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04/04/2012

4 AVRIL 2012 : LE CHIEN ET LE LOUP (La Fontaine)

LE CHIEN ET LE LOUP

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Un loup n'avait que les os et la peau,

Tant les chiens faisaient bonne garde.

Ce loup rencontre un dogue aussi puissant que beau,

Gras, poli , qui s'était fourvoyé par mégarde.

L'attaquer, le mettre en quartiers ,

Sire loup l'eût fait volontiers;

Mais il fallait livrer bataille,

Et le mâtin était de taille

A se défendre hardiment.

Le loup donc, l'aborde humblement,

Entre en propos, et lui fait compliment

Sur son embonpoint, qu'il admire.

«Il ne tiendra qu'à vous, beau sire,

D'être aussi gras que moi, lui répartit le chien.

Quittez les bois, vous ferez bien:

Vos pareils y sont misérables,

Cancres, hères, et pauvres diables,

Dont la condition est de mourir de faim.

Car quoi? rien d'assuré; point de franche lippée ;

Tout à la pointe de l'épée.

Suivez moi, vous aurez un bien meilleur destin.»

Le loup reprit: «Que me faudra-t-il faire?

-Presque rien, dit le chien: donner la chasse aux gens

Portants bâtons et mendiants;

Flatter ceux du logis, à son maître complaire:

Moyennant quoi votre salaire

Sera force reliefs de toutes les façons:

Os de poulets, os de pigeons,

Sans parler de mainte caresse.»

Le loup déjà se forge une félicité

Qui le fait pleurer de tendresse

Chemin faisant, il vit le cou du chien pelé.

"Qu'est-ce là? lui dit-il. - Rien. - Quoi? rien? -Peu de

chose.

Mais encor? - Le collier dont je suis attaché

De ce que vous voyez est peut-être la cause.

- Attaché? dit le loup: vous ne courez donc pas

Où vous voulez? - Pas toujours; mais qu'importe? -

Il importe si bien, que de tous vos repas

Je ne veux en aucune sorte,

Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor."

Cela dit, maître loup s'enfuit, et court encor.

 

 

NOTES :

 

Poli: Le poil luisant, signe de bonne santé et de bien

manger. Voir Horace, Epîtres » I, IV, V, 15 « Tu me verras

gras, la peau soignée et bien brillante, et tu pourras te

moquer de moi, vrai pourceau du troupeau d’ Epicure » («

Horace - OEuvres », traduction, introduction et notes par

François Richard, GF Flammarion, n° 159,1967, p. 217-

218).

Le mettre en quartiers: Le massacrer, le mettre en pièces.

Humblement: Attitude habituelle du loup depuis l’Ysengrin

du « Roman de Renart ».

« Cancre se dit proverbialement d'un homme pauvre qui

n'est capable de faire ni bien ni mal » (Furetière). « Cancre

misérable, coquin, maraud » (Richelet, qui cite cet

exemple).

Hère: pauvre hère.

Lippée: Mot formé sur « lippe » (lèvre inférieure

proéminente) ; ne s’emploie que dans l’expression

burlesque « franche lippée » qui signifie sans contrainte.

Mendiants: La rime obligeant de maintenir l’accord du

second participe, il convient de maintenir celui du premier.

L’invariabilité ne fut décidée par l’Académie qu’en 1679).

J’ai donc, comme dans le texte original de La Fontaine et

comme le voulait l’habitude de l’époque, ajouté le « s »

manquant au participe présent ‘portant’. Une telle

orthographe heurte bien sûr notre sensibilité de lecteurs de

l’an 2000. Elle était pourtant courante à l’époque et passait

inaperçue car normale.

Félicité: S’imagine un grand bonheur, une béatitude.

 

Jvjvjvjvjvjvjvjvjvjvjvjvjvvjv

 

 

 

11:52 Publié dans FABLES | Commentaires (0)

03/04/2012

3 AVRIL 2012 : mardi-saint - JALMALV

"JALMALV" : Ce sigle vous dit-il quelques chose? Pas sûr!

