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13/02/2012

13/02/2012: Mgr BROUWET, nouvel évêque de TARBES et LOURDES

 

Mgr BROUWET, évêque de Lourdes.jpg

Mgr Nicolas Brouwet, un citadin

pour Lourdes et les Pyrénées

 

Mgr Nicolas Brouwet a été nommé samedi par Benoît XVI évêque de Tarbes et Lourdes. À 49 ans, celui qui était évêque auxiliaire de Nanterre devient ainsi responsable de l’un des sanctuaires les plus importants du monde catholique.

 

À la tête du diocèse de Tarbes et Lourdes, où il a été nommé par Benoît XVI samedi – le 11 février, jour anniversaire des apparitions de la Vierge à Bernadette –, Mgr Nicolas Brouwet veut d’abord « fortifier les chrétiens dans la foi ». La formule n’est pas de circonstance. Celui qui était évêque auxiliaire de Nanterre (Hauts-de-Seine), aux côtés de Mgr Gérard Daucourt depuis juin 2008, montre son désir de « rendre grâce » pour ce qui existe, plutôt que de déplorer d’emblée les faiblesses structurelles de l’Église (prêtres âgés, manque de vocations).

« L’action de grâce constitue une décision spirituelle. Elle ne va pas sans combat, car il est facile d’être atteint par le défaitisme », note le plus jeune évêque de France qui succède à Mgr Jacques Perrier, atteint par la limite d’âge.

Concernant les sanctuaires de Lourdes, où il s’est souvent rendu en famille durant son adolescence, il veut d’ailleurs retenir une vision « théologique » plus que « sociologique». « Ce qui m’émerveille à Lourdes, c’est de constater que l’Église est à l’oeuvre : elle célèbre, elle annonce l’Évangile, elle se met au service des plus pauvres. Cette expérience ressource les pèlerins. » Pour rencontrer les croyants du monde entier qui viennent prier d e v a n t l a G r o t t e , Mgr Brouwet mettra à profit une bonne maîtrise des langues étrangères. Il devra aussi faire preuve de qualités managériales certaines pour gérer ce site important du catholicisme français, qui accueille chaque année environ six millions de pèlerins. Sur le plan strictement français, Lourdes se présente comme un lieu de communion des diverses sensibilités de l’Église. « Je poursuivrai l’oeuvre entreprise par mon prédécesseur, Mgr Perrier », dit celui qui avait été l’un des quatre prêtres du diocèse de Nanterre à accepter d’accompagner les fidèles attachés à la messe célébrée selon le rite de l’ancien Missel. Né en 1962 à Suresnes (Hauts-de-Seine), ce citadin qui a exercé son ministère de prêtre et d’évêque dans l’un des départements de France les plus urbanisés – 1,2 million d’habitants – est conscient qu’il va changer totalement d’univers. « Je viens d’écrire aux prêtres et diacres du diocèse leur demander de m’aider à comprendre les rythmes particuliers du monde rural », confie-t-il. Pour cet ancien élève du séminaire français de Rome, son expérience d’évêque auxiliaire lui sera précieuse. « Quand j’étais en paroisse, je m’adressais à une seule communauté que je connaissais bien. Devenu évêque, j’ai compris qu’il fallait s’adapter en permanence, partout où vous allez. »

Dans les Hautes-Pyrénées, il aura mille occasions de s’adresser à des auditoires extrêmement divers et de mettre en oeuvre sa préoccupation fondamentale pour l’évangélisation, et son souci pour « ceux qui n’ont jamais entendu parler de l’Église ».

BRUNO BOUVET (« La Croix » - 13/02/2012)

 

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12/02/2012

12 Février 2012 : 6ème DIMANCHE DU TEMPS COMMUN

CHRIST PANTOCRATOR.jpg

 

Domingo VI do Tempo Comum

I LEITURA

Leitura do Livro do Levítico

O Senhor falou a Moisés e a Aarão, dizendo: « Quando um homem tiver na sua pele algum tumor, impigem ou mancha esbranquicada, que possa transformar-se em chaga de lepra, devem leva-lo ao sacerdote Aarão ou a algum dos sacerdotes, seus filhos. O leproso com a doenca declarada usarà vestuario andrajoso e o cabelo em desalinho, cobrirà o rosto até ao bigode e gritarà: ‘Impuro, impuro!’ Todo o tempo que lhe durar a lepra, deve considerar-se impuro e, sendo impuro, deverà morar à parte, fora do acampamento ». Palavra do Senhor.

SALMO RESPONSORIAL

Refrão: Sois o mei refugio, Senhor; dai-me a alegria da vossa salvação.

