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25/04/2012

25 AVRIL 2012 : "LE LOUP, LE RENARD ET LE CHEVAL" (La Fontaine

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FABLE DE LA FONTAINE

 

Le Renard, le Loup et le Cheval

Livre XII - Fable 17

 

Encore une fable parlant de la ruse. Contrairement à la poésie précédente, la matoiserie du cheval n'est pas machiavélique. Elle ressemble plutôt à celle du coq dans « Le Coq et le Renard » (Livre II, fable 15). Mais dans cette autre pièce, c'était celui qui se croyait le plus fin qui était pris, tandis qu'ici, notre renard, sans doute échaudé part les fables précédentes, envoie le loup au danger.

 

La Fontaine s'inspire ici de Mathurin Régnier (Chartres, 1573 - Rouen, 1613). Le poète rival de Malherbe a en effet écrit un apologue semblable, mais avec d'autres personnages, dans « Satire » (III). Le même sujet a aussi été commenté par Gilles Ménage (Angers, 1613 - Paris, 1692) dans « Modi di dire italiani » (1685). Cet érudit tenait le texte de Guazzo et d'Ammirato.

Une anecdote nous éclaire sur la naissance publique de cette fable : à la fin de la séance de réception de Boileau à l'Académie française (1er juillet 1684), le Directeur, l'abbé de La Chambre, demanda si quelqu'un avait une oeuvre nouvelle à présenter à l'assemblée. Plusieurs auteurs se succédèrent. La Fontaine termina en présentant une de ses nouvelles fables, « Le Renard, le Loup et le Cheval ». Les auditeurs, contents, applaudirent longuement et réclamèrent une seconde lecture.

Chamfort rapproche cette fable du « Cheval et le Loup » (Livre XI, fable 3)

 

Un renard, jeune encor, quoique des plus madrés,

Vit le premier cheval qu'il eût vu de sa vie.

Il dit à certain loup, franc novice : « Accourez,

Un animal paît dans nos prés,

Beau, grand ; j'en ai ma vue encore toute ravie.

- Est-il plus fort que nous ? dit le loup en riant.

Fais-moi son portrait, je te prie.

- Si j'étais quelque peintre ou quelque étudiant,

Repartit le renard, j'avancerais la joie

Que vous aurez en le voyant.

Mais venez. Que sait-on ? peut-être est-ce une proie

Que la fortune nous envoie.»

Ils vont ; et le cheval, qu'à l'herbe on avait mis,

Assez peu curieux de semblables amis,

Fut presque sur le point d'enfiler la venelle.

«Seigneur, dit le renard, vos humbles serviteurs

Apprendraient volontiers comment on vous appelle.»

Le cheval, qui n'était dépourvu de cervelle,

Leur dit : «Lisez mon nom, vous le pouvez, Messieurs ;

Mon cordonnier l'a mis autour de ma semelle.»

Le renard s'excusa sur son peu de savoir.

«Mes parents, reprit-il, ne m'ont point fait instruire ;

Ils sont pauvres et n'ont qu'un trou pour tout avoir ;

Ceux du loup, gros Messieurs, l'ont fait apprendre à lire.»

Le loup, par ce discours flatté,

S'approcha. Mais sa vanité

Lui coûta quatre dents : le cheval lui desserre

Un coup ; et haut le pied. Voilà mon loup par terre,

Mal en point, sanglant et gâté.

« Frère, dit le renard, ceci nous justifie

Ce que m'ont dit des gens d'esprit :

Cet animal vous a sur la mâchoire écrit

Que de tout inconnu le sage se méfie."

 

Encor : Variante : « encore » (1694). Il s'agit évidemment d'une erreur d'impression.

 

Madrés : Intelligent et retors.

 

Venelle : ruelle. - Enfiler la venelle : s'enfuir discrètement comme si on empruntait une petite rue dérobée.

Nous trouvons la même expression dans « Belphégor » : « Il fut contraint d'enfiler la venelle ».

 

Un trou : pas grand chose, juste un terrier.

 

Desserrer : décocher, mais dit d'une manière noble et poétique.

 

Haut le pied : Expression courante à l'époque pour dire s'enfuir. « Buvez un coup et haut le pied » (Furetière.)

 

Gâté : Mal en point, blessé.

 

 

 

nnnnnnnnnnnnnn

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23/04/2012

23 AVRIL 2012 : "LES DISCIPLES D'EMMAÜS"

 

EMMAÜS (Arcabas).jpg
LES DISCIPLES D'EMMAÜS (Arcabas)

 

Les pèlerins d’Emmaüs

 

 

 

Quand Dieu se donne la peine de nous rattraper sur notre route

 

« Et voici que ce même jour, deux d’entre eux faisaient route vers un village du nom d’Emmaüs… et ils conversaient entre eux de tout ce qui était arrivé… »

 

(Luc 24, 13-14)

 

Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité !

