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13/11/2011

33è DIMANCHE DU "TEMPS ORDINAIRE"

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Domingo XXXIII do Tempo Comum

 

 

I LEITURA

 

Leitura do Livro dos Provérbios

 

Quem poderá encontrar uma mulher virtuosa? O seu valor é maior que o das pérolas. Nela confia o coração do marido e jamais lhe falta coisa alguma. Ela dá-lhe bem-estar e não desventura, em todos os dias da sua vida. Procura obter lã e linho e põe mãos ao trabalho alegremente. Toma a roca em suas mãos, seus dedos manejam o fuso. Abre as mãos ao pobre e estende os braços ao indigente. A graça é enganadora e vã a beleza; a mulher que teme o Senhor é que será louvada. Dai-lhe o fruto das suas mãos e suas obras a louvem às portas da cidade. Palavra do Senhor.

 

SALMO RESPONSORIAL

 

Refrão: Ditoso o que segue o caminho do Senhor.

 

Feliz de ti que temes o Senhor e andas nos seus caminhos. Comerás do trabalho das tuas mãos, serás feliz e tudo te correrá bem.

 

Tua esposa será como videira fecunda, no íntimo do teu lar; teus filhos serão como ramos de oliveira, ao redor da tua mesa.

 

Assim será abençoado o homem que teme o Senhor. De Sião te abençoe o Senhor: vejas a prosperidade de Jerusalém todos os dias da tua vida.

 

II LEITURA

 

Leitura da Primeira Epístola do apóstolo S. Paulo aos Tessalonicenses

 

Irmãos: Sobre o tempo e a ocasião, não precisais que vos escreva, pois vós próprios sabeis perfeitamente que o dia do Senhor vem como um ladrão nocturno. E quando disserem: «Paz e segurança», é então que subitamente cairá sobre eles a ruína, como as dores da mulher que está para ser mãe, e não poderão escapar. Mas vós, irmãos, não andais nas trevas, de modo que esse dia vos surpreenda como um ladrão, porque todos vós sois filhos da luz e filhos do dia: nós não somos da noite nem das trevas. Por isso, não durmamos como os outros, mas permaneçamos vigilantes e sóbrios. Palavra do Senhor.

 

EVANGELHO

 

Evangelho de Nosso Senhor Jesus Cristo segundo S. Mateus

 

Naquele tempo, disse Jesus aos seus discípulos a seguinte parábola: «Um homem, ao partir de viagem, chamou os seus servos e confi ou-lhes os seus bens. A um deu cinco talentos, a outro dois e a outro um, conforme a capacidade de cada qual; e depois partiu. Muito tempo depois, chegou o senhor daqueles servos e foi ajustar contas com eles. O que recebera cinco talentos aproximou-se e apresentou outros cinco, dizendo: ‘Senhor, entregaste-me cinco talentos: aqui estão outros cinco que eu ganhei’. Respondeu-lhe o senhor: ‘Muito bem, servo bom e fi el. Porque foste fi el em coisas pequenas, confiar-te-ei as grandes. Vem tomar parte na alegria do teu senhor’». Palavra da salvação.

 

ORAÇÃO DOS FIÉIS

 

Irmãos caríssimos: O Senhor manda-nos vigiar. Oremos uns pelos outros e por todos, para que os homens vivam dignamente, e imploremos com toda a confiança, dizendo:

 

R. Concedei-nos, Senhor, a vossa graça.

 

1. Pela Igreja, para que seja fi el em tudo a Cristo, pelos seus ministros, para que trabalhem com esperança, e pelos leigos, para que ponham os seus talentos a render, oremos, irmãos.

 

2. Pelos que vivem como se o Senhor nunca viesse e pelos que temem que Ele venha a toda a hora, para que permaneçam vigilantes mas em paz, oremos, irmãos.

 

3. Pelas mães cristãs, para que iluminem os seus lares, pelos filhos e filhas, para que alegrem os seus pais, e pelos maridos, para que sejam tementes a Deus, oremos, irmãos.

 

4. Por aqueles a quem o Senhor deu muitos dons e pelos outros a quem o Senhor deu apenas um, para que todos produzam muitos frutos, oremos, irmãos.

 

5. Pelos fiéis mais disponíveis desta assembleia, e por aqueles que dizem sempre não a tudo,

para que recordemos que os talentos são dom de Deus, oremos, irmãos.