Feliz daquele a quem foi perdoada a culpa e absolvido o pecado. Feliz o homem a quem o Senhor nao acusa de iniquidade e em cujo espirito nao ha engano.

Confessei-vos o meu pecado e nao escondi a minha culpa. Disse: Vou confessar ao Senhor a minha falta e logo me perdoastes a culpa do pecado.

Vos sois o meu refugio, defendei-me dos perigos, fazei que à minha volta so haja hinos de vitoria. Alegrai-vos, justos, e regozijai-vos no Senhor, exultai, vos todos os que sois rectos de coração.

II LEITURA

Leitura da Primeira Epístola do apóstolo S. Paulo aos Coríntios

Irmaos: Quer comais, quer bebais, ou facais qualquer outra coisa, fazei tudo para gloria de Deus. Portai-vos de modo que nao deis escandalo nem aos judeus, nem aos gregos, nem à Igreja de Deus. Fazei como eu, que em tudo procuro agradar a toda a gente, nao buscando o proprio interesse mas o de todos, para que possam salvar-se. Sede meus imitadores,

como eu o sou de Cristo. Palavra do Senhor.

EVANGELHO

Evangelho de Nosso Senhor Jesus Cristo segundo São Marcos

Naquele tempo, veio ter com Jesus um leproso. Prostrou-se de joelhos e suplicou-Lhe: « Se quiseres, podes curar-me ». Jesus, compadecido, estendeu a mao, tocou-lhe e disse: « Quero: fica limpo ». No mesmo instante o deixou a lepra e ele ficou limpo. Advertindo-o severamente, despediu-o com esta ordem: « Nao digas nada a ninguém, mas vai mostrar-te ao sacerdote e oferece pela tua cura o que Moisés ordenou, para lhes servir de testemunho ». Ele, porém, logo que partiu, comecou a apregoar e a divulgar o que acontecera, e assim, Jesus jaÅ nao podia entrar abertamente em nenhuma cidade. Ficava fora, em lugares desertos, e vinham ter com Ele de toda a parte.Palavra da salvação.

ORAÇAO DOS FIÉIS

Irmaos carissimos: Oremos para que todos os que sofrem descubram, no amor de Deus e nas palavras de Cristo, remedio para os seus males, e peçamos com toda a confianca:

R. Ouvi-nos, Senhor.

1. Pelas dioceses e paroquias do mundo inteiro, para que o Senhor as conserve na unidade e na paz e ajudem os homens a caminhar para Deus, oremos, irmaos.

2. Pelos fiéis e pelos catecumenos das nossas paroquias, para que Deus perdoe as suas fraquezas, dissipe os seus temores e aumente a sua coragem, oremos, irmaos.

3. Pelos funcionarios de todos os niveis, para que nao dêem escândalo a ninguém e atendam toda a gente com delicadeza e respeito, oremos, irmaos.

4. Pelos doentes que mais sofrem para que encontrem alivio na misericordia de Cristo e na dedicação dos que os tratam e assistem, oremos, irmaos.

5. Pelos fiéis da nossa comunidade (paroquial), para que nao busquem o proprio interesse, mas procurem sempre o bem de todos, oremos, irmaos.

OREMOS. Senhor nosso Deus, que para curar e salvar o mundo lhe destes o vosso Filho muito amado, ajudai-nos a ver n’Ele o nosso modelo colocandonos

ao serviço uns dos outros. Por Nosso Senhor.

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

 

Homélie du 6ème dimanche ordinaire

 

 

En ce dimanche, les textes bibliques nous montrent la situation dramatique des lépreux au temps de Jésus. Ils étaient bannis de la société. En raison de leur maladie, on les considérait comme impurs. Ils représentaient un danger dont il fallait absolument se protéger. Ils étaient donc obligés de partir loin de leur famille et de leur milieu de vie. Ils se trouvaient donc condamnés à la solitude et au désespoir. Nous savons actuellement que la lèpre n’est plus une cause d’exclusion. Elle est même devenue une cause de générosité. Chaque année, une collecte est organisée pour donner plus de moyens à ceux qui luttent pour éradiquer cette maladie. Dans le passé, et encore aujourd’hui, des missionnaires se sont engagés pour que ces malades soient soignés et traités dignement.

Mais quand nous lisons l’évangile, nous pensons à d’autres exclus d’aujourd’hui. Ils sont nombreux ceux et celles qui sont mis à l’écart. Pour certains, c’est parce qu’ils représentent un danger dont il faut se protéger. Pour d’autres, c’est parce qu’ils nous mettent mal à l’aise. Nous n’oublions pas la course au profit qui fait que les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ; Pensons aussi à la montée du racisme, du chômage et de la précarité. D’autres sont exclus à cause de leur passé et de leur réputation ou encore parce qu’ils ont fait un séjour en prison. La société les enfonce et ne leur laisse aucune chance.

