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08/11/2011

FOI ET CULTURE

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Bibliothèque universitaire de COIMBRA


SECRETARIADO NACIONAL

 

DA PASTORAL DA CULTURA

 

 

O que é mais importante (criar, manter, repensar) na relação da Igreja com a Cultura?

 

Alice Vieira: Pastoral da Cultura usa «linguagem nem sempre acessível a todos»

«Penso que a Pastoral da Cultura está com muita força e a fazer um bom trabalho mas por vezes usa uma linguagem nem sempre acessível a todos. Temos de pensar que há muitas camadas diferenciadas de pessoas, pelo que é importante chegar a todas e que todas cheguem a nós, sem afastar ninguém.»

 

André Dourado: Cultura é «campo por excelência» para «contacto entre a Igreja e a sociedade»

«Na relação entre a Igreja e a Cultura, é tempo de restaurar descomplexadamente uma das linhas mestras da relação entre as duas ao longo dos tempos, e que fez da segunda um meio privilegiado de propagação da Fé. Apesar da Cultura ser hoje feita de realidades muito diversificadas das quais a religião é apenas uma parte, e já não o centro, ela deve ser assumida, a par da área social/humanitária, como o campo por excelência no qual se estabelece o contacto entre a Igreja e a sociedade, tornando-se um palco de afirmação do papel da Igreja no mundo.»

 

Ângela Xavier: «Reabrir definitivamente as portas da Igreja» a todos os que pesquisam caminhos «para além do óbvio»

É preciso «reabrir definitivamente as portas da Igreja a todos os que, por vias diversas, pesquisam caminhos que os conduzam «para além de», para além do óbvio, para além de um senso comum repetidamente repetido, numa qualquer busca do(s) sagrado(s), das diversas formas pelas quais o(s) sagrado(s) se pode(m) manifestar, experienciar.»

 

(Fonte : Agência Ecclesia -07/11/2011)

 

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11:52 Publié dans CULTURE | Commentaires (0)

07/11/2011

LES ÉVÊQUES DE FRANCE À LOURDES

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Les évêques refusent de se voir


comme une minorité assiégée


Réunis à Lourdes pour leur Assemblée plénière d’automne, les évêques français ont évoqué l’actualité, en marge de leurs travaux. Ils prennent au sérieux les manifestations de groupes de jeunes contre une pièce de théâtre jouée à Paris.

Ils mettent en garde contre la « riposte agressive » utilisée par certains chrétiens lorsqu’ils se sentent dénigrés.

Sans pour autant accepter la banalisation des attaques contre la figure du Christ.

LOURDES (Hautes-Pyrénées)

De notre envoyée spéciale

Intervenir, au risque de jeter de l’huile sur le feu ? Ou, au contraire, se taire, et se faire déborder par des catholiques plus activistes ? À Lourdes, les manifestations de jeunes à Paris contre la pièce de théâtre Sur le concept du visage du fils de Dieu, les risques de débordements et d’amalgames dans l’opinion publique avec d’autres ripostes violentes au nom de la religion, comme l’attentat contre les locaux de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, sont pris au sérieux par les évêques, réunis depuis vendredi en Assemblée plénière. Assez pour que le cardinal André Vingt-Trois, le président de la Conférence, dans son discours d’ouverture, reconnaisse et regrette ces comportements excessifs de groupes fanatiques, « qu’ils soient musulmans, juifs et chrétiens ». Et comme lui, chacun des évêques dans les couloirs de l’hémicycle condamnait fermement le recours à la violence pour défendre des valeurs chrétiennes. « Jésus n’a pas sorti le glaive », rappelle ainsi Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille.

Mais une fois cela dit, le problème de l’attitude des évêques face aux attaques contre le christianisme et ses symboles reste entier. D’autant plus qu’avec la représentation à venir de la pièce Golgota picnic, et la reprise du Vicaire de Rolf Hochhuth (sur l’attitude de Pie XII durant la Seconde Guerre mondiale), ils savent que le problème se posera de nouveau dans les prochaines semaines. « Le risque, c’est de se faire piéger dans une riposte agressive », s’inquiète ainsi Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun.

Le terme même de « christianophobie», pour désigner un climat antichrétien, ne rencontre guère de partisans auprès des évêques, à quelques exceptions près. « Nous ne devons pas entrer dans la même logique que les musulmans, qui s’estiment

tout de suite attaqués », avance ainsi Mgr Gilbert Louis. Mais le même, évêque de Châlons-en- Champagne, reconnaît être parfois excédé par certains éditoriaux dans les journaux, ou des prises de positions très anticléricales, « souvent détestables, par le regard qu’elles portent sur la religion, et qui nous font mal », confie-t-il.