Il signifie :"Jusqu'A La Mort, Accompagner La Vie"... Il s'agit d'une Association de médecins, bénévoles de tous horizons qui se propose d'aider les grands malades à souffrir et à mourir humainement, dans le plus grand respect de la vie (en bref, soins palliatifs plutôt qu'aide au suicide!)

Il existe une délégation de JAMALV dans le Loiret comme dans tous (ou presque) les Départements français... Et ses travaux méritent d'être connus.

JAMALV propose une série de 10 vidéos illustrant son propos.

Aujourd'hui, nous vous proposons les deux premières de ces vidéos.

 

 

 

 

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17:28 Publié dans SANTÉ | Commentaires (0)

02/04/2012

2 AVRIL 2012 : SEMAINE SAINTE (de: "Monastère Invisible")

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Sixième semaine de carême

 

 

« Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle »

(Jean 6, 53)

 

 

En cette avant-dernière semaine de carême nous atteignons une « zone de rupture ». Notre intelligence bute sur un mystère si déconcertant qu’il nous est difficile de l’accueillir.

Le travail de renouvellement de notre intelligence entamé maintenant depuis cinq semaines, a été pour nous, sans que nous le sachions, un travail d’échauffement, afin de nous rendre capables de prendre ce mystère à bras le corps.

 

À la fin du discours de Jésus se présentant comme le Pain de Vie, beaucoup de disciples, scandalisés par les propos lui dirent : « elle est dure cette parole, qui peut l’entendre ? » (Jean 6, 60), et dès lors, beaucoup se retirèrent et n’allèrent plus avec lui.

Jésus, s’adressant alors aux douze apôtres, leur demanda : « Voulez-vous partir vous aussi ? » Pierre fit cette magnifique réponse : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu » (verset 68).

 

Qu’est-ce que Jésus a dit de si dur à accepter ?

 

« Je suis le pain de vie.

Qui vient à moi n’aura jamais faim ;

qui croit en moi n’aura jamais soif.

(Jean 6, 34) […]

En vérité, en vérité, je vous le dis,

si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme

et ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous.

Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle

Et je le ressusciterai au dernier jour.

Car ma chair est vraiment une nourriture

Et mon sang vraiment une boisson.

Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.

(6, 53-56) […]

Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. »

(6, 63)

 

Pour les contemporains de Jésus, cette parole est dure (verset 60), elle est irrecevable si l’on pense de manière charnelle, car ces paroles sont esprit et vie.

Cette parole créatrice provoque le départ de nombreux disciples (verset 66).

 

Pour nous aujourd’hui, le contraire se produit ; cette parole est molle au point qu’elle ne nous attire plus à la messe ; elle nous laisse indifférent.

 

Pourtant la promesse du Christ est immense : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. » Comment est-il possible de prendre à la légère une telle parole au point de ne plus participer à l’eucharistie du dimanche ?

 

Bon nombre de chrétiens ne croient pas et n’entrent pas dans le mystère eucharistique.

Dans L’imitation de Jésus-Christ, considéré comme le plus beau livre écrit de la main de l’homme (Fontenelle), O. Sporey dans sa traduction a supprimé le quatrième livre sur l’eucharistie, le considérant comme un rajout de l’Église… Cela montre l’incompréhension du mystère, et la méconnaissance de la parole du Christ, du peu de considération accordée à cette Parole. Tous nous sommes tentés de faire du tri dans ce qui nous convient ou ne nous convient pas dans les Écritures !

Or, l’Eucharistie, n’est pas une invention ou une pratique instituée par l’Église catholique, elle est fondée par le Christ lui-même et célébrée lors de la sainte Cène, peu avant l’offrande de sa vie sur la Croix. Ces deux offrandes étant liées l’une à l’autre.

 

 

Jésus n’agit pas de manière symbolique, ce qu’il dit se réalise. Si c’est vrai pour le paralytique qui se lève et marche, si c’est vrai pour l’aveugle-né qui tout à coup voit, si c’est vrai pour Lazare qui retrouve vie à l’appel du Christ, alors pourquoi ne serait pas vraie, effective, efficace, cette parole du Christ lorsqu’il dit : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » ? Il prend la peine d’insister : « Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment une boisson » (verset 55).

