent, c'est la même chose). Ce serait vraiment trop dangereux d'y laisser entrer des enfants endoctrinés dans une école privée, car tout le monde sait bien que leur institutrice leur a glissé des cocktails molotov dans le cartable pour qu'ils saccagent l'endroit et rétablissent l'Ordre moral, l'Inquisition, l’État français, les Processions de la Fête-Dieu et le poisson le vendredi à la cantine. Et ne prends pas cet air innocent, Chaprot : je sais bien que tu étais prêt à tout casser, toi aussi, avec tes sales pattes d'enfant obscurantiste...

C'est ça que l'on appelle l'ouverture d'esprit : ça consiste à fermer la porte à ceux qui ne sont pas aussi ouverts d'esprits que toi. Chacun chez soi et comme ça les vaches sacrées sont bien gardées.

Au passage, tu penseras à remercier le monsieur du Conservatoire de l'école publique pour la gentille leçon d'éloquence et d'argumentation qu'il vous a gracieusement offerte (on est comme ça, dans l'enseignement public : on élève gratuitement la plèbe, même obscurantiste) : "C'est notre droit et c'est comme ça." N'oublie pas de le réutiliser chaque fois que tu en auras l'occasion, car c'est une façon épatante de mettre fin à un débat en ayant le dernier mot et l'air con.

Mais rassure-toi, mon petit Chaprot, et ne sois pas trop déçu : dans ce "musée" que votre maîtresse voulait vous emmener voir, il n'y avait probablement (comme souvent dans ces petits lieux de folklore régional) que trois bureaux en bois et deux vieilles cartes murales qui se battaient en duel. Tu as bien fait de circuler, il n'y avait sûrement pas grand chose à voir.

Va donc te laver les mains, maintenant. Pourriture intégriste !

Source : http://edmondprochain.wordpress.com/

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10:08 Publié dans ACTUALITÉ | Commentaires (1)

30/03/2012

30 MARS : MESSAGE DE LA VEUVE DU RABBIN ASSASSINÉ À TOULOUSE

 

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Message de la veuve du rabbin assassiné à Toulouse et mère des deux enfants

25 mars 2012

Publié par Véronique dans Partages

 

Voici le message de Mme. ‘Hava (Eva) Sandler, épouse du rabbin Yonathan et mère d’Arye et Gavriel de Toulouse :

 

Mon cœur est brisé. Je suis incapable de parler. Il m’est impossible d’exprimer l’immense et dévorante douleur engendrée par l’assassinat de mon cher mari, Rav Yonathan, de nos fils, Aryeh et Gavriel, et de Miriam Monsonego, la fille du dévoué directeur d’Ozar Hatorah et de son épouse, le Rav Yaakov et Mme Monsonego.

 

Puisse personne ne jamais avoir à endurer une telle détresse et une telle souffrance.

Parce que beaucoup d’entre vous, mes chers frères et sœurs en France et partout dans le monde, demandent ce que vous pouvez faire pour moi-même, pour ma fille Liora et pour les âmes de mes chers mari et enfants, je pense que, aussi difficile que ce soit pour moi, il est de mon devoir de répondre à vos sollicitations.

 

Mon mari avait voué sa vie à l’enseignement de la Torah. Nous sommes retournés dans son pays natal pour aider les jeunes à apprendre la beauté de la Torah. Il était vraiment un homme bon, aimant, généreux et désintéressé. Il était sensible à toutes les créatures de D.ieu, toujours à la recherche de moyens pour révéler la bonté chez les autres.

 

Lui et moi élevions Aryeh et Gavriel dans les chemins de la Torah. Qui aurait pu s’imaginer que leur séjour sur cette Terre, et le temps que moi, leur Maman, je passerais avec eux, serait aussi brefs ?

Je ne sais pas comment moi et les parents et la sœur de mon mari trouverons la consolation et la force de continuer, mais je sais que les voies de D.ieu sont bonnes, et qu’Il nous montrera le chemin et nous donnera la force d’avancer. Je sais que leurs saintes âmes resteront avec nous pour toujours, et je sais que, très bientôt, le temps viendra où nous serons de nouveau réunis avec la venue du Machia’h.