« C’est vrai que, parfois, nous avons un trop-plein de ces attaques », renchérit Mgr François Garnier, archevêque de Cambrai, qui juge la situation paradoxale : « D’un côté, des institutionnels contents et demandeurs d’une collaboration avec nous. De l’autre, des relents d’anticléricalisme militant, et un traitement de la religion catholique qui n’est pas normal. » Et l’archevêque de donner l’exemple d’une chapelle, dans un hôpital, transformée en lieu de culte interreligieux, où les catholiques n’ont pas pu mettre une croix, mais sur les murs de laquelle a été tracée la di rection de La Mecque… Le pluralisme religieux change la donne : « On nous refuse des demandes évidentes, au prétexte qu’il ne faudrait pas faire pour nous ce que l’on ne veut pas faire pour les autres religions », note-t-il encore. D’où la colère de l’archevêque de Dijon, Mgr Roland Minnerath, qui estime qu’il est de la responsabilité de l’évêque, comme pasteur, de prendre en compte le désarroi du peuple catholique, « choqué par la violence de certaines agressions contre des symboles du christianisme». Il souligne que les créateurs artistiques devraient être conscients de la responsabilité sociale qu’ils portent. L’évêque de Dijon confie avoir reçu tout un courrier de personnes lui reprochant « un silence assourdissant » de l’Église. Attention, poursuit-il, à ne pas banaliser les critiques contre la figure du Christ. « Que l’on s’attaque à l’Église, pas de problème, c’est le risque de toute institution. Mais là, il s’agit du Christ ! » Sans compter un autre risque, sous-jacent : laisser le monopole de la défense de l’honneur du Christ aux chrétiens les plus extrêmes.

Car tous les évêques font le même constat : le cercle des catholiques exaspérés dépasse celui des groupuscules intégristes et activistes.

Pour Mgr Éric de Moulins de Beaufort, ce sont même souvent des « catholiques assez simples, désemparés, car on se moque de ce à quoi ils croient fermement». Une nouveauté qui inquiète l’archevêque de Bordeaux, le cardinal Jean-Pierre Ricard : « Il a toujours existé un courant d’extrême droite catholique et politique, à l’action violente. Mais aujourd’hui, leurs actions sont légitimées et justifiées par des catholiques désarçonnés par la sécularisation, et qui ont le sentiment d’être bafoués. »

Intervenant à huis clos devant l’Assemblée, le cardinal Vingt-Trois a cependant mis en garde contre le recours à une « stratégie de minorité ». Une évolution du catholicisme sur le modèle des religions minoritaires, qui ne réagirait que pour se défendre, serait contraire à la tradition d’un christianisme qui revendique un rôle plus large dans le débat social et politique, a-t-il dit en substance.

Ce que le cardinal Ricard traduit en termes plus imagés : « Les évêques ont le choix entre deux modes de réaction, dit-il. Soit construire une carapace, pour se protéger ; mais une carapace se détruit dès qu’on la perce. Ou bien fortifier la colonne vertébrale, pour affronter de manière plus forte ces critiques, tout en restant ouvert à la société. »

ISABELLE DE GAULMYN

(SOURCE : LA CROIX DU 07/11/2011)

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10:40 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

06/11/2011

32ème DIMANCHE DU TEMPS "ORDINAIRE"

 

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Les 5 "insensées"

 

Domingo XXXII do Tempo Comum

 

I LEITURA

 

Leitura do Livro da Sabedoria

 

A Sabedoria é luminosa e o seu brilho é inalterável; deixa-se ver facilmente àqueles que a amam e faz-se encontrar aos que a procuram. Antecipa-se e dá-se a conhecer aos que a desejam. Quem a busca desde a aurora não se fatigará, porque há-de encontrá-la já sentada à sua porta. Meditar sobre ela, é prudência consumada e, quem lhe consagra as vigílias: depressa ficará sem cuidados. Procura por toda a parte os que são dignos dela: aparece-lhes nos caminhos, cheia de benevolência, e vem ao seu encontro em todos os seus pensamentos. Palavra do Senhor.

 

SALMO

 

Refrão: A minha alma tem sede de Vós, meu Deus.

