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29/05/2012

29 MAI 2012 : MAIS QUE SE PASSE-T-IL AU VATICAN?

 

(Atterrant… Désolant… Scandaleux… Incompréhensible… les mots manquent pour décrire ce que les délices d’un week-end prolongé n’ont pas réussi à réduire au silence : ce qui vient de se passer au Vatican . Fort heureusement, ce n’est pas le Pape qui est mis en cause, mais des personnes de son entourage immédiat, et qui font surgir des bruits de complots visant la succession de Benoît XVI, âgé de 85 ans et de santé fragile ; tout cela laisse présager d’un air terriblement vicié qui circule dans les couloirs du Vatican. Qu’on est loin de l’aggiornamento tant souhaité par Jean XXIII)

 

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PHOTO FAMILIÈRE AX PÈLERINS DE ROME

 

 

La gouvernance du Vatican mise en cause

 

 

 

 

« L’éviction brutale du pape »,du « banquier du Pape » puis l’arrestation du majordome de Benoît XVI, ont frappé le Vatican de stupeur.

Ces affaires mettent en lumière de graves dysfonctionnements internes, qui nuisent à la clarté du message pontifical.

 

 

ROME

(De notre envoyé spécial permanent)

 

Pourquoi le banquier du pape a-t-il été évincé de son poste ?

 

Jeudi dernier, Ettore Gotti Tedeschi, président de l’IOR (« Institut pour les oeuvres de religion »), est brutalement poussé dehors par le conseil de surintendance de la « banque du pape », composé de quatre banquiers. La disgrâce professionnelle de ce fidèle serviteur de Benoît XVI semble avoir été décidée sans l’assentiment ni du pape ni du cardinal secrétaire d’État Tarcisio Bertone. Selon l’un des participants, « Gotti ne s’impliquait pas dans son travail. Il parlait beaucoup de transparence, mais ne la pratiquait pas. » Pourtant, Ettore Gotti Tedeschi, « grand argentier » du pape, banquier professionnel international, proche de l’Opus Dei, éditorialiste à L’Osservatore Romano, avait été appelé à cette fonction sensible le 24 septembre 2009 par le pape, soucieux d’une mise aux normes internationales des finances du Vatican, soupçonnées, depuis les affaires des années 1970, de pratiques opaques (lire ci-dessous). Ettore Gotti Tedeschi s’était durement opposé au cardinal secrétaire d’État, Tarcisio Bertone, sur l’éventuel rachat par le Vatican de

l’hôpital catholique milanais San Raffaele. Mais, en réalité, l’essentiel du contentieux tournerait autour de la mise en oeuvre de la transparence financière voulue par le pape, la ligne « dure » d’Ettore Gotti Tedeschi s’opposant à ceux qui s’inquiétaient de voir les cardinaux perdre du pouvoir.

 

Que signifie l’arrestation du majordome du pape ?

 

Douze heures après, à peine, on  apprenait vendredi l’arrestation du majordome de Benoît XVI, Paolo Gabriele. On lui reproche la soustraction et la divulgation de la correspondance personnelle du pape, transmise au journaliste Gianluigi Nuzzi, dont le dernier livre (Les Papiers secrets du pape) est désormais un succès de librairie. On aurait retrouvé chez lui des dizaines de documents sensibles. Il est cependant douteux que cet homme, âgé de 46 ans, marié, père de trois enfants, ait pu agir seul.

Son arrestation est cependant la première conséquence concrète de la nomination de la commission cardinalice chargée par le pape, depuis le 25 avril, de l’enquête sur la fuite des documents. Cette commission dispose de pouvoirs très étendus. Ses membres, le cardinal espagnol Julián Herranz Casado, de l’Opus Dei, président émérite du Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs, le cardinal slovaque Jozef Tomko, ancien préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, et le cardinal italien Salvatore De Giorgi, archevêque émérite de Palerme, rendent compte directement au pape.

