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16/10/2011

HÉRITAGE

Pièce d'or.jpg

 

Comment mieux vivre l’héritage

 

L’héritage déchire parfois, mais passionne toujours les familles. Des ressorts que nous avons voulu décrypter pour vous aider à aborder cet événement avec plus de sérénité. H éritage, succession, donation. Des mots qui évoquent la mort autant que l’avenir. Qui parlent de patrimoine, d’argent, de bijoux, mais aussi d’amour, de partage et de rivalités. Car ce qui se joue à travers la transmission d’un patrimoine, aussi modeste soit-il, n’est pas uniquement d’ordre matériel.

UNE EXPÉRIENCE PSYCHIQUE Hériter de ses parents est avant tout une expérience psychique. « Le lien qui nous unit à nos géniteurs influe sur la façon dont nous recevons les biens qu’ils nous lèguent », explique Ginette Lespine, psychologue, auteur de Hériter sans se déchirer (Albin Michel). De fait, il suffit qu’un seul enfant n’ait pas réglé son problème d’autonomie pour empoisonner la succession d’une fratrie. Comme si prolonger le conflit familial autour du décès des parents était en quelque sorte nécessaire pour supporter leur disparition. « Quand le parent meurt, on perd un être cher, mais aussi une partie de soi, poursuit Ginette Lespine. Les objets reçus en héritage nous aident à compenser le vide. Par les questions qu’ils nous forcent ànous poser, les biens permettent de poursuivre la relation avec le défunt dans l’imaginaire. » Dans les familles où les relations fraternelles sont apaisées, le partage des objets se fait assez facilement. « Après le décès de mes parents en 2005, raconte Patrick, nous avons eu la surprise de constater que tel meuble, tel bibelot, possédait manifestement une charge symbolique différente pour chaque enfant. »

DES DÉCISIONS À EXPLIQUER Les parents ne mesurent pas toujours le poids affectif des objets. C’est une dimension à prendre en compte si on envisage de transmettre directement un tableau ou un bijou à un petit-enfant en sautant une génération. Valérie s’est trouvée meurtrie de voir sa mère offrir sa bague de fiançailles à sa petite-fille pour ses 18 ans. Le symbole de l’amour parental était confié à sa propre fille sans qu’elle ait son mot à dire. « Il n’est pas anodin d’être une génération niée, sautée, prévient Ginette Lespine. Ces décisions nécessitent beaucoup de délicatesse de la part des donateurs. » « Les cas les plus douloureux sont ceux où les parents ont avantagé un enfant sans expliquer pourquoi », estime Me Sylviane Plantelain, notaire à Saint-Germain-en- Laye (78). Une part de l’héritage appelée « quotité disponible » peut être attribuée à un seul d’entre eux. Les frères et soeurs d’une personne handicapée, par exemple, acceptent souvent cette décision sans problème. À condition d’en parler. Quand ce choix est incompréhensible, ce peut être la catastrophe. Ainsi, Colette a appris avec stupeur la teneur du testament de sa mère, déclarant sa plus jeune soeur légataire universelle. Pour elle, c’était comme si sa mère avait annulé deux de ses filles. À la lumière de cet événement, Colette relit l’histoire de ses relations avec sa mère, sa préférence pour sa dernière fille, sous prétexte de sa fragilité. « Pour éloigner la colère, dit-elle, j’essayais de me rappeler les bons moments, mais je n’en trouvais pas… Maintenant, je réalise que ma mère m’a transmis sa force et son goût de la vie. C’est finalement l’essentiel. »

Dominique Fonlupt (Source : "L'1visible. Octobre 2011")

 

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15/10/2011

DIEU ET CÉSAR

 

 

 

CÉSAR.jpg
Monnaies à l'effigie de CÉSAR


29e dim. ordinaire

 

Lecture du livre d’Isaïe (45, 1. 4-6a)

 

Parole du Seigneur au roi Cyrus, qu’il a consacré, qu’il a pris par la main, pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée :

“À cause de mon serviteur Jacob et d’Israël mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai décerné un titre, alors que tu ne me connaissais pas.

Je suis le Seigneur, il n’y en a pas d’autre : en dehors de moi, il n’y a pas de Dieu. Je t’ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas, pour que l’on sache, de l’Orient à l’Occident, qu’il n’y a rien en dehors de moi.”

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (22, 15-21)

 

Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : “Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens… Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur ?” Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta : “Hypocrites ! pourquoi me tendez-vous un piège ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt.” Ils lui présentèrent une pièce d’argent (un « denier »). Il leur dit : “Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? - De l’empereur César”, répondirent-ils. - “Rendez donc à César ce qui est à César… et à Dieu ce qui est à Dieu.”

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29ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

 

« Rendez à CÉSAR ce qui est à César et à DIEU ce qui est à Dieu ! »

Cette parole de Jésus est particulièrement célèbre… Elle est même devenue un proverbe utilisé dans le langage profane… On la comprend habituellement comme un équivalent imagé de l’expression « à chacun son du ! »

Et pourtant, même très connue, cette parole mérite toute notre attention, car elle porte bien plus loin qu’un simple proverbe.