 

Senhor, sois o meu Deus: desde a aurora Vos procuro. A minha alma tem sede de Vós. Por Vós suspiro, como terra árida, sequiosa, sem água. Quero contemplar-Vos no santuário, para ver o vosso poder e a vossa glória.

 

A vossa graça vale mais que a vida; por isso, os meus lábios hão-de cantar-Vos louvores. Assim Vos bendirei toda a minha vida e em vosso louvor levantarei as mãos. Serei saciado com saborosos manjares e com vozes de júbilo Vos louvarei.

 

Quando no leito Vos recordo, passo a noite a pensar em Vós. Porque Vos tornastes o meu refúgio, exulto à sombra das vossas asas.

 

II LEITURA

 

Leitura da Primeira Epístola do apóstolo S. Paulo aos Tessalonicenses

 

Não queremos, irmãos, deixar-vos na ignorância a respeito dos defuntos, para não vos contristardes como os outros, que não têm esperança. Se acreditamos que Jesus morreu e ressuscitou, do mesmo modo, Deus levará com Jesus os que em Jesus tiverem morrido. Palavra do Senhor.

 

EVANGELHO

 

Evangelho de Nosso Senhor Jesus Cristo segundo S. Mateus

 

Naquele tempo, disse Jesus aos seus discípulos a seguinte parábola: «O reino dos Céus pode comparar-se a dez virgens, que, tomando as suas lâmpadas, foram ao encontro do esposo. Cinco eram insensatas e cinco eram prudentes. As insensatas, ao tomarem as suas lâmpadas, não levaram azeite consigo, enquanto as prudentes, com as lâmpadas, levaram azeite nas almotolias. Como o esposo se demorava, começaram toda a dormitar e adormeceram. No meio da noite ouviu-se um brado: ‘Aí vem o esposo; ide ao seu encontro’. Então, as virgens levantaram-se todas e começaram a preparar as lâmpadas. As insensatas disseram às prudentes: ‘Dai-nos do vosso azeite, que as nossas lâmpadas estão a apagar-se’. Mas as prudentes responderam: ‘Talvez não chegue para nós e para vós. Ide antes comprá-lo aos vendedores’. Mas, enquanto foram comprá-lo, chegou o esposo; as que estavam preparadas entraram com ele para o banquete nupcial; e a porta fechou-se. Mais tarde, chegaram também as outras virgens e disseram: ‘Senhor, senhor, abre-nos a porta’. Mas ele respondeu: ‘Em verdade vos digo: Não vos conheço’. Portanto, vigiai, porque não sabeis o dia nem a hora». Palavra da salvação.

 

ORAÇÃO DOS FIÉIS

 

Irmãos: Vigiar é conservar-se acordado para o dia em o que Senhor virá, mas é igualmente estar atento às nossas necessidades e às dos outros. Elevemos ao Senhor as nossas súplicas pedindo-Lhe que salve todos os homens, e digamos com fé:

 

R. Ouvi-nos, Senhor.

 

1. Pela Igreja que espera o seu Senhor e pelo nosso Bispo, pelos presbíteros e diáconos, que sem fadiga nos repetem “Vigiai”, oremos, irmãos.

 

2. Pelos descuidados com o regresso do Senhor, pelos que baixam os braços já sem forças e pelos fiéis acordados e despertos, oremos, irmãos.

 

3. Pelos homens e mulheres que amam a Cristo, pelas famílias que vivem sem esperança e na tristeza e pelos doentes, os isolados e os que sofrem, oremos, irmãos.

 

4. Pelas virgens e pelos monges contemplativos, pelos jovens que se propõem seguir o Senhor e pelas jovens que Lhe entregaram o coração, oremos, irmãos.

 

5. Pelos fiéis que caíram na indiferença, pelos que mantêm as suas lâmpadas acesas e pelos que despertam a fé dos vacilantes, oremos, irmãos.

 

OREMOS. Senhor, que na vossa infi nita sabedoria conheceis a hora de todas as coisas e iluminais os fi éis com a luz de Cristo, ouvi as orações da vossa Igreja, e fazei que o coração de todos nós Vos deseje mais que a ninguém. Por Nosso Senhor.