L’Evangile de saint Marc voudrait nous aider à changer notre regard et notre attitude. Il nous montre Jésus qui circule dans les lieux inhabités, là précisément où sont les lépreux. Il ne craint pas de prendre le risque de les rencontrer ; et c’est ce qui arrive : « Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à genoux et le supplie : Si tu le veux, tu peux me purifier ». Jésus aurait dû s’écarter loin de cet homme. La loi de Moïse le lui imposait. Mais quand nous lisons les évangiles, nous voyons que Jésus ne se dérobe jamais à la souffrance et au mal. Il veut communier à la détresse de l’homme pour le libérer. Il est le bon Pasteur qui ne cesse de partir à la recherche de la brebis perdue.

Le lépreux dont nous parle l’évangile reconnaît son impureté, son péché. Mais en se tournant vers le Christ, il a confiance. Il est sûr qu’il peut être purifié. Il nous faut reconnaître l’audace de cet homme dont le contact rendait impur. Mais avec Jésus, c’est la pureté qui devient contagieuse et non la lèpre. En le touchant, Jésus ne devient pas lépreux. C’est le lépreux qui devient pur au contact de la divinité de Jésus. Voilà une bonne nouvelle de la plus haute importance pour notre monde d’aujourd’hui.

Ce que Jésus a fait autrefois en terre de Palestine, il le continue aujourd’hui. Il nous rejoint dans toutes les lèpres qui bouleversent notre vie et celle de notre monde : lèpres corporelles, les maladies, les cancers, le sida, l’alcoolisme, la drogue… Il y a aussi les lèpres psychologiques et morales qui ont fait des nœuds dans les cœurs : nous pensons aux divorces, aux avortements. Nous chrétiens, nous n’oublions pas la lèpre du péché qui nous ronge et nous enferme sur nous-mêmes. Quelle que soit notre situation, l’évangile de ce jour nous montre un lépreux qui nous apprend à nous tourner avec confiance vers le Seigneur. Lui seul connaît vraiment notre détresse et peut nous relever.

Aujourd’hui, Jésus nous entraîne vers l’essentiel l’amour du prochain. Il se fait proche de celui qui est dans le besoin pour le restaurer dans sa dignité. Depuis notre baptême, nous sommes membres du Corps du Christ. Nous avons tous pour mission d’être Jésus auprès des autres. Nous sommes tous appelés à aimer et à rayonner son amour audacieux et libre. En ce dimanche, nous pensons à tous ceux qui sont au service de la santé et qui donnent le meilleur d’eux-mêmes à cette cause : le Service Evangélique des malades, les aumôneries d’hôpitaux, de cliniques et de maisons de Retraite, les médecins, les infirmiers et infirmières, les familles et même les malades (car il y a toujours plus malade que soi). A travers tous ces gestes d’accueil et de service des uns et des autres, c’est l’amour du Christ qui doit rayonner.

Saint Paul nous fait entendre le message qu’il adressait aux chrétiens de Corinthe : « Mon modèle c’est le Christ. » Cette parole caractérise tout chrétien. Comme lui, nous avons tous à prendre le Christ pour modèle. La loi d’amour qu’il est venu instaurer est bien plus forte que tous les interdits imposés par la société. Quand Jésus touche le lépreux, c’est Dieu qui abolit toutes les distances. C’est le Père qui se fait proche pour le remettre dans le monde de la vie et des autres.

En venant célébrer l’Eucharistie, nous allons nous remplir et nous imprégner de cet amour qui est en toi, Seigneur. Puis à la fin, nous sommes envoyés pour prolonger à notre tour ta tendresse dans nos relations avec les autres. Fais de nous des témoins de ta bonté et de ta victoire sur le mal pour que tout homme en reçoive une espérance.

Sources : Revues Feu Nouveau et Signes, Plaquette du dimanche de la santé, Avec saint Marc (Claire Patier), Lectures bibliques des dimanches (Albert Vanhoye)

Abbé Jean Compazieu | 4 février 2012

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11/02/2012

11 FÉVRIER 2012 : N.D. DE LOURDES ET JOURNÉE MONDIALE DES MALADES

B.XVI donne l'onction des malades.jpg

 

Message du pape pour la Journée mondiale du malade 2012

 

Le message de Benoît XVI pour la 20ème Journée mondiale du Malade 2012, célébrée le 11 février, en la fête de Notre Dame de Lourdes, met l'accent sur la revalorisation du sacrement de l'onction des malades.

