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19/02/2012

19/02/2012 : 7ème DIMANCHE DU "TEMPS ORDINAIRE"

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DOMINGO VII DO TEMPO COMUM

 

 

 

I LEITURA

 

Leitura do Livro de Isaías

 

Eis o que diz o Senhor: «Não vos lembreis mais dos acontecimentos passados, não presteis atenção às coisas antigas. Eu vou realizar uma coisa nova, que já começa a aparecer; não o vedes? Vou abrir um caminho no deserto, fazer brotar rios na terra árida. O povo que formei para Mim proclamará os meus louvores. Mas tu não Me chamaste, Jacob, não te preocupaste Comigo, Israel. Pelo contrário, obrigaste-Me a suportar os teus pecados, cansaste-Me com as tuas iniquidades. Sou Eu, sou Eu que, em atenção a Mim, tenho de apagar as tuas transgressões e não mais recordar as tuas faltas». Palavra do Senhor.

 

SALMO RESPONSORIAL

Refrão: Salvai-me, Senhor, porque pequei contra Vós.

 

Feliz daquele que pensa no pobre: no dia da desgraça o Senhor o salvará. O Senhor lhe concederá protecção e vida, fá-lo-á ditoso na terra e não o abandonará ao ódio dos seus inimigos. No leito do sofrimento o Senhor o assistirá e na doença o aliviará.

 

Eu digo: Senhor, tende piedade de mim, curai-me, pois pequei contra Vós. Vós me conservareis são e salvo e em vossa presença me estabelecereis para sempre. Bendito seja o Senhor, Deus de Israel, desde agora e para sempre. Amen.

 

II LEITURA

 

Leitura da Segunda Epístola do apóstolo S. Paulo aos Coríntios

 

Irmãos: Deus é testemunha fi el de que a nossa linguagem convosco não é sim e não. Porque o Filho de Deus, Jesus Cristo, que nós pregámos entre vós - eu, Silvano e Timóteo - não foi sim e não, mas foi sempre um sim. Todas as promessas de Deus são um sim em seu Filho. É por Ele que nós dizemos ‘Amen’ a Deus para sua glória. Quem nos confirma em Cristo - a nós e a vós - é Deus. Foi Ele que nos concedeu a unção, nos marcou com o seu sinal e imprimiu em nossos corações o penhor do Espírito. Palavra do Senhor.

 

EVANGELHO

 

Evangelho de Nosso Senhor Jesus Cristo segundo São Marcos

 

Quando Jesus entrou de novo em Cafarnaum e se soube que Ele estava em casa, juntaram-se tantas pessoas que já não cabiam sequer em frente da porta; e Jesus começou a pregar-lhes a palavra. Trouxeram-Lhe um paralítico, transportado por quatro homens; e, como não podiam levá-lo até junto d’Ele, devido à multidão, descobriram o tecto por cima do lugar onde Ele Se encontrava e, feita assim uma abertura, desceram a enxerga em que jazia o paralítico. Ao ver a fé daquela gente, Jesus disse ao paralítico: «Filho, os teus pecados estão perdoados». Estavam ali sentados alguns escribas, que assim discorriam em seus corações: «Porque fala Ele deste modo? Está a blasfemar. Não é só Deus que pode perdoar os pecados?» Jesus, percebendo o que eles estavam a pensar, perguntou-lhes: o Porque pensais assim nos vossos corações? Que é mais fácil? Dizer ao paralítico ‘Os teus pecados estão perdoados’ ou dizer ‘Levanta-te, toma a tua enxerga e anda’? Pois bem. Para saberdes que o Filho do homem tem na terra o poder de perdoar os pecados, ‘Eu to ordeno - disse Ele ao paralítico - levanta-te, toma a tua enxerga e vai para casa’». O homem levantou-se, tomou a enxerga e saiu diante de toda a gente, de modo que todos ficaram maravilhados e glorificavam a Deus, dizendo: «Nunca vimos coisa assim». Palavra da salvação.

 

ORAÇÃO DOS FIÉIS

 

Irmãos: Oremos a Deus nosso Pai, suplicando-Lhe que escute as nossas preces e nos renove para o serviço do seu Reino, dizendo cheios de confiança:

 

R. Abençoai, Senhor, o vosso povo.

 

1. Pelo Papa e pelos bispos a ele unidos, para que Cristo os confirme na verdade e lhes conceda a unção do seu Espírito, oremos, irmãos.