 

Senhor nosso Deus, fazei amadurecer em cada homem os frutos da vossa bondade, para que, no último dia, todos possam recebê-los transfi gurados. Por Nosso Senhor.

 

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33ème DIMANCHE (HOMÉLIE)

 

Nous voici presque arrivés au terme de l’année liturgique : dimanche prochain, la fête du Christ, Roi de l’Univers, marquera le point final de cette année « A »… et puis commencera une autre année, avec l’Avent… Il se trouve que, pour terminer l’année, l’Eglise nous fait lire, sur 3 dimanches, le chapitre 25 de St Matthieu, et plus précisément, les 3 paraboles où Jésus « parle de sa venue » : c’était le cas dimanche dernier, avec la parabole des 10 jeunes filles, ce sera le cas dimanche prochain, avec le tableau du Jugement dernier, et c’est le cas aujourd’hui, avec la Parabole des TALENTS… C’est donc sur les Talents qu’il nous faut réfléchir un peu.

- Jésus parle de sa venue : il faut savoir que le ‘retour ‘ du Christ constituait la grande espérance des premiers chrétiens… Ils pensaient que ce retour aurait lieu très vite, de leur temps… St Paul lui-même y croyait, au début de son ministère… Et cette espérance se basait sur une promesse de Jésus… Mais si Jésus avait parlé de retour, il n’avait jamais précisé de date, il avait même dit qu’il n’en savait rien ! Le « Fils de l’Homme viendra comme un voleur »… Par contre, ce qu’il ne cesse de dire, c’est qu’il faut se tenir prêt, et c’est tout l’objet de ces 3 dimanches.

- Aujourd’hui, il est donc question d’un « homme » qui part en voyage, et pour très longtemps. Avant son départ, il confie la gestion de ses biens à des « serviteurs »… Les mots employés sont à bien comprendre. L’homme qui part en voyage, c’est évidemment Jésus lui-même… Et cet homme est extrêmement riche : le mot « Talent » ne doit pas nous induire en erreur. Du temps des Romains, un Talent, c’était une mesure de poids, qui correspondait à environ 35 kg d’or pur (On se souvient de l’homme qui devait 10.000 talents à son maître : fortune incommensurable). Ici, les sommes sont plus « modestes » : il n’est question que de 5 talents, ou de 2, ou d’un seul… Mais même un seul, c’était déjà très important : 35 lingots d’or… au prix où est l’or de nos jours, on peut imaginer… Il est clair que, dans la parabole, le Talent est employé selon ce sens, le seul connu à l’époque… Par la suite, le mot a changé de sens, pour désigner les aptitudes, physiques, intellectuelles, artistiques… de chaque être humain. Nous allons y revenir…

Lorsque le Maître revient et qu’il demande des comptes à ses employés, l’important n’est pas le rendement, ni la récompense, mais l’initiative dont chacun a pu faire preuve. Les 2 premiers ont fait fructifier le capital et l’ont doublé : ils montré ce dont ils étaient capables: ils se sont montrés « serviteurs bons et fidèles »… Le 3è, saisi d’une peur injustifiée, s’est contenté de mettre son « talent » à l’abri ... et le restitue intégralement : il pense avoir fait le bon choix ! Mais au contraire, il se fait traiter de « serviteur mauvais et paresseux ».Il n’a rien fait de mal, mais il n’a pas fait le bien que son maître attendait de lui !

Et nous, dans tout cela ? La leçon est limpide : nous devons être prêts, toujours, et pour cela faire fructifier les talents reçus : tous n’ont pas reçu les mêmes, c’est évident. Mais tous, nous avons reçu de merveilleux dons de Dieu, qu’il nous faut faire fructifier ! Quels talents ? Un livre ne suffirait pas à les énumérer : l’existence d’abord, puis la vie divine, la Parole de Dieu, les qualités à développer comme les défauts à combattre… Ceci en général, mais nous pourrions préciser : don de parler, don de chanter, dons artistiques, aptitudes manuelles ou intellectuelles… Ce que chacun doit faire, c’est faire preuve d’initiative pour mettre en œuvre les dons reçus… Le St Curé d’Ars connut bien des difficultés pour étudier : cela ne l’a pas empêché de devenir le modèle des prêtres… La femme dont nous parlait la 1è lecture était surtout douée pour les travaux domestiques… mais elle y a excellé, au point que sa réputation rejaillissait sur son mari !... D’autres ne peuvent plus guère que prier et souffrir : unis à la Passion de Jésus, ils sont loin d’être inutiles ! Ce que nous devons rechercher, finalement, c’est de pouvoir entendre un jour, quand l’heure sera venue : « Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup : entre dans la joie de ton Maître ! » Partager la joie du ressuscité dans la Maison du Père, nous n’avons rien de mieux à espérer : c’est ce que je vous souhaite à tous et à toutes ! Amen !