Comment expliquer ces scandales ? Il pourrait s’agir d’une volonté de déstabiliser le numéro deux du Vatican, le secrétaire d’État Tarcisio Bertone. Depuis sa nomination par Benoît XVI pèse sur ce dernier un péché originel, que les tenants de la « vieille garde », héritée du temps de Jean-Paul II, ne se privent pas de lui reprocher : ne pas être diplomate. D’où, disent certains, cette fuite massive de documents, destinée à mettre en cause sa capacité de gestion. D’autres, parmi les cardinaux, s’inquiètent du peu de sensibilité apparente du pape à l’hémorragie silencieuse des fidèles occidentaux, doublée de la vague de désobéissance de leurs prêtres. D’autres encore, partisans à l’inverse d’un pouvoir renforcé, aimeraient participer à une remise en ordre. Sans pour autant qu’un quelconque pré-conclave soit ouvert, mais alors que le pape a passé les 85 ans, ces diverses tendances, à l’oeuvre au sein de la Curie romaine, pourraient aussi expliquer les fuites de documents.

Quels sont les dysfonctionnements que ces affaires mettent au grand jour ?

A priori, ces deux affaires sont sans rapport. Cependant, ces épisodes mettent au jour une double faiblesse du gouvernement du Saint-Siège : sa faiblesse structurelle d’abord. Au-delà des apparences trompeuses de la puissance impériale du Vatican, la réalité quotidienne du plus petit État du monde est constituée d’un personnel peu nombreux, rarement coordonné, travaillant souvent dans une étonnante improvisation doublée de lourdeurs bureaucratiques. L’écrivain italien Vittorio Messori, auteur de livres avec Karol Wojtyla et Joseph Ratzinger, interrogé par le site Vatican Insider, s’inquiète de la difficulté éprouvée par de nombreux diocèses à travers le monde à envoyer leurs meilleurs éléments à Rome. Les difficultés opérationnelles du système curial trouvent là l’une de leurs

sources. Il en est d’autres, notamment l’absence d’« interdicastérialité», c’est-à-dire de relation entre les divers ministères du pape. Celui- ci ne réunit son conseil des ministres que deux fois par an, de façon très formelle. Les préfets de dicastères et les présidents de congrégation travaillent dans une  très large autonomie, même lorsque leurs attributions se chevauchent. Et chacun, en moyenne, ne peut compter que sur une quinzaine de fonctionnaires, pas tous opérationnels. Les diplomates accrédités s’étonnent souvent de voir les fax, peu réputés pour leur sécurité, toujours en usage.

Autre faiblesse, l’enchevêtrement entre les affaires italiennes et romaines, qui s’est renforcé avec Benoît XVI ; 46,4 % des chefs de la Curie, et 40,7 % de leurs subordonnés directs sont désormais originaires

de la péninsule. Les jeux de pouvoirs permanents entre les clans, les influences des affaires internesde l’Église italienne et de ses relations avec l’État, brouillent la mission universelle du Saint-Siège.

Quelles sont les conséquences de ces événements ? Benoît XVI s’est dit « attristé, déconcerté et affecté » par ces épisodes, selon le P. Lombardi, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège. On peut aisément comprendre à quel point le pape peut se sentir affecté par l’éviction d’un de ses « grands laïcs » et la trahison d’un membre de son premier cercle, fort réduit. Samedi matin, devant des milliers de membres du Renouveau

charismatique italien, il a rappelé que l’Église est « fondée sur le roc ». Le lendemain, lors de la messe de Pentecôte, où les observateurs ont noté l’absence inhabituelle du cardinal Angelo Sodano, ancien secrétaire

d’État de Jean-Paul II, doyen du collège des cardinaux et opposant notoire au cardinal Bertone, Benoît XVI a évoqué le sentiment de « méfiance, de soupçon, de peur mutuelle » qui se répand entre les hommes. « Lorsque la maison n’est pas tenue, comment avoir confiance en son patron ? » s’inquiète un observateur.

Diplomates craignant la divulgation d’informations confidentielles ou simples bureaucrates perplexes sur la ligne à suivre, beaucoup s’interrogent. Les luttes internes au Vatican, comme en un spectacle « son et lumière » évoquant la Renaissance, se recoupent avec le débat sur les orientations du pontificat (nouvelle évangélisation, main tendue aux lefebvristes, enjeux du dialogue avec les autres religions, regard porté sur Vatican II, etc.). Aujourd’hui, parce que l’Église est intimement touchée à son plus haut niveau, c’est le risque d’un discrédit majeur qui affecte tant l’institution que sa mission. C’est au coeur même de l’appareil, à Rome, que le problème est posé.