 

En bons pèlerins que nous sommes sur cette terre, nous nous comportons souvent comme les fameux pèlerins d’Emmaüs.

Le récit que l’on trouve dans l’Évangile de Luc (24, 13-43) est d’une émouvante réalité et d’une actualité de ressuscité.

Deux disciples du Christ font route vers Emmaüs. Il échangent sur tout ce qui est arrivé à Jérusalem. Jésus s’approche d’eux et fait route avec eux.

Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Comment croire que celui qui est mort… et peut-être même ressuscité, peut se trouver sur la, sur leur, route comme un quelconque marcheur ?

On peut toujours s’interroger sur ce qui les empêche de le reconnaître… Tout comme ce qui nous empêche de le voir à l’œuvre, à nos côtés, aujourd’hui. Tout ce que savent sur lui ces pèlerins, tout ce qu’ils ont vu certainement de près ou de loin de la crucifixion, de sa mort, ne leur sert de rien ; voire même l’empêche de le reconnaître vivant. Notre « savoir sur » le Christ, peut parfois être un obstacle à « être avec » le Christ.

Dieu soit loué, notre cher ressuscité a de l’humour ! « Quels sont donc ces propos que vous échangez en marchant ? », comme s’il ne savait pas ce qu’ils étaient entrain de se dire…

Et eux, le visage sombre, de lui faire ce qui équivaut bien à la lecture des faits divers du Jerusalem Post, ou la rétrospective du JT de 20h00 : « Tu es bien le seul habitant de Jérusalem à ignorer ce qui est arrivé ces jours-ci ! »

Manifestement, ils marchent avec un homme débarquant d’une autre planète !

Jésus redouble d’humour : « Quoi donc leur dit-il ? »

Et eux de retracer à Jésus, l’histoire de Jésus le Nazaréen… et même que des anges ont dit, à des femmes, qu’il était vivant ! Ce qui semble ne rien arranger à leur désarroi.

Leur espérance était déçue car ils pensaient qu’il allait délivrer Israël, au sens matériel, du joug des romains et accordons-leur le crédit, au sens spirituel, puisqu’il prétendait être le Messie que tous attendaient ! (verset 21).

Alors Jésus leur dit : « Ô cœurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu’ont annoncé les Prophètes ! » C’est un reproche que Jésus a souvent fait. Le cœur des pèlerins était meurtri, tuméfié, déçu… habité de pensées charnelles au lieu d’être rempli d’intelligence de l’Esprit.

C’est ce chemin que Jésus va leur faire parcourir. Le chemin d’Emmaüs est en réalité le chemin que parcourt le cœur pour aller d’un manque d’intelligence, d’une connaissance qui aveugle, à une intelligence qui sait voir la réalité vraie.

 

 

 

Troisième trait d’humour du ressuscité : « Quand ils furent près du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin » (verset 28)

Ému comme ils le mentionneront plus tard par les paroles de cet homme, ils lui dirent : « Reste avec nous car le soir tombe et le jour déjà touche à son terme » (verset 29).

Cette phrase devrait être lue à chaque cérémonie de funérailles, lorsque la vie arrive à son terme.

L’interprétation que fait Jésus des Écritures, donnent du sens à ce qui n’en avait plus à leurs yeux. Aujourd’hui encore, par la prière et la lecture assidue des Écritures, notre cœur peut devenir tout brûlant et relire les événements de notre propre vie et en découvrir le sens.

Et lorsqu’ils furent à table et qu’il rompit le pain et le bénit, leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent… et il disparut de devant eux (verset 31).

Ce qui est merveilleux sur ce chemin du cœur, c’est que lorsque les yeux voyaient l’homme marchant avec eux, ils ne voyaient pas ; et lorsque leurs yeux s’ouvrent, ils ne le voient plus…

Là encore, nous avons la preuve que la foi vient de ce que l’on entend et pas de ce que l’on voit. L’oreille ouvre nos yeux et selon ce que l’on entend, on voit la réalité de telle ou telle manière. Là, éclairé par la Parole vivante, incarnée en Jésus et dans les Écritures, leurs yeux s’ouvrirent à la réalité spirituelle.

Il en est de même pour nous. Comme le dit si bien Pierre dans sa première Épitre (1, 8-9) « Sans l’avoir vu vous l’aimez ; sans le voir encore, mais en croyant, vous tressaillez d’une joie indicible et pleine de gloire, sûrs d’obtenir l’objet de votre foi : le salut des âmes. »

 

Que faisait Jésus sur la route d’Emmaüs ?