Si Jésus a prononcé ces mots, c’était pour répondre à une question précise qu’on venait de lui poser : « Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur ? »

Les Juifs de l’époque étaient, en effet, divisés sur cette question. Ils étaient, comme vous le savez, sous le joug des Romains, qui avaient annexé leur territoire à l’Empire. Les Romains se montraient assez tolérants en bien des domaines : ils n’intervenaient pas dans la religion, ils laissaient les Juifs pratiquer fidèlement leurs propres lois et coutumes, mais ils se réservaient certains domaines, comme, par exemple, le droit de condamner à mort… et celui de prélever un tribut annuel… La plupart des Juifs s’accommodaient plutôt bien de la situation, et payaient sans broncher l’impôt dû à l’empereur (tels étaient les personnages qui interrogeaient Jésus)… mais d’autres se montraient plus réfractaires, à leurs risques et périls, d’ailleurs : tels étaient les « zélotes », qui, dans leur « zèle » pour la Loi Juive, se refusaient à obéir aux Romains.

Ceux qui posent à Jésus la question qui nous occupe ne le font pas du tout par souci de savoir la vérité : là-dessus, ils savent très bien se débrouiller… Mais ils veulent tendre un piège à Jésus… et ils étaient malins ! Quelle que soit la réponse, elle devait causer des ennuis à Jésus. S’il disait « Oui, il faut payer ! » on pourrait le dénoncer au bon peuple comme complice des Romains abhorrés… Si, au contraire, il disait « Non ! Il ne faut pas payer cet impôt ! » il serait aussitôt dénoncé comme ennemi de Rome… Selon eux, il n’y avait pas d’échappatoire possible…

Mais ils n’avaient pas compté avec la Sagesse de Jésus !

« Montrez-moi la monnaie de l’impôt ! »… Ils n’ont pas à chercher : leurs poches en sont remplies ! Ils sortent donc une pièce et la montrent à Jésus…. Et Jésus leur désigne l’effigie gravée sur la pièce : « Qui représente-t-elle ? » - « César », bien sûr !

Et la réponse fuse : « Rendez à César ce qui est à César… et à Dieu ce qui est à Dieu ! »

Ces mots de Jésus sont d’une extrême importance, car on peut leur faire dire, et on leur a fait dire, bien des choses et leurs contraires. Je ne voudrais retenir qu’un seul exemple.

On a pensé que , par ses mots, Jésus voulait établir la séparation entre le domaine politique et le domaine spirituel , entre le public et le privé, et donc prôner en quelque sorte la séparation entre l’Eglise et l’Etat, il aurait appelé l’Eglise à ne pas s’occuper de politique, et l’Etat à ne pas s‘occuper de religion, ce qu’on a pu résumer par cette caricature : « les curés à la sacristie ! » L’Histoire encore récente nous montre qu’en France, on a tenté d’appliquer cela à la lettre…

Mais on a vite vu où cela conduisait: confiscation des églises et des presbytères, ainsi que des évêchés, suppression de toute aide à l’enseignement catholique, écoles privées tout justes tolérées, à condition qu’elles vivent de la charité des fidèles (cette Maison de Nazareth, à son origine, fut un fruit obligé de cette politique, puisqu’elle fut fondée pour accueillir les anciennes institutrices du privé, qui n’avaient droit à aucune retraite !)

Bref, la mise en œuvre d’une « séparation » radicale a conduit à une sorte de guerre civile larvée entre les « laïques » et les « chrétiens »…

Heureusement, les Français, qui ont du bon sens, ont fini par comprendre l’impasse où menait une telle séparation entre l’Etat et l’Eglise…Peu à peu, si l’Etat est resté « laïque », cette laïcité est devenue une « Laïcité apaisée » … De nos jours, l’Eglise ne se mêle pas de politique, mais on lui reconnaît le droit de dire ce qu’elle pense sur des sujets aussi importants que la vie et la mort, sur le bon usage de l’argent, sur la guerre et la paix, etc… De son côté l’Etat entretient de bonnes relations avec les religions (au pluriel)… Un très grand pas a été franchi en ce sens avec l’instauration des « lois Debré » qui ont mis fin à la guerre scolaire, en instituant des contrats entre les écoles privées et l’Etat, grâce à quoi, ces écoles peuvent enfin vivre honorablement. Ce n’est qu’un exemple !

BREF, Jésus n’a pas voulu créer une frontière entre Dieu et César, mais bien plutôt inviter les uns et les autres à vivre ensemble, dans le respect mutuel et le dialogue…

On pourrait prolonger longtemps cette réflexion sur Dieu et César : on ne peut tout dire en quelques minutes, mais ce que nous avons dit méritait d’être dit, je crois, et peut amorcer une réflexion plus prolongée que chacun pourrait faire, dans la mesure de son inspiration, bien sûr !