 

Je crois de tout mon cœur en les mots du verset : « L’Éternel a donné, et l’Éternel a repris ; que le Nom de l’Éternel soit béni. » Je remercie le Tout-Puissant pour m’avoir donné le privilège, aussi bref qu’il fut, d’élever mes enfants avec mon mari. Maintenant, le Tout-Puissant a voulu les reprendre près de Lui.

 

À tous ceux qui souhaitent apporter la consolation à notre famille et le bien-être aux âmes des défunts : perpétuons leur vie sur cette Terre.

 

Aux parents, s’il vous plaît, embrassez vos enfants. Dites-leur combien vous les aimez, et comment il est cher à votre cœur qu’ils soient des exemples vivants de notre Torah, pénétrés de crainte du Ciel et de l’amour de leurs semblables.

S’il vous plaît, augmentez votre étude de la Torah, que ce soit seul ou avec votre famille et vos amis. Aidez ceux pour qui il peut être difficile d’étudier seul.

 

S’il vous plaît, ajoutez de la lumière au monde en allumant les bougies du Chabbat ce vendredi soir et chaque vendredi soir. (Et, si vous le pouvez, faites-le un peu plus tôt que l’horaire publié, afin d’ajouter de la sainteté à notre monde.)

 

La fête de Pessa’h est proche. S’il vous plaît, invitez une autre personne chez vous afin que tous aient une place à un Seder pour célébrer la fête de notre liberté.

 

Tout en évoquant la douleur de nos souffrances en Égypte il y a si longtemps, nous déclarons toutefois chaque année comment « dans chaque génération, ils se sont dressés contre nous pour nous détruire ». Cette année aussi nous proclamerons d’une voix claire et puissante : « Et D.ieu nous sauve de leurs mains. »

L’esprit du peuple juif ne peut jamais être éteint ; son lien avec la Torah et ses commandements ne peut jamais être détruit.

 

Puisse être la volonté de D.ieu que nous ne connaissions dorénavant que le bonheur.

J’adresse mes plus sincères condoléances à la famille Monsonego pour la perte de leur fille Myriam, et je prie pour le prompt rétablissement d’Aaron ben Leah, qui a été blessé dans l’attaque.

Je vous remercie pour votre soutien et votre affection.

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10:30 Publié dans ACTUALITÉ | Commentaires (0)

21/03/2012

21 MARS 2012 : 1er PRIX DE PLAIDOIRIE

(Les hasards d'une promenade à travers les blogs m'ont fait découvrir qu'un premier "PRIX DE PLAIDOIRIE", au terme d'un concours organisé pour les lycéens de France par le MÉMORIAL DE CAEN, sur le thème des "Droits de l'Homme" a été décerné à une élève d'un lycée privé, qui a discouru sur les "MAISONS DE RETRAITE"... Cette jeune fille a certes du talent, et son émotion est sincère, mais elle dépeint une réalité, qui existe sans doute (je ne mets pas en doute la sincérité de l'oratrice), mais qui, je le pense, n'est qu'une lamentable exception, qu'il faudrait se garder de généraliser... La jeune fille le dit bien, d'ailleurs, mais la tonalité d'ensemble de sa plaidoirie porte les auditeurs à croire que toutes les Maisons de Retraite sont ainsi... Étant moi-même résident de l'une de ces "EHPAD" tant décriées, et connaissant quelques autres maisons de ce type, j'atteste que, en règle générale, elles n'ont rien de cette description "à la Zola" que nous offre la jeune oratrice... Ceci dit, elle mérite son prix et c'est pourquoi vous trouverez ci-desous, la vidéo de sa "plaidoirie" , de même que le texte, lisible et enregistrable. G.J - Orléans)

Il fait si bon vieillir...

Alma Adilon-Lonardoni

Lycée Champagnat,

Saint-Symphorien-sur-Coise (69)

 

 

« Ils ne s’en rendent pas compte vous savez, ils sont vieux, ça ne les dérange pas… »

J’étais venue pour visiter cet institut ; cherchant un endroit pour accueillir humainement une vieille femme souffrant de la maladie d’Alzheimer.

Une employée m’a ouvert la porte et m’a menée à un semblant de salon. Trois vieilles femmes étaient recroquevillées sur leurs fauteuils, d’un air résigné. Trois vieilles femmes sur trois fauteuils, et une chaise roulante. Une chaise roulante vide, à un détail près. Deux prothèses de jambe gisaient à ses pieds, revêtues de bas de laine.

