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26/01/2012

CAS DE CONSCIENCE

 

Cygnes (Merlen).jpg
CYGNES (sur le Lac du Bourget?) -photo aimablement communiquée par un ami blogueur

 

Comment réagir à un ordre immoral ?

 

Vie professionnelle. Pression économique oblige, certaines entreprises sont prêtes à tout pour rester compétitives. Au détriment parfois du respect des personnes. Certains salariés sont pris en tenaille entre leur mission et leurs convictions.

La réunion de notre équipe MCC portait ce soir-là sur les rapports entre stratégie personnelle et stratégie d’entreprise. Le fait que rapporta l’un des membres de l’équipe occupa vite tout le champ de l’échange: «Mon Directeur Général a décidé de virer la jeune cadre commerciale de l’entreprise et me charge de constituer un dossier contre elle, de trouver des raisons pour la coincer. Or il n’y a aucun élément objectif à l’appui, c’est un dossier vide…». Ce type de cas n’est évidemment pas isolé.

La trentaine, marié et père de deux enfants, Cyril est cadre juridique dans la filiale informatique d’un groupe américain. Cette société s’est vite développée, jusqu’à compter aujourd’hui soixante-dix salariés. Ceux-ci sont bien rémunérés, mais l’entreprise est exigeante en termes de résultats, et nul n’est assuré d’y garder longtemps sa place. Comme c’est souvent le cas aujourd’hui, dès qu’une action, un comportement, fait courir un risque aux finances, à l’efficacité ou à la réputation de l’entreprise, celle-ci préfère se séparer de la personne mise en cause.

 

Une décision injustifiable

 

Ce n’est pas le premier dossier que Cyril doit constituer pour faire partir quelqu’un; mais auparavant, il y avait toujours une matière défendable, plaidable. La grande différence dans le cas présent tient à ce qu’il n’y a ni fait ni raison professionnelle imputables à cette jeune commerciale. La raison invoquée, aussi simple qu’imprécise, exprime clairement l’intention qui la sous-tend: les résultats de l’année ont été moins élevés qu’espéré. La maternité de la jeune femme ne lui a pas permis d’être aussi active que les autres. En se séparant d’elle, les autres commerciaux comprendront qu’ils doivent travailler davantage.

Mais les clients contactés vantent la qualité de service et de relation de la jeune femme, tandis que les avocats de l’entreprise soulignent l’aspect juridiquement indémontrable de la raison invoquée, à savoir le manque à gagner entraîné par la situation familiale de la commerciale. Le seul argument qui pourrait peser pour une séparation à venir consisterait à faire valoir une moindre disponibilité (due à la maternité) qui ne correspondrait plus exactement au profil sur lequel elle avait été embauchée. Mais Cyril refuse cet argument, étant lui-même père de famille.

Lors de notre réunion MCC, deux questions surtout inquiètent Cyril. Tout d’abord: quelle attitude adopter envers la commerciale? Doit-il ou non la rencontrer? Il a besoin d’elle pour monter le dossier. Mais, comme ce dossier est vide, sur quoi peut bien porter l’entretien? Ce n’est pas à lui de lui révéler les intentions de son patron. L’autre question concerne sa relation avec le directeur général: comment répondre à sa demande alors qu’il y a clairement à ses yeux une injustice? En même temps, il ne peut actuellement courir le risque de perdre sa place dans l’entreprise.

 

Reconnaître que je suis responsable

 

Notre réunion a été l’occasion pour Cyril d’une forte prise de conscience, qui l’a aidé à progresser non seulement dans l’appréhension de cette situation, mais plus généralement dans l’approche de sa fonction et de son rôle dans l’entreprise: «Ma première réaction avait été de me dire que je devais me sentir extérieur à tout cela, pour me protéger. Donc, je m’implique dans la limite de mes compétences professionnelles. Mais je ne suis pas l’auteur ni le responsable de la décision». Cyril a compris que cette attitude était fausse, qu’il n’était pas extérieur, mais un maillon de la chaîne.