 

Le sens de l’incarnation va jusque-là. Il a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme, disons-nous dans le Credo, c’est donc bien que notre transformation doit être totale. C’est corps, âme et esprit que nous sommes appelés à entrer dans la vie éternelle.

Toute la création doit être transformée pour participer à la gloire de Dieu. Spirituellement nous sommes appelés par le Père à être des adorateurs en esprit et en vérité… avec notre chair. Cette chair doit devenir capable de vivre dans l’Esprit et par l’Esprit en communion totale avec Dieu.

 

« Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (verset 56).

 

Si le Christ a insisté pour que nous mangions son corps et buvions son sang, c’est parce qu’il veut que cette communion, avec lui, ne soit pas uniquement spirituelle mais aussi charnelle.

C’est tout notre être qui entrera un jour dans la vie éternelle. Mais dès à présent, en communiant au corps et au sang du Christ, nous avons la vie éternelle. Cette vie qui participe à la vie même du Christ.

 

Le renouvellement de notre intelligence en ce temps de carême ne consiste pas à dire : « comment cela se fait-il ? » mais c’est d’accueillir et d’entendre pour quelle raison le Christ nous propose son corps et son sang : c’est afin que nous ayons la vie éternelle.

 

Quand je pense que pour les soldes chez Harrods à Londres, les gens font la queue et campent la veille au soir pour être les premiers ; alors que nous, à qui il est offert la vie éternelle, nous arrivons à la messe tout juste à l’heure, sans préparation, voire même en retard…

Prions et demandons à Dieu de nous donner le zèle des addicts des soldes, à défaut de la compréhension du grand mystère de la foi.

 

 

L’invitation du Christ est un appel

 

« Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme… Or, l’œuvre de Dieu est de croire en celui qu’il a envoyé. »

(Jean 6, 27.29)

 

Abandonnons ce que nous pensons savoir sur le Christ et redécouvrons-le avec un regard neuf.

Travaillons à croire de tout notre cœur dans les paroles du Christ et expérimentons sa puissance dans nos vies. Nous pourrons alors témoigner combien ses promesses sont vraies aujourd’hui encore, lui qui est le même hier, aujourd’hui et éternellement (Hébreux 13, 8).

 

 

 

En cette sixième étape :

 

Croyons-nous qu’en communiant à l’eucharistie nous recevons vraiment le corps et le sang du Christ ?

Relisons le discours de Jésus sur le Pain de Vie au chapitre 6 de saint Jean.

Méditons cette parole du Christ (Jean 6, 54) et demandons à l’Esprit saint de la graver dans nos cœurs.

 

 

 

 

TEXTE RÉFLEXION OU PRIÈRE

 

Communiez donc !

 

Si les mondains vous demandent pourquoi vous communiez si souvent, dites-leur que c’est pour apprendre à aimer Dieu, pour vous purifier de vos imperfections, pour vous délivrer de vos misères, pour vous consoler en vos afflictions, pour vous appuyer en vos faiblesses. Dites-leur que deux sortes de gens doivent souvent communier ; les parfaits, parce qu’étant bien disposés, ils auraient grand tort de ne point s’approcher de la source et fontaine de perfection, et les imparfaits, afin de pouvoir justement prétendre à la perfection ; les forts afin qu’ils ne deviennent faibles, et les faibles afin qu’ils deviennent forts ; les malades afin d’être guéris, les sains afin qu’ils ne tombent en maladie ; et que pour vous, comme imparfaite, faible et malade, vous avez besoin de souvent communiquer avec votre perfection, votre force et votre médecin. Dites-leur que ceux qui n’ont pas beaucoup d’affaires mondaines doivent souvent communier parce qu’ils en ont la commodité, et ceux qui ont beaucoup d’affaires mondaines, parce qu’ils en ont la nécessité, et que celui qui travaille beaucoup et qui est chargé de peines doit aussi manger les nourritures solides et fréquemment. Dites-leur que vous recevez le Saint-Sacrement pour apprendre à le bien recevoir, parce que l’on ne fait guère bien une action à laquelle on ne s’exerce pas souvent.

