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18/11/2011

LES CORPS PEUVENT-ILS RESSUSCITER?

Les corps peuvent-ils

ressusciter ?


Controverse. Vivre éternellement, avec son corps : qui n’en a jamais rêvé ? Si beaucoup croient à l’immortalité de l’âme, rares sont ceux qui croient à la résurrection des corps. Alors, revivrons-nous avec nos corps après la mort ?

 

Débat entre Lili Sans-gêne et l’abbé Pierre Descouvemont




Père Pierre DESCOUVEMONT


1/ Lili Sans-gêne : Qu’il y ait un au-delà de la mort, passe encore. C’est ce que pensent depuis le début de l’humanité tous ceux qui enterrent leurs morts avec piété. Mais de là à croire qu’un jour nous allons tous nous retrou­ver avec un corps tout neuf à faire la ronde dans le paradis !


Pierre Descouvemont : Nous sommes au moins d’accord sur un point. Affirmer qu’à la fin de l’his­toire, tous les hommes ressusciteront, c’est affirmer quelque chose d’énorme que les chrétiens ont tout de suite proclamé dans le Symbole des apôtres, leur plus ancienne profession de foi : « Je crois à la résurrection de la chair et à la vie éternelle. »

Ce n’était pourtant pas dans l’air du temps. On faisait un jeu de mots en grec pour dire que le corps de l’homme [soma] n’avait aucune importance, qu’il n’avait aucun avenir. « Soma, sema », disait-on : le corps est un monument funé­raire, une prison pour l’âme. Saint Paul lui-même s’est fait chahuter à Athènes quand, devant l’Aréo­page - l’élite intellectuelle du monde d’alors - il a proclamé sa foi en la résurrection du Christ, en la possibilité pour l’homme de res­susciter.


2/ Lili Sans-gêne : Comment pou­vez-vous croire que les corps des défunts, réduits en poussière depuis des siècles, pourront un jour reprendre vie ? C’est mieux que le « retour des morts vivants » votre histoire !


Pierre Descouvemont : À Dieu rien n’est impossible. Et c’est pour cela que les chrétiens ont appelé « cime­tière » le nom qu’ils donnent à l’en­droit où ils enterrent leurs défunts. Un mot qui signifie « dortoir » en grec (koimêtêrion). Au dernier jour, tous ces cadavres se réveilleront ! Ce seront, bien sûr, des corps transfi­gurés : il n’y aura plus d’estropiés ni d’aveugles. Mais nous n’aurons aucun mal à nous reconnaître, car c’est bien mon corps que Dieu me rendra pour que je puisse continuer à aimer les miens de tout mon coeur et de tout mon être.


3/ Lili Sans-gêne : Moi, je pourrai croire à la résurrection lorsque quelqu’un sera revenu de la mort !


Pierre Descouvemont : C’est pré­cisément pour cela que les chrétiens y croient. Ils sont les seuls au monde à affirmer qu’un homme est sorti vivant de sa tombe quelques heures après y avoir été déposé. Notre foi en la résurrection des morts se fonde sur l’expérience très spéciale faite par le tout petit groupe d’hommes et de femmes qui ont vu et touché Jésus ressuscité deux jours après sa mort en croix. Et, quand on regarde de près leur témoignage, on est impressionné par leur sincé­rité. Ils auraient pu au moins nous dire qu’ils avaient vu un Ressuscité tout rayonnant de gloire, comme trois de ses apôtres l’avaient vu transfiguré une nuit qu’ils priaient avec lui ! Rien de tout cela dans leurs récits. C’est un Jésus au ras des pâquerettes qui se manifeste : les disciples d’Emmaüs le prennent pour un simple pèlerin et les apôtres, pour un amateur de poissons ! Vraiment, ce sont des témoins qui ne trichent pas.


4/ Lili Sans-gêne : Quel contraste entre l’énormité du mystère auquel vous croyez et le carac­tère minuscule de l’expérience localisée dans l’espace et le temps à laquelle vous vous réfé­rez pour y croire !