 

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Homélie du 32ème dimanche du temps ordinaire

 

 

Cet évangile évoque une scène de mariage. Pour mieux le comprendre, il faut se rappeler la tradition de l’époque. La célébration se passe en pleine nuit. L’époux est attendu à la résidence de sa future épouse. Il vient l’enlever pour la conduire vers leur nouvelle résidence. Le mariage a sans doute été conclu auparavant, mais il est célébré par le transfert de l’épouse vers son nouveau milieu de vie. Cette célébration est entourée de pas mal de festivités et de solennités. L’évangile attire notre attention sur le rôle des demoiselles d’honneur : en pleine nuit, elles doivent accompagner le cortège avec des lampes allumées. Dans la parabole de ce jour, elles sont dix. Les cinq premières avaient une bonne réserve d’huile pour garder leurs lampes allumées. Les cinq autres n’avaient pas prévu.

 

En nous racontant cette parabole, Jésus voudrait attirer notre attention sur un message de la plus haute importance. Le cortège des jeunes filles qui accompagne l’époux représente la communauté des chrétiens. C’est donc de notre vie qu’il s’agit ; de quel côté sommes-nous ? Des prévoyants ou des « insensés » ? Les cinq jeunes filles insensées ne sont pas seulement des étourdies et des imprévoyantes. La traduction du mot ne rend pas bien compte de la réalité. Elles sont comme ceux qui ont construit leur maison sur le sable. Elles sont victime de la folie de celui qui s’oppose à Dieu. C’est le même mot que Jésus emploie pour définir les deux catégories.

 

Ce qu’il faut bien voir en premier dans cet évangile, c’est la bonne nouvelle qu’il nous annonce. Jésus veut nous parler d’une autre noce. Nous y sommes tous invités. Comprenons bien : la Bible est une grande histoire d’amour. C’est l’histoire des noces de Dieu avec l’humanité. Dès le départ, nous découvrons un Dieu qui a créé l’homme à son image et à sa ressemblance. Malheureusement, l’homme s’est détourné de son Dieu. Il est tombé bien bas. Mais Dieu ne cesse de lui renouveler son alliance. Il l’aime comme un époux aime son épouse. Mais il ne peut pas nous sauver sans nous. Il attend de notre part une réponse libre et aimante.

 

Aujourd’hui, Jésus nous adresse un avertissement très fort : « Veillez donc car vous ne savez pas ni le jour ni l’heure. » Non, il ne s’agit pas d’une menace pour nous faire peur. L’évangile est d’abord une bonne nouvelle qui doit radicalement changer notre vie. Le retour du Christ nous est présenté comme un événement merveilleux auquel nous devons nous préparer tout au long de notre vie. Cette rencontre avec lui sera une grande fête. Mais comme chacun sait, une fête ça se prépare. Celui que nous attendons, c’est notre Sauveur. Il nous faut être prêts à le recevoir. Cela suppose une vigilance de tous les jours et un comportement conforme à la volonté de Dieu.

 

A travers ces dix jeunes filles, Jésus évoque d’abord le peuple des Juifs qui attendent la venue du Messie. Il constate que, de fait, beaucoup se sont assoupis. Mais voilà que Jésus arrive ; en lui, c’est le salut de Dieu qui est offert à tous. Cette parabole vaut aussi pour tous les chrétiens de tous les temps. Beaucoup se sont laissé gagner par le sommeil. L’usure du temps, la fatigue, la routine, la souffrance endorment notre foi et notre espérance. On s’installe dans l’insouciance et on oublie celui qui donne son vrai sens à notre vie. Il ne nous suffit pas d’être invités pour entrer, il faut surtout être prêts.

 

Les sages, les prévoyants, les avisés, ce sont ceux et celles qui ont choisi de s’installer dans la fidélité. Ils se sont donné des temps réguliers de prière. Ils se sont nourris de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. Ils ont compris qu’un feu qui n’est pas alimenté s’éteint vite. Un jour, Jésus a dit : « Gardez vos lampes allumées » : Cette lampe c’est celle de notre conscience. Pour nous chrétiens, c’est celle de notre foi, celle de notre espérance, celle de la prière. L’huile de cette lampe, c’est l’amour de Dieu qui doit imprégner toute notre vie. Le problème c’est que parfois, il y a des tempêtes dans notre monde et notre vie. Chacun pense à la crise mondiale qui bouleverse notre monde. Beaucoup souffrent de la violence, du rejet, de la maladie Ils n’ont plus la force d’espérer. Mais le Seigneur est toujours là. Rien ne peut nous séparer de son amour. Comme autrefois sur lac de Galilée, il nous redit : « Pourquoi avoir douté, hommes de peu de foi ? Cet évangile est donc pour nous un appel pressant à puiser à la source de cet amour qui est en Dieu.