 

 

 

 

« Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé » (Lc 17,19)

 

Chers frères et sœurs,

 

À l’occasion de la Journée Mondiale du Malade, que nous célébrerons le 11 février 2012 prochain, mémoire de Notre-Dame de Lourdes, je souhaite renouveler ma proximité spirituelle à tous les malades qui se trouvent dans des lieux de soins ou sont pris en charge par leurs familles, exprimant à chacun la sollicitude et l’affection de toute l’Église. Dans l’accueil généreux et aimant de chaque vie humaine et en particulier de celle qui est faible et malade, le chrétien exprime un aspect important de son témoignage évangélique, à l’exemple du Christ qui s’est penché sur les souffrances matérielles et spirituelles de l’homme pour le guérir.

 

1. En cette année qui constitue la préparation immédiate à la Journée Mondiale solennelle du Malade qui sera célébrée en Allemagne le 11 février 2013, et qui s’appuiera sur la figure évangélique emblématique du Bon Samaritain, (cf. Lc 10, 29-37), je voudrais mettre l’accent sur les "sacrements de guérison", c'est-à-dire sur le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation et sur l’Onction des malades, qui trouvent leur accomplissement naturel dans la communion eucharistique.

 

La rencontre de Jésus avec les dix lépreux, racontée dans l’évangile de saint Luc (cf. Lc 17, 11-19), et en particulier les paroles que le Seigneur adresse à l’un d’entre eux : « Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé ! » (v. 19), aident à prendre conscience de l’importance de la foi pour ceux qui, marqués par la souffrance et la maladie, s’approchent du Seigneur. Dans leur rencontre avec Lui, ils peuvent réellement faire l’expérience que celui qui croit n’est jamais seul ! En effet, Dieu, dans son Fils ne nous abandonne pas à nos angoisses et à nos souffrances, mais Il nous est proche, Il nous aide à les porter et Il désire nous guérir au plus profond de notre cœur (cf. Mc 2, 1-12).

 

La foi de l’unique lépreux qui - se voyant guéri, plein de surprise et de joie - revient immédiatement à Jésus, à la différence des autres, pour manifester sa reconnaissance, nous permet de percevoir que la santé recouvrée est le signe de quelque chose de plus précieux que la simple guérison physique ; elle est le signe du salut que Dieu nous donne dans le Christ. Ceci s’exprime dans les paroles de Jésus : ta foi t’a sauvé. Celui qui invoque le Seigneur dans la souffrance et la maladie est sûr que Son amour ne l’abandonne jamais, et que l’amour de l’Église, qui prolonge dans le temps Son œuvre de Salut, ne lui manquera jamais. La guérison physique, expression d’un salut plus profond, révèle ainsi l’importance que l’homme a aux yeux du Seigneur, dans la totalité de son âme et de son corps. Du reste, chaque sacrement exprime et réalise la proximité de Dieu lui-même, qui, d’une façon absolument gratuite, « nous touche au moyen des réalités matérielles…, en en faisant des instruments de la rencontre entre nous et Lui-même » (Homélie, Messe chrismale, 1er avril 2010). « L’unité entre création et rédemption est ainsi rendue visible. Les sacrements sont l’expression du caractère corporel de notre foi, qui embrasse la personne tout entière dans son corps et dans son âme » (Homélie, Messe chrismale, 21 avril 2011).

 

La tâche principale de l’Église est certainement l’annonce du Royaume de Dieu, « mais cette annonce doit elle-même constituer un processus de guérison "…panser les cœurs meurtris" (Is 61,1) » (ibid), selon la charge que Jésus a confiée à ses disciples (cf. Lc 9, 1-2 ; Mt 10, 1.5-14 ; Mc 6, 7-13). Le lien entre la santé physique et la guérison des blessures de l’âme nous aide donc à mieux comprendre "les sacrements de guérison".

 

2. Le sacrement de la Pénitence a souvent été au centre de la réflexion des Pasteurs de l’Église, en particulier du fait de sa grande importance sur le chemin de la vie chrétienne, puisque « toute l’efficacité de la Pénitence consiste à nous rétablir dans la grâce de Dieu et à nous unir à Lui dans une souveraine amitié » (Catéchisme de l’Église Catholique, n°1468). L’Église, en continuant de proclamer le message de pardon et de réconciliation de Jésus, ne cesse jamais d’inviter l’humanité tout entière à se convertir et à croire à l’Évangile. Elle fait sien l’appel de l’apôtre Paul : « Nous sommes donc en ambassade pour le Christ ; c’est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5, 20). Durant sa vie, Jésus annonce et rend présente la miséricorde du Père. Il est venu non pour condamner mais pour pardonner et sauver, pour donner de l’espérance même dans les ténèbres les plus profondes de la souffrance et du péché, pour donner la vie éternelle ; ainsi dans le sacrement de la Pénitence, dans « le remède de la confession », l’expérience du péché ne dégénère pas en désespoir mais rencontre l’Amour qui pardonne et transforme (cf. Jean-Paul II, Exhortation apostolique postsynodale Reconciliatio et Paenitentia, n°31).