Pierre Descouvemont : Votre objec­tion est très importante. C’était celle des philosophes du XVIIIe siècle, c’est encore celle d’aujourd’hui : « Si nous avions été Dieu, nous n’aurions pas fait les choses comme ça : nous nous serions manifestés de la même façon à tout le monde, il n’y aurait pas eu de privilégiés à se trouver aux premières loges pour accueillir Dieu chez eux et être témoins de choses mer­veilleuses ! » À cette objection fonda­mentale, je ne réponds qu’une chose : si Dieu est Dieu, il a le droit de faire les choses comme il les pense, il n’a pas de compte à nous rendre. Il s’agit donc d’aller voir si Dieu ne s’est pas mani­festé de façon toute spéciale « sous Ponce-Pilate » plutôt que « sous Pom­pidou » ! Même si, heureusement, il continue à se manifester aujourd’hui en accomplissant parfois de mer­veilleux miracles, telle la guérison d’une religieuse qui a permis récem­ment la béatification de Jean-Paul II.


5/ Lili Sans-gêne : Moi, la résurrec­tion, je ne peux pas y croire. Je trouve que la réincarnation est plus logique et fait davantage envie.


Pierre Descouvemont : C’est en effet une croyance qui permet entre autres d’expliquer l’inégalité des hommes à la naissance. On dira par exemple que la trisomie d’un enfant vient du fait qu’il a contracté une souillure lors d’une existence anté­rieure et que ce handicap va lui permettre de s’en purifier et de se réincarner plus tard dans un meilleur corps. C’est une croyance qui séduit aussi parce qu’elle affirme que per­sonne ne rate sa vie définitivement : réincarné dans une bête sauvage, Hitler est sans doute en train de se rendre compte que la violence n’est pas la solution idéale !

Mais Jésus ne tient pas ce langage. Il nous dit que l’existence humaine est dramatique, qu’il n’y a pas de session de rattrapage. Il nous dit aussi que c’est pour chacun de nous qu’il a donné sa vie, que nous comptons personnellement pour lui et qu’il désire sauver notre âme et notre corps.


6/ Lili Sans-gêne : Puisque vous croyez que la résurrection des corps n’aura lieu qu’à la fin des temps, vous êtes obligés de pen­ser qu’en attendant, les âmes des défunts vivent dans un état anor­mal, sans leur corps ?


Pierre Descouvemont : On se trouve là devant un autre mystère. C’est pourquoi, au XIVe siècle, cer­tains chrétiens se sont demandé si nos défunts étaient vraiment heu­reux, s’ils jouissaient déjà de la vision de Dieu. C’est le pape Benoît XII qui a tranché la question en rappelant que, dès la mort, les âmes allaient au ciel, au purgatoire ou en enfer et que celles qui s’en allaient au ciel y jouissaient immé­diatement du bonheur infini de contempler la splendeur de Dieu et de vivre en pleine communion avec les anges et les saints du paradis.


7/ Lili Sans-gêne : Mais alors, je ne vois pas ce que vous espérez de mieux à la fin des temps !


Pierre Descouvemont : Comme Dieu est infiniment bon et puissant, je n’ai aucun mal à imaginer qu’il nous prépare une magnifique sur­prise. Quand je vois l’ingéniosité avec laquelle il a pensé l’organisation d’une ruche, je n’ai aucune difficulté à entrevoir que la liturgie du ciel sera vraiment sensationnelle. Une chorale sans aucune fausse note, avec des instruments de musique dont nous n’avons pas la moindre idée. Je rêve, c’est vrai, mais le ciel sera, j’en suis sûr, infiniment plus fantastique que nos rêves les plus fous.

(Source : « L’1visible », n°20)



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10:38 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

17/11/2011

CRÉMATION OU INHUMATION?