Remarquant mon trouble, l’aide-soignante a devancé ma question : « Ne vous inquiétez pas, m’a-t-elle dit, ce n’est que le fauteuil d’une résidente qui est morte il y a deux jours. »

Mon silence sans doute en disait trop. Une fois encore, elle a semblé percevoir une once de reproche dans mon regard – comme si je trouvais choquant que l’empreinte de la mort soit disposée nonchalamment au milieu de trois vieilles femmes. Trouvais-je choquant ce vestige d’une femme qui était assise à leurs côtés, sur ces mêmes chaises, trois jours plus tôt ? Trouvais-je choquant que leur soit imposée l’évidence: « Bientôt ce sera votre tour… » ? Trouvais-je choquant que ces trois femmes soient considérées comme suffisamment amoindries pour ne pas avoir conscience de leur condition, pour ne pas être angoissées par une échéance placée constamment sous leurs yeux, se rappelant à leur bon souvenir : « Bientôt ce sera votre tour… » ? Trouvais-je que ces restes, posés là, n’avaient rien d’anodin ? Oui, elle a semblé percevoir une once de reproche dans mon regard — comme si je considérais ces femmes comme dignes d’attention. Comme si je les considérais dignes.

Comme si simplement je les considérais.

Devinant vaguement mon indignation, elle m’a aimablement rassurée : « Ils ne s’en rendent pas compte vous savez, ils sont vieux, ça ne les dérange pas… »

Aujourd’hui, mesdames, messieurs, j’accuse la société de reléguer ses mères, ses pères aux oubliettes. Je pense, oui, qu’il est choquant et même injustifiable que des individus dits « personnes âgées » soient entassés à trois dans des chambres froides et étroites.

Je pense qu’il est bien triste que certaines maisons de retraite – pardon, établissements d’hébergement pour personnes âgées et dépendantes – soient devenues des asiles clos et malsains. Je pense qu’il est anormal que la qualification du personnel varie d’un centre à un autre, et que les services de qualité soient encore trop peu répandus.

Je pense qu’il est indigne de notre société d’avoir à ce point honte de ses vieux devenus inutiles qu’elle les cloître autoritairement. Je pense qu’il est inacceptable que ces personnes soient considérées comme des enfants, voire comme des objets.

C’est nous qui sommes les enfants, mesdames, messieurs, nous qui leur devons tout.

Nous avons été protégés par nos parents durant toute notre enfance. Maintenant que nous n’en avons plus besoin, que les rôles pourraient être échangés, pourquoi prendre la peine de leur rendre la pareille ? Comment peut-on penser qu’une personne âgée n’a plus rien à nous apporter ? Un regard autre, qui a connu d’autres valeurs et qui a su acquérir une sagesse particulière ne nous est-il plus nécessaire ?

N’a-t-on pas besoin de se remettre en question auprès d’une simplicité revendiquée par ces personnes ? Finalement, il me semble parfois que, contrairement aux clichés que véhicule notre société, ce ne sont pas eux les assistés, mais bel et bien nous…

Bien évidemment, il n’y a pas un seul type de personne âgée. Mais, de nous aux personnes âgées, il n’y a qu’une figure : l’être humain. Il serait bon de ne pas l’oublier.

Nous sommes plongés dans une loi du plus fort, dans une course au profit et à l’efficacité, à la rentabilité, la rapidité, qui évince et dévalorise la vieillesse de notre société.

Dès lors que les portes de la redoutable maison de retraite sont franchies, le statut de la personne change. On n’est plus un être humain mais un « résident ». Je ne cherche pas à généraliser. Les conditions de vie

en maisons de retraite que je dénonce ne s’appliquent heureusement pas à tous les établissements. Mais ceux dans lesquels l’on peut attendre un minimum de respect, lorsqu’ils ne sont pas hors de prix, affichent bien souvent complet. De même, bien sûr, tous les aides-soignants ne sont pas des irresponsables insensibles. Mais si certains le sont bel et bien, beaucoup d’autres n’ont peut-être pas le choix… Parce que l’intégralité du système médical public est gérée en amont.