Père G.Jeuge, Maison de Retraite de Nazareth (Orléans) - Homélie des 12/13 Novembre 2011

 

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15:51 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

12/11/2011

POURQUOI BAPTISE-T-ON LES PETITS ENFANTS?

Baptême par immersion.jpg

 

Pourquoi baptise-t-on les petits enfants ?

Christine Gilbert

Animatrice en pastorale

Dans l’Église primitive, la pratique du baptême était celle du baptême des adultes.

Aujourd’hui comme hier, ce sacrement signifie la conversion et fait repartir à neuf, balayant tout ce qui peut avoir été péché dans une vie antérieure. Le nouveau baptisé peut alors vivre sa vie de fils ou fille de Dieu, assisté par l’Esprit Saint qui déploie sa puissance dans la mesure où on Le laisse faire. Très tôt, les parents chrétiens ont voulu partager avec leurs enfants ce qu’ils avaient de meilleur : le baptême, cette vie avec Dieu, le salut en Jésus-Christ et la sanctification par l’Esprit puisqu’il n’est nullement question d’âge, de sexe ou de position sociale pour recevoir le baptême (Ga 3, 26-28). Le baptême ne dépend pas de mérites quelconques, la grâce de Dieu est absolument gratuite.

Saint Augustin, dans sa lutte contre les hérésies de son époque, va plus loin et forge l’expression « péché originel » comme héritage d’Adam, transmis de génération en génération. Adam a transgressé l’ordre divin et consenti au mal qu’il a pourtant trouvé devant lui, sous la figure du serpent. Ce faisant, il l’a fait

entrer dans le monde des hommes. C’est l’expérience humaine paradoxale : l’homme est et n’est pas à l’origine du mal. Le péché originel le rappelle : il affirme la responsabilité de l’homme et donc sa liberté, tout en le dessaisissant d’une toute-puissance qui mettrait le mal à l’origine du monde, c’est-à-dire en concurrence avec Dieu.

Chaque humain naît dans un monde où le péché est une puissance qui peut l’enfermer; chaque personne a besoin du salut apporté par le Christ. Par le baptême, l’Église déclare que la solidarité dans la grâce avec le Christ, nouvel Adam, est plus forte que la solidarité dans le péché.

Le baptême fait passer, par la brèche ouverte par le Christ, à travers le mal et la mort, définitivement. La vie et l’amour manifestés par sa personne sont plus forts que la mort, fruit du péché. Ainsi le baptême ne purifie pas d’une tache indélébile, il engage à réaliser ce qui est donné par la foi. De même que le petit enfant devra s’approprier la foi qui lui a été transmise en germe, de même « le péché » qui lui est ôté n’est pas encore ratifié par un acte personnel. Il aura à déployer sa foi et à refuser le péché tout au long de sa vie, avec l’aide de ses parents, puis avec celle de l’Église à travers une vie sacramentelle et ecclésiale.

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11/11/2011

11 NOVEMBRE 1918 - 11 NOVEMBRE 2011

Armistice signé à Rethondes.jpg
11 novembre 1918

 

Un armistice met fin à la Grande Guerre

 

 

Le lundi 11 novembre 1918, à 11 heures, dans toute la France, les cloches sonnent à la volée. Au front, les clairons bondissent sur les parapets et sonnent le «Cessez-le-Feu», «Levez-vous», «Au Drapeau». La «Marseillaise» jaillit à pleins poumons des tranchées. Même soulagement en face, dans le camp allemand.

 

Pour la première fois depuis quatre ans, Français et Allemands peuvent se regarder sans s'entretuer. Un armistice a été conclu le matin entre les Alliés et l'Allemagne, dernière des Puissances Centrales à rendre les armes. Il laisse derrière lui huit millions de morts et six millions de mutilés.