NOVEMBRE est le Mois des Défunts aussi est-ce l'occasion de se pencher sur le fait de l'incinération (ou "Crémation"), qui tend à se généraliser... Qu'en pense l'Église Catholique : jadis opposée, elle a évolué n'y voit plus d'obstacles... Cependant, parmi les populations, les avis sont très partagés, quelle que soit la religion majoritaire.

Voici un avis motivé, tiré du n° 20 de "L'1visible".

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CRÉMATION


 

(OU INCINÉRATION) :

 


 

MIEUX QU’UNE INHUMATION AU CIMETIÈRE ?

 


 


Urne Funéraire

 


À CONNAÎTRE :

L’association française d’information funéraire A.F.I.F.

www.afif.asso.fr

LE CHIFFRE : 34%

C’est le pourcentage d’obsèques par crémation en France en 2011. La législation européenne prévoit désormais l’installation de filtration pour limiter les rejets dans l’atmosphère, en raison du mercure qui se dégage.

Sources : A.F.I.F et Fédération française de crémation.

C’EST QUOI ?

La crémation, c’est l’introduction du corps, placé dans un cercueil, dans un four chauffé à 900°C. Sous l’effet de la chaleur, l’auto-combustion du corps et du cercueil dure environ une heure trente. Elle aboutit à des restes calcinés d’os, après que cercueil, chairs et vêtements ont été transformés en gaz ou en poussières évacués avec les fumées.

Obsèques. En France, le nombre de crémations augmente. Alternative à l’inhumation, cette pratique funéraire interroge sur le sens de la mort.

Cimetières saturés, crainte de l’abandon de la sépulture à l’heure de l’éclatement de la famille, coût bien inférieur à celui d’une inhumation, le fait est que plus de 30 % des Français ont choisi la crémation en 2011. L’institut Ipsos et le Credoc annoncent 50 % d’ici 20 ans. Dans une société plutôt encline à se débarrasser de la vue d’un cadavre, la crémation peut être ressentie comme une solution propre qui laisse « la terre aux vivants », selon la formule des pionniers du mouvement crématiste. Pourtant, de la fin de l’Antiquité jusqu’au XIXe siècle, il n’a pas été question de crémation en Europe. À l’heure où les communes s’équipent de crematorium pour répondre à la demande croissante, que révèle cette tendance sociétale ? Du côté des raisons avancées, on entend beaucoup la crainte de voir sa sépulture abandonnée ou oubliée, d’être un poids pour ses descendants et, entre les lignes, la phobie d’être enterré vivant. Dans la balance, les religions ont-elles encore leur mot à dire ? Le catholicisme, s’il n’interdit plus la crémation depuis 1963, privilégie néanmoins l’ensevelissement des corps.

DÉNI DE LA MORT

Parmi les confessions chrétiennes, c’est le protestantisme qui est le plus tolérant avec la crémation que l’islam et le judaïsme interdisent formellement. L’hindouisme pratique la crémation comme un dernier sacrifice offert à Dieu et un rite de passage essentiel. La tendance sociologique observée depuis les années 1980 en France dessinerait donc la courbe d’un déclin de l’influence religieuse dans un contexte sociétal de déni de la mort devenue paradoxalement un marché.

Reste à s’interroger sur le devenir des cendres. Elles seront dispersées dans un jardin du souvenir, placées dans un caveau ou scellées dans un columbar ium puisqu’il est interdit désormais de conserver une urne cinéraire chez soi. Quant à la mémoire, part-elle aussi en fumée ? Interrogé sur le sujet, Patrice, 37 ans est mitigé. « Un de mes grands-pères a été incinéré. C’est clair que son souvenir s’efface sans qu’on puisse vraiment se raccrocher à quelque chose aujourd’hui. Il a fini par ne plus laisser de traces et on n’en parle déjà presque plus, alors que la mémoire de mon autre grand-père, enterré, est bien vivante et dignement célébrée dans la famille. » Face au devenir de son corps après sa mort, c’est à chaque individu de signifier de son vivant ses volontés. Rédiger un testament olographe à ce sujet est aussi un service rendu à ceux qui nous survivent car décider pour un parent défunt est souvent déroutant à un moment que l’on aimerait serein.