En terminant, je vous dirai ceci : Si vous pensez que mes paroles sont trop peu compréhensibles, qu’elles vous « passent au-dessus de la tête », contentez-vous d’écouter Jésus, et de « Rendre à Dieu ce qui est à Dieu ! ». Ce sera déjà beaucoup … AMEN !

Père Gabriel JEUGE, Maison de Retraite de "Nazareth" (Orléans) - Homélie prononcée à la messe de la Maison

 

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14/10/2011

FATIMA : 13 OCTOBRE 1917 = DERNIÈRE APPARITION DE LA VIERGE

FATIMA, 13 ct 2011.jpg
L'Archevêque de Moscou a présidé les cérémonies du 13 Octobre à FATIMA

 

Le pape confie les jeunes à la Vierge de Fatima

Le 13, souvenir de la dernière apparition de 1917

ROME, (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI a confié les jeunes à la Vierge de Fatima en les exhortant: « Répondez généreusement à l’appel du Seigneur ! » Le 13 Octobre est l’anniversaire de la 6e et dernière apparition de 1917.

Au terme de l’audience de mercredi, place Saint-Pierre, Benoît XVI a en effet salué, comme à l’accoutumée, les jeunes, les malades et les nouveaux mariés.

« Ma pensée se tourne vers la Vierge de Fatima, dont on rappellera demain la dernière apparition. Je vous confie, chers jeunes à la céleste Mère de Dieu, afin que vous puissiez répondre généreusement à l’appel du Seigneur », a exhorté le pape.

A l’adresse des malades et des nouveaux mariés, Benoît XVI a dit : « Que Marie soit pour vous, chers malades, un réconfort dans la souffrance, et qu’elle vous accompagne, chers nouveaux mariés, dans votre chemin familial qui commence ».

Parmi les pèlerins francophones, le pape a particulièrement salué les Petites Sœurs de Jésus réunies en Chapitre général, les Servants de Messes de Monthey, et les groupes venus de France, spécialement de la Guadeloupe et de Guyane.

« Chers amis, notre existence, souvent marquée par des incertitudes, est une histoire de salut et de libération, a déclaré le pape. Puissions-nous marcher avec Jésus vers la maison du Père, notre vraie patrie et chanter avec la Vierge Marie les merveilles de Dieu dans notre vie ! »

Récit de la dernière apparition

La dernière apparition de la Vierge Marie à Fatima, le 13 octobre 1917, aux trois pastoureaux, Jacinthe, François et Lucie, devant quelque 100.000 personnes, a été marquée par le « miracle du soleil », expliquait, en 2008, Mgr Jacques Masson qui racontait les événements avec fougue et selon le récit même de sr Lucie.

« Le 13 octobre 1917 devait être pour Fatima la journée décisive, a écrit Mgr Masson. C’est pour ce jour, en effet, que Lucie, Jacinthe et François, avaient annoncé que la Dame qu’ils étaient les seuls à voir, allaient : 1°) dire qui elle était et ce qu’elle voulait ; 2°) faire un miracle pour que tout le monde croie à ses apparitions ».

« La journée du samedi 13 octobre commença par une déception, rapporte la même source : dès le matin et contre toute attente, le temps était pluvieux, triste et froid (…). La pluie persistante avait transformé le lieu des apparitions, qui est un bas-fond (une sorte de vaste cuvette entourée de collines, formant un magnifique amphithéâtre naturel), en un vaste bourbier ; et les assistants, pèlerins ou curieux, étaient trempés jusqu’aux os et transis de froid. Un peu avant midi, certains observateurs ont pu estimer la foule à environ 70 000 personnes. Le Docteur J.-M. d’Ameida Garett, professeur à l’Université de Coimbra estima la foule à plus de cent mille personnes. »

La pluie et le soleil

« Enfin, Lucie crie au peuple : « Il faut fermer les parapluies ». Le peuple obéit, et sous une pluie battante, on récite le chapelet. Tout à coup, Lucie à un léger sursaut et s’écrie : « Voilà l’éclair ! ». Puis, levant la main, elle ajoute : « La voilà qui vient ! La voyez-vous ?... ». « Regarde bien, ma fille ! Fais bien attention à ne pas te tromper », lui recommande sa mère, qui, agenouillée à côté d’elle, se montre visiblement anxieuse sur l’issue de ce drame poignant ! Mais déjà Lucie ne l’entend plus, elle est saisie par l’extase !

« A la fin de l’apparition sur le chêne-vert, la Sainte-Vierge ouvrit les mains, dont l’éclat se projeta vers le soleil. Instinctivement, Lucie s’écria : « Oh ! Regardez le soleil ! » Personne ne pensait au soleil, qui ne s’était pas montré de toute la matinée. Mais à l’exclamation de l’enfant, tout le monde leva la tête pour voir ce qui se passait. C’est alors qu’une foule innombrable pu contempler à loisir, pendant une douzaine de minutes, un spectacle grandiose, stupéfiant et vraiment unique au monde !

