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21/10/2011

UNE PAGE DE THÉOLOGIE : EUCHARISTIE

 

 

Le concile de Trente

 

Il affirme avec une grande fermeté la présence réelle du Christ dans l’eucharistie :

Après la consécration du pain et du vin, notre Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, est vraiment, réellement et substantiellement contenu sous l'apparence de ces réalités sensibles. Il n’y a en effet aucune contradiction à ce que notre Sauveur siège lui-même toujours à la droite du Père dans les cieux, selon un mode d’existence qui lui est naturel, et à ce que néanmoins il nous soit, en d’autres lieux, sacramentellement présent en

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sa substance, dans un mode d’existence [...] que nous devons croire fermement comme une chose possible à Dieu. " (Session XIII, ch. 1).

 

Cette présence n'est pas identique à celle du Sauveur à la droite du Père, mais sacramentelle, "selon un mode d'existence" que l'on ne peut que reconnaître dans la foi. Le concile récuse aussi une compréhension de la présence eucharistique qui serait spatialement prisonnière des signes sensibles.

L'affirmation de la transsubstantiation n'intervient qu'au ch. 4. Car la présence réelle du Christ dans l'eucharistie est proposée par le concile selon trois niveaux qu'il convient de distinguer (E. Schillebeeckx) :

Le premier niveau d'affirmation est celui de l'expression la plus traditionnelle de la foi : il rapporte la présence réelle du Christ dans l'eucharistie à l'institution de la Cène et au geste du don que le Seigneur y fit du pain et du vin en les nommant son corps et son sang : « Parce que le Christ notre Rédempteur a dit qu'était vraiment son corps ce qu'il offrait sous l'espèce du pain, … » (ch. 4). Ces paroles sont à prendre au sérieux, comme toute la tradition l'a fait, et elle ne sauraient être réduites « à des figures de style sans consistance et imaginaires » (ch. 1). Ce premier niveau d'affirmation est expressément biblique. La présence est rapportée au don que fait Jésus : c'est dans le mouvement de ce don ordonné à la communion que s'inscrit la présence.

Le second niveau d'affirmation est la conséquence immédiate du premier : si ce qui était pain et vin est devenu corps et sang du Christ, c'est qu'il y a eu un changement ou une conversion des oblats du premier état dans le second. Est donc affirmée l'objectivité du changement qui s'accomplit dans les espèces eucharistiques : « … on a toujours été persuadé dans l'Eglise de Dieu [...] que par la consécration du pain et du vin se fait un changement de toute la substance du pain en la substance du corps du Christ notre Seigneur et de toute la substance du vin en la substance de son sang ». Le concile reprend ici à son compte la vieille argumentation qui, a partir des paroles de l'institution, a conclu que le pain et le vin étaient l'objet d'un mystérieux changement ou conversion, affectant les éléments en eux-mêmes. Il la développe dans le vocabulaire médiéval de la substance.

Le troisième niveau d'affirmation concerne l'introduction du concept de transsubstantiation : « Ce changement a été justement et proprement appelé, par la sainte Eglise catholique, transsubstantiation » (ch. 4) ; « changement que l'Eglise catholique appelle d'une manière très appropriée transsubstantiation » (can. 2). Ce troisième niveau d'affirmation est bien distinct des deux premiers, car il vise formellement un langage et non plus la réalité du mystère. Le concile dit son attachement à ce langage élaboré à travers le Moyen Age et devenu privilégié depuis plusieurs siècles. Mais il se garde de bloquer l'emploi de ce mot sur l'affirmation de la présence réelle, comme si celle-ci était inséparable de celui-là.

Les actes de Trente sont très clairs en la matière : les deux premiers niveaux d'affirmation n'ont donné lieu à aucune discussion, tant les Pères avaient conscience de ré-exprimer la foi traditionnelle de l'Eglise. La « canonisation » du terme technique de transsubstantiation au contraire a fait l'objet de discussions répétées, presque jusqu'au dernier jour, car certains soulignèrent que ce terme, relativement récent, ne faisait pas l'unanimité des écoles scolastiques. Il a finalement été retenu comme le terme qui résumait le mieux, dans le contexte culturel et les controverses de l'époque, la doctrine de la présence réelle, et qui pouvait servir de "signe de ralliement" et de "gardien de la foi" dans des temps particulièrement troublés. Selon une juste expression d'E. Schillebeeckx, "le terme de 'transsubstantiation' est devenu pour le concile de Trente l'étendard de l'orthodoxie". Mais tant les actes du concile que la rédaction finale de la doctrine attestent que celui-ci n'a pas voulu l'imposer comme Nicée a imposé le consubstantiel. Du côté orthodoxe il demeure controversé. Fortement attaqué par certains théologiens, il est utilisé (sous la forme grecque de metousiôsis) par d'autres. La mentalité protestante demeure toujours allergique à un terme qui lui a longtemps semblé véhiculer une conception magique ou trop matérialiste du changement.