 

Il rattrapait deux disciples qui doutaient de sa résurrection et qui n’arrivaient pas à croire en sa résurrection.

 

Or, il faut plus que croire ; il faut savoir.

 

J’aime souvent dire que je ne crois pas en la résurrection du Christ… mais je sais qu’il est ressuscité car je l’ai rencontré sur ma route d’Emmaüs.

Mais ces pèlerins devaient encore franchir une étape qui leur était inconnue : ne pas quitter Jérusalem ! C’est un ordre que Jésus donna aux apôtres et aux disciples présents : « Demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la force d’en-haut » (verset 49).

Partis de Jérusalem, le moral dans les chaussettes, le cœur alourdi par la déception, ils retournent à Jérusalem, auprès des Apôtres pour y recevoir ce que le Père a promis, l’Esprit saint.

De même, nous sommes appelés lorsque nous rencontrons le Christ, a retourné à l’Église, qui préfigure la Jérusalem céleste, pour y partager avec la foi des Apôtres, celle qui a été déposée dans notre cœur et y recevoir la force d’en-haut qui seule fera de nous, les témoins du ressuscité. Nous ne sommes pas témoins d’un événement, nous sommes témoins de l’existence d’une personne vivante aujourd’hui, qui marche à nos côtés comme elle l’a promis : « Et voici, je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28, 20).

N’y a-t-il pas de quoi avoir le cœur tout brûlant ?

 

Méditation et mise en pratique :

 

Croyons-nous ou savons-nous que le Christ est ressuscité ?

Le reconnaissons-nous à la messe dans l’Eucharistie ?

Demandons au Christ que les yeux de notre cœur s’ouvrent sur sa présence à nos côtés.

(Source « : « Monastère Invisible »)

 

À VOIR :  Vie de Jésus, n° 2  :  (copier l'adresse dans la fenêtre de votre navigateur)

http://www.youtube.com/watch?v=QXoKHmL8KP4

 

 

 

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22/04/2012

22 AVRIL 2012 : 3ème DIMANCHE DE PÂQUES (B)

OSENBACH (Haut-Rhin).Eglise.jpg
ÉGLISE DE OSENBACH (haut-Rhin) - (Quelqu'un s'y retrouvera!)

 

Domingo III de Páscoa

I LEITURA

 

Leitura dos Actos dos Apóstolos

 

Naqueles dias, Pedro disse ao povo: «O Deus de Abraão, de Isaac e de Jacob, o Deus de nossos pais, glorificou o seu Servo Jesus, que vós entregastes e negastes na presença de Pilatos, estando ele resolvido a soltá-l’O. Negastes o Santo e o Justo e pedistes a libertação dum assassino; matastes o autor da vida, mas Deus ressuscitou-O dos mortos, e nós somos testemunhas disso. Agora, irmãos, eu sei que agistes por ignorância, como também os vossos chefes. Foi assim que Deus cumpriu o que de antemão tinha anunciado pela boca de todos os Profetas: que o seu Messias havia de padecer. Portanto, arrependei-vos e convertei-vos, para que os vossos pecados sejam perdoados». Palavra do Senhor.

 

SALMO RESPONSORIAL

 

Refrão: Fazei brilhar sobre nós, Senhor, a luz do vosso rosto.

 

Quando Vos invocar, ouvi-me, ó Deus de justiça. Vós que na tribulação me tendes protegido,

compadecei-Vos de mim e ouvi a minha súplica.

 

Sabei que o Senhor faz maravilhas pelos seus amigos, o Senhor me atende quando O invoco. Muitos dizem: «Quem nos fará felizes?»

 

Fazei brilhar sobre nós, Senhor, a luz da vossa face. Em paz me deito e adormeço tranquilo, porque só Vós, Senhor, me fazeis repousar em segurança.

 

LEITURA II

 

Leitura da Primeira Epístola de São João

 

Meus fi lhos, escrevo-vos isto, para que não pequeis. Mas se alguém pecar, nós temos Jesus Cristo, o Justo, como advogado junto do Pai. Ele é a vítima de propiciação pelos nossos pecados, e não só pelos nossos, mas também pelos do mundo inteiro. E nós sabemos que O conhecemos, se guardamos os seus mandamentos. Aquele que diz conhecê-l’O e não guarda os seus mandamentos é mentiroso e a verdade não está nele. Mas se alguém guardar a sua palavra, nesse o amor de Deus é perfeito.