 

Les survivants ont perdu la foi dans les valeurs morales et spirituelles qui ont fait la grandeur et l'unité de l'Europe. Mais ils veulent croire que cette guerre qui s'achève restera la dernière de l'Histoire, la «der des der»...

 

Dès l'échec de leur contre-offensive de juillet 1918, les Allemands ont compris qu'ils n'avaient plus aucun espoir d'arracher la victoire.

 

Les troupes américaines, potentiellement fortes de quatre millions d'hommes, arrivent en renfort des Anglais et des Français.

 

La 1ère armée américaine du général John Pershing lance sa première offensive à Saint-Mihiel, près de Verdun, le 12 septembre 1918. Ce tardif engagement suffit à convaincre les Allemands de leur infériorité. Les Alliés mettent aussi en ligne en nombre croissant des chars blindés («tanks») qui ont raison des barbelés qui protègent les tranchées allemandes.

 

Le 28 septembre 1918, le quartier-maître général («Generalquartiermeister») Erich Ludendorff, chef des armées allemandes et véritable maître du pays, apprend que ses alliés bulgares s'apprêtent à signer un armistice.

 

Au quartier général allemand de Spa, en Belgique, Ludendorff, abattu, a un entretien dramatique avec l'empereur Guillaume II. Il lui révèle que la situation militaire est désespérée et que l'armistice est devenu inévitable.

 

Le 3 octobre, enfin convaincu de l'inéluctabilité de la défaite, l'empereur Guillaume II nomme chancelier le prince Max de Bade, un modéré dont il espère qu'il saura obtenir des conditions de paix raisonnables de la part des Alliés.

 

Le nouveau chef du gouvernement en appelle aussitôt au président américain Wilson. Mais celui-ci refuse toute négociation avec l'empereur comme avec les militaires. Maladroit, il en appelle à l'avènement d'un régime démocratique à Berlin. Le 26 octobre, Guillaume II, ne sachant que faire, demande et obtient la démission de Ludendorff.

 

Les Puissances Centrales se délitent

 

L'Allemagne bascule dans l'anarchie et la guerre civile.

 

Le 3 novembre, dans le port de Kiel, les marins de la flotte de guerre refusent d'aller à nouveau au combat. Ils se mutinent et entraînent les ouvriers de la ville. La contagion révolutionnaire se répand à Hanovre, Cologne et Brunswick. À Munich, le 7 novembre, un socialiste, Kurt Eisner, dépose le roi de Bavière et installe un Conseil ouvrier. La Bavière menace de faire sécession !

 

Entre temps, l'un après l'autre, les alliés de l'Allemagne cessent les combats et signent des armistices (l'armistice est un arrêt des combats dans l'attente d'un traité de paix en bonne et due forme).

 

Les Bulgares, bousculés par l'armée du général Louis Franchet d'Esperey, signent un armistice dès le 29 septembre. Le 30 octobre, c'est le tour des Turcs. Ils signent à Moudros, sur l'île de Lemnos, en mer Égée, un armistice avec les Britanniques (ces derniers négligent d'associer les Français à la signature).

 

De l'Autriche-Hongrie se séparent les Tchécoslovaques le 28 octobre et les Hongrois le 1er novembre. L'empire croupion de Charles 1er signe le 3 novembre à Villa Giusti un armistice avec l'Italie après que celle-ci eut enfin réussi une percée victorieuse à Vittorio-Veneto.

 

Le 9 novembre au matin, la contagion révolutionnaire gagne Berlin. Une émeute éclate à l'instigation des spartakistes, un groupe très actif de militants marxistes-léninistes conduit par Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. Le prince Max de Bade téléphone à l'empereur, à Spa. «Votre abdication est devenue nécessaire pour sauver l'Allemagne de la guerre civile», lui dit-il. Comme ses propres généraux plaident aussi en faveur de l'abdication, Guillaume II s'y résout enfin.

 

L'ancien empereur part en exil aux Pays-Bas. Ses six fils jurent de ne lui succéder en aucun cas. À Berlin, le même jour, le prince Max de Bade cède la chancellerie au leader social-démocrate Friedrich Ebert tandis que, dans une atmosphère révolutionnaire, un autre chef social-démocrate, Philipp Scheidemann, proclame la République. L'inquiétude est générale. Le quotidien parisien La Liberté titre dans son édition du 10 novembre : La Révolution maîtresse de Berlin, L'armée a pactisé avec les révolutionnaires...