L’image biblique du «piège», telle qu’on la trouve dans les Psaumes, ou tout simplement dans la Passion, a été longuement regardée ce soir-là. L’image est très parlante par les différents éléments qui constituent le piège où le «juste» va tomber: on «intrigue, épie, calcule, dissimule… ils se forgent une parole maligne…». Mais le piège est aussi celui dont les auteurs, comme les victimes, sont parties prenantes, et il peut se retourner contre ceux qui l’ont monté; c’est d’ailleurs l’espoir secret du psalmiste.

Cette image du piège, qu’il contribue à construire en étant lui-même piégé, sans liberté, a permis à Cyril de prendre de la distance et de considérer de manière différente les relations professionnelles dans lesquelles il est impliqué. Peut-être convient-il de parler ici de relations plus vraies, plus incarnées. Certes, dans le cas précis de cette collègue, il convenait de garder une grande discrétion avec elle, dans la mesure où le dossier était vide. Mais avec d’autres personnes et dans d’autres situations, Cyril s’est aperçu qu’une trop grande extériorité, une absence de réactions ou de paroles de sa part pouvaient, étant donné sa fonction, être mal interprétées. En clair, il aurait pu avertir telle ou telle personne dont le comportement ne convenait pas dans l’entreprise, et prévenir ainsi le danger.

 

Guetter le moment favorable

 

Cela a modifié aussi son rapport au directeur général, le faisant sortir d’une vision trop étroitement hiérarchique pour entrer davantage dans une relation de compétence et de conseil: il appartient à Cyril par sa fonction d’indiquer à son directeur, non seulement les impasses juridiques, mais aussi les inconvénients de décisions qui pourraient à terme porter préjudice à l’entreprise, à son efficacité, et à sa notoriété. C’est d’ailleurs ce qui vient de se produire: sur un autre dossier, l’entreprise a été condamnée aux prud’hommes, ce qui a eu pour effet d’arrêter tous les autres dossiers en cours. Entre-temps, Cyril avait averti son directeur que le dossier constitué n’était pas bon et peu soutenable, de manière à laisser passer du temps et à reprendre avec lui la question.

Dans ces situations où l’on est contraint d’obéir à un ordre immoral, deux éléments sont indispensables:

 

Ne pas rester seul, mais prendre conseil de personnes en qui on a toute confiance. Le but n’est pas ici uniquement d’être éclairé par d’autres avis. C’est aussi un lieu de partage et d’appui. Cela a été décisif dans le changement et la détermination de Cyril. Prendre du temps et du recul, alors même que la violence ou l’incompréhension de la décision, voire la surprise, peut nous jeter immédiatement du côté de la victime ou parfois du décideur. Précisément, dans ces situations où sont engagées une vision de l’homme et des valeurs morales, il est fondamental de construire une position réfléchie, qui permette au décideur de revoir sa stratégie, d’élargir son argumentaire et sa vision, et, peut-être, de revenir sur sa décision.

 

Pour un chrétien, le temps de l’action est toujours celui du «moment favorable» de l’Évangile, celui où l’Esprit peut, à la faveur d’une parole, d’un conseil ou d’une attitude, habiter un cœur ou une pensée. Le temps de l’action n’est pas seulement celui du raisonnement et du faire, mais aussi celui de la parole qui donne sens et qui fait vivre.

Remi de Maindreville, sj.

 

(Source : « Cahiers croire.com »)

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11:40 Publié dans ÉTHIQUE, RELIGION | Commentaires (2)

25/01/2012

25 janvier : DERNIER JOUR DE LA SEMAINE DE L'UNITÉ

 

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25 Janvier : LA CONVERSION DE ST PAUL (Icône)

 

Huitième jour Thème :

 

Réunis dans le Royaume du Christ

 

Texte :Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon trône (Ap 3,21)

 

Lectures

1 Ch 29,10-13 Dans ta main, le pouvoir de tout élever

et de tout affermir

Ps 21,1-7 Tu poses sur sa tête une couronne d’or

Ap 3,19b-22 Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi

sur mon trône

Jn 12,23-26 Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera

 

Commentaire

 

Jésus Christ est le premier né d’entre les morts. Il s’est humilié et a été exalté. Le Christ ne se rassasie pas de sa victoire, mais partage son règne et son exaltation avec toute l’humanité.