Au-delà d’un personnel peu consciencieux, c’est l’État le plus responsable, qui de sa jouvence immaculée, ne perçoit rien d’autre que des chiffres un peu flous. Une aide-soignante pour quatre-vingts pensionnaires, qu’est-ce que c’est ? Ce sont des économies en plus, et si ça doit être au détriment de vies humaines, qu’à cela ne tienne ? Quelle importance que des êtres humains pourrissent dans des geôles impersonnelles, dans une souffrance qui pourtant serait évitable, quelle importance que de vieilles femmes incontinentes soient parquées dans leurs lits par manque de temps ? Quelle importance que le personnel n’ait pas le temps de veiller à ce que ces personnes prennent les repas qui ont été balancés à la hâte dans leur chambre, si bien que les hospitalisations pour déshydratation sévère fassent désormais partie de la routine ? Quelle importance aussi que des pensionnaires soient, au nom de leur prétendue sénilité, gavés de médicaments lourds et nocifs, et surtout injustifiés ?

Ces réalités durement envisageables sembleraient tout droit sorties d’un film tel que « Vol au-dessus d’un nid de coucou », qui dépeint la douleur extrême des « asiles de fous » à une époque où les maladies mentales étaient considérées comme honteuses et dangereusement incurables… Et pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraître, celles dont je vous parle sont perpétrées aujourd’hui plus que jamais, sur des individus inoffensifs et vulnérables et dans des lieux clos à l’atmosphère insupportable. Comment ne pas se dégrader lorsque l’on n’est plus traité comme un être humain, et surtout, comment garder un semblant de dignité dans une telle situation ? Il est inacceptable que des établissements pour personnes âgées soient devenus des entreprises à but lucratif. Là où le seul maître mot devrait être bien-être et entraide, c’est l’argent qui régit la vie de personnes considérées comme « en fin de vie », et c’est ce seul titre qui fait s’imaginer à certains que leurs dérives et abus sont justifiés.

Le Président, Monsieur Sarkozy nous avait promis, au début de son mandat, un nouveau dispositif de financement de la prise en charge de la perte d’autonomie. Nous l’attendons toujours. Nous l’attendons et, avec nous, des millions de personnes âgées délaissées et abandonnées à leur souffrance.

Ces dérives ne sont pas seulement immorales, elles vont aussi à l’encontre de la Déclaration Universelle des droits de l’homme.

Le premier article, en effet, stipule clairement que : tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits et qu’ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. Que l’on m’explique où est la fraternité dans le fait de se considérer supérieur à d’autres êtres humains, sentiment simplement appuyé par leur situation physique. Que l’on m’explique aussi dans quelle mesure l’on peut dire d’une personne retenue contre son gré en maison de retraite, qu’elle est libre. Que l’on me dise quelle dignité il reste à quelqu’un

dont la présence en établissement va dans l’imaginaire collectif automatiquement de pair avec une dégradation intellectuelle, voire une sénilité aiguë.

Qu’enfin l’on me justifie la distinction qui s’est peu à peu creusée entre les droits de l’homme, et les droits de la personne âgée. Ne sommes-nous plus humains lorsque nous vieillissons ?

Je souhaiterais comprendre, Mesdames et Messieurs, pourquoi la plupart des personnes âgées se voient forcées de renoncer à ces droits fondamentaux. L’article 5 de la déclaration, quant à lui, ne fait qu’appuyer mon incompréhension : Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Pourquoi l’État, la société, les citoyens, tolèrent-ils que ce principe soit bafoué chaque jour, au sein même du pays des droits de l’homme ?

Pays des droits de l’homme … Il est beau, le pays des droits de l’homme, pas même capable de respecter ses racines. Notre belle patrie, qui se veut à son plus haut degré de civilisation, également dans la manière dont elle fait respecter ses lois (et ses droits, cela va sans dire), en oublie peu à peu que tout ce qui constitue les anciennes coutumes n’est pas bon à jeter.

Les coutumes amérindiennes par exemple, qui ont conservé leur sens du respect traditionnel, me paraissent hautement plus louables que celles de notre société actuelle. Dans la tradition amérindienne, le vieux sage est capable d’enchanter, de favoriser le rêve, de deviser à voix haute, d’initier, de transmettre, de conseiller, de montrer le chemin, de rendre compte de l’Histoire…

De notre côté, aujourd’hui, une personne qui vieillit perd de son utilité et de son efficacité. Elle est amoindrie, c’est là le seul statut qu’on lui reconnaît. Comment accorder son estime à quelqu’un à qui on refuse seulement l’écoute ? Mais le plus dérangeant sans doute, c’est que dans l’ensemble de notre société, qui prône et magnifie l’éternelle jeunesse, la vieillesse soit vue aujourd’hui comme une échéance cruelle et insurmontable, comme une épreuve douloureuse et non plus comme une étape naturelle de la vie

d’un homme.