 

Nous avons pu être surpris par la dureté de la réponse à celles qui arrivent après les autres. La porte est fermée et elles ne peuvent entrer. Si durant notre vie, nous fermons la porte à Dieu, il ne faut pas s’étonner de ce qu’elle reste fermée à son retour. Ce sera la conséquence de notre choix. Le Seigneur est là. Il frappe à notre porte pour nous inviter à le suivre. Il est lui-même la porte des brebis, une porte toujours ouverte et accueillante. C’est par lui que nous sommes invités à passer pour entrer dans cette grande fête dont nous parle l’évangile de ce dimanche. Personne ne peut le faire à notre place.

 

En ce jour, nous te prions, Seigneur : aide-nous à rester éveillés et à reconnaître les signes de ta présence au milieu de nous. Avec toute l’Eglise, nous te prions : « Viens, Seigneur Jésus, nous avons prévu ton retour, nous sommes éveillés pour veiller. » Amen

 

D’après diverses sources

 

Abbé Jean Compazieu

 

 

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Lampe à huile

 

 

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05/11/2011

BRUNOR (SUITE ET FIN)

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Dessins de Brunor


Le hasard

 

n'écrit pas de messages,

 

foi de Brunor (suite et fin)!

 

 

Un nouvel album Bd pour « l'intelligence de la foi »

 

ROME, vendredi 4 novembre 2011 (ZENIT.org) – Brunor est dessinateur et scénariste chrétien : il a publié plusieurs vies de saints en bandes dessinées ( Bernadette, Jeanne d'Arc, saint Martin, Monsieur Vincent), dans la collection « A ciel ouvert »... Il a déjà présenté des albums aux lecteurs de ZENIT (Cf. Zenit des 21 décembre 2005, 3 décembre 2008, 4 décembre 2008, 13 avril 2010). Ce mois-ci, sort un nouvel album de la série « Les indices pensables », dont le titre ne manquera pas d'attirer l'attention : « Le hasard n'écrit pas de messages ». L’auteur le présente aux lecteurs de ZENIT.

 

Résumé des épisodes précédents (Zenit des 2 et 3 novembre 2011) : Eviter les falsifications du concordisme et l'aveuglement du fidéisme en suivant l'enseignement de l'Église dans cette recherche d'indices vérifiables et pensables : « Dieu peut être connu par la lumière naturelle de la raison humaine, à partir des êtres créés, d'une manière certaine » (Concile Vatican I, Humani Generis, CEC 36). Jésus lui-même répète à plusieurs reprises : « Si vous ne me croyez pas, croyez du moins, à cause des œuvres que vous me voyez faire... » méthode expérimentale.

 

Zenit - Votre nouvel album, « Le hasard n'écrit pas de messages », s'inscrit dans cette démarche ?

 

Brunor - Comme les deux précédents, il s'agit de mener l'enquête à partir du « réel » tel que nous le connaissons de mieux en mieux. Au temps de Darwin, on pouvait encore croire à la « génération spontanée », au passage « naturel » du non-vivant au vivant, mais les progrès effectués depuis le XIXe siècle sont tels qu'il est devenu impossible de prétendre que le vivant puisse « émerger » de façon spontanée, sans une Intelligence créatrice et organisatrice. D'ailleurs, Pasteur avait déjà réfuté cette croyance en la « génération spontanée ». Les biologistes savent très bien que pour que la vie puisse « émerger », il faut que soient d'abord inventés et mis en place deux langages, celui de l'ADN et celui des protéines, avec un dictionnaire-traducteur entre les deux pour que les instructions transportées par le langage du message génétique, soient traduites et comprises par l'autre langage.

 

On va vous suspecter d'être « créationniste » !

 

Les « créationnistes » sont « fixistes », ils refusent le fait scientifique d'une progression qu'on appelle évolution. Ils ne tiennent pas compte du fait que « la Création n'est pas encore achevée », ce qu'a rappelé Benoît XVI aux Bernardins en 2008. Il faut les aider à ne pas avoir peur d'une Création qui se poursuit par étapes montantes, depuis 13,75 milliards d'années, ce qu'avaient vu les prophètes d’Israël quand ils nous parlent des six étapes symboliques de la Création. Ils étaient les seuls à envisager une Création inachevée et par étapes montantes, ce que les adversaires du judéo-christianisme n'ont pas manqué de reprocher... « Votre Dieu est impuissant : il n'est même pas capable de créer le monde instantanément ! »

 

Pourtant, vous n'êtes pas « évolutionniste »...