L’hymne de David, jailli de la joie du roi et de son peuple avant la construction du Temple, est une façon d’exprimer cette vérité que tout arrive par grâce. Même un simple monarque terrestre peut figurer l’image du royaume de Dieu, qui a le pouvoir de tout élever et de tout affermir.

 

Le psaume royal d’action de grâces poursuit cette idée. La tradition chrétienne lui accorde, elle aussi, une portée messianique ; le Christ est le véritable Roi, celui qui bénit et qui donne la vie, présence parfaite de Dieu au milieu de son peuple. En un sens, cette image peut aussi se référer au peuple. Les êtres humains ne sont-ils pas le couronnement de la création ? Dieu ne veut-il pas nous faire « cohéritiers avec son Fils et « membres de sa famille royale » ?

 

Les lettres du Livre de l’Apocalypse aux sept Églises locales constituent un message à l’adresse de l’Église de tous les temps et de partout. Ceux qui accueillent le Christ chez eux seront tous invités à partager avec lui le banquet de la vie éternelle.

 

La promesse de siéger sur des trônes, faite auparavant aux Douze, s’étend désormais à tous ceux qui ont obtenu la victoire. Là où je suis, là aussi sera mon serviteur. On peut rattacher le Je suis de Jésus au nom indicible de Dieu. Le serviteur de Jésus, que le Père honorera, sera là où est le Seigneur, qui siège désormais à la droite du Père pour y régner. Les chrétiens ont conscience que l’unité entre eux, même si elle requiert des efforts humains, est avant tout un don de Dieu. Elle consiste à partager la victoire du Christ sur le péché, la mort et le mal qui est cause de division. Notre participation à la victoire du Christ aura sa plénitude dans les cieux. Notre témoignage commun rendu à l’Évangile devrait manifester au monde un Dieu qui ne nous restreint ni ne nous domine. Il faudrait que nous annoncions de façon crédible aux gens de notre temps et de notre époque, que la victoire du Christ dépasse tout ce qui nous empêche de partager la plénitude de la vie, avec lui et les uns avec les autres.

 

Prière

Dieu tout puissant qui gouvernes toute chose, apprends-nous à contempler le mystère de ta gloire. Fais que nous acceptions tes dons avec humilité et dans le respect de la dignité de chacun. Que ton Esprit Saint nous affermisse dans les combats spirituels qui se présenteront à nous, afin que notre unité dans le Christ nous fasse régner avec lui dans la gloire. Nous te le demandons par lui qui s’est humilié et a été exalté, et qui vit avec toi et le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

 

Pistes de réflexion

 

1. Comment la fausse humilité et le désir de gloire terrestre se manifestent-ils en nos vies ?

2. Comment exprimons-nous ensemble notre foi dans le Règne du Christ ?

3. Comment vivons-nous ouvertement notre espérance en la venue du Royaume de Dieu ?

 

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11:41 Publié dans RELIGION | Commentaires (5)

24/01/2012

SEMAINE DE PRIÈRE POUR L'UNITÉ - 7è JOUR

 

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24 Janvier : SAINT FRANÇOIS DE SALES

 

Unité des chrétiens : Méditations pour le 24 janvier 2012

 

« Transformés par le Bon Pasteur »

 

ROME, (ZENIT.org) – « Transformés par le Bon Pasteur » : c’est le thème de la sixième journée de prière pour l’unité des chrétiens, ce mardi 24 janvier : nous publions ci-dessous les méditations pour cette journée de la grande semaine de prière annuelle (18-25 janvier).