 

St François de Sales

Introduction à la vie dévote, II, chap. XXI

© in Magnificat

 

 

 

La pensée de la semaine

au sujet de l’Eucharistie :

 

« Ne dites pas que vous n’en êtes pas digne. C’est vrai : vous n’en êtes pas digne, mais vous en avez besoin. »

(Curé d’Ars)

 

ggggggggggggg

 

10:33 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

01/04/2012

1er AVRIL 2012 : RAMEAUX ET PASSION

 

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ENTRÉE DE JÉSUS À JÉRUSALEM

«Paixão de Nosso Senhor Jesus Cristo» segundo S.Marcos

 

 

Naquele tempo, os príncipes dos sacerdotes reuniram-se em conselho, logo de manhã, com os anciãos e os escribas, isto é, todo o Sínédrio. Depois de terem manietado Jesus, foram entregá-l’O a Pilatos.

R Pilatos perguntou-Lhe: «Tu és o Rei dos judeus?»

N Jesus respondeu:

J «É como dizes».

N E os príncipes dos sacerdotes faziam muitas acusações contra Ele. Pilatos interrogou-O de novo:

R «Não respondes nada? Vê de quantas coisas Te acusam».

N Mas Jesus nada respondeu, de modo que Pilatos estava admirado. Pela festa da Páscoa, Pilatos costumava soltar-lhes um preso à sua escolha. Havia um, chamado Barrabás, preso com os insurrectos; que numa revolta tinham cometido um assassínio. A multidão, subindo, começou a pedir o que era costume conceder-lhes. Pilatos respondeu:

R «Quereis que vos solte o Rei dos judeus?»

N Ele sabia que os príncipes dos sacerdotes O tinham entregado por inveja. Entretanto, os príncipes dos sacerdotes incitaram a multidão a pedir que lhes soltasse antes Barrabás. Pilatos, tomando de novo a palavra, perguntou-lhes:

R «Então, que hei-de fazer d’Aquele que chamais o Rei dos judeus?»

N Eles gritaram de novo:

R «Crucifica-O!».

N Pilatos insistiu:

R «Que mal fez Ele?»

N Mas eles gritaram ainda mais:

R «Crucifi ca-O!».

N Então Pilatos, querendo contentar a multidão, soltou-lhes Barrabás e, depois de ter mandado açoitar Jesus, entregou--O para ser crucificado. Os soldados levaram-n’O para dentro do palácio, que era o pretório, e convocaram toda a corte. Revestiram-n’O com um manto de púrpura e puseram-Lhe na cabeça uma coroa de espinhos que haviam tecido. Depois começaram a saudá-l’O:

R «Salve, Rei dos judeus!»

N Batiam-Lhe na cabeça com uma cana, cuspiam-Lhe e, dobrando os joelhos, prostravam-se diante d’Ele. Depois de O terem escarnecido, tiraram--Lhe o manto de púrpura e vestiram-Lhe as suas roupas. Em seguida levaram-n’O dali para O crucificarem.

N Requisitaram, para Lhe levar a cruz, um homem que passava, vindo do campo, Simão de Cirene, pai de Alexandre e Rufo. E levaram Jesus ao lugar do Gólgota, quer dizer, lugar do Calvário. Queriam dar-Lhe vinho misturado com mirra, mas Ele não o quis beber. Depois crucificaram-n’O. E repartiram entre si as suas vestes, tirando as à sorte, para verem o que levaria cada um. Eram nove horas da manhã quando O crucificaram. O letreiro que indicava a causa da condenação tinha escrito: «Rei dos Judeus». Crucificaram com Ele dois salteadores, um à direita e outro à esquerda. Os que passavam insultavam-n’O e abanavam a cabeça, dizendo:

R «Tu que destruías o templo e o reedificavas em três dias, salva-Te a Ti mesmo e desce da cruz».

N Os príncipes dos sacerdotes e os escribas troçavam uns com os outros, dizendo:

R «Salvou os outros e não pode salvar-Se a Si mesmo! Esse Messias, o Rei de Israel, desça agora da cruz, para nós vermos e acreditarmos».