« Tout à coup, les nuages se déchirent largement, laissant voir une grande surface du ciel bleu. Et dans ce vaste espace sans nuage, le soleil apparaît au zénith, mais avec un aspect étrange ! Aucun nuage ne le voile, et cependant, tout en étant brillant, il n’éblouit pas et on peut le fixer à volonté ! Tout le monde contemple avec stupeur cette sorte d’éclipse d’un nouveau genre.

Les mouvements du soleil

« Soudain le soleil tremble, s’agite, fait des mouvements brusques et finalement se met à tourner vertigineusement sur lui-même comme une roue de feu, lançant dans toutes les directions, comme un projecteur gigantesque, d’énormes faisceaux de lumière, tout à tour verts, rouges, bleus, violets, etc. ; et colorant de la façon la plus fantastique les nuages, les arbres, les rochers, le sol, les habits et les visages de cette foule immense qui s’étend à perte de vue ! Et pendant que la foule haletante contemple ce spectacle saisissant, les trois enfants voient apparaître à côté du soleil la Sainte Famille.

« Au bout de quatre minutes environ, le soleil s’arrête. Un moment après, il reprend une deuxième fois son mouvement fantastique et sa danse féerique de lumière et de couleurs, tel le plus grandiose feu d’artifice qui se puisse rêver. De nouveau, au bout de quelques minutes, le soleil arrête sa danse prodigieuse comme pour laisser reposer les spectateurs.

« Après une courte halte et pour la troisième fois, comme pour donner aux assistants le loisir de bien contrôler les faits, le soleil reprend, plus varié et plus coloré que jamais, son fantastique feu d’artifice, sans doute le plus grandiose et le plus pathétique que les hommes aient jamais pu contempler sur la terre.

« Et pendant l’inoubliable douzaine de minutes que dure ce spectacle unique et saisissant, cette foule innombrable est là en suspens, immobile, extatique, presque sans respirer, contemplant ce drame poignant, qui fut aperçu distinctement à plus de 40 kilomètres à la ronde : L’illustre poète portugais, Dr Alfonso Lopes Vieira, témoigna l’avoir vu à 10 lieues de Fatima, alors qu’il ne s’y attendait nullement.

Une crainte apocalyptique

« C’était le « grand miracle » promis qui se réalisait exactement au jour, à l’heure et à l’endroit désignés d’avance, et qui devait « obliger » les hommes à croire à la réalité des apparitions et à obéir au message que Notre-Dame du Rosaire leur apportait du ciel !

« (…) C’est la chute vertigineuse du soleil qui fut le point culminant du grand prodige, le moment le plus pathétique et le plus divinement poignant (…). En effet, au milieu de sa danse « effarante » de feu et de couleurs, telle une roue gigantesque qui à force de tourner se serait dévissée, voici que le soleil se détache du firmament et, tombant de côté et d’autre, se précipite en zigzag sur la foule atterrée, irradiant une chaleur de plus en plus intense (témoignage du Dr Domingos Pinto Coelho : non seulement on voyait le soleil tomber du ciel, mais on sentait l’augmentation progressive de la chaleur avec l’approche du soleil, ce qui sécha vite les habits trempés des spectateurs), et donnant à tous les assistants l’impression nette de la fin du monde prédite dans l’Evangile, où le soleil et les astres se précipiteront en désordre sur la terre !

« Alors, de cette foule épouvantée, s’échappe soudain un cri formidable, une clameur intense, traduisant la terreur religieuse des âmes qui se préparent sérieusement à la mort, en confessant leur foi et en demandant à Dieu pardon pour leurs péchés. « Je crois en Dieu le Père Tout-Puissant » s’écrient les uns. « Je vous salue Marie ! », s’exclament les autres. « Mon Dieu, miséricorde ! », implore le grand nombre. Et d’un seul mouvement, tombant à genoux sur ce sol transformé en un bourbier de terre glaise, les spectateurs récitent, d’une voix entrecoupée de sanglots, le plus sincère acte de contrition qui soit jamais sorti de leur cœur !

« Enfin, s’arrêtant tout à coup dans sa chute vertigineuse, le soleil remonte à sa place en zigzaguant comme il en était descendu. Les gens se relèvent visiblement soulagés et chantent ensemble le Credo !

Don de la foi

« (…) Un vieillard, jusque là incroyant, agite les bras en criant : « Vierge Sainte ! Vierge Bénie !... » Et tout en larmes, les bras tendus vers le ciel comme un prophète, le ravissement visible dans tout son être, il crie de toutes ses forces : « Vierge du Rosaire, sauvez le Portugal !... » Et de tous côtés se déroulent des scènes analogues.