Magali Germain

Les raisons avancées pour choisir la crémation sont souvent la peur de l’abandon de sa sépulture et la phobie d’être enterré vivant.

3 questions à Emmanuel Pic : « Le cimetière est un dortoir » Emmanuel Pic, curé de paroisse à Dijon, a réagi au sujet de la crémation sur son blog. Selon lui, les rites funéraires permettent d’apprécier le sens qu’une culture donne à la mort.

Pourquoi les chrétiens ont-ils une préférence pour l’inhumation ? Tout rite est porteur d’un sens profond. Les rites funéraires chrétiens portent le sens chrétien de la mort, qui est l’entrée dans un sommeil dont on se réveillera à la fin des temps, et le passage vers une autre vie. L’inhumation est pratiquée en référence à la parole du Christ sur le grain de blé tombé en terre, qui doit mourir pour renaître. La position couchée évoque le sommeil. Le mot « cimetière » signifie « dortoir » en grec. La crémation, dans ce contexte, n’aide pas à donner un sens à la mort et n’évoque pas l’espérance chrétienne.

Peut-on célébrer des funérailles chrétiennes dans un crematorium ? Non, sauf exception. La cérémonie religieuse, centrée sur la résurrection des corps, a toujours lieu à l’église, en présence du corps du défunt. La crémation a lieu après. Les opérateurs funéraires oublient parfois de le préciser aux familles.

Se décomposer dans la terre ou partir en fumée, quelle différence au final ? La différence est la destruction rapide du corps, en présence de la famille - ce qui est, semble-t-il, une spécificité française, la crémation ayant lieu en privé ailleurs. Outre le traumatisme que la crémation représente pour l’entourage, l’Église catholique estime que l’inhumation met davantage en valeur le respect dû au corps à cause de la foi en la résurrection de la chair.

Propos recueillis par Magali Germain

 

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11:33 Publié dans Société | Commentaires (0)

16/11/2011

EN DIRECT DE FATIMA

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FATIMA, 13 Novembre 2011

 

 

“Quereis oferecer-vos a Deus?”

 

 

 

O Santuário de Fátima iniciou, há cerca de um ano, a caminhada de sete anos de celebração do centenário das aparições, que não pretende ser apenas evocação do passado, mas sobretudo ocasião para divulgar e reavivar a consciência da riqueza e actualidade da mensagem de Fátima.

Neste primeiro ano do septenário, o acontecimento que inspirou o tema que guiou a actividade pastoral do Santuário foram as aparições do Anjo aos três Pastorinhos, em 1916. Com o tema “Santíssima Trindade, adoro-Vos profundamente”, pretendeu-se destacar a dimensão trinitária da mensagem de Fátima e motivar para a atitude de adoração por parte dos peregrinos e devotos de Nossa Senhora de Fátima. Embora seja ainda cedo para fazer um balanço ou avaliação, podemos recordar o itinerário percorrido para projectar o novo ano pastoral que se aproxima.

 

O tema do ano guiou as actividades e as grandes celebrações do Santuário de Fátima, de modo especial as grandes peregrinações dos dias 12 e 13 de Maio a Outubro. Foram tambem muitas as iniciativas que se realizaram com o intuito de difundir, viver e aprofundar a atitude de adoraçao à Santíssima Trindade. Dessas iniciativas, destaco: a composição de um hino para o Centenário das aparições, que temos cantado já nos dias mais significativos; a exposição sobre as aparições do Anjo, com o título “Orai comigo”; o “Itinerário do Peregrino”, uma caminhada evocativa das aparições angélicas que leva a visitar os lugares dessas aparições e a descobrir a adoração como atitude fundamental do cristão e, mais ainda, do peregrino de Fátima; a celebração, pela primeira vez, das três aparicoes do Anjo, nos dias 31 de Marco, 30 de Junho e 29 de Setembro; um ciclo de conferencias mensais, entre Dezembro e Abril, sobre o tema do ano; o Simposio teologico-pastoral com o tema “Adorar Deus em espirito e verdade. Adoracao como acolhimento e compromisso”.