 

Dieu, « riche en miséricorde » (Ep 2,4), comme le père de la parabole évangélique (cf. Lc 15, 11-32) ne ferme son cœur à aucun de ses fils, mais Il les attend, les recherche, les rejoint là où le refus de la communion emprisonne dans l’isolement et la division, Il les appelle à se rassembler autour de sa table, dans la joie de la fête du pardon et de la réconciliation. Le temps de la souffrance, dans lequel pourrait surgir la tentation de s’abandonner au découragement et au désespoir, peut alors se transformer en temps de grâce pour rentrer en soi-même, et comme le fils prodigue de la parabole, pour réfléchir à sa vie, en y reconnaissant des erreurs et des échecs, pour éprouver la nostalgie de l’étreinte du Père, et reprendre le chemin vers sa maison. Lui, dans son grand amour, veille toujours et partout sur nos vies et nous attend pour offrir à chacun des enfants qui reviennent à Lui le don de la pleine réconciliation et de la joie.

 

3. La lecture des Évangiles fait clairement apparaître que Jésus a toujours manifesté une attention particulière aux malades. Il n’a pas seulement envoyé ses disciples soigner leurs blessures (cf. Mt 10,8 ; Lc 9,2 ; 10,9), mais il a aussi institué pour eux un sacrement spécifique : l’Onction des malades. La lettre de Jacques atteste la présence de ce geste sacramentel dès la première communauté chrétienne (cf. 5, 14-16) : dans l’Onction des malades, accompagnée de la prière des Anciens, l’Église tout entière confie les malades au Seigneur souffrant et glorifié pour qu’Il allège leurs peines et les sauve ; plus encore, elle les exhorte à s’unir spirituellement à la passion et à la mort du Christ, afin de contribuer ainsi au bien du Peuple de Dieu.

 

Ce sacrement nous amène à contempler le double mystère du Mont-des-Oliviers, où Jésus s’est trouvé dramatiquement confronté à la voie que lui indiquait le Père, celle de la Passion, de l’acte suprême d’amour, et l’a accueillie. Dans cette heure d’épreuve, Il est le médiateur, « en portant en lui-même, assumant en lui la souffrance et la passion du monde, la transformant en cri vers Dieu, la portant devant les yeux et entre les mains de Dieu, et la portant ainsi réellement au moment de la Rédemption » (Lectio Divina, Rencontre avec le clergé de Rome, 18 février 2010). Mais « le Jardin des Oliviers est aussi le lieu d’où Il est monté vers le Père ; c’est donc le lieu de la Rédemption… Ce double mystère du Mont-des-Oliviers est aussi sans cesse "actif" dans l’huile sacramentelle de l’Église… signe de la bonté de Dieu qui nous rejoint » (Homélie, Messe Chrismale, 1er avril 2010). Dans l’Onction des malades, la matière sacramentelle de l’huile nous est offerte, pourrait-on dire, « comme un remède de Dieu… qui à ce moment nous assure de sa bonté, nous offre force et consolation, mais qui, en même temps, au-delà du temps de la maladie, nous renvoie à la guérison définitive, à la résurrection (cf Jc 5,14) » (ibid).

 

Ce sacrement mérite aujourd’hui une plus grande considération, aussi bien dans la réflexion théologique que dans l’action pastorale auprès des malades. Puisque l’Onction des Malades valorise le contenu des prières liturgiques adaptées aux diverses situations humaines liées à la maladie, et pas seulement à la fin de la vie, elle ne doit pas être considérée comme un "sacrement mineur" par rapport aux autres. L’attention - et le soin pastoral - des malades si elle est, d’une part, le signe de la tendresse de Dieu pour celui qui souffre, constitue également, d’autre part, un bien spirituel pour les prêtres et la communauté chrétienne tout entière, prenant conscience que ce qui est fait au plus petit est fait à Jésus lui-même (cf Mt 25,40).