« (…) Alors que tout le monde était trempé jusqu’aux os, chacun à la douce surprise à ce moment de se sentir à l’aise et de trouver ses habits absolument secs (ce fait merveilleux, déjà authentique dans le procès canonique officiel, est aussi confirmé par l’académicien Marques da Cruz, qui fit une enquête personnelle à ce sujet. Par ailleurs, personne ne se sentait mal à l’aise, ni de l’émotion, ni d’être resté si longtemps mouillé. Il y eut même une guérison d’une femme tuberculeuse, qui était restée de longues heures toute trempée.

Le message du 13 octobre

En 2009, Mgr Masson a insité sur le message de la Vierge Marie lors de cette dernière apparition : « A la demande traditionnelle de Lucie, "Que voulez vous de moi ?", la Vierge Marie répondit:

- Je veux te dire que l'on fasse ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l'on continue toujours à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux.

Lucie sollicite à nouveau la guérison de malades.

- Les uns, oui, les autres, non. Il faut qu'ils se corrigent, qu'ils demandent pardon de leurs péchés.

D'un air grave, Notre Dame ajoute:

- Que l'on n'offense pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car il est déjà trop offensé!

- Vous ne voulez plus rien de moi, questionne enfin Lucie ?

- Non, je ne demande plus rien.

- Alors, je ne demande plus rien non plus. »

« Après que la Vierge Marie eut disparu, raconte encore Mgr Masson, et alors que les enfants ont la vision de la Sainte Famille, puis de la Vierge, sous les traits de Notre Dame des Douleurs et de Notre Dame du Mont-Carmel, le miracle annoncé se produisit, le soleil se met à tourner vertigineusement.

« Sœur Lucie apporte les précisions suivantes :

Ouvrant les mains, Elle (la Sainte Vierge) les fit réfléchir alors sur le soleil. Et tandis qu'elle s'élevait, le reflet de sa propre lumière continuait à se projeter sur le soleil. Voici le motif pour lequel j'ai crié qu'on regarde le soleil. Mon but n'était pas d'appeler l'attention de la foule de ce côté. Je ne me rendais même pas compte de sa présence. Je le fis seulement, entraînée par un mouvement intérieur qui m'y poussait.

« Notre-Dame, une fois disparue dans l'immensité du firmament, nous avons vu, auprès du soleil, saint Joseph avec l'Enfant Jésus, et Notre-Dame vêtue de blanc avec un manteau bleu. Saint Joseph et l'Enfant Jésus paraissaient bénir le monde, avec les gestes qu'ils faisaient de la main, en forme de croix. Peu après, cette apparition s'étant évanouie, j'ai vu Notre-Seigneur et Notre-Dame (sous une forme) qui donnait l'idée d'être Notre-Dame des Douleurs, Notre-Seigneur paraissait bénir le monde de la même manière que (l'avait fait) saint Joseph. Cette apparition disparut, et il me sembla voir encore ».

A. S. Bourdin,

avec le récit de Mgr Jacques Masson (1937-2010)

 

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10/10/2011

BRAGA : HOTEL "BETÂNIA"

BRAGA : HÔTEL « BETÂNIA » POUR SENIORS

(Les moeurs portugaises ne sont décidément pas les nôtres : voici que l'archi-diocèse de Braga vient d'ouvrir un hôtel, l'"HOTEL BETÂNIA"... destiné aux Seniors, ce qui part d'une intention louable... Mais cet Hôtel "tout confort" n'est pas une "Maison de Retraite" quelconque : son nom l'indique bien d'ailleurs : il s'agit d'un hôtel tout confort, réservé certainement à une clientèle fortunée, puisque les "bénéfices" escomptés divent servir aux résidences de prêtres âgés... Quand on sait le prix de la vie au Portugal, cette nouvelle laisse quelque peu rêveur!)


BRAGA- Hôtel Betânia.jpg

 

 

Arquidiocese investiu 1,7 milhões de euros no Betânia

 

Arcebispo espera que hotel sénior

 

seja uma «casa de família»

 

 

 

A Arquidiocese de Braga inaugurou, ontem, um espaço residencial para idosos no centro histórico da cidade, numa parte do edifício quinhentista do Seminário Conciliar de S. Pedro e S. Paulo.

O Betânia – Hotel Sénior, um investimento de 1,7 milhões de euros, tem capacidade para 40 utentes e começa a receber os primeiros hóspedes daqui a 15 dias.

Na cerimónia, o Arcebispo de Braga, que procedeu à benção das instalações, manifestou o desejo de que este espaço seja um «local de repouso, onde haja encontro de amigos, de alimentação serena com todas as qualidades e exigências» e um lugar onde também tenha espaço a vertente espiritual, «numa ligação profunda

com Jesus Cristo».

«O que se pretende, no fundo, é que seja uma casa de família, onde as pessoas se sintam à vontade, onde possam viver serenamente, calmamente os dias que o Senhor Deus lhes der», realçou D. Jorge Ortiga.

O prelado disse que esta estrutura resulta também da vontade da Diocese de requalificar o seu património antigo para o não deixar degradar.