 

En effet, au cours de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2012, les auteurs de méditations de cette année, un groupe oecuménique de Pologne (cf. Zenit du 17 janvier 2012) invitent à méditer sur

 

Voici les textes proposés pour le 24 janvier 2012 :

 

 

Septième jour

 

Thème : Transformés par le Bon Pasteur

 

Texte : « Pais mes brebis » (Jn 21,17)

 

Lectures:

 

1 S 2,1-10 : Ce n’est point par la force qu’on triomphe

Ps 23 : Ton bâton, ton appui, voilà qui me rassure

Ep 6,10-20 : Armez-vous de force dans le Seigneur

Jn 21,15-19 : Pais mes brebis

 

Commentaire :


Ceux qui doivent l’emporter sur la souffrance, ont besoin du soutien d’en-haut. Ce soutien est donné dans la prière. La force qu’Anne trouve dans la prière fait l’objet du premier chapitre du Livre de Samuel. Au second chapitre, on trouve sa prière d’action de grâce. Elle a compris que certains événements ne pouvaient se produire qu’avec l’aide de Dieu. C’est parce que Dieu l’a voulu qu’Anne et son mari sont devenus parents. Ce texte est un exemple d’affermissement de la foi dans ce qui peut sembler être une situation désespérée. C’est un exemple de victoire.


Le Bon Pasteur du Psaume 23 guide son troupeau, y compris dans les lieux obscurs, en le réconfortant par sa présence. Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur n’ont rien à craindre, même dans les ténèbres de la rupture ou et de la désunion, car leur berger les conduira sur les verts pâturages de la vérité, pour habiter ensemble dans la maison du Seigneur.


Dans la Lettre aux Éphésiens, l’apôtre Paul nous exhorte à être forts dans le Seigneur et de sa force toute-puissante et, pour cela, à revêtir l’armure spirituelle : vérité, justice, annonce de la Bonne Nouvelle, foi, salut, parole de Dieu, prière et intercession.


Le Seigneur ressuscité exhorte Pierre – et, en sa personne, tout disciple – à découvrir qu’il est habité par l’amour de celui qui est le seul vrai berger. Si tu as en toi un tel amour, Pais mes brebis ! Autrement dit, nourris-les, protège-les, prends soin d’elles, fortifie-les – car elles sont à moi et m’appartiennent ! Sois mon bon serviteur et veille sur ceux qui se sont mis à m’aimer et à suivre ma voix. Apprends-leur l’amour mutuel, la collaboration et l’audace dans les détours et les tournants de la vie.


Par la grâce de Dieu, le témoin du Christ qui a été confirmé en nous, nous contraint d’agir ensemble pour l’unité. Nous sommes dotés de l’aptitude et de la connaissance nécessaires pour porter ce témoignage ! Mais le voulons-nous ? Le Bon Pasteur qui, par sa vie, son enseignement et sa conduite, affermit tous ceux qui ont placé leur confiance en sa grâce et son soutien, nous invite à collaborer avec lui inconditionnellement. Ainsi fortifiés, nous serons capables de nous entraider sur la voie de l’unité. Armons-nous donc de force dans le Seigneur, afin de pouvoir en affermir d’autres dans un même témoignage d’amour.


Prière :


Toi le Père de tous, tu nous appelles à ne faire qu’un seul troupeau en ton Fils, Jésus Christ ; Il est le Bon Pasteur qui nous invite à reposer dans de verts pâturages, nous conduit près des eaux tranquilles et restaure nos âmes. Fais qu’en le suivant, nous prenions également soin des autres, afin que tous puissent discerner en nous l’amour du seul vrai berger, Jésus Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec toi et le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.


Pistes de réflexion :


1. Comment le Bon Pasteur nous invite-t-il à encourager, fortifier et restaurer la confiance de ceux qui sont perdus ?

2. Comment les chrétiens de traditions différentes peuvent-ils s’affermir mutuellement en confessant Jésus Christ et en lui rendant témoignage ?