 

Ceux qui se disent « évolutionnistes », depuis Darwin, prétendent que cette évolution biologique est la preuve qu'il n'y a aucune Intelligence créatrice. Il s'agit donc de vérifier si cette hypothèse est possible ou pas. Si c'était le cas, l'univers serait seul (pas de Créateur intelligent). Aucune intelligence n'organiserait rien, et donc, tout serait dû au « hasard » seul qui, par définition, est aveugle et sans intelligence. Si on commence à dire que le hasard est intelligent ou « prodigieux » comme Jacques Monod, alors ce n'est plus du hasard ! Il se réclamait de l'Antique philosophie des « atomistes » matérialistes de Démocrite. On est donc en droit de leur demander comment ce hasard « idiot » a réussi à produire de la vie et de la pensée, à partir d'atomes ni vivants, ni pensants... Cette critique était déjà exprimée par d'autres matérialistes : les stoïciens, qui voyaient bien que la vie et la pensée ne pouvaient pas « émerger » de la « matière » privée de vie et de pensée. Quant à Aristote, il estimait les atomistes frappés de folie (mania), leur reprochant cette croyance archaïque et naïve d'une organisation des atomes au « hasard » pour constituer des organismes vivants : beaucoup trop complexes pour être dus au hasard SEUL. Vous voyez, les judéo-chrétiens ne sont pas seuls à envisager une Intelligence organisatrice. Et les arguments des deux familles matérialistes s'annulent mutuellement. Mais les stoïciens sont accusés de panthéisme, ce qui est vrai, car pour résoudre le problème de l'apparition de la vie et de la pensée, ils affirment que ces deux propriétés étaient déjà dans les atomes, de façon cachée. Mais où étaient-elles, peu après le Big Bang, quant il n'y avait encore aucun atome dans notre univers ? Leur théorie s'écroule, ils ont alors recours au mythe des univers multiples (multivers) qui a le mérite d'être invérifiable ! Le recours au mythe a donc changé de camp depuis que les sciences confirment les affirmations bibliques sur l'univers, les vivants et l'Homme .

 

Entre « créationnistes » et« évolutionnistes », il existe une troisième voie ?

 

Exactement. On a essayé de nous faire croire qu'il n'y avait pas d'autre alternative que ces deux extrêmes. En réalité, on constate le fait d'une progression qui va toujours du plus simple vers le plus complexe, pour aboutir à l'être humain. Ce que la Bible est seule à nous raconter (à ma connaissance). Elle a donc vu juste bien avant la révolution de la connaissance du XXe siècle. Ce n'est pas du « concordisme », mais une confirmation qui constitue un indice supplémentaire pour notre enquête.

 

Mais cette enquête ne conduit-elle pas à une position déiste ?

 

Dans un premier temps, les indices nous montrent en effet que l'hypothèse d'une Intelligence créatrice est plus raisonnable que celle du matérialisme athée. Comment en savoir plus sur ce Créateur ? En menant une autre recherche, tout aussi objective : un Créateur n'aurait-il pas essayé d'entrer en relation avec des êtres humains doués d'intelligence ? Si oui, on doit en voir des traces dans l'histoire de l'humanité. Comment discerner entre toutes les pistes trouvées parmi les religions et les philosophies contradictoires ? C'est toujours l'expérience qui nous guide : si une philosophie ou religion dit VRAI sur l'univers, les vivants, l'Homme, on aura tout intérêt à l'étudier de près car il y a fort à penser que ses informations viennent en effet du Créateur lui-même. C'est ce que prétendaient les prophètes d’Israël et le Christ, qui, précisément, sont désormais confirmés.

 

Le hasard n'existe pas ?

 

Cette « cause fictive des événements soumis à le seule loi des probabilités » joue un grand rôle, sans aucun doute. Mais n'oublions pas que la vraie question est de savoir si ce hasard est SEUL. Or, on voit bien que les atomes ne s'organisent pas tout seuls, par hasard, pour constituer des organismes vivants.