 

2. Pelos que exercem o ministério do perdão, para que o exemplo de Jesus os leve a acolher os pecadores como Ele fazia, oremos, irmãos.

 

3. Pelos responsáveis da política mundial, para que recebam de Deus o grande dom de aproximar os países desavindos, oremos, irmãos.

 

4. Pelos paralíticos e doentes mais profundos, para que junto de cada um esteja um amigo que os sirva com carinho e lhes fale de Jesus, oremos, irmãos.

 

5. Pelos fiéis aqui reunidos em assembleia santa e por aqueles que o Senhor chamou a Si, para que todos tomemos parte no seu reino, oremos, irmãos.

 

OREMOS . Ouvi, Pai de misericórdia, as orações do vosso povo e concedei-lhe,com abundância, os dons que Vos suplica. Por Nosso Senhor.

 

Eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

 

 

7 ème DIMANCHE ORDINAIRE (HOMÉLIE)

 

Qui d’entre nous ignore le passage d’Evangile que nous venons d’entendre ? Dès notre enfance, au catéchisme, et combien de fois depuis, nous avons entendu ce récit pittoresque du paralysé que l’on amène à Jésus en pratiquant une ouverture dans le toit de la maison.

Même si nous la connaissons par cœur, cette belle histoire a toujours quelque chose à nous apprendre, ou du moins à nous rappeler …

Regardons d’abord les personnes présentes : il y en a beaucoup ! Une foule nombreuse remplit la maison où Jésus se tient, si nombreuse que tout le monde ne peut tenir à l’intérieur : les gens se pressent même à l’extérieur et bouchent le passage. Mais dans cette foule, quelques figures se détachent : Jésus, d’abord, bien sûr ! C’est pour l’entendre et le voir que tout ce monde est venu ; il y a aussi des scribes, (des gens instruits en matière de religion !) Ils jouent un rôle, malgré eux, dans l’événement. Et puis ce fameux groupe de 5 hommes : le paralysé et ses 4 amis qui le portent et ont l’audace de s’attaquer à la terrasse : beaucoup de monde, donc. Mais 2 personnages dominent le récit : Jésus et le paralysé.

Au début de l’histoire, que fait Jésus : St Marc nous le dit : après sa tournée à travers la Galilée, il est revenu à Capharnaüm (sur les bords du lac, là-même où s’était déroulée la « Journée de Capharnaüm », dont nous avons parlé dernièrement. Il est « à la maison », sans doute la même que précédemment : celle de Simon-Pierre, et là, il « annonçait la Parole ». Il n’est pas là pour faire des guérisons ni chasser des esprits mauvais, non ! il est là pour faire ce qui est la raison principale de toute son activité . Il annonçait « la Parole » : quelle « parole » ? Aux yeux de St Marc comme de jésus, il ne peut y en avoir qu’une : la Parole, au singulier et avec un P majuscule : la PAROLE DE DIEU.

Et on l’écoute attentivement ! Que disait cette Parole ? Comme d’habitude, St Marc est plus que discret : il n’en dit rien ! Ce n’est pas ce qui motive son récit… En effet, voici que se produit quelque chose d’insolite : les auditeurs entendent comme un grattement au-dessus de leur tête, et voici que tombent sur eux des cailloux, des brins de paille peut-être : pas de doute, « on » est en train de percer un trou dans le toit ! Ils sont intrigués, peut-être effrayés, surtout quand ils réalisent ce qui arrive : 4 hommes, là-haut, tentent de faire passer par ce trou un brancard sur lequel gît un homme paralysé. Mais Jésus n’a qu’une réaction : ce qu’il voit, ce n’est pas le toupet de ces gens, mais leur foi, et il admire cette foi : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés ! »… Surprise de tous : les auditeurs, les scribes, les compagnons du malade et le malade lui-même… tous sont stupéfaits, pour des raisons différentes, à commencer par le malade, qui n’était pas venu pour cela : ce qu’il attendait, c’était un miracle, que ce Jésus le remette debout… Le pardon de ses péchés, il n’y pensait même pas ! Mais Jésus, lui, y pense… « Tes péchés sont pardonnés » ; il ne dit pas « Je (moi, Jésus) te pardonne », mais bien « tes péchés sont pardonnés » , sous-entendu : « par Dieu », qui seul peut faire cela, comme vont le dire les scribes, qui perçoivent bien, eux, le sens caché des mots : ils comprennent que c’est bien Jésus qui pardonne, usurpant, en quelque sorte, le nom de Dieu… Ce que Jésus confirme en manifestant sa puissance divine : « Afin que vous sachiez que le Fils de l’Homme a le pouvoir de pardonner les péchés… » dit-il. Il ne dit pas : « Afin que vous sachiez que j’ai le pouvoir… », mais il se désigne comme « Fils de l’Homme », tournure mystérieuse, qu’il emploiera souvent pour parler de lui-même. Le miracle se produit donc, celui-là même que le paralysé et ses amis étaient venus chercher… mais il ne vient que comme une confirmation du pouvoir qu’a Jésus de remettre les péchés.