3. Quelle peut-être pour nous, aujourd’hui, la signification de l’exhortation de saint Paul : « Armez-vous de force dans le Seigneur… revêtez l’amure de Dieu » ?


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10:14 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

23/01/2012

UN PASTICHE DE LA FONTAINE, par Edmond PROCHAIN

Gravure - pêcheur.jpg

Le maître de la moisson et le pécheur

 

(Pastiche de La Fontaine , par Edmond PROCHAIN)

 

Petit pécheur deviendra saint

 

Pourvu que Dieu le tienne en grâce ;

 

Mais pour secouer le gredin

 

Il faut y aller à la masse :

 

Car un homme a tôt fait de se montrer radin.

 

.

 

Un garçon, qui n’était encore que clampin,

 

Fut appelé par Dieu à quelque ministère.

 

« Tout concourt, se dit-Il, à mon projet divin ;

 

Voilà commencement pour ma vigne de mains :

 

Faisons-en l’un de nos vicaires. »

 

Le pauvre mollasson lui dit en sa manière :

 

« Que ferez-vous de moi ? Je ne saurais vous être

 

Utile en aucune façon.

 

Laissez-moi donc traîner mes guêtres :

 

Et revenir pour la moisson !

 

Car mieux formé alors je saurai mieux y faire.

 

Et je pourrais citer cent noms

 

Plus compétents pour ce travail ;

 

Pour ma part, croyez-moi ! je ne suis rien qui vaille.

 

- Rien qui vaille ? Eh bien ! soit, répartit le Seigneur :

 

Désormais c’est d’humains que tu seras pêcheur,

 

Il n’y a pour cela aucun talent requis

 

Sinon celui de dire oui. »

 

Un pauvre pécheur vaut bien mieux que deux aptes autres ;

 

De ce bois Dieu fait ses apôtres.

 

 

 

N.B. Oui, cette petite fantaisie sur l’évangile de ce dimanche est un pompage éhonté de La Fontaine. Et alors ?!

 

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10:34 Publié dans FABLES | Commentaires (1)

22/01/2012

22 JANVIER : 3è DIMANCHE DE L'ANNÉE B

 

Filets.jpg

Domingo III do Tempo Comum

 

I LEITURA

 

Leitura da Profecia de Jonas

 

A palavra do Senhor foi dirigida a Jonas nos seguintes termos «Levantate, vai à grande cidade de Nínive e apregoa nela a mensagem que Eu te direi». Jonas levantou-se e foi a Nínive; conforme a palavra do Senhor. Nínive era uma grande cidade aos olhos de Deus; levava três dias a atravessar. Jonas entrou na cidade, caminhou durante um dia e começou a pregar nestes termos: « Daqui a quarenta dias, Nínive será destruída». Os habitantes de Nínive acreditaram em Deus, proclamaram um jejum e revestiram-se de saco, desde o maior ao mais pequeno. Quando Deus viu as suas obras e como se convertiam do seu mau caminho, desistiu do castigo com que os ameaçara e não o executou. Palavra do Senhor.

 

SALMO RESPONSORIAL

 

Refrão: Ensinai-me, Senhor, os vossos caminhos.

 

Mostrai-me, Senhor, os vossos caminhos, ensinai-me as vossas veredas. Guiai-me na vossa verdade e ensinai-me, porque Vós sois Deus, meu Salvador.

 

Lembrai-Vos, Senhor, das vossas misericórdias e das vossas graças, que são eternas. Lembrai-Vos de mim segundo a vossa clemência, por causa da vossa bondade, Senhor.

 

O Senhor é bom e recto, ensina o caminho aos pecadores. Orienta os humildes na justiça e dá-lhes a conhecer os seus caminhos.