 

Les atomes reçoivent des instructions inscrites sur un message : le message génétique. Vous pouvez toujours essayer de lancer des lettres d'alphabet jusqu'à ce qu'elles écrivent un message comme un discours électoral, par exemple. Espérons que le hasard vous conduira à une démocratie, plutôt qu'à un totalitarisme ! En réalité, elles n'écriront rien du tout. Le hasard n'a jamais écrit SEUL, aucun message. Si, par hasard, vos lettres écrivaient www.brunor.fr , alors vous tomberiez sur mon site !

 

(NDLR : essayez! allez voir ce site : Brunor ne dessine pas seulement... il chante aussi!)

 

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11:06 Publié dans ÉDUCATION | Commentaires (0)

04/11/2011

UNE BD CHRÉTIENNE



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Le hasard

n'écrit pas de messages,

foi de Brunor !


 

Un nouvel album Bd pour "l'intelligence de la foi*"

 

ROME, mercredi 2 novembre 2011 (ZENIT.org) – Brunor est dessinateur et scénariste chrétien : il a publié plusieurs vies de saints en bandes dessinées ( Bernadette, Jeanne d'Arc, saint Martin, Monsieur Vincent, dans la collection « A ciel ouvert »... Il a déjà présenté des albums aux lecteurs de ZENIT (Cf. Zenit des 21 décembre 2005, 3 décembre 2008, 4 décembre 2008, 13 avril 2010). Et ce mois-ci, sort un nouvel album de la série « Les indices pensables », dont le titre ne manquera pas d'attirer l'attention : « Le hasard n'écrit pas de messages ». L’auteur le présente aux lecteurs de ZENIT.

 

Zenit - La bande dessinée a un rôle à jouer dans la nouvelle évangélisation ?

 

Brunor - Bien sûr, car c'est un moyen humble, qui est accessible à tous. Tous les parents, grands-parents chrétiens se demandent comment rejoindre leurs jeunes qui s'éloignent de la foi. Beaucoup ont compris qu'il suffit de laisser traîner un album de Bd dans la maison, pour que leur ado s'en empare tôt ou tard et le lise discrètement dans son coin. Cet album va faire son travail tout seul, à condition qu'il véhicule d'authentiques informations, en mesure de faire avancer la réflexion.

 

Ce sont ces informations que vous appelez des « indices » ?

 

Oui, car toute recherche se nourrit d'indices. Les indices sont le pain de la réflexion. Si on ne trouve pas d'indices authentiques et vérifiables, on piétine, on tourne en rond, on n'avance pas et l’on finit par abandonner. C'est le problème de toute enquête, qu'elle soit policière ou d'investigation journalistique. L'intelligence et la pensée se nourrissent d'indices vrais. Car le véritable pain de l'intelligence, c'est la vérité. Les fausses informations, les photos truquées, l'intox, nous conduisent sur des fausses pistes. C'est extrêmement grave quand cela conduit un innocent en prison, quand l'enquête est mal conduite ou « intoxiquée » par des faussaires. On a vu cela dans certaines affaires de justice.

 

La question de l'existence de Dieu est une « affaire de justice » ?

 

Cette grande question a fait l'objet de nombreuses réflexions depuis l'Antiquité... Certaines philosophies matérialistes ont souvent réussi à nous faire croire que la question de Dieu ne relevait que de la foi, ou plutôt, de la »croyance », de ce qu'ils appellent avec mépris : « la religion ».

Pour Platon la « pistis » la croyance est le dernier degré de l'intelligence, le plus bas.

Mais si ce monde a un Créateur, ce n'est pas une question de croyance, c'est une question d'indices qu'il faut chercher. Saint Augustin avait bien compris cela, il disait : « Nous disposons de deux Livres pour connaître Dieu, le Livre de la Révélation (Ancien et nouveau Testament) et l'autre Livre, c'est la Création elle-même... »

Or, au temps d'Augustin, ce second Livre, personne ne savait encore le lire. On se contentait d'en regarder les images, si vous me permettez cette métaphore de dessinateur...

 

C'est déjà pas mal d'admirer la beauté de la création dans ces images...

 

Oui, c'est un premier pas dans la recherche... Mais au IVe siècle, celui d'Augustin, rappelons-nous que la Terre était plate, que l'Univers n'avait que 5000 ans* et qu'il était tout petit, réduit à notre unique galaxie. On ne savait pas encore lire ce Livre qui pouvait nous parler de son Auteur.

 

Mais depuis mille cinq cents ans, il y a eu du progrès !?