Un armistice mal accepté

 

Les militaires s'étant défaussés, c'est à un civil, Matthias Erzberger, que revient la pénible tâche de négocier l'armistice (cela lui vaudra d'être assassiné par les nationalistes allemands le 26 août 1921).

 

Les négociateurs n'ont pas attendu la démission de l'empereur pour négocier l'arrêt des combats. Partis de Spa le 7 novembre à midi, ils ont franchi les lignes ennemies avec un drapeau blanc et sont arrivés à La-Capelle-en-Thiérache (Aisne) le soir même.

 

En France, leur demande d'armistice fait débat. Le président de la République Raymond Poincaré et surtout le général Philippe Pétain voudraient profiter de l'avantage militaire pour chasser les Allemands de Belgique, envahir l'Allemagne elle-même et signifier à celle-ci l'étendue de sa défaite.

 

Mais le généralissime des troupes alliées, Ferdinand Foch, le général Maxime Weygand et le chef du gouvernement, Georges Clemenceau, ne l'entendent pas de cette oreille. Ils ne croient pas l'armée française capable de se battre encore longtemps et souhaitent en finir au plus vite. Ils craignent aussi qu'à trop tarder, l'Allemagne ne devienne comme la Russie la proie des révolutionnaires bolcheviques.

 

Surtout, chaque jour qui passe renforce dans le camp allié le poids des Américains, alors que ceux-ci, arrivés très tard, ont encore très peu participé aux combats. En cas de prolongation des hostilités, Foch et Clemenceau craignent non sans raison que les Américains ne tirent toute la couverture à eux et ne relèguent la France à la deuxième place.

 

L'armistice est signé dans le wagon spécial du généralissime Foch, au carrefour de Rethondes, au milieu de la forêt de Compiègne, le 11 novembre à 5h15 du matin.

 

Les Français ne manquent pas de noter que ce jour est la fête du saint patron de leur pays, Saint Martin.

 

La délégation allemande est conduite par Matthias Erzberger, le général von Winterfeldt et le capitaine de vaisseau Vanselow.

 

Lui font face dans le wagon l'amiral Sir Rosslyn Wemyss, Premier Lord de l'Amirauté britannique, et le maréchal Ferdinand Foch. Le général Maxime Weygand assiste les deux plénipotentiaires alliés.

 

Au lieu des «propositions» qu'ils attendent, les Allemands, «à la merci des vainqueurs» selon Foch, se voient soumettre des «conditions». Aucune marge de négociation ne leur est laissée ! Ils se voient imposer la livraison de 5000 canons, 25000 mitrailleuses, 1700 avions, de leurs sous-marins et de leur flotte de guerre (celle-ci se sabordera dans la rade britannique de Scapa Flow)...

 

L'armée allemande est sommée d'évacuer sous quinze jours les territoires envahis ainsi que l'Alsace-Lorraine, et sous 30 jours la rive gauche du Rhin et trois têtes de pont sur la rive droite, Coblence, Cologne et Mayence.

 

L'armistice est conclu pour 36 jours mais sera régulièrement renouvelé jusqu'au traité de paix du 28 juin 1919.

Le dernier...

 

Après 51 mois de conflit, le dernier soldat français tué pendant la Première Guerre mondiale, à la 11ème heure du 11ème jour du 11ème mois de l'année 1918 est l'agent de liaison Auguste Trébuchon (40 ans), tué par une balle alors qu'il portait un ordre concernant le rassemblement du régiment pour le ravitaillement des troupes. Il repose aujourd'hui dans le cimetière communal de Vrigne-Meuse.

Amertume des vaincus

 

En France, l'anniversaire de l'armistice ne tarde pas à devenir une commémoration essentielle de la vie nationale, avec dépôt de gerbes devant les monuments aux morts de chaque village et sur la tombe du Soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe de la place de l'Étoile, à Paris.

 

Rien de tel en Allemagne où les citoyens notent avec consternation que leur pays n'a pas été envahi et que leurs armées ne se sont pas effondrées.

 

La demande d'armistice étant venue des représentants civils et non militaires de l'Allemagne, ces derniers échappent à l'infâmie de la défaite. À Berlin, les représentants de la jeune République accueillent les combattants en ces termes : «Soldats qui revenez invaincus...»