 

II LEITURA

 

Leitura da Primeira Epístola do apóstolo S. Paulo aos Coríntios

 

O que tenho a dizer-vos, irmãos, é que o tempo é breve. Doravante, os que têm esposas procedam como se as não tivessem os que choram, como se não chorassem; os que andam alegres, como se não andassem; os que compram, como se não possuíssem; os que utilizam este mundo, como, se realmente não o utilizassem. De facto, o cenário deste mundo é passageiro. Palavra do Senhor.

 

 

EVANGELHO

 

Evangelho de Nosso Senhor Jesus Cristo segundo São Marcos

 

Depois de João ter sido preso, Jesus partiu para a Galileia e começou a proclamar o Evangelho de Deus, dizendo: «Cumpriu-se o tempo e está próximo o reino de Deus. Arrependei-vos e acreditai no Evangelho». Caminhando, junto ao mar da Galileia, viu Simão e seu irmão André, que lançavam as redes ao mar, porque eram pescadores. Disse-lhes Jesus: «Vinde comigo e farei de vós pescadores de homens». Eles deixaram logo as redes e seguiram-n’O. Um pouco mais adiante, viu Tiago, fi lho de Zebedeu, e seu irmão João, que estavam no barco a consertar as redes; e chamou-os. Eles deixaram logo seu pai Zebedeu no barco com os assalariados e seguiram Jesus. Palavra da salvação.

 

ORAÇÃO DOS FIÉIS

 

Irmãos caríssimos: Para que a nossa resposta ao Evangelho de Jesus seja digna de tão grande chamamento, dirijamos ao Pai a nossa oração, dizendo com alegria:

 

R. Ouvi-nos, Senhor.

 

1. Pelo Papa, pelos bispos, presbíteros e diáconos, para que, seguindo o caminho da fé, irradiem confiança, alegria e disponibilidade, oremos ao Senhor.

 

2. Pelos jovens que na nossa Diocese sentem o chamamento de Jesus, para que escutem a sua voz e O sigam, oremos ao Senhor.

 

3. Pelos responsáveis das nações em todo o mundo, para que descubram no Evangelho de Cristo o alicerce firme da justiça e da paz, oremos ao Senhor.

 

4. Pelos que se entregam ao serviço dos mais pobres, para que o Senhor lhes dê o seu Espírito e a perseverança nas difi culdades, oremos ao Senhor.

 

5. Por nós que participamos nesta celebração, para que tenhamos o desejo de viver na graça de Deus e de a ela voltar se a viermos a perder, oremos ao Senhor.

 

OREMOS. Senhor, que pela boca do vosso Filho dissestes que o tempo se cumpriu e

está próximo o reino de Deus, dai-nos um coração que saiba responder às

surpresas inesperadas do Evangelho. Por Nosso Senhor.

 

 

 

HOMÉLIE 3ème DIMANCHE ORDINAIRE

 

 

Dans ces 2 Lectures, très différentes, nous remarquons un mot, un seul petit mot, apparemment insignifiant, qui se retrouve, comme par hasard, dans chaque texte, c’est le mot « aussitôt »… « Aussitôt » : cela donne un sentiment d’urgence, de rapidité, d’immédiateté : les principaux acteurs agissent « vite », comme s’il n’y avait pas de temps à perdre. Et nous nous posons une question : si c’était cela, le message de Dieu pour nous, aujourd’hui? Si Dieu voulait nous rappeler que nous n’avons pas de temps à perdre, car les « temps sont accomplis », comme le proclame Jésus dans l’évangile ?