Extrait d'une conférence du P. B.Sesbouë,s.j

 

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20/10/2011

ENTRETIEN AVEC ELISABETH DUFOURCQ

 

 

Evelyne Montigny a rencontré Elisabeth Dufourcq

Elisabeth Dufourcq, vous êtes docteur en sciences politiques, ancien Secrétaire d’Etat à la Recherche … Et votre bibliographie révèle que vous êtes passionnée par l’histoire comparée des femmes.Vous avez notamment publié chez Bayard en 2008 une somme intitulée "Histoire des chrétiennes, l’autre moitié de l’Evangile."

  1. Pourquoi "l’autre moitié de l’Evangile"? Les femmes ont-elles une autre perception de l’Evangile que les hommes ?
  2. Est ce que le Christianisme aurait pu exister sans les femmes ?
  3. A quel moment de l’histoire, l’institution  devient-elle une affaire d’hommes ?
  4. Vous  évoquez une fulgurance féminine : comment s’exprime-t-elle à travers les siècles ? Pouvez-vous nous donner quelques exemples ?
  5. Est-ce que ce livre a changé quelque chose dans votre façon d’être chrétienne ?

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19/10/2011

BIOÉTHIQUE: CONFÉRENCE DE Mgr d'ORNELLAS

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18/10/2011

SEMAINE MISSIONNAIRE (SUITE)


Portrait de Anne Deloy par OPM-FRANCE

 

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17/10/2011

SEMAINE MISSIONNAIRE (16-23 OCTOBRE 2011)

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Affiche pour la Semaine Missionnaire 2011

Message du Pape pour la Journée Mondiale des Missions 2011

 

85è Journée - 23 Octobre 2011

 

« Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20, 21),

 

Cité du Vatican (Agence Fides) – « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20, 21), tel est le thème du Message du Saint-Père Benoît XVI à l’occasion de la Journée missionnaire mondiale 2011 qui sera célébrée le dimanche 23 octobre. Nous publions ci-dessous le texte intégral du message.

 

 

À l’occasion du Jubilé de l’an 2000, le Vénérable Jean-Paul II, au commencement d’un nouveau millénaire de l’ère chrétienne, a affirmé avec force la nécessité de renouveler l’engagement d’apporter à tous le message de l’évangile « avec le même élan que celui des chrétiens de la première heure » (Lettre apostolique Novo millenio ineunte, 58). C’est le service le plus précieux que l’Église puisse rendre à l’humanité et à chaque personne à la recherche des raisons profondes pour vivre son existence dans la plénitude. Voilà pourquoi cette invitation résonne chaque année lors de la célébration de la Journée missionnaire mondiale. En effet, l’annonce incessante de l’évangile vivifie l’Église, mais aussi sa ferveur, son esprit apostolique, renouvelle ses méthodes pastorales afin qu’elles soient toujours plus adaptées aux situations nouvelles – celles qui demandent aussi une nouvelle évangélisation – et animées de l’élan missionnaire : « En effet, la mission renouvelle l'Eglise, renforce la foi et l'identité chrétienne, donne un regain d'enthousiasme et des motivations nouvelles. La foi s'affermit lorsqu'on la donne ! La nouvelle évangélisation des peuples chrétiens trouvera inspiration et soutien dans l'engagement pour la mission universelle (JEAN-PAUL II, Redemptoris missio, 2).

 

Allez donc et annoncez

Cet objectif est continuellement ravivé par la célébration de la liturgie, spécialement de l’eucharistie, qui se termine toujours par l’évocation du mandat de Jésus ressuscité aux apôtres : « Allez donc… » (Mt 28,19). La liturgie est toujours un appel « du monde’ et un nouvel envoi ‘dans le monde’ pour rendre témoignage de ce que l’on a expérimenté : la puissance salvifique de la parole de Dieu, la puissance salvifique du mystère pascal du Christ Tous ceux qui ont rencontré le Seigneur ressuscité ont ressenti le besoin d’en donner l’annonce aux autres, comme le firent les deux disciples d’Emmaüs. Après avoir reconnu le Seigneur à la fraction du pain, « à cette heure même, ils partirent et s’en retournèrent à Jérusalem. Ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons » et racontèrent ce qui était arrivé en chemin (Lc 24, 33-34). Le Pape Jean-Paul exhortait à être « vigilants et prêts à reconnaître son visage et à courir apporter la bonne nouvelle à nos frères : « Nous avons vu le Seigneur ! » (Lettre apostolique Novo millenio Ineunte, 59).

 

À tous

Tous les peuples sont destinataires de l’annonce de l’évangile. L’Église, « par nature est missionnaire, puisqu’elle-même tire son origine de la mission du Fils et de la mission du Saint-Esprit, selon le dessein de Dieu le Père (Concile Vatican II, Ad Gentes, 2). Telle est « la grâce et la vocation de l’Église, son identité la plus profonde. Elle existe pour évangéliser » (Paul VI, Exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, 14). De ce fait, elle ne peut jamais se replier sur elle-même. Elle s’établit dans des lieux déterminés pour aller au-delà. Son action, conformément à la parole du Christ et sous l’influence de sa grâce et de sa charité, se fait pleinement et actuellement présente à tous les hommes et à tous les peuples pour les mener à la foi en Christ (Cf . Ad gentes, 5).