Conscientes, porem, que estas iniciativas atingem quase so aqueles que visitam o Santuario, disponibilizamos no sitio da internet um conjunto de contributos para a reflexao, oracao e animacao de peregrinacoes sobre o tema deste primeiro ano da celebracao do centenario das aparicoes. Ai se podem encontrar, em varias linguas, textos de reflexao teologica, subsidios catequeticos, esquemas de oracao e de celebracoes, que desejamos tenham sido um valido contributo para a vivencia do tema deste ano por parte de todos os devotos de Nossa Senhora de Fatima espalhados pelo mundo.

As varias iniciativas recordadas pretenderam ajudar a conhecer melhor as aparicoes angelicas, que nos centram em Deus, Santissima Trindade, e nos convidam à adoracao; pretenderam ajudar a conhecer melhor e a aprofundar o sentido das oracoes que o Anjo da Paz ensinou aos Pastorinhos e que tantas vezes repetimos; tiveram como objectivo levar-nos a uma atitude adorante mais intensa e consciente, a imagem dos pastorinhos. Elas so tem sentido na medida em que fazem de nos melhores adoradores de Deus, Uno e Trino, “em espirito e verdade” (Jo 4, 23).

No proximo dia 27 de Novembro, primeiro Domingo do Advento e inicio do ano liturgico, comecaremos, no Santuario, um novo ano pastoral, com um conjunto de novas propostas. Porem, tambem essas so terao razao de ser se nos levarem a fazer das nossas vidas uma resposta afirmativa a pergunta que Nossa Senhora dirigiu aos Pastorinhos, na primeira aparicao: “Quereis oferecer-vos a Deus?”.

P. Carlos Cabecinhas

 

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18:18 Publié dans FATIMA | Commentaires (0)

15/11/2011

BIOÉTHIQUE : propos d'un médecin-diacre

Capture d’écran 2011-11-15 à 10.13.31.pngLa bioéthique : en quoi sommes-nous

concernés ?

 

par Bruno Pailloncy, médecin et diacre permanent

 

 

Pendant des siècles, il est venu en ce monde caché au plus secret des femmes ; mais depuis quelques décennies, le voilà qui peut se retrouver disponible sous le microscope des médecins et des biologistes, ou stocké dans l'azote liquide avec un avenir plus qu'incertain. Pauvre embryon ! On peut même le ''créer'' de toutes pièces avec un spermatozoïde et une ovule anonymes ; et qui plus est, voilà qu'en cet état, il intéresse non seulement des médecins pour lutter contre l'infertilité des couples mais aussi pour lui donner une mère sans père, ou deux mères ou encore deux pères… Et il intéresse aussi d'autres médecins qui convoitent ses premières cellules, dites cellules souches, pour guérir des malades ; et puis, aussi, l'industrie pharmaceutique et cosmétologique... mais où va-t-on ? La science est-elle ce moloch à qui l'on sacrifie même les êtres les plus faibles ? Tout ce qui est techniquement possible est-il bon pour l'homme et pour l'humanité ?