 

4. À propos des "sacrements de guérison", saint Augustin affirme : « Dieu guérit toutes tes maladies. N’aie donc pas peur : toutes tes maladies seront guéries… tu dois seulement Lui permettre de te soigner et tu ne dois pas repousser ses mains » (Exposé sur le Psaume 102, 5 : PL 36, 1319-1320). Il s’agit d’instruments précieux de la grâce de Dieu qui aident le malade à se conformer toujours plus pleinement au mystère de la mort et de la résurrection du Christ. En soulignant l’importance de ces deux sacrements, je voudrais insister aussi sur l’importance de l’Eucharistie. Reçue dans un temps de maladie, elle contribue de manière singulière à une telle transformation, en associant la personne qui se nourrit du Corps et du Sang de Jésus à l’offrande qu’Il a faite de Lui-même au Père pour le salut de tous. La communauté ecclésiale tout entière, et les communautés paroissiales en particulier doivent s’efforcer de garantir l’accès fréquent à la communion sacramentelle à ceux qui, pour raison de santé ou d’âge, ne peuvent se rendre dans un lieu de culte. Ces frères et sœurs ont ainsi la possibilité de renforcer leur relation avec le Christ crucifié et ressuscité, en participant à la mission même de l’Église, à travers leur vie offerte par amour pour le Christ. Dans cette perspective, il importe que les prêtres qui prêtent leur service dans les hôpitaux, dans les maisons de soins et chez les personnes malades, s’estiment de vrais "ministres des malades", signe et instrument de la compassion du Christ qui entend rejoindre toute personne marquée par la souffrance » (Message pour la XVIIIe Journée Mondiale du Malade, 22 novembre 2009).

 

La conformation au Mystère Pascal du Christ, qui se réalise également par la pratique de la Communion spirituelle, prend une signification toute particulière lorsque l’Eucharistie est administrée et reçue comme viatique. À un tel moment de la vie, la parole du Seigneur est encore plus parlante : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6,54). De fait l’Eucharistie, surtout en tant que viatique, est – selon la définition de saint Ignace d’Antioche – « remède d’immortalité, antidote contre la mort » (Lettre aux Éphésiens, 20 : PG 5, 661), sacrement du passage de la mort à la vie, de ce monde au Père qui les attend tous dans la Jérusalem céleste.

 

5. Le thème de ce message pour la XXe Journée Mondiale du Malade, « Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé ! » oriente aussi vers la prochaine "Année de la Foi" qui commencera le 11 octobre 2012, et constituera une occasion propice et précieuse pour redécouvrir la force et la beauté de la foi, pour en approfondir les contenus et pour en témoigner dans la vie de tous les jours (cf. Lettre Apostolique Porta fidei, 11 octobre 2011). Je désire encourager les malades et les souffrants à trouver toujours un ancrage sûr dans la foi, en l’alimentant dans l’écoute de la Parole de Dieu, la prière personnelle et les Sacrements, et j’invite en même temps les pasteurs à être toujours plus disponibles pour les célébrer à l’intention des malades. À l’exemple du Bon Pasteur et comme guides du troupeau qui leur est confié, que les prêtres soient pleins de joie, attentifs aux plus faibles, aux simples, aux pécheurs, manifestant l’infinie miséricorde de Dieu par les paroles rassurantes de l’espérance (cf. saint Augustin, Lettre 95, 1 : PL 33, 351-352).

 

À tous ceux qui travaillent dans le monde de la santé, comme aussi aux familles qui voient dans leurs proches le visage souffrant du Seigneur Jésus, je renouvelle mes remerciements et ceux de l’Église parce que par leur compétence professionnelle et dans le silence, souvent sans même mentionner le nom du Christ, ils Le manifestent concrètement (cf. Homélie, Messe Chrismale, 21 avril 2011).

 

Vers Marie, Mère de miséricorde et Santé des malades, nous élevons notre regard confiant et notre prière. Puisse sa maternelle compassion, vécue à côté de son Fils mourant sur la Croix, accompagner et soutenir la foi et l’espérance de chaque personne malade et souffrante sur son chemin de guérison des blessures du corps et de l’esprit.

 

Je vous assure tous de mon souvenir dans la prière et j’adresse à chacun de vous une particulière Bénédiction apostolique.

 

Du Vatican, le 20 novembre 2011, en la Solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ, Roi de l’Univers.

Benoît XVI

 

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10/02/2012

FATIMA : 13 JANVIER 2013

 

 

 

FATIMA, 13:01:2012.jpg
FATIMA, 13 Janvier 2012

CONFIAMOS A MARIA

 

ESPERANÇAS E ANSEIOS

 

Um novo ano é sempre um novo horizonte de esperança. A passagem de um para outro ano alimenta sempre em nós a expectativa renovada de que este seja melhor que o ano que terminou, mesmo quando nos anunciam tempos difíceis.

Começando cada novo ano com a celebração de Santa Maria, Mãe de Deus, os cristãos são convidados a olhar para Maria e a confiar-lhe essas esperanças e anseios. O ano de 2012 começou sob a proteção de Maria, Mãe de Deus e nossa Mãe. Este facto justifica que reflitamos sobre o significado desta afirmação de fé e a importância de iniciarmos também este ano invocando Nossa Senhora.