 

Dans les mois qui suivent l'armistice, Ludendorff et Hindenburg attribuent avec aplomb la défaite militaire à un «coup de poignard dans le dos» de la part des politiciens et des bourgeois cosmopolites. L'expression est reprise avec ferveur par les Allemands meurtris et humiliés. Elle va faire le lit des partis ultranationalistes, dont le parti nazi.....

André Larané.

 

Source : « Hérodote.net »

 

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10/11/2011

DEMAIN = 11 NOVEMBRE

 

11 Novembre 1918.jpg

11 Novembre : Triste Bilan

 

Comme chaque année, les commémorations du 11 Novembre 1918 vont ranimer la flamme du souvenir de tous les morts pour la France pendant ce qui aurait du être "la der des der"

Le bilan humain de la Première Guerre mondiale s'élève à environ 9 millions de morts, soit environ 6 000 morts par jour et environ 8 millions d’invalides.

Proportionnellement, la France est le pays le plus touché avec 1,4 million de tués et de disparus, soit 10 % de la population active masculine.

Parmi ces combattants de l'extrême, nos grands-pères, arrière-grands-pères, grands-oncles. Quel enfer ont-ils vécu?

Quelle histoire personnelle nous ont-ils laissée sans oser en parler ?

Désormais, seuls les monuments aux morts nous interpellent par l'importance des noms de soldats tombés au champ d'honneur à jamais gravés dans la pierre.

36000 monuments en France, jusque dans les petites communes nous rappellent le sacrifice de tous ces jeunes hommes qui se sont battus pour notre liberté.

Plus le temps passe, plus le Souvenir risque de s'estomper :

"On nous oubliera, le temps inexorable fera son œuvre, les soldats mourront une seconde fois" a écrit Roland DORGELES.

Louis Antoine

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COMMENTAIRE DE SUZANNE


Oui, je pense comme vous, triste bilan.
Pourquoi sont-ils morts? Ils défendaient la Patrie, leur terre mais les causes premières de cette guerre, ils ne la connaissaient même pas. Ils faisaient le sacrifice de leur vie pour rien, absolument pour rien, uniquement parce que des chefs d'état avaient décidé pour eux qu'ils devaient mourir pour un idéal. Quel idéal?
Il n'y a sur la terre qu'un idéal: vivre. Survivre, c'est tellement plus difficile que de mourir. Tuer et faire s'entretuer des millions de jeunes gens c'est si facile à ceux qui détiennent le pouvoir et qui ne voient la guerre que de loin.
Les poilus, je les ai connus, c'était nos pères revenus infirmes, des gueules cassées, d'autres aveugles. Un carnage. Je me souviens que ma grand-mère qui avait perdu un de ses fils sut le champ de bataille ne comprenait pas que des hommes qui étaient chrétiens, allemands ou français, puissent s'entretuer avec autant d'ardeur. Pourquoi les chrétiens, les catholiques ne refusaient-ils pas de tuer d'autres catholiques, d'autres chrétiens, au nom du Christ? S'ils avaient été nombreux dans les deux pays, la France et l'Allemagne, les généraux des deux camps auraient bien été obligés d'en tenir compte. Peut-être que ce n'était pas aussi simple mais je trouve qu'elle avait beaucoup de bon sens et que la foi la guidait.

suzanne

 

(Source : Croire.com)

 

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09/11/2011

ÉVÊQUES ET INTERNET

Religieuse et Internet.jpg

 

Les évêques veulent mieux


maîtriser le langage Internet


Mis en place au printemps dernier, le groupe de travail « Internet et l’Église » a lancé hier la première étape de sa réflexion.

L’objectif est d’aider les évêques à saisir les enjeux anthropologiques d’Internet, afin de mieux investir la Toile d’une manière qui lui est propre.

« Osez la circulation de la rumeur évangélique sur la Toile », a lancé aux évêques le théologien Henri-Jérôme Gagey.