 

EVANGELHO

 

Evangelho de Nosso Senhor Jesus Cristo segundo São Lucas

 

Naquele tempo, os discípulos de Emaús contaram o que tinha acontecido no caminho e como tinham reconhecido Jesus ao partir do pão. Enquanto diziam isto, Jesus apresentou-Se no meio deles e disse-lhes: «A paz esteja convosco». Espantados e cheios de medo, julgavam ver um espírito. Disse-lhes Jesus: «Porque estais perturbados e porque se levantam esses pensamentos nos vossos corações? Vede as minhas mãos e os meus pés: sou Eu mesmo; tocai-Me e vede: um espírito não tem carne nem ossos, como vedes que Eu tenho». Dito isto, mostrou-lhes as mãos e os pés. E como eles, na sua alegria e admiração, não queriam ainda acreditar, perguntou-lhes: «Tendes aí alguma coisa para comer?» Deram- Lhe uma posta de peixe assado, que Ele tomou e começou a comer diante deles. Depois disse-lhes: «Foram estas as palavras que vos dirigi, quando ainda estava convosco: “Tem de se cumprir tudo o que está escrito a meu respeito na Lei de Moisés, nos Profetas e nos Salmos”». Abriu-lhes então o entendimento para compreenderem as Escrituras e disse-lhes: «Assim está escrito que o Messias havia de sofrer e de ressuscitar dos mortos ao terceiro dia, e que havia de ser pregado em seu nome o arrependimento e o perdão dos pecados a todas as nações, começando por Jerusalém. Vós sois as testemunhas de todas estas coisas». Palavra da salvação.

 

ORAÇÃO DOS FIÉIS

 

Irmãos: Cristo ressuscitado está no meio de nós, mas também está como defensor junto do Pai a interceder pelos pecadores do mundo inteiro. Com toda a confiança, peçamos-Lhe na oração universal que os seus fiéis sejam testemunhas do perdão que Ele oferece a cada homem, dizendo com alegria:

 

R. Cristo, ouvi-nos. Cristo, atendei-nos.

 

1. Pelos que encontram Jesus Cristo nas Escrituras, pelos que O reconhecem ao partir do pão

e por aqueles a quem Ele perdoa os pecados, oremos ao Senhor.

 

2. Pelos que trabalham pela paz e pela justiça, pelos que exercem responsabilidades maiores

e pelos povos do mundo inteiro e seus governos, oremos ao Senhor.

 

3. Pelas vítimas das injustiças deste mundo, pelos inocentes perseguidos e condenados e por aqueles de quem Jesus Se fez igual, oremos ao Senhor.

 

4. Pelos que não ousam crer na Ressurreição de Jesus, pelos que por vergonha negam o Santo e o Justo e pelos que agem contra Ele por ignorância, oremos ao Senhor.

 

5. Por todos nós aqui presentes, neste dia, pelos que celebraram connosco a santa Páscoa e pelos que esperam celebrá-la na glória eterna, oremos ao Senhor.

 

OREMOS ; Senhor Jesus Cristo, amigo dos homens, que pela vossa cruz e ressurreição cumpristes o que diziam as Escrituras, fazei de nós testemunhas audazes da Palavra no mundo onde nos enviais a trabalhar. Vós que sois Deus com o Pai na unidade do Espírito Santo.

 

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Homélie du 3ème dimanche de Pâques

 

 

 

L’Evangile de ce jour nous montre comment Jésus s’est manifesté une fois de plus à ses disciples. Il les trouve incrédules, frappés de stupeur et de doutes. Nous avons même entendu qu’ils le prennent pour un fantôme. Nous n’avons pas à les juger. Le même Jésus ne cesse de nous rejoindre tout au long de notre vie. Il connaît toutes les faiblesses de nos vies. Il sait combien nous sommes troublés face au mal qui accable notre monde. Comme les disciples, nous avons peut-être tendance à nous enfermer, à verrouiller nos portes. La tentation est grande de rester entre chrétiens, loin des attaques du monde.

 

Mais le Seigneur nous rejoint dans nos peurs. Comme pour les disciples, ses premières paroles sont un message de paix. Quand l’amertume et l’inquiétude prennent le dessus, il vient nous rassure, nous redonner force et courage. La paix qu’il nous donne vient nous renouveler. Elle nous donne un cœur neuf qui régénère ce qui est vieux. Elle nous redonne vie et espérance à la vie pour toujours. C’est en Jésus que nous trouvons cette paix du cœur. Quelqu’un a dit : « C’est la paix entre le ciel et la terre. » C’est ce don que le Christ continue à nous faire à chaque célébration eucharistique. Et quand le prêtre nous dit à la fin de la messe « Allez dans la paix du Christ », c’est pour nous inviter à le partager.