 

Et ce sont ces formidables progrès dans la connaissance qui nous permettent de trouver des indices de l'existence de Dieu, et de les partager avec ceux qui cherchent. Car nous voyons se confirmer l'intuition de Saint Augustin : le Livre de la Création nous parle du Créateur. Ce qui est normal, puisque nous constatons que toute oeuvre nous dit quelque chose de son auteur.

 

Pourtant jusqu'à présent, l'Église n'a jamais parlé « d'indices » disponibles grâce aux sciences ?

 

En effet, car les « sciences » expérimentales n'étaient pas encore inventées, ou du moins, pas encore opérationnelles. Il faut attendre le milieu du XXème siècle pour que l'astro-physique nous informe quant à l'âge de la Terre, puis celui de l'Univers entier, et que la biologie découvre le message génétique... Jusqu'à ces découvertes, nous étions assez démunis, et les tentatives de comparer Bible et sciences se sont soldées par des erreurs connues sous le nom de « concordisme ». Un terme qui fait douter les chrétiens quant à la possibilité de comparer Bible et sciences. Mais c'est à cause d'une définition erronée du concordisme.

 

Quelle serait la définition du « concordisme » ?

 

« Au XIXème siècle : tentative d'interprétation des textes pour les faire concorder avec les sciences naissantes ». Comme on le constate, ce qui est critiqué c'est la tentative d'in-ter-pré-ta-tion. Ce bricolage des textes est une forme d'imposture qu'il fallait condamner. Ce n'est pas la comparaison entre les textes et la réalité qui est condamnable, c'est la manipulation des textes. Cette distinction est très importante, car si on ne la comprend pas, on se condamne soi-même à un aveuglement par rapport à toutes les confirmations que nous offrent les progrès de la connaissance. Cet aveuglement conduit au fidéisme qui est condamné par l'Église.

 

Et la définition du « fidéisme » ?

 

Il s'agit de la doctrine selon laquelle la vérité ne peut être connue que par la tradition, non par la raison. Elle a été condamnée en 1838. Des philosophes comme Kant ont tout fait pour nous convaincre qu'il existait un mur infranchissable entre foi et raison. Il en donne une image : j'ai dû sacrifier une partie du « connaître » pour faire une place au « croire ». Comme s'il fallait subir une lobotomie partielle de l'intelligence pour placer la croyance quelque part...

 

Mais tout le monde n'a pas étudié Kant !

 

En effet, et pourtant cette idée imprègne notre civilisation, comme une « intox ». A tel point que le Pape Jean-Paul II a jugé bon de publier son encyclique Fides et ratio, pour rappeler aux chrétiens qu'il n'y a pas de paroi étanche entre foi et raison. Le Pape n'aurait sans doute pas eu besoin de faire cette mise au point s'il n'y avait pas de risque dans ce domaine. Mais beaucoup de chrétiens avaient renoncé à envisager qu'on puisse aider des agnostiques à mesurer à quel point l'idée de Dieu Créateur est envisageable pour l'intelligence. D'où un certain retard dans ce domaine...

 

En somme, c’est ce que Benoît XVI a dit à Ratisbonne : il s'agit de (ré)concilier foi et raison ?

 

C'est un beau défi à relever. Essayer de montrer, de façon vérifiable, qu'il existe de nombreux indices de l'existence de Dieu. Dans cette démarche, on peut s'appuyer sur l'Eglise qui n'a cessé d'affirmer la dignité de l'intelligence et de la raison humaine depuis saint Paul aux Romains. D'ailleurs c'est encore plus ancien, car la méthode des hébreux pour discerner le vrai prophète du faux, n'est autre que la vérification, la méthode expérimentale. La vraie prophétie, c'est celle dont on peut observer la réalisation. (Parfois le prophète prévient que telle prophétie se réalisera plus tard, cette génération ne la verra pas se réaliser, mais auparavant, il a fait ses preuves avec des annonces confirmées et vérifiées).

 

Et Jésus lui-même répète à plusieurs reprises : « Si vous ne me croyez pas, croyez du moins, à cause des œuvres que vous me voyez faire...», méthode expérimentale. Une citation trop méconnue, bien que reprise dans plusieurs documents récents de l'Eglise, m'encourage dans cette recherche d'indices vérifiables :«Dieu peut être connu par la lumière naturelle de la raison humaine, à partir des êtres créés, d'une manière certaine»(Concile Vatican I, Humani Generis, CEC 36).

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10:36 Publié dans ÉDUCATION | Commentaires (0)

 
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