Afirmar que Maria é Mãe de Deus é suficiente para fundamentar a grandeza de Maria e justificar a honra que lhe é prestada, pois Deus honrou-a tanto que ninguém pode honrá-la mais. “A maternidade divina é o fundamento da especial relação de Maria com Cristo e da sua presença na economia da salvação operada por Jesus Cristo”, afirmou o Papa Paulo VI no Discurso de clausura da 3ª Sessão do Concílio Vaticano II.

Junto à Cruz, Maria recebe a missão de Mãe de todo o discípulo: a Mãe de Deus torna-se também nossa Mãe. A sua maternidade continua na sua intercessão por nós. Isso mesmo afirma João Paulo II: “A mediação de Maria está intimamente ligada à sua maternidade e possui caráter especificamente maternal, que a distingue das outras criaturas que, de diferentes modos e sempre subordinados, participam na única mediação de Cristo” (Encíclica Redemptoris Mater, n.º 38). Jesus Cristo é o único mediador entre Deus e os homens. Contudo, “a função maternal de Maria para com os homens de modo nenhum obscurece ou diminui esta única mediação de Cristo; manifesta antes a sua eficácia. Todo o influxo salutar da Santíssima Virgem em favor dos homens se deve ao beneplácito divino e dimana da superabundância dos mistérios de Cristo, funda-se na sua mediação, dela depende inteiramente, haurindo aí toda a sua eficácia” (Lumen Gentium, nº. 60).

O facto de termos iniciado o ano de 2012 sob a proteção da Mãe de Deus e nossa Mãe desafia-nos à confiança filial e à súplica da sua intercessão materna. Mas desafia-nos igualmente a tomá-la como exemplo, como caminho seguro para Jesus Cristo, seu Filho.

Ambos os aspetos da piedade mariana, a imitação e a intercessão, estão profundamente presentes na mensagem de Fátima. A Fátima recorrem os peregrinos para apresentar a Deus, por meio de Maria, a suas súplicas e pedidos.

Mas também em Fátima sentem os peregrinos o desafio a imitar Maria nas suas atitudes. Como sintetizava o Papa Bento XVI aos Bispos portugueses, em10 de novembro de 2007: “Apraz-me pensar em Fátima como escola de fé com a Virgem Maria por Mestra; lá ergueu Ela a sua cátedra para ensinar aos pequenos videntes e depois às multidões as verdades eternas e a arte de orar, crer e amar”. Começar o novo ano celebrando Santa Maria, Mãe de Deus, é entrar nesta “escola de Maria” e, à imagem dos Pastorinhos, aprender com ela a oferecermo-nos a Deus.

É esse o grande desafio deste ano, no Santuário. Guiados pelo exemplo de Maria e sustentados pela sua intercessão, saberemos encarar as dificuldades do novo ano com renovada confiança e encarar o ano de 2012 como uma nova oportunidade que Deus nos oferece para construirmos a nossa vida de acordo com a Sua vontade.

Votos de um ano de 2012 repleto das bênçãos de Deus.

P. Carlos Cabecinhas

(« Voz da Fatima », Janeiro de 2012)

 

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09/02/2012

L'ÉGLISE ET SES PRÊTRES ÂGÉS

Infirmerie Marie-Thérèse.jpg

 

L’Eglise cherche à mieux

accompagner ses prêtres âgés

 

Avec la moitié de prêtres âgés de plus de 75 ans, l’Église de France est confrontée à un problème à la fois financier et humain.

Dans les diocèses, on favorise une approche pluridisciplinaire pour mieux prendre en compte les spécificités des prêtres.

Certains, désireux de continuer à exercer leur ministère, apportent leur expérience aux paroisses

 

 

 

La moitié des prêtres français a plus de 75 ans. Le constat est rude et pourtant, « le pic de vieillissement des prêtres est devant nous », souligne Jean-Michel Coulot, secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France, qui travaille notamment sur la question des prêtres âgés. Comme pour l’ensemble de la population, se posent les questions du vieillissement et de la dépendance. Mais pour l’Église, cette réflexion est d’autant plus importante que les prêtres âgés ont consacré leur vie au service des fidèles. Et que le nombre de prêtres vraiment retirés

ne cesse d’augmenter par rapport aux « actifs ». La Conférence des évêques de France a d’ailleurs organisé la semaine dernière un colloque à huis clos sur le sujet réunissant des représentants de tous les diocèses de France. De fait, le droit canon établit clairement qu’il est de la responsabilité de chaque évêque de prendre soin des prêtres incardinés dans son diocèse jusqu’à la fin de leur vie.