N Até os que estavam crucificados com Ele O injuriavam. Quando chegou o meio-dia, as trevas envolveram toda a terra até às três horas da tarde. E às três horas da tarde, Jesus clamou com voz forte:

J «Eloí, Eloí, lamá sabachtháni?».

N Que quer dizer: «Meu Deus, meu Deus, porque Me abandonastes?» Alguns dos presentes, ouvindo isto, disseram:

R «Está a chamar por Elias».

N Alguém correu a embeber uma esponja em vinagre e, pondo-a na ponta duma cana, deu-Lhe a beber e disse:

R «Deixa ver se Elias vem tirá-l’O dali».

N Então Jesus, soltando um grande brado, expirou.

O véu do templo rasgou-se em duas partes de alto a baixo. O centurião que estava em frente de Jesus, ao vê-l’O expirar daquela maneira, exclamou:

R «Na verdade, este homem era Filho de Deus».

N Palavra da salvação.

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RAMEAUX 2012

 

 

 

Un homme arrive à Jérusalem et la foule l’acclame. Jésus rentre dans la cité de David et les gens pressés sur son chemin veulent faire de lui un roi. Que cherchent-ils ? Et d’ailleurs, que savent-ils de lui ? N’est-il pas un obscur rabbin de Nazareth, petite bourgade de Galilée ?

 

En ce jour où nous entrons dans la Semaine Sainte, nous aussi nous nous rassemblons pour acclamer le Christ : nous aussi, nous voici avec nos rameaux, pour chanter : « HOSANNA ! » Mais pourquoi sommes-nous là ?

 

Nous sommes là parce que nous avons entendu, en nous, un appel, un désir, une espérance ; parce que nous ne voulons pas que notre vie se limite à ce monde matériel… Mais sommes-nous prêts à suivre le Christ dans sa mort et sa Résurrection ? Car, finalement, la tentation sera grande de nous éclipser, après la joie des fêtes pascales, lorsqu’il faudra aimer son ennemi, tendre la joue à celui qui nous frappe, pardonner… Et le risque sera grand de trahir le Christ comme Judas… Regardez, dans l’Evangile de ce jour, on ne sait pas à quel moment il quitte Jésus, avant le repas, pendant la marche vers le monde des Oliviers ? Rien n’est dit, si ce n’est qu’il réapparaît pour trahir…

 

Alors, pour ne pas nous éclipser, entrons avec Jésus à Jérusalem et suivons-le.

 

Nous apprendrons à nous dessaisir de nos biens, jusqu’à nos vêtements, pour les donner aux pauvres. Nous serons comme ce jeune homme qui s’enfuit tout nu du jardin des Oliviers.

 

Nous apprendrons à pleurer sur nos péchés, nos manques de courage parce que nous ne savons pas aimer jusqu’au bout. Nous serons alors comme Pierre après son reniement, conscient de sa lâcheté, mais aussi rempli de l’espérance que Celui qu’il venait de renier pourrait lui pardonner.

 

Nous apprendrons aussi à porter la Croix du Christ, à nous unir au don qu’il fait de sa vie en donnant notre propre vie. Nous accepterons, comme Simon de Cyrène, d’être bousculés dans nos habitudes, d’être « embauchés » pour le Seigneur, alors que nous pensions nous reposer.
Nous apprendrons à être au pied de la Croix, pour entendre Jésus qui dans un dernier cri s’abandonne, pour contempler le Christ qui se donne et, en Lui, Dieu qui se révèle. Nous nous écrierons alors avec le centurion : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! »

 

Nous apprendrons à prendre soin du corps du Seigneur et donc de tous les corps, en nous mettant au service des plus pauvres. Nous porterons alors dans nos bras le Christ lui-même qui se révèle à travers les plus petits.

 

Enfin, nous apprendrons à veiller dans la prière, à espérer. Nous rejoindrons alors ces femmes en attendant, comme elles, dans le silence, la Résurrection, pour chanter, au terme de la semaine : « ALLELUIA ! »

 

 

 

 

 

 

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09:50 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

 
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