 

C’est grâce à ce don de la paix que les apôtres ont pu devenir des témoins de la foi. Dans le livre des Actes des Apôtres, nous voyons Pierre proclamant la foi qui est en eux. S’adressant aux gens de son pays, il leur annonce Jésus ressuscité. Ce témoignage nous a été transmis de génération en génération. Il nous appartient de transmettre le flambeau, pas seulement aux croyants mais à tous ceux et celles qui se trouvent sur notre route. Jésus a voulu que la bonne nouvelle soit proclamée au monde entier.

 

La lettre de saint Jean va dans le même sens. La résurrection et l’exaltation de Jésus sont une richesse extraordinaire pour les croyants. Avec lui, nous avons un « avocat », un « défenseur ». Grâce à lui, nous pouvons connaître Dieu, l’approcher et garder ses commandements. En Jésus c’est le monde entier qui est réconcilié et devient proche de Dieu. Voilà une bonne nouvelle de la plus haute importance. Il est urgent de l’annoncer à tous. Il ne nous est pas demandé de faire croire mais de dire et de témoigner par nos actes et toute notre vie.

 

C’est aussi ce message que le pape Benoît XVI nous rappelle. Au mois d’octobre 2011, il a annoncé pour 2012 une année de la foi ; c’est un appel à l’Eglise toute entière : « L’Eglise dans son ensemble et les pasteurs en son sein doivent comme le Christ, se mettre en route, pour conduire les hommes hors du désert, vers le lieu de la vie, vers l’amitié avec le Fils de Dieu, vers celui qui nous donne la vie en plénitude. » Le pape souhaite que tous les croyants puissent « franchir le seuil de la foi », « se rendre au puits » et « se nourrir. Il est absolument essentiel que « personne ne devienne paresseux dans la foi ».

 

Pourquoi une telle année ? « Pour que le témoignage des croyants grandisse en crédibilité. » Le gros problème c’est l’ignorance religieuse de beaucoup. Il est absolument essentiel d’approfondir la connaissance des contenus de la foi pour pouvoir mieux la transmettre. C’est un appel à l’approfondissement et à la réflexion. Nous vivons dans une société qui connaît toutes sortes de bouleversements. Ce qui paraissait solide finit par s’ébranler. Ce n’est pas pour autant qu’il faut tout abandonner.

 

Bien au contraire : c’est le moment de mettre en place des lieux de partage de la foi. C’est aussi pour chacun de nous une invitation à les rejoindre. Il s’agit pour tous et chacun, d’aller vers une source et d’y puiser. C’est un peu exigent car cela oblige à quitter pour un moment sa maison et sa famille. Mais c’est le Seigneur qui nous appelle. Il a une bonne nouvelle pour nous. Nous prendrons le temps de la laisser résonner en nous. Puis nous serons invités à nous remettre en route pour l’annoncer aux autres.

 

Lire les Ecritures, prier les psaumes, prendre le temps d’approfondir sa foi, c’est entrer dans le plan de Dieu, c’est se préparer à recevoir le Christ ; c’est comprendre en profondeur. C’est pour cela que dans toutes les familles chrétiennes, il devrait y avoir au moins un Nouveau Testament, Prions en Eglise ou Magnificat; il est important que chacun puisse se nourrir de la Parole de Dieu. Si nous ne le faisons pas, c’est le doute qui finira par s’installer en nous.

 

Ce temps de Pâques, c’est celui du renouveau de nos vies et de nos communautés chrétiennes. Chaque dimanche est un jour de fête et de joie. Comme il l’a fait pour ses apôtres, Jésus rejoint les communautés rassemblées en son nom. C’est important pour nous ; nous vivons dans un monde qui perd ses repères, qui est capable du meilleur et du pire et qui cherche désespérément la bonne direction à prendre. C’est dans ce monde-là que nous sommes envoyés pour être les témoins de l’amour et de la joie de Dieu.

 

En ce jour, nous te prions, Seigneur : ouvre nos cœurs à l’intelligence des Ecritures. Fais de nous des témoins et des messagers de l’amour qui est en toi. Amen.

 

Jean COMPAZIEU

http://dimancheprochain.org

 

 

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09:40 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

21/04/2012

21 AVRIL 2012 : LETTRE À UN JEUNE GARÇON (pcc: blog d'Edmond Prochain)

 

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Le jeune CHAPROT

 

Le blogue d'Edmond Prochain

 

 

Où l’élève Chaprot apprendra, en s’appuyant sur un exemple concret, à élargir son ouverture d’esprit en réfléchissant sur les notions d’égalité et de discrimination

by Edmond Prochain

 