Des solutions existent. Nous devons faire face à l’inacceptable et ne pas oublier qu’un jour, bientôt, à nous aussi, ce sera notre tour…

Je demande, Mesdames et Messieurs, au nom de tous ceux qui souffrent depuis trop longtemps, une hausse réelle du personnel dans notre société.

Je demande à ce que bien-être et traitements respectueux ne soient pas des services qui se monnayent, mais à ce qu’ils soient accessibles à tous.

Je demande à ce que maison de retraite ne soit plus synonyme d’hospice ni de mouroir, mais de lieu d’accueil solidaire et fraternel.

Je demande la dignité.

 

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17/03/2012

17 MARS 2012 : DIEU ET L'INTERNET

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Sur Internet, le savoir n’est plus « transmis », il est partagé à la volée.

Christine Gilbert

Animatrice en pastorale

 

 

Le mot « Dieu » est celui qui est le plus demandé sur les moteurs de recherche Internet, celui qui suscite le plus de connexions. Dieu n’est pas mort avec le numérique, au contraire, Il interroge la génération connectée… Les internautes partagent leurs idées, leurs questions, leurs trouvailles et la question de Dieu est importante. Une recherche de sens et de foi qui est souvent, en France, du ressort de l’intime se manifeste sur la Toile. Du privé se donne à voir dans un espace public : cela interroge, mais c’est aussi une chance pour la foi qui peut ainsi trouver une occasion de rayonner. « Internet est une formidable chambre d’écho de la vie du monde », dit Mgr Di Falco, surtout si on est attentif aux questions profondes qui s’y expriment. Des chrétiens peuvent participer aux commentaires, partager richesses et questions, renvoyer à d’autres, etc. Il s’agit de se mettre dans le flux, d’écouter, de partager, de répondre. Faire connaître ses réalisations est second, même si ça n’est pas secondaire…

La communication sur Internet évolue très vite, au gré des nouveautés techniques et des modes. Le meilleur côtoie le pire, comme dans la vraie vie ! Sans être indemnes de toutes ambiguïtés, les réseaux sociaux ou les recherches de site expriment cependant un réel besoin de communiquer, d’échanger. Le maître mot est « partager ». Internet peut permettre de saisir ce qui est dans le coeur d’autres, de les aimer, avec leurs forces et leurs fragilités. Les chrétiens peuvent y rendre raison de l’espérance qui est en eux (1 P 3, 15), s’ils emploient les langages numériques. Un discernement est nécessaire pour ne pas se laisser fasciner par l’outil ou pour ne pas prendre l’authenticité pour la vérité : la responsabilité éducative envers les plus jeunes comporte maintenant un volet sur l’utilisation de ces médias. Une attention particulière est aussi à porter envers tous ceux qui en sont exclus et s’en trouvent, de fait, discriminés.

Les internautes recherchent les personnes qui sont capables de tenir une parole engagée (… et de rire !) Ils n’ont aucun mal à se procurer des informations mais beaucoup plus à trouver des analyses et à savoir les apprécier. Sur Internet, le savoir n’est plus « transmis », il est partagé à la volée. C’est un grand changement pour les institutions : leur autorité est légitimée par l’intérêt qu’elles suscitent, la reconnaissance entre pairs, la fréquentation de leurs données. La communication, par le biais des réseaux sociaux est transversale et immédiate. Les internautes ne sont pas tous naïfs, ils savent repérer les entreprises qui veulent gagner de l’argent et celles qui ont quelque chose d’intéressant à partager. Dans cette communication horizontale, laissée à l’adhésion de chacun, les chrétiens peuvent déployer leur foi et sont appelés à rendre la vérité populaire. Jésus, utilisant les paraboles dans le contexte de son époque, en faisait autant

(Source : « La Croix » 17/03/2012)

 

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11:55 Publié dans ACTUALITÉ | Commentaires (2)

 
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