«Queremos que este espaço seja um requalificar de todo um local privilegiado da cidade.

Também poderemos ajudar a que o centro histórico de Braga seja novamente repovoado, com os residentes aqui e com as pessoas que os venham visitar. Vai ser um lugar que vai trazer mais movimento a este coração da cidade», afirmou.

O Arcebispo esclareceu que não se trata de uma obra social no sentido estrito e rigoroso da palavra, mas também não é uma obra que tenha meramente intuitos lucrativos.

O lucro que vier a ser apurado será para «garantir qualidade de vida» aos sacerdotes que estão na Casa Sacerdotal e noutras casas particularmente nos últimos anos das suas vidas. «Não é o lucro que nos preocupa, mas se por ventura isso acontecer será em benefício daqueles que gastaram a sua vida ao serviço do reino de Deus», reforçou.

 

Hotel tem nome de localidade onde Cristo repousou

 

O hotel chama-se Betânia porque este nome está associado a momentos de repouso de Jesus Cristo. Betânia era uma pequena localidade a cerca de três quilómetros de Jerusalém onde ficavam a pernoitar muitas pessoas, quer de Jerusalém, que de fora. Jesus Cristo foi acolhido por Pedro ou Simão o Lepreso e nessa casa, em Betânia, se terá introduzido Madalena que derramou perfume

sobre os seus pés.

«Era um local onde se conjugava a interioridade e ao mesmo tempo a vontade de servir bem o próprio Jesus Cristo », disse o prelado. O hotel sénior ontem inaugurado, na Rua D. Afonso Hentiques, possui quatro suites de casal, 18 suites individuais e sete duplas. Unidades residenciais que se distribuem por três pisos superiores apresentando-se adornadas com uma «decoração contemporânea, com mobiliário cómodo, adaptado às necessidades utentes».

No primeiro piso ficam as áreas comuns, nomeadamente a sala de estar, biblioteca, sala de jantar, oratório, solário/esplanada e também um espaço da administração.

No rés-do-chão encontra-se a recepção e sala de estar. O arquitecto que projectou a obra deu conta das alterações que, por força da nova regulamentação, tiveram de ser efectuadas, designadamente,no que se refere ao tamanho das portas, quartos e casas de banho, mas também sistema de climatização, saídas de emergência, etc.

Segundo António Jorge Fontes, houve que executar trabalhos a mais do que estava previsto, mas «dentro da contenção, conseguiu-se o máximo de qualidade possível para que as pessoas se sintam bem».

Segundo Mário Paulo Pereira, assessor financeiro da Diocese de Braga, há já muitos interessados em fixar residência no hotel, que foi outrora a casa sacerdotal da Diocese. «O edifício foi renovado e conseguimos dotá-lo de outro tipo de infra-estruturas e qualidade ímpares para receber agora outro tipo de utentes », assinalou.

Os utentes pagam uma jóia inicial e depois uma mensalidade fixa, beneficiando de serviços médicos, enfermagem, lavandaria e alimentação. O hotel fornece ainda uma componente cultural (passeios e outra actividades), e, a título extra, um serviço de Spa.

As suites são adquiridas em direito de utilização vitalícia. Mário Paulo Pereira refere que este hotel vem preencher uma lacuna na cidade de Braga neste tipo de oferta, já que prima por uma «assistência personalizada, respeitando, porém, sempre a independência e autonomia de cada residente». «Isto não é um lar normal, é um sítio onde se pode conviver em família e tem os serviços de hotelaria. As pessoas vêm aqui para relaxar e ter uma vida longa. Podem sair e fazer perfeitamente uma vida autónoma», disse.

Os utentes estão a escassos metros da Sé de Braga e de outros monumentos e espaços de interesse no casco histórico da cidade e dispõem de um jardim no exterior do edifício.

Jorge OLIVEIRA (Diario do Minho, 08/10/2011)

 

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09/10/2011

28ème DIMANCHE DU TEMPS "ORDINAIRE"

Christ crucifié en pierre.jpg
Domingo XXVIII do tempo Comum

 

I LEITURA

 

Leitura do Livro de Isaías

 

Sobre este monte, o Senhor do Universo ha-de preparar para todos os povos um banquete de manjares suculentos, um banquete de vinhos deliciosos: comida de boa gordura, vinhos purissimos. Sobre este monte, ha-de tirar o véu que cobria todos os povos, o pano que envolvia todas

as nações; destruira a morte para sempre. O Senhor Deus enxugara as lagrimas de todas as faces e fara desaparecer da terra inteira o oprobrio que pesa sobre o seu povo. Porque o Senhor falou. Dir-se-a naquele dia: « Eis o nosso Deus, de quem esperavamos a salvação; e o Senhor, em quempusemos a nossa confianca. Alegremo-nos e rejubilemos, porque nos salvou. A mão do Senhor pousara sobre este monte. Palavra do Senhor.