Conclusion de tout cela : pour Jésus, le péché est une maladie bien plus grave que toutes les maladies corporelles et psychiques. La Bonne Nouvelle, la Parole qu’il annonce, c’est cela : le péché est la plus terrible des maladies, mais si l’on a la foi, Dieu nous les pardonne tous , grâce à son Fils et par son Fils qui a « répandu son sang pour la rémission des péchés ».

De nos jours, on ne croit plus guère au péché…même les bons chrétiens, même ceux qui jadis se confessaient régulièrement, n’y prêtent plus, ou presque plus, attention. Le CARÊME, qui va commencer mercredi prochain, sera l’occasion de re-découvrir, s’il en est besoin, que nous sommes pécheurs. Et nous redirons à Marie : « Priez pour nous, pauvres pécheurs ! ».

AMEN

Père Gabriel JEUGE, Maison de "Nazareth" - ORLÉANS - 19/02/2012

 

rrrrrrrrrrrrrrrrrrrr

 


 

 

 

 

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17/02/2012

17/02/2012 : UNE FABLE DE LA FONTAINE

Le songe d'un habitant du Mogol.jpg

 

Le songe d'un habitant du Mogol

La Fontaine - Livre XI - Fable 4

 

 

Jadis certain Mogol vit en songe un vizir

Aux Champs Elysiens possesseur d'un plaisir

Aussi pur qu'infini, tant en prix qu'en durée

Le même songeur vit en une autre contrée

Un ermite entouré de feux,

Qui touchait de pitié même les malheureux.

Le cas parut étrange, et contre l'ordinaire

Minos en ces deux morts semblait s'être mépris.

Le dormeur s'éveilla tant il en fut surpris.

Dans ce songe pourtant soupçonnant du mystère,

Il se fit expliquer l'affaire.

L'interprète lui dit «Ne vous étonnez point ;

Votre songe a du sens; et, si j'ai sur ce point

Acquis tant soit peu d'habitude,

C'est un avis des dieux. Pendant l'humain séjour,

Ce vizir quelquefois cherchait la solitude ;

Cet ermite aux vizirs allait faire sa cour.»

 

 

Si j'osais ajouter au mot de l'interprète,

J'inspirerais ici l'amour de la retraite

Elle offre à ses amants des biens sans embarras,

Biens purs, présents du ciel, qui naissent sous les pas.

Solitude où je trouve une douceur secrète,

Lieux que j'aimai toujours ne pourrai-je jamais,

Loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais?

Oh! qui m'arrêtera sous vos sombres asiles ?

Quand pourront les neuf soeurs, loin des cours et des villes,

M'occuper tout entier, et m'apprendre des cieux

Les divers mouvements inconnus à nos yeux,

Les noms et les vertus de ces clartés errantes

Par qui sont nos destins et nos moeurs différentes !

Que si je ne suis né pour de si grands projets,

Du moins que les ruisseaux m'offrent de doux objets !

Que je peigne en mes vers quelque rive fleurie !

La Parque à filets d'or n'ourdira point ma vie,

Je ne dormirai point sous de riches lambris

Mais voit-on que le somme en perde de son prix ?

En est-il moins profond, et moins plein de délices ?

Je lui voue au désert de nouveaux sacrifices.