Mon cher Chaprot,

Tu m'as aimablement fait parvenir un petit courrier dans lequel tu t'interroges sur les raisons pour lesquelles, toi et ta classe, vous n'avez pas pu visiter ce charmant petit Conservatoire de l'école publique que votre institutrice avait pourtant promis de vous montrer. Par souci de clarté, je me permets de recopier ici ta missive, telle quelle, en corrigeant simplement les quelques fautes qui ont pu s'y glisser (c'est bien normal, à ton âge, de buter encore parfois sur certains points d'orthographe - ne t'inquiète pas, les adultes ne sont pas meilleurs) :

"Chaire Edmon, je suis comme même bien ambété par ce que la métresse elle avait di qu'elle allez nous emmené voir une école de comme s'été avant, épuise un meussieu a dit que non vous ne pouvé pas entré par se que vous vené de une école catolique et que sait interdit par le réglemans. Alor on nait retourné fer une dicter et j'ai encore eut une mauvèse notte et j'ai été priver de cinéma. Sait vrémant pas juste. Pourquoi le meussieu il a pas voulu con rentre dabor ?"

(Bon. Finalement, j'ai tout de même laissé quelques unes de tes fautes, pour faire plus vrai et parce que je trouve ça touchant. Embrasse tes parents de ma part et surtout remercie-les chaleureusement de se saigner pour te payer une école privée : tu profites ici d'un excellent niveau d'enseignement.)

Laisse-moi donc te dire, mon cher Chaprot, que je comprends sans mal ton désarroi. A cause d'un méchant monsieur, tu as été obligé de retourner travailler en classe au lieu de faire une sortie à la con profiter du riche patrimoine culturel de ta région pour parfaire ta culture générale et déployer ton ouverture d'esprit (mais je vais revenir sur la question de l'ouverture d'esprit). C'est très triste, et tu as bien raison d'être déçu. Si j'avais l'accent marseillais je serais tenté de te dire qu'hélas telle est la vie des hommes : quelques joies très vite effacées par d'inoubliables chagrins... mais non, je n'insisterai pas là-dessus car apparemment il n'est pas nécessaire de te le dire. Peut-être que ton institutrice te fera découvrir cela l'année prochaine, quand vous aurez fini la lecture cursive d'Harry Potter et juste avant de faire des études de structures de phrases dans la sympathique scène de viol de Betty Coton. Mais je m'égare.

A propos de ta fâcheuse mésaventure, il faut que tu saches et comprenne quelque chose de très important. La discrimination, c'est mal. Discriminer, c'est très méchant. Il y a même des gens qui pensent que ce n'est vraiment pas bien. Je le précise pour que tu sentes bien la gravité de la situation. Dans notre beau pays de paix et d'amour et de droits de l'homme et de laïcité et de camemberts au calva, il y a un mot très très important qu'on a gravé en grosses lettres sur le fronton des mairies (la mairie, tu verras ça plus tard en éducation civique, c'est le bâtiment qui se trouve généralement entre la Poste et le Café de la Poste, en face de l'ancienne église, sur la place centrale du village). Je ne parle pas de "liberté" - ça, c'est un mot qu'on emploie quand on veut faire des pièces de théâtre pour dire des insanités sur la religion des autres - et je ne parle pas non plus de "fraternité" - ce mot-là, tout le monde s'en tamponne le coquillard avec une planche de boat-people, de toute façon. Non, je te parle du mot "égalité" ; un fort joli mot qui signifie que tout le monde a les mêmes droits, et aussi les mêmes devoirs (à ce propos, n'oublie pas de faire les tiens quand tu auras fini de lire cette lettre).

Ce beau mot-là, c'est ce qu'on appelle un grand principe. Un grand principe, ça veut dire qu'il faut toujours le respecter pour être quelqu'un de vraiment gentil. Par exemple, si tu avais un magasin et que tu écrivais sur la porte quelque chose comme : "No niggers allowed" (c'est de l'anglais qui veut dire, en gros : "Dégage, sale nègre"), eh bien ce serait très, très, très vilain. Mais heureusement, personne ne fait plus jamais ça depuis longtemps, parce que ce serait de la discrimination et que la discrimination ce n'est pas gentil du tout. Je vois que tu commences à comprendre, c'est bien. Aujourd'hui, tu ne peux plus interdire l'accès à un lieu à des gens, sauf :

• Aux chiens et aux animaux dans les jardins publics,

• Aux moins de 18 ans dans certains cafés un peu particuliers (ça, je t'expliquerai plus tard),

• Aux cardiaques dans les manèges de Disneyland,

• Aux séropositifs en Amérique,

• Aux arabes dans les boîtes de nuit,

• Et aux catholiques dans les lieux où on parle de la laïcité.

Mais à part ces quelques exceptions, tout le monde a le droit d'aller partout.