 

SALMO RESPONSORIAL

 

Refrao: Habitarei para sempre na casa do Senhor

 

O Senhor é meu pastor: nada me falta. Leva-me a descansarem verdes prados, conduz-me as aguas refrescantes e reconforta a minha alma.

 

Ele me guia por sendas direitas por amor do seu nome. Ainda que tenha de andar por vales tenebrosos, nao temerei nenhum mal, porque Vos estais comigo: o vosso cajado e o vosso baculo me enchem de confiança.

 

Para mim preparais a mesa a vista dos meus adversarios; com oleo me perfumais a cabeca e o meu calice transborda.

 

A bondade e a graca hao-de acompanhar-me todos os dias da minha vida, e habitarei na casa do Senhor para todo o sempre.

 

II LEITURA

 

Leitura da Epístola do apóstolo S. Paulo aos Filipenses

 

Irmaos: Sei viver na pobreza e sei viver na abundância. Em todo o tempo e em todas as circunstâncias, tenho aprendido a ter fartura e a passar fome, a viver desafogadamente e a padecer necessidade. Tudo posso n’Aquele que me conforta. No entanto, fizestes bem em tomar parte na minha aflição. O meu Deus provera com abundância a todas as vossas necessidades, segundo a sua riqueza e magnificência, em Cristo Jesus. Gloria a Deus, nosso Pai, pelos séculos dos séculos. Amen. Palavra do Senhor.

 

EVANGELHO

 

Evangelho de Nosso Senhor Jesus Cristo segundo S. Mateus

 

Naquele tempo, Jesus dirigiu-Se de novo aos principes dos sacerdotes e aos anciãos do povo e, falando em parabolas, disse-lhes: « O reino dos Céus pode comparar-se a um rei que preparou um banquete nupcial para o seu fi lho. Mandou os servos chamar os convidados para as bodas,

mas eles não quiseram vir. Mandou ainda outros servos, ordenando-lhes: ‘Dizei aos convidados: Preparei o meu banquete, os bois e os cevados foram abatidos, tudo esta pronto: Vinde às bodas’. Mas eles, sem fazerem caso, foram um para o seu campo e outro para o seu negocio; os outros apoderaram-se dos servos, trataram-nos mal e mataram-nos. O rei ficou muito indignado e enviou os seus exercitos, que acabaram com aqueles assassinos e incendiaram a cidade. Disse entao aos servos: ‘O banquete esta pronto, mas os convidados não eram dignos. Ide às encruzilhadas dos caminhos e convidai para as bodas todos os que encontrardes’. Entao os servos, saindo pelos caminhos, reuniram todos os que encontraram, maus e bons. E a sala do banquete encheu-se de convidados ». Palavra da salvação.

 

ORAÇAO DOS FIÉIS

 

Irmaos carissimos: Oremos ao Senhor nosso Deus, que convida todos os homens para o banquete das nupcias de seu Filho, e digamos com alegria:

 

R. Deus omnipotente, vinde em nosso auxilio.

 

1. Para que o nosso Bispo, os nossos presbiteros e diaconos nao se cansem de convidar todos os homens a tomar parte no banquete do Cordeiro, oremos ao Senhor.

 

2. Para que os homens que ocupam cargos publicos se tornem servidores dos cidadãos e se preocupem sobretudo com os mais pobres, oremos ao Senhor.

 

3. Para que Jesus ensine os seus discipulos a viverem na pobreza ou na abundância e a deixarem-se converter interiormente, oremos ao Senhor.

 

4. Para que as palavras do Evangelho deste dia nos ajudem a alargar o coracao a todos os homens, sem preconceitos nem julgamentos, oremos ao Senhor.

 

5. Para que os membros da nossa comunidade (paroquial) revelem nos seus gestos e palavras, o rosto de Jesus aos que O procuram, oremos ao Senhor.

 

Senhor nosso Deus, que nos convidais a subir ao monte santo e a tomar parte no festim universal, enxugai as lagrimas de todos os rostos e fazei desaparecer da terra inteira a violencia e a miseria que destroem. Por Nosso Senhor.

 

 

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HOMÉLIE

 

28ème dimanche du temps ordinaire

 

 

 

L’évangile de ce dimanche nous présente un roi qui célébrait noces de son fils. Ce roi, c’est Dieu. Il invite l’humanité entière à la noce de son Fils Jésus. Envoyé par le Père, Jésus a épousé notre humanité par son incarnation. Et le Père veut absolument que tous s’en bénéficient et s’en réjouissent. C’est donc toute l’humanité que Dieu veut rassembler auprès de lui. La fête de Toussaint va nous y faire penser très fort. La joie de Dieu n’est pas réservée à une élite. Elle n’est pas offerte à ceux et celles qui en seraient dignes. Elle est pour tous. Les paroles de Jésus sont très claires : « Allez donc à la croisée des chemins ; tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noces. »

 

La mission de l’Eglise, notre mission à tous, c’est d’être les messagers de cette invitation. Il faut absolument que tous les habitants du monde entier entendent prononcer le nom de Jésus. Ils doivent aussi savoir que ce nom signifie « le Seigneur sauve ». En tant que chrétiens baptisés et confirmés, nous sommes envoyés dans le monde pour témoigner de cette bonne nouvelle et de l’espérance qui nous anime. C’est en vue de cette mission que Jésus nous envoie son Esprit Saint. Nous ne pouvons pas être disciples du Christ sans être missionnaires. C’est toute notre vie qui doit contribuer à l’annonce de Jésus.