Quand le moment viendra d'aller trouver les morts,

J'aurai vécu sans soins, et mourrai sans remords.

 

NOTES :

 

Mogol: Ce teme désigne le « royaume fort étendu et fort riche » du « prince mahométan qui est le plus puissant roi des Indes » (Furetière). Ici, le mot est pris au sens d'un habitant du Mogol. Au XVIIe siècle, on utilisait couramment le nom du prince pour désigner son royaume.

 

Champs Elysiens: Dans la mythologie grecque, séjour plein de délices des âmes vertueuses ou héroïques. Voir « Les obsèques de la Lionne » (Livre VIII, fable 14, vers46) : « Aux Champs Elyséens j’ai goûté mille charmes ».

 

Un ermite entouré de feu: L’ermite, ce saint homme, est entouré des flammes de l’enfer, alors que le vizir qui a si peu de chances d’arriver aux lieux de délices y est bel et bien, lui. Antithèse.

 

Minos: Dans la mythologie grecque, ancien roi légendaire de Crète. Sa justice et sa sagesse lui valurent de devenir le premier des trois juges des enfers.

 

L'humain séjour: La vie.

 

La retraite: La solitude, la vie retirée.

 

Goûter l'ombre et le frais: Voir les « Bucoliques », I, 23 de Virgile : « Heureux vieillard, ici au milieu des cours d’eau familiers et des sources sacrées, tu cherches l’ombre et le frais ».

 

Les neuf soeurs: Les neuf Muses ; elles président aux neuf arts libéraux.

 

Les clarté errantes: Les planètes.

 

La Parque qui file la vie. Elle « n’ourdira point ma vie » c'est-à-dire « je ne serai jamais riche ».

 

De nouveaux sacrifices: Les sommes (mot de la famille de « sommeil », bien sûr) sont de petits sacrifices offerts à Morphée, dieu du Sommeil.

 

Sans soins: Sans soucis. « Et quand l’heure est venue et que la mort l’appelle, / Sans vouloir reculer et sans se plaindre d’elle, / Dans la nuit éternelle, il entre sans regret. » (Maucrois, « Stances »).

10:43 Publié dans FABLES | Commentaires (1)

16/02/2012

16 Février 2012 : Une vidéo de F.MOREL (France Inter)


Les mots des pauvres gens par franceinter

18:10 Publié dans ACTUALITÉ | Commentaires (0)

15/02/2012

RENCONTRE DE PERSONNES ÂGÉES DE 7 À 70 ANS

ENTRETIEN ENTRE PERSONNES

 

ÂGÉES DE 7 À 70 ANS

 

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«Vivre ensemble, c’est vivre avec quelqu’un d’autre qu’on aime. Ou même quelqu’un qu’on n’aime pas », observe Jalil du haut de ses 7‑ans. « Et aussi les inconnus dans la rue, complète Madeleine, 13‑ans. Il faut respecter les gens. » Ce sont les adolescents qui le mentionnent‑: pour vivre ensemble, il faut des règles. Autour d’eux, les aînés approuvent en souriant. Kalaï, 16‑ans, affirme qu’« il n’y a pas de société sans règles », avant d’ajouter qu’une règle absurde « ne sera sûrement pas respectée ».

Si la société française pose des lois pour mieux vivre ensemble (« comme porter assistance aux personnes en danger », dit Camille, 15‑ans), l’adhésion personnelle reste essentielle. « On ne peut pas obliger les gens à vivre ensemble », estime la collégienne.

Thomas, lecteur de La Croix de 37‑ans, souligne l’importance du sens‑: « Si on ne sait pas pourquoi on veut vivre ensemble, on va se décourager, car c’est compliqué ! » Les plus jeunes envisagent mal en tout cas une vie sans les autres. « On serait seuls ! », dit Madeleine. « Il y aurait beaucoup de guerres », prédit Jalil. « Chacun pour soi, je trouverais ça horrible », tranche Émile, collégien.