Voilà pourquoi tu n'as pas eu le droit d'entrer dans ce petit musée. Un "conservatoire de l'école publique", c'est un endroit où des monsieurs avec des barbes se rappellent de la lutte contre l'obscurantisme des catholiques et des curés (souvent, c'est la même chose). Ce serait vraiment trop dangereux d'y laisser entrer des enfants endoctrinés dans une école privée, car tout le monde sait bien que leur institutrice leur a glissé des cocktails molotov dans le cartable pour qu'ils saccagent l'endroit et rétablissent l'Ordre moral, l'Inquisition, l’État français, les Processions de la Fête-Dieu et le poisson le vendredi à la cantine. Et ne prends pas cet air innocent, Chaprot : je sais bien que tu étais prêt à tout casser, toi aussi, avec tes sales pattes d'enfant obscurantiste...

C'est ça que l'on appelle l'ouverture d'esprit : ça consiste à fermer la porte à ceux qui ne sont pas aussi ouverts d'esprits que toi. Chacun chez soi et comme ça les vaches sacrées sont bien gardées.

Au passage, tu penseras à remercier le monsieur du Conservatoire de l'école publique pour la gentille leçon d'éloquence et d'argumentation qu'il vous a gracieusement offerte (on est comme ça, dans l'enseignement public : on élève gratuitement la plèbe, même obscurantiste) : "C'est notre droit et c'est comme ça." N'oublie pas de le réutiliser chaque fois que tu en auras l'occasion, car c'est une façon épatante de mettre fin à un débat en ayant le dernier mot et l'air con.

Mais rassure-toi, mon petit Chaprot, et ne sois pas trop déçu : dans ce "musée" que votre maîtresse voulait vous emmener voir, il n'y avait probablement (comme souvent dans ces petits lieux de folklore régional) que trois bureaux en bois et deux vieilles cartes murales qui se battaient en duel. Tu as bien fait de circuler, il n'y avait sûrement pas grand chose à voir.

Va donc te laver les mains, maintenant. Pourriture intégriste !

Source : http://edmondprochain.wordpress.com/

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10:08 Publié dans ACTUALITÉ | Commentaires (1)

20/04/2012

20 AVRIL 2012 : "HISTOIRE D'UNE FOI" par V.BELEN (fin)

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HISTOIRE D’UNE FOI (fin) – V.BELEN

 

 

 

 

Dans toutes ces tribulations, à aucun moment je n’ai perdu la foi. Bien au contraire, le Christ en croix, le Christ ressuscité est mon frère, tout proche, et mon espérance. Je n’éprouve aucune révolte contre Dieu. La foi m’a été donnée dans un contexte tellement douloureux qu’elle est mon bien le plus précieux dans l’épreuve. C’est là que je me ressource, c’est par elle que je vais de l’avant. Je me sens à l’abri de la désespérance dans mon amour filial pour le Père, dans mon amour maternel pour mes enfants. Fidèlement, dans les limites de ma disponibilité et de mes forces, je partage la vie de ma communauté de paroisses, ma famille d’adoption. Et je vois davantage dans mon existence trace de la Providence que du malheur. A présent, six années plus tard, je peux regarder avec fierté et gratitude le chemin parcouru. Mes enfants sont ma joie au quotidien. Ils ont souffert avec nous dans la tourmente, mais ayant gardé à parts égales l’amour et l’attention de leurs deux parents, ils se sont construits chacun de la plus belle des façons. Je ne cesse de m’émerveiller de leurs personnalités riches, toutes différentes, mais toutes en promesse d’accomplis-sement. Malgré les aléas du divorce, j’ai pu rester dans notre maison, dans ce village que j’aime tant, dans mon école et dans ma paroisse qui sont autant de ports d’attache chers à mon coeur. Je m’épanouis bien mieux dans mon métier, la sérénité venue, que dans mes jeunes années. Le sourire de mes élèves, c’est le sourire de mon quotidien. Les éclats de rire avec mes collègues, autant de moments précieux qui rendent la vie plus fluide et plus légère. Je vis à distance de ma famille, mais nous sommes proches par le coeur. Ma petite maman, partie si brutalement en mars 2010, est présente en moi comme jamais, je la ressens libérée de toutes ses angoisses, veillant sur nous à chaque instant. Mystère de la communion des saints, de cette foi de l’Eglise qui fait que nous ne perdons pas l’amour et l’espérance pour ceux qui, en Christ, n’ont quitté que leur enveloppe charnelle. Promesse de retrouvailles dans la joie. Dans le doute, j’ai connu la grâce. Dans le désespoir, j’ai trouvé le secours. Dans l’humiliation, j’ai cheminé vers l’humilité. Dans le dépouillement, j’ai appris à ne glorifier que l’essentiel : Merci, Seigneur Jésus. - 42 -