 

Voilà donc cette invitation à la fête. Mais l’évangile nous montre l’obstination des chefs religieux qui se sont éloignés de la bonne nouvelle. Nous sommes surpris et même choqués devant l’attitude désinvolte des invités de cette parabole. On leur propose quelque chose d’extraordinaire qui va transformer leur vie ; or voilà qu’ils n’ont pas le temps, ils sont débordés de travail, accablés de soucis. Pire, ils se retournent contre les messagers porteurs de cette bonne nouvelle qui insistent et ils les maltraitent sauvagement. C’est une allusion à tous les martyrs de tous les temps, les prophètes de l’Ancien Testament mais aussi tous ceux de l’histoire de l’Eglise.

 

Nous aussi, nous trouvons facilement des excuses pour ne pas répondre à l’invitation du Seigneur. Je n’ai pas le temps de prier ni d’aller à la messe d’aller à la messe parce que j’ai trop de travail ou encore parce que j’ai des invités. On oublie alors que l’Eucharistie est source et sommet de toute vie chrétienne et de toute évangélisation. C’est vraiment le rendez-vous le plus important de la semaine. Le Christ est là ; il rejoint les communautés chrétiennes réunies en son nom. Il vient nous redire l’amour passionné de Dieu pour tous les hommes. Malheureusement, beaucoup préfèrent être tranquillement installés chez eux et éviter tout ce qui dérange leur tranquillité.

 

Bien sûr, Jésus ne force personne à venir à ses noces. Mais il poursuit inlassablement son invitation. Il ne peut pas se résigner à nous voir malheureux loin de lui. Dieu est amour. Il ne peut pas ne pas aimer. Or un amoureux utilise souvent la jalousie pour réveiller l’amour endormi. C’est ainsi que Dieu va proposer son amour aux autres peuples. Ces derniers viendront de tous les pays car Dieu ne peut pas rester sans aimer. A travers le monde, les missionnaires de l’Evangile vont annoncer à tous les peuples que Dieu les aime. Ces invitations doivent être adressées en priorité à ceux qui en ont le plus de besoin, les pauvres, les malades, les prisonniers, les rejetés. Ils ont la première place dans le cœur de Dieu. Notre Eglise doit être perçue comme l’Eglise de tous. Sa mission, notre mission, c’est de témoigner de l’amour universel de Dieu qui invite tous les hommes sans faire de différence.

 

Cet appel du Seigneur se concrétise tout spécialement chaque dimanche. L’Eucharistie est ce repas de noces auquel nous sommes tous invités. Jésus est là pour approfondir notre alliance avec lui. Toute la Bible nous montre Dieu s’adressant aux hommes en termes d’amour et d’alliance. C’est comme un feu que rien ne peut arrêter. Quand on est ainsi passionné, on en arrive à des attitudes extrêmes. Aucune religion n’aurait pu imaginer une telle folie. Et la plus grande folie de l’Amour, c’est que Dieu a envoyé son Fils unique parmi les hommes. En mourant sur la croix, Jésus a offert à tous les hommes la possibilité de répondre à son amour et d’entrer dans cette alliance offerte à toute l’humanité.

 

La deuxième partie de l’évangile nous montre le rassemblement dans la salle des noces. Nous assistons à l’entrée du Roi. Et là, il y a un problème. L’un des convives n’a pas son vêtement de noces. Alors on se pose la question : Comment reprocher à un homme que l’on a ramassé sur la route de ne pas avoir son vêtement nuptial ? Si Jésus a ajouté cette exagération, c’est qu’il a un message important à nous transmettre. Jésus vient en effet nous rappeler que nous devons nous habiller du justice, porter des fruits de droiture. Porter le vêtement de noces, c’est être converti, c’est se changer le cœur comme on change de vêtement. Il s’agit d’accueillir l’appel du Seigneur dans la foi, la reconnaissance et l’amour. Dans sa lettre aux Galates, saint Paul nous invite tous à revêtir le Christ.

 

En ce jour, nous te prions Seigneur : Toi qui nous invites tous à la fête, donne-nous de répondre avec joie. Fais de nous des messagers de ton invitation auprès de tous ceux que nous rencontrerons sur notre route. Toi notre chemin, viens guider nos pas vers ton Royaume. Amen

Abbé Jean Compazieu

 

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11:42 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

 
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