Le défi est immense, mais il en vaut la peine, disent de concert les participants de 7 à 70‑ans. Tous s’accordent sur un élément essentiel pour vivre ensemble‑: l’égalité. « Égalité devant la loi, la santé, l’éducation », énumère‑Michel, lecteur de Notre Temps. « Il faut que tout le monde ait les mêmes droits », signale Emilio-Kodjo, 10‑ans. Certaines inégalités sont vite pointées du doigt, à commencer, côté ados, par « le président de la République qui vit dans un palais et se déplace avec quinze gardes du corps, comme s’il avait peur de son peuple ». Les écarts de richesse sont unanimement dénoncés. « Un riche est plus écouté qu’un pauvre », juge Nicolas, 18‑ans. « On n’a jamais produit autant de richesses, mais elles n’ont jamais été aussi mal réparties, note Thomas. Ce mauvais partage provoque un sentiment d’injustice qui rend le vivre ensemble plus diffcile. »

Retraitée à l’accent chantant, Giovanna évoque l’après-guerre « où la plupart des gens étaient dans le besoin, mais se sont mobilisés pour changer. Aujourd’hui, la crise pourrait être une opportunité, mais on a peur de perdre ce qu’on a ». Notre société manquerait de solidarité au point que certains voudraient inscrire cette valeur au fronton des mairies. « ‘‘Fraternité’’, c’est trop fort, estime Nicolas. Soyons déjà solidaires. » « ‘‘Fraternité’’ a une connotation religieuse qui ne parle pas à tout le monde », ajoute un aîné. « Et la religion, parfois, ça empêche de vivre ensemble », dit Émile. Thomas s’étonne qu’elle soit perçue comme source de divisions‑: « Pour moi, c’est tout le contraire ! »

C’est la question du communautarisme qui affleure ici. « ‘‘Des communautés’’ et ‘‘une communauté’’, c’est presque des mots contraires », analyse Camille. « C’est vivre ensemble juste avec ceux qui nous ressemblent », résume Kalaï. Thomas est d’accord‑: « Quel intérêt de ne vivre qu’avec d’autres

soi-même ? L’intérêt c’est de vivre entre hommes et femmes, jeunes et vieux, riches et pauvres… Compliqué, mais c’est un choix de société ! » La religion devrait y trouver sa place, « non pas en limitant la croyance de chacun, mais en la respectant. Vivre ensemble, ce n’est pas gommer les différences, mais les accepter pour partager quelque chose ». « J’ai du plaisir à vivre avec tous ceux qui ont quelque chose à partager, témoigne Kalaï. Que ce soit faire des blagues, du bateau ou cultiver des patates! »

Vivre ensemble suscite aussi des images‑: mains qui se serrent, repas de quartier, jardins ouvriers… Adolescents et adultes se retrouvent autour de l’évocation d’un concert ou d’un match de foot, moments de communion festive entre différents âges et milieux sociaux. Les enfants ont fait ensemble un dessin‑: une planète entourée d’une ronde de bonshommes de toutes les couleurs, petits, grands, gros, maigres, avec des lunettes, une cicatrice ou des taches de rousseur… au-dessus, la phrase « Il y a des différences dans le pareil », un soleil qui dit « Je suis avec vous »

les bébés à naître », une flèche « entrée libre » et une « pour ceux qui ne veulent pas entrer dans la chaîne ». « Si un jour ils veulent venir », précise Jalil de sa voix enfantine. Les plus grands, conquis, applaudissent. « C’est génial ! », s’exclame Michel. « Je n’aurais jamais pensé à ça à leur âge », s’étonne Virginie. Le «‑vivre ensemble‑» s’illustre aussi dans ce moment, et cet après-midi d’échanges enthousiastes entre générations.

AZILIZ CLAQUIN (« LA CROIX » 15/02/2012)

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10:38 Publié dans Société | Commentaires (0)

14/02/2012

14 FÉVRIER: LES SS. CYRILLE ET MÉTHODE

LES SAINTS CYRILLE ET MÉTHODE, CO-PATRONS DE L'EUROPE

 

 