Je tiens à remercier toutes les personnes, citées ou non dans ce témoignage, qui m’ont accompagnée tout au long de ma vie sur mon chemin de foi. Merci à ma famille, qui n’a pas toujours compris mes excès et mes revirements, mais qui ne m’a jamais retiré son amour pour autant. Merci à mon ex-mari, qui m’a donné trois enfants merveilleux et m’a permis de rester dans notre maison. Merci à mes amis, qui sont nombreux et avec qui les liens demeurent au long des années, tissés de toute la richesse de nos vécus respectifs et communs. Merci à mes voisins et collègues, à ceux que je côtoie dans cette région et dans cette communauté de paroisses que j’aime, et auxquels je suis reconnaissante de m’avoir adoptée. Merci à tous ceux qui m’ont soignée avec compétence et humanité quand je n’avais plus d’autre choix que de m’en remettre à eux. Merci à mon oncle prêtre qui m’a donné le baptême, et qui m’a obligée malgré lui à chercher sans relâche et partout le vrai visage du Christ auquel je crois. Par souci de discrétion, certains prénoms ont été changés dans ce récit. Mars 2011,

« Ne rien préférer à l’amour du Christ » Saint Benoît de Nursie

Bibliographie

Traduction OEcuménique de la Bible, Editions du Cerf, 1988

La Bible de Jérusalem, Editions du Cerf, 1998

Lectionnaire pour la Liturgie des Défunts, Editions Fleurus

Liturgie catholique

Cantique D 125, Cantique K 35

Règle de saint Benoît

Revue Panorama et Méditations bibliques rédigées par les moines de la Pierre-qui-Vire , Bayard, 1998 à 2002 Anne Frank, Le journal d’Anne Frank, Editions Calmann-Lévy, 1950 Vercors, Les animaux dénaturés , Editions Albin Michel, 1994 Friedrich Nietzsche, L’Antéchrist, Editions Gallimard, 1990 Karl Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel, Editions Aubier, 1971 Andreas Pohl, Wenn du genau hinschaust , Verlag Ernst Kaufmann, Lahr, 1995 Théodore Monod, Terre et ciel , Babel, Entretiens avec Sylvain Estibal, Editions Actes Sud, 1997 Amédée Hallier, Dominique Megglé, Le Moine et le Psychiatre : Entretiens sur le bonheur , Editions Bayard, 1995

Jean Pirot , Trois amies de Jésus, Editions Lire la Bible, 1986

Guy Bechtel, Les quatre femmes de Dieu , Editions Plon, 2000

Eugen Drewermann, L’évangile des femmes, Editions du Seuil, 1996 Rémi Fabre, Les protestants en France depuis 1789, Editions La Découverte, 1999 Geneviève Comeau, Juifs et chrétiens, le nouveau dialogue, Editions de l’atelier, 2001 Christine Pellistrandi, Jérusalem épouse et mère, Editions Lire la Bible, 1989 Annaëlle Chimoni, Le Livre d’Annaëlle, Editions du Rocher, 2000 Jean-Jacques Antier Le mysticisme féminin, Editions Perrin, 2001 Joachim Bouflet, Faussaires de Dieu, Presses de la Renaissance, 2000

Thérèse d’Avila, OEuvres complètes, Editions du Cerf, 1995 Thérèse de Lisieux, Histoire d’une âme, Editions du Sarment, 2001 Elisabeth de la Trinité, J’ai trouvé Dieu, oeuvres complètes tome II, Editions du Cerf, 1979 Dominique Poirot, Jean de la Croix, poète de Dieu, Editions du Cerf, 1995 Régine Pernoud, Hildegarde de Bingen, Editions du Rocher, 1994 Paul Mommaers, Hadewijch d’Anvers, Editions du Cerf, 1994 Elisabeth de Miribel, Edith Stein, la bénie de la Croix, Editions du Livre ouvert, 2002 Michel Dupuis, Prier 15 jours avec Edith Stein, Editions Nouvelle cité, 2000 Dom André Gozier, Prier 15 jours avec saint Benoît, Editions nouvelle cité, 1995 Pierre Michalon, Prier 15 jours avec l'abbé Paul Couturier, Editions Nouvelle cité, 2003 Jean-Marie Lustiger, Le choix de Dieu, Entretiens avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton , Editions de Fallois, 1987 Ghislain Lafont, Qui est Jésus ? , Editions Parole et Silence, 2001 Thomas a Kempis, L’imitation de Jésus-Christ, Editions Salvator, 1999 Revue Autrement, collection Mutations, N° 190, Janvier 2000, Des saints, des justes, Editions Autrement, 2000

 

 

Source : www.histoiredunefoi.fr

 

 

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