LOURDES

De l’un de nos envoyés spéciaux

À la sortie de l’hémicycle, Mgr Hervé Giraud a l’oeil rivé sur son iPhone. Le plus technophile des évêques vient de se livrer à une expérience inédite, dont il peut mesurer aussitôt la portée sur l’écran tactile de son téléphone mobile nouvelle génération. Durant une heure, l’évêque de Soissons (Aisne) a « livetweeté » le contenu des interventions données hier matin lors d’une séance de travail de l’Assemblée plénière d’automne de la Conférence des évêques de France à Lourdes. En des termes moins barbares pour les néophytes, comprenez qu’il a adressé de petits messages (140 signes maximum) à tous ceux qui le suivent sur le réseau social Twitter. Ainsi, 770 « followers » (suiveurs) potentiels ont pu recevoir en direct sur leur téléphone l’essentiel des propos d’Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), membre du Conseil d’État, et du P. Henri Jérôme Gagey, professeur au Theologicum de l’Institut catholique de Paris. Tous deux étaient conviés à prendre la parole par le groupe de travail « Internet et l’Église », mis en place par les évêques de France à la dernière session de printemps et piloté par Mgr Nicolas Brouwet, évêque auxiliaire de Nanterre.

Mgr Giraud est l’un des rares évêques actifs sur le réseau Twitter, où il s’est fait connaître par ses homélies numériques quotidiennes, appelées « twittomelies » (lire

La Croix du 23 juin). Il pourrait prochainement être rejoint par ses confrères de Cayenne et d’Amiens, Mgr Emmanuel Lafont et Mgr Jean- Luc Bouilleret, qu’il vient d’initier personnellement. « Pour moi, être présent sur Twitter, c’est un choix pastoral. Il suffit juste de maîtriser le temps et l’outil. Je peux rendre accessible une parole positive, relayable à l’infini. Le but est d’amener à une relation personnelle et directe à Dieu tout en créant une communauté humaine, qui se forme communication après communication. »

Sur les pupitres des évêques siégeant à Lourdes, de nombreux ordinateurs portables et même quelques tablettes numériques indiquent qu’Internet fait partie de l’univers de la grande majorité d’entre eux. « L’Église de France n’a pas raté le tournant d’Internet et, globalement, nos évêques ne sont pas sous-développés en la matière, analyse le P. Gagey. Ils ne me semblent pas être sur la défensive, même si le réseau mondial peut faire naître de nombreuses inquiétudes. » Dès 1996, le site de la Conférence des évêques de France était en ligne et son succès ne se dément pas. Mgr Giraud poursuit : « Il faudrait désormais que cela devienne notre seconde langue maternelle », estime-t-il, en se félicitant que ses messages envoyés depuis l’hémicycle aient été « retweetés » (réexpédiés) à 27 reprises. En ouverture, hier, de la première séance du groupe « Internet », Mgr Nicolas Brouwet a ainsi rappelé que la société, et l’Église avec elle, se trouvait « à une période charnière». Le temps semble venu en effet de « poser une réflexion globale» sur l’univers numérique et d’en saisir les enjeux sociaux et anthropologiques avant même de livrer une « boîte à outils » aux évêques. Les questions relatives à l’éducation seront en effet abordées au printemps 2012, puis, dans un an, « la dimension pastorale et la présence de l’Église sur Internet. »

Quel lien crée-t-on véritablement sur la Toile et les réseaux sociaux ? Les relations communautaires qui s’y jouent sont-elles sources de liberté ou ne risquent-elles pas d’enfermer les individus ? Comment respecter la frontière entre sphère publique et espace privé ? Quel type de régulation peut-on envisager ? Qui est autorisé à porter la parole de l’institution sur Internet ?

L’Église, comme acteur social et parce qu’elle aspire à tisser des liens, n’échappe évidemment pas à ces questions, soulevées par la présidente de la Cnil dans son intervention.

Sans nier les problèmes, notamment en termes de violence ou de pornographie, le

P. Henri-Jérôme Gagey invite les évêques à « ne pas être attentif en priorité aux conséquences négatives, à ne pas être paralysé par l’angoisse ».

Comme si Internet pouvait se révéler une chance pour la diffusion de la Parole de Dieu.

« Il faut risquer la circulation de la rumeur évangélique.

À notre manière : en engageant le conflit d’interprétations, en dépassant les présentations trop charmeuses », a lancé le théologien devant l’assemblée épiscopale, en adressant ses encouragements aux nombreux catholiques qui tiennent un blog ou sont présents sur les réseaux sociaux. Un constat qui s’est aussitôt répandu sur la Toile… bien loin de Lourdes, son lieu d’émission.

BRUNO BOUVET

(La Croix », 09/11/2011)

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