C'étaient de purs enfants de Byzance, la capitale de l'Orient chrétien. Nés à Thessalonique, Méthode et son petit frère surdoué, Constantin (qui recevra sur son lit de mort l'habit monastique sous le nom de Cyrille) sont envoyés en mission par le patriarche de Constantinople, tout d'abord chez les Khazars, peuple venu de l'Asie lointaine et qui ont adhéré au judaïsme. Puis ils sont envoyés en Moravie où les Allemands s'installaient en maîtres. Pour évangéliser les peuples slaves, Cyrille crée un alphabet adapté à leur langue. Les Églises qui utilisent le slavon se remplissent et les autres se vident. Saint Cyrille et saint Modeste, icône de Bucarest (XIXe siècle)Ce n'est pas l'actuel alphabet cyrillique qu'un autre religieux bulgare adaptera en se mettant sous le patronyme du célèbre moine. Cyrille traduit les textes bibliques et liturgiques. Mais ils sont très vite attaqués par des clercs germaniques qui leur reprochent de brader les textes sacrés et d'y mettre des germes d'hérésies en utilisant une langue vulgaire. Le Pape Hadrien II les soutient. C'est d'ailleurs à Rome que meurt Cyrille en 869. Son corps fut rapatrié à Salonique en 1976, en signe de la volonté de communion entre l'Église latine et les Églises orientales. Méthode va reprendre le flambeau. Moins brillant que Cyrille, mais d'une persévérance à toute épreuve, il enracine et fait fructifier, au milieu des tribulations, l'œuvre évangélisatrice de son frère. Dénoncé comme hérétique par ses adversaires, il sera mis en prison pendant deux ans par les Allemands. Lui aussi aura la confiance des papes qui l'ont nommé évêque de Moravie et Pannonie. Ils sont ainsi tous deux témoins de l'Église indivise dans la pluralité des rites et des langues, fidèles au pape comme au patriarche de Constantinople dont ils étaient les fils, Cyrille et Méthode ont été nommés co-patrons de l'Europe, avec saint Benoît, sainte Catherine de Sienne, sainte Brigitte de Suède, et Sœur Thérèse Bénédicte de la Croix - Sainte Édith Stein.
Illustration: Saint Cyrille et saint Modeste, icône de Bucarest (XIXe siècle)
Les Églises d'Orient font mémoire de ces deux grands évangélisateurs de l'Europe orientale le 11 mai. L'Église d'Occident les fête le 14 février.
"De culture grecque et de tradition orientale, d'une mission à l'origine très politique, les deux frères vont faire un stage d'immersion culturelle permettant l'émancipation culturelle, concevant le nouvel alphabet le cyrillique. Ils adoptent la langue slave pour les offices. Ils ont rendus les slaves membres à part entière de l'Église, refusant de choisir Rome ou Constantinople." La Croix 08/04
Cyrille et Méthode, apôtres des slaves et co-patrons de l'Europe, ont été évoqués par Benoît XVI à l'occasion de l'audience générale du 17 juillet 2009... "Le profil spirituel des frères de Salonique se révèle surtout dans l'attrait de Cyrille pour les écrits de Grégoire de Naziance, dont il apprit la valeur du langage pour la transmission de la Révélation... Cyrille et Méthode avaient travaillé au projet de traduire en slavon les dogmes chrétiens...d'où la nécessité d'utiliser des lettres plus conforme que le grec à la langue parlée. C'est ainsi que naquit l'alphabet glagolitique, plus tard appelé cyrillique en l'honneur de saint Cyrille... Cyrille et Méthode avaient compris qu'un peuple ne peut considérer avoir reçu pleinement la Révélation avant de l'avoir entendue et lue dans sa langue. Tous deux sont la référence de ce qu'on nomme inculturation, en vertu de laquelle les peuples doivent imprimer dans leur culture propre le message révélé et exprimer la vérité du salut dans sa langue... En cela l'Église voit en eux une source d'inspiration et d'action toujours valable".
Mémoire (en Europe: fête) des saints Cyrille, moine, et Méthode, évêque. Ces deux frères de Thessalonique, envoyés par le patriarche de Constantinople, Photius, en Moravie, y prêchèrent la foi chrétienne et composèrent un alphabet propre pour transcrire du grec en slavon les livres saints. Quand ils vinrent à Rome, Cyrille, qui jusque là s’appelait Constantin, atteint par la maladie se fit moine et s’endormit dans le Seigneur en ce jour, l’an 869. Méthode, ordonné évêque de Sirmium par le pape Adrien II, évangélisa infatigablement la Pannonie, dut supporter bien des querelles qui lui furent infligées, mais soutenu toujours par les pontifes romains, il reçut la récompense de ses travaux à Valehred en Moravie, le 6 avril 885.

Martyrologe romain

11:52 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

 
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