 

Mais ses tribulations ne s’arrêtent pas là. Quand il s’est multiplié 2 ou 3 fois (stade de 4 à 8 cellules), on peut lui prendre, toujours sous microscope, une cellule sans que cela perturbe son développement et, à partir de cette cellule, on peut analyser son patrimoine génétique et malheur à lui s’il n’est pas conforme, mais conforme à quoi, à qui ? C’est ce que l’on appelle le diagnostic pré-implantatoire ou DPI. Et on peut aussi prédire un peu de son avenir en étudiant ses facteurs de risques, (médecine prédictive) ; heureusement que tout n’est pas génétique dans ce qui fera de lui un homme ou une femme unique ! Et si, au lieu d’en faire un seul exemplaire, on en faisait une série, on pourrait ainsi en choisir un dont les caractéristiques permettraient d’envisager une greffe pour soigner un grand frère ou une grande sœur malade, c’est ce que l’on a appelé le "bébé-médicament", louable projet, certes, mais puisse cet altruisme originel involontaire ne pas le marquer à vie (et quid des autres?).

 

Et puis, quand il aura réintégré un utérus accueillant, il continuera, comme tous les autres petits d’homme de son âge, à être étudié, surveillé, échographié (diagnostic prénatal), pour son plus grand bien mais avec le risque d’être "éliminé" si on lui découvre quelque chose de grave.

 

Auriez-vous dit eugénisme ?

 

Les hommes des pays développés luttent mieux contre les maladies et vieillissent ; de plus, bien des toxiques viennent détériorer précocement leurs organes. La médecine a appris à les inter-changer mais encore faut-il trouver des organes à greffer : où les trouver ? Sur des cadavres récents, mais dans quelles conditions qui respectent la volonté du défunt, s'il en a exprimé une, et la douleur des proches ? Ou juste après le décès en fin de réanimation, mais la limite vie-trépas est des plus floues dans ce contexte. Alors, entre vivants ? Mais dans quelles conditions qui respectent la liberté du donneur potentiel en préservant son libre choix de toute contrainte ? Faut-il alors en organiser le commerce à l'échelle mondiale, (la mafia s'en charge bien déjà !) ? Que de questions !

 

Derrière toutes ces bio-techniques (et bien d'autres) maîtrisées par une élite super-qualifiée et passionnée et derrière les questions apparemment très pointues qu'elles soulèvent et qui dérangent parfois se dessine une vision de l'homme : faut-il laisser les maîtres du jeu en décider seuls les contours ? L'homme, le citoyen, l'humanité toute entière n'a-t-elle pas son mot à dire ? Et pour le chrétien, dépositaire de la Parole de son créateur et sauveur, sur quels critères se fonder, non pas pour dire ce qu'il faut penser, mais creuser des chemins de réflexion pour progresser dans ce contexte vers plus d'humanité ? Si les chrétiens dans leur ensemble se taisent, des repères essentiels à notre monde se perdront.

 

Bruno Pailloncy, médecin et diacre permanent

 

Capture d’écran 2011-11-15 à 10.17.35.png
En 2008, les Évêques de Frances discutents de bioéthique

 

 

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14/11/2011

UN MARTYR DU NAZISME BÉATIFIÉ

Nul d'entre nous n'en avait sans doute jamais entendu parlé... Et pourtant, ce prêtre autrichien mourut martyr du nazisme. Il a été béatifié hier.


Le Bx Carl LAMPERT

Le bienheureux


Carl Lampert,


martyr du nazisme


Benoît XVI évoque ce prêtre autrichien héroïque

ROME, dimanche 13 novembre 2011 (ZENIT.org) – Le P. Carl Lampert (1894-1944), prêtre catholique autrichien n’a pas eu peur de s’opposer au nazisme : il est aujourd’hui béatifié en tant que martyr à Dornbirn, dans le Vorarlberg, où il est né. Il avait été ordonné prêtre à Brixen (Bressanone), aujourd’hui en Italie.

« Je m’unis particulièrement aux fidèles qui participent cet après-midi, à Dornbirn, à la béatification du prêtre martyre Carl Lampert, a déclaré le pape en allemand après l’angélus de ce dimanche 13 novembre, anniversaire de la mort du nouveau bienheureux.