 

Ce devoir n’a rien perdu de son caractère pressant. Et même, la mission du Christ Rédempteur, confiée à l'Eglise, est encore bien loin de son achèvement. … Un regard d'ensemble porté sur l'humanité montre que cette mission en est encore à ses débuts et que nous devons nous engager de toutes nos forces à son service Jean-Paul II » (Encyclique Redemptoris missio, 1). Nous ne pouvons être tranquilles à la seule pensée que, après deux mille ans, il y a encore des peuples qui ne connaissent pas le Christ et n’ont pas encore entendu son message de salut.

 

Non seulement, mais le nombre de ceux qui, bien qu’ayant reçu le message de l’évangile, l’ont oublié et abandonné et ne se reconnaissent plus dans l’Église ne cesse de grandir, et de nombreux milieux, même dans des sociétés traditionnellement chrétiennes, sont aujourd’hui réfractaires à s’ouvrir à la parole de la foi. Un changement culturel est en marche, renforcéaussi par la mondialisation, des mouvements de pensée et le relativisme dominant, un changement qui conduit à une mentalité et à un style de vie qui ignorent le message évangélique, comme si Dieu n’existait pas, et qui encouragent la recherche du bien-être, du gain facile, de la carrière et du succès comme but de la vie, même au détriment des valeurs morales.

 

La coresponsabilité de tous

La mission universelle implique toutes les personnes, tout et toujours. L’évangile n’est pas un bien exclusif de celui qui l’a reçu, mais est un don à partager, une bonne nouvelle à communiquer. Et ce don-engagement est confié non seulement à certains, mais à tous les baptisés, qui sont « une race élue, …une nation sainte, un peuple acquis (par Dieu) » (1 P 2,9), afin de proclamer ses œuvres merveilleuses.

 

Toutes les activités sont donc impliquées. L’attention et la collaboration à l’œuvre évangélisatrice de l’Église dans le monde ne peuvent être limitées à certains moments ou à certaines occasions particulières, et ne peuvent pas être considérées non plus comme une des nombreuses activités pastorales : la dimension missionnaire de l’Église est essentielle et doit donc être toujours présente. La Journée missionnaire elle-même n’est pas un moment isolé au cours de l’année, mais elle représente une occasion précieuse pour s’arrêter et réfléchir afin de savoir si et comment nous pouvons répondre à la vocation missionnaire, une réponse essentielle pour la vie de l’Église.

 

Évangélisation globale

L’évangélisation est un processus complexe, qui comprend différents éléments. Parmi ceux-ci, l’animation missionnaire a toujours accordé une attention particulière à la solidarité. Cela constitue aussi un des objectifs de la Journée missionnaire mondiale qui, par l’intermédiaire des Œuvres pontificales missionnaires, sollicite l’aide pour l’accomplissement des tâches d’évangélisation en terre de mission. Il s’agit de soutenir des institutions nécessaires en vue d’établir et de consolider l’Église par les catéchistes, les séminaires, les prêtres et de donner également sa contribution en vue de l’amélioration des conditions de vie des personnes dans les pays où les problèmes de pauvreté, de malnutrition surtout infantile, de maladies, de carence des services de santé et d’instruction sont les plus graves. Tout cela rentre également dans la mission de l’Église. En annonçant l’évangile, elle a à cœur la vie humaine au sens le plus complet. Le Serviteur de Dieu, Paul VI, affirmait que dans l’évangélisation, il n’était pas acceptable que l’on néglige les thèmes concernant la promotion humaine, la justice, la libération de toute forme d’oppression, tout en respectant, évidemment, l’autonomie de la sphère politique. Se désintéresser des problèmes temporels de l’humanité reviendrait à « oublier la leçon qui vient de l’évangile sur l’amour du prochain souffrant et nécessiteux » (Exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, 31.34), car cela ne serait pas conforme avec le comportement de Jésus, qui « parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la bonne nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur » (Mt 9,35).

 

Ainsi, par la participation coresponsable à la mission de l’Église, le chrétien devient constructeur de la communion, de la paix, de la solidarité que le Christ nous a données et collabore à la réalisation du plan salvifique de Dieu pour toute l’humanité. Les défis à relever appellent les chrétiens à cheminer avec les autres et la mission est une partie intégrante de ce cheminement avec tous. Nous portons en nous, même si c’est seulement dans des vases d’argile, notre vocation chrétienne, le trésor inestimable de l’évangile, le témoignage vivant de Jésus mort et ressuscité, rencontré et vénéré dans l’Église.

 

Que la Journée missionnaire ranime en chacun le désir et la joie « d’aller » à la rencontre de l’humanité en apportant le Christ à tous. En son nom, je vous impartis de tout cœur la bénédiction apostolique, plus particulièrement à ceux qui peinent et souffrent davantage pour l’évangile.

 

Benoît XVI

 

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