Considérons d’abord la 1ère Lecture : nous avons certes tous entendu parler de JONAS et de sa baleine : Jonas est surtout connu par cet étrange animal ; mais à part cela, que savons-nous de lui ? Rien, sans doute… Alors, quelques mots d’explication peuvent être utiles : dans la Bible, existe un « Livre de Jonas » ; le titre de « livre » est d’ailleurs inadapté, car le récit tient tout entier en 3 pages et demie ! Il ne s’agit pas d’une histoire vraie, mais d’une fable, écrite vers le 4è S. avant JC, et qui prétend raconter une histoire arrivée 500 ans plus tôt. L’auteur, inconnu, ne manque pas d’imagination ! Certes, NINIVE a existé : c’était en effet une grande ville, située au nord de l’Irak actuel, capitale d’un pays farouchement hostile à Israël (déjà !). Les Juifs avaient terriblement senti le joug de cet empire ennemi… et ils n’étaient pas disposés à pardonner. Or voici que JONAS est envoyé par Dieu vers cette terre hostile, où il avait tout à redouter, afin d’annoncer le châtiment que Dieu prépare pour Ninive… Mais Jonas, loin d’obéir, embarque sur un bateau de pêcheurs qui se dirige vers l’ouest, (alors que Ninive est à l’est). Punition immédiate : une tempête, qui met en péril tous les passagers de l’embarcation. Jonas avoue alors sa faute aux marins… qui le jettent par-dessus bord ! Mais Dieu a pitié de Jonas et lui envoie cette fameuse baleine, qui l’avale… Dans le ventre de la baleine, Jonas, toujours vivant, réfléchit… Et lorsque la baleine le recrache (3 jours plus tard), Jonas s’empresse d’aller vers Ninive ! A peine a-t-il commencé à parler que les NINIVITES sont pris de remords pour leurs abominations passées, et AUSSITÔT, ils font pénitence : alors Dieu, prenant acte de leur conversion, renonce au châtiment… Ce qui mécontente fort le pauvre Jonas, d’ailleurs …

Toute cette histoire pour en arriver à cet « AUSSITÔT » ! la leçon est claire : Dieu veut le salut de tous, même des plus grands pécheurs : il n’attend qu’un geste de leur part pour faire miséricorde… Les Ninivites en font l’expérience… mais cette leçon était destinée aux Juifs contemporains de l’auteur… comme elle l’est pour nous.

PASSONS À L’EVANGILE : SIMON et ANDRÉ – JACQUES et JEAN… Nous connaissons déjà au moins 2 d’entre eux, grâce à l’évangile de dimanche dernier : André et Simon et peut-être aussi Jean (s’il était l’autre qui avait suivi Jésus avec André)… Ils connaissaient donc déjà Jésus, qu’ils avaient rencontré au temps du Baptiste ; puis ils étaient revenus au pays et avaient repris leur métier de pêcheurs ; au fond de leur cœur sans doute pensaient-ils à la merveilleuse rencontre avec Jésus… et ils étaient prêts ! La scène est donc moins insolite qu’il n’y paraît d’abord… Mais ce qui nous frappe, là encore c’est le mot « AUSSITÔT ». Marc l’applique d’abord à André et Simon : « Aussitôt ils le suivirent »… puis à Jésus lui-même – Jésus voit Jacques et Jean qui étaient dans leur barque, et il les appelle « AUSSITÔT » !

Une fois encore, ce mot « aussitôt » nous interpelle : si Jésus appelle, il faut éviter les tergiversations, les demandes de sursis ; Jésus appelle : j’y vais ! Quelle leçon pour nous, là encore !

Et puis Jésus appelle, « AUSSITÔT » qu’il les voit, Jacques et Jean : là, c’est Jésus qui semble pressé ; on a presque l’impression qu’il est poussé par une force intérieure : (peut-être celle de l’Esprit qui lui transmet un message du Père ?) On ne sait… En tout cas, puisque les « temps sont accomplis », que « le Royaume est tout proche », pourquoi attendre davantage ? Désormais, et jusqu’au Calvaire, Jésus ne s’accordera plus aucun répit, il lui faut accomplir l’œuvre pour laquelle il a été envoyé : l’annonce à tous de l’Heureuse Nouvelle du salut…

Participerons-nous à cette hâte que les textes d‘aujourd’hui nous manifestent ? Que le Seigneur en Personne nous y aide ! AMEN !

P. Gabriel JEUGE, « Nazareth », Orléans – 22/01/2012

 

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