Le pape a évoqué cet ultime témoignage du prêtre autrichien, figure de la résistance au nazisme: « A l’époque sombre du national-socialisme, il a clairement vu la signification de la parole de saint Paul : « Nous n’appartenons pas à la nuit ni aux ténèbres » (1 Thess. 5,5). Lors d’un interrogatoire qui aurait pu le conduire à la liberté, il a témoigné avec conviction : « J’aime mon Eglise. Je reste fidèle à mon Eglise, et aussi au sacerdoce. Je suis du côté du Christ et j’aime son Eglise ». »

Le pape a invité à s’inspirer d’une telle profession de foi : « Confions-nous à l’intercession du nouveau bienheureux afin que nous puissions nous aussi participer avec lui à la joie du Seigneur. »

Le site de la Mémoire de la Résistance allemande au nazisme précise qu’il avait étudié le droit canon à Rome, et il devint, en 1935, directeur du tribunal ecclésiastique de Feldkirch. En 1939, il devint pro-vicaire à Innsbruck. Il fut plusieurs fois arrêté du fait de ses protestations contre le national-socialisme, et il fut finalement déporté au camp de concentration de Dachau, puis à Sachsenhausen. En août 1941, il fut exilé et assigné à résidence par la Gestapo dans la région allemande du Mecklenbourg-Poméranie, sur la Baltique. Il s’établit à Stettin (aujourd’hui, Szczecin, en Pologne). Même en exil, il continua de critiquer le régime, inconscient de la surveillance dont faisaient l’objet ses conversations, son téléphone, sa correspondance.

Il fut à nouveau arrêté en février 1943 et subit des mauvais tortures pendant ses interrogatoires. La Gestapo l’accusait d’avoir protesté contre les déportations de juifs et l’assassinat des patients des cliniques psychiatriques, d’avoir écouté des radios étrangères, et d’avoir apporté son aide et du réconfort aux travailleurs du Travail obligatoire.

Il fut condamné à la décapitation, le 8 septembre 1944, pour « espionnage », et il fut exécuté en même temps que Friedrich Lorenz et Herbert Simoleit, justement le 13 novembre, en 1944, à Halle-sur-la-Saale (Saxe). Il est mort en prononçant les noms de Jésus et Marie.

La messe de béatification a été présidée par l’envoyé de Benoît XVI, le cardinal Angelo Amato, préfet de la congrégation pour les Causes des saints.

« Carl Lampert n’est pas arrivé au témoignage suprême sans être préparé, a souligné le cardinal Amato dans son homélie, indique Radio Vatican. Avant de mourir, il écrivait à son frère, Julius : « C’est pour moi une énorme consolation que l’aide quasi miraculeuse de Dieu. Pense que je célèbre la messe quasi tous les jours ! Un miracle : j’ai toujours le Seigneur avec moi dans le Saint-Sacrement ! »

Il offrait ses souffrances pour les autres, a relévé le cardinal Amato, qui citait encore ce passage : « Je donne chaque jour à tous la bénédiction sacramentelle (…), et je peux beaucoup prier, j’intercède pour vous, c’est comme cela que je vous aide. Vraiment, « je ne crains aucun mal, même si je marchais dans l’ombre de la mort (…) car le Seigneur est avec moi (…). Devant moi, j’ai une petite image de la Vierge avec une petite fleur (…). Le Christ et sa sainte Mère trouvent le chemin pour arriver même jusqu’en ces lieux ».

« Le martyre, a ajouté le cardinal Amato, est le plus grand acte d’amour envers Dieu et constitue la voie la plus noble vers la sainteté ». Il a résumé ainsi l’héritage spirituel laissé par Carl Lampert : « Comme le sacrifice du Christ a été pour l’humanité le gage du salut, ainsi, le sacrifice du bienheureux Carl Lampert sera semence de vie chrétienne renouvelée dans sa terre bénie de l’Autriche (…). Un exemple précieux spécialement pour les jeunes générations autrichiennes ».

Anita S. Bourdin

 

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