L’article 384 précise ainsi qu’il doit défendre leurs droits et veiller à ce qu’ils aient les moyens d’entretenir leur vie spirituelle et intellectuelle.

Selon l’article 538, il s’engage à leur procurer « un logement et une subsistance convenable en observant les règles édictées par la conférence des évêques ».

 

Concrètement, les diocèses sont confrontés à une double problématique. D’une part, l’évolution des politiques publiques autour du vieillissement favorise le maintien à domicile jugé plus humain et surtout moins coûteux. Cette logique implique un fort investissement des familles des personnes âgées. Dans ce contexte, les prêtres, parce qu’ils sont célibataires sans enfant, sont plus démunis que les autres. D’autre part, les maisons de retraite traditionnelles tendent à se spécialiser dans l’accueil des personnes âgées en situation de grande dépendance.

Elles deviennent souvent des EHPAD, des établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes fortement médicalisés.

L’Église éprouve des difficultés financières à suivre cette course à la médicalisation, d’autant que les normes en vigueur sont draconiennes.

« Nous allons vers un mouvement à long terme de dissolution des maisons de retraite à caractère propre, peu ou pas médicalisées, qui accueillaient généralement les prêtres âgés, comme les institutions diocésaines ou celles tenues par des religieux», explique ainsi Jean-Michel Coulot. Pour les diocèses, ces évolutions de politiques publiques sont synonymes de coûts importants.

Ils sont appelés à financer en partie les aides à la vie quotidienne, du fait de l’absence de famille, comme la cuisine ou le ménage et le coût d’un hébergement en EHPAD s’élève entre 2 000 et 4 500 € par mois et par personne ! « Le foyer diocésain peut jouer le rôle de relais entre le domicile et la maison de retraite médicalisée », constate Robert du Marais, directeur de la maison de Montvinay, près de Grenoble (Isère). Celle-ci accueille une douzaine de prêtres encore autonomes logés dans des chambres ou des appartements indépendants. Ces « foyers logements » regroupant plusieurs personnes âgées sont un bon compromis entre le souci d’indépendance et la mutualisation des services.

Parallèlement à la problématique du lieu de vie, l’Église réfléchit à un accompagnement répondant à la vocation spécifique du prêtre et à son mode de vie de célibataire au coeur de la vie d’une paroisse.

Souvent très indépendant, il a eu l’habitude de nombreuses relations sociales et ecclésiales. « Le départ du presbytère peut être une vraie déchirure. Il quitte un service dans lequel il se sentait utile, reconnu, voire adulé, souligne Mgr Michel Bonnet, président d’honneur de la Mutuelle Saint-Martin. Sauf en cas de problème de santé, il faut rendre la coupure avec le ministère presbytéral moins radicale, insiste Mgr Michel Bonnet. En accord avec le clergé local, le prêtre peut ainsi continuer à administrer les sacrements et avoir des missions plus adaptées à son âge, comme l’accompagnement spirituel ou la responsabilité d’une aumônerie dans une maison de retraite. »

Pour éviter les situations extrêmes où le prêtre va jusqu’à refuser de changer de mission, « il faut que l’autorité diocésaine les prépare en amont à un changement de vie », insiste Mgr Michel Bonnet. Dans un document remis aux évêques lors de leur Assemblée plénière à Lourdes en avril dernier, le groupe de travail « prêtres âgés » propose de créer dans les diocèses des équipes pluridisciplinaires chargées de leur suivi. Constituées d’un représentant de l’évêque, d’un médecin bénévole, d’une assistante sociale et de l’économe diocésain, elles permettent d’aborder le vieillissement dans sa globalité. Certains diocèses expérimentent déjà la formule. À Soissons (Aisne), une « commission Syméon » s’est mise en place en 2010. À Créteil, dans la région parisienne, après plusieurs années de tâtonnement, une équipe pluridisciplinaire est opérationnelle depuis 2009. Odile Hourcade, l’assistante sociale de l’équipe, se voit ainsi comme une « plaque tournante » entre les prêtres âgés, le diocèse, et les différents services de l’État. « La création de mon poste correspond à une réflexion de fond du diocèse sur l’accompagnement de ses prêtres », explique-t-elle. Alors qu’elle répondait auparavant à des situations d’urgence, elle peut désormais mettre en place un véritable suivi. Elle prend contact avec tous les prêtres de plus de 75 ans. « Ils ont compris que c’était à eux de bâtir un projet de vie pour les années qu’il leur reste, témoigne-t-elle. Nous sommes là pour les aider. »

LAURENCE DESJOYAUX (« La Croix » -09/02/12)

 

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10:28 Publié dans RELIGION | Commentaires (4)

 
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