Frédéric Mounier (« LaCroix » du 29 Mai 2012)

 

 

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17:17 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

28/05/2012

28 MAI 2012 : THIERRY BIZOT (VIDÉO)

26/05/2012

26 MAI 2012 : FIN DE VIE ET SOINS PALLIATIFS

Découvrez le dossier spécial "Fin de vie : l'essentiel" élaboré par le Centre National de Ressources Soin Palliatif en partenariat avec la Mutualité Française. Il donne des repères aux proches et aux professionnels confrontés à ces situations ....

  • Quand et comment recourir aux soins palliatifs, notamment à domicile
  • Quand on est proche d’une personne en fin de vie, comment l’accompagner au mieux 
  • Qu’est-ce que l’acharnement thérapeutique 
  • Quels droits existent pour le patient et son entourage depuis le vote de la loi Leonetti du 22 avril 2005  

La fin de vie - L’essentiel

Lorsque les soins curatifs qui visent à guérir ne sont plus efficaces et que l’état de santé d’une personne laisse entendre que son pronostic vital est engagé, on entre dans une période nommée « la fin de la vie ». Cette période nécessite un accompagnement et des soins adaptés. Ils sont appelés « soins palliatifs ». 

Tous les professionnels de santé doivent être en mesure de pratiquer des soins palliatifs. Néanmoins, dans certaines situations médicales ou sociales complexes, ces professionnels peuvent faire appel à des structures ou à des dispositifs spécialisés en soins palliatifs. 

Les personnes qui accompagnent un proche en fin de vie peuvent bénéficier d’une allocation ou d’un congé particuliers. 

Il arrive que quelques personnes malades ou de l’entourage demandent une mort anticipée : c’est l’objet du débat sur l’euthanasie. La démarche palliative, quant à elle, n’exige ni obstination déraisonnable, ni euthanasie. Et depuis 2005, la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite « loi Leonetti », précise les droits et organise les pratiques en France au moment de la fin de vie. 

Lire la suite du dossier :

Voir aussi :

Les soins palliatifs pour adultes
Les soins palliatifs pédiatriques
Accompagnement du deuil
Loi Leonetti VigiPallia

  Source : CNDR SP
Le Centre National de Ressources Soin Palliatif est depuis 15 ans l'un des acteurs privilégiés de la diffusion de la démarche palliative en France et dans le monde francophone.

A découvrir : 

Palli@Press est la revue de presse électronique généraliste sur les thèmes des soins palliatifs, de l'accompagnement, de la mort et du deuil.

 Elle est rédigée chaque mois par les services Information & Documentation et Communication & site Internet du CNDR Soin Palliatif et par la documentaliste de l'Observatoire National de la Fin de Vie.

11:20 Publié dans SANTÉ | Commentaires (0)

25/05/2012

25 MAI 2012 : GUY GILBERT

 

 

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Guy GILBERT



Tout président est nommé…pour déplaire

 

Le 6 mai, à 20 h 15 pile, je sors du train et salue comme d’habitude mes frères africains se précipitant dans les wagons pour les nettoyer. Deux d’entre eux m’interpellent joyeusement : « On a gagné. » Un autre signe un arrêt de mort : « On n’est pas dans la m… ! » Je souris.

Ce que j’ai aimé dans cette présidentielle, c’est le dialogue qu’elle suscite. On se parle. On est d’accord ou pas, mais on se parle. Pour celui qui vient de l’emporter, le défi est simple et gigantesque à la fois, face à l’éclatement de la société française. Au nouvel arrivant de reconstruire notre nation disloquée. Lui redonner confiance et espoir est sa tâche prioritaire.

Pour recréer les conditions d’un vivre-ensemble. Il lui faut alors mettre fin à ce qui nous divise. Noble tâche mais particulièrement ardue. Un président est nommé… pour déplaire très vite. L’euphorie des débats multiples, des foules très nombreuses et toujours acclamantes passe comme la rosée du matin.

Le nouvel élu le sait, et s’il se fige sur le souvenir des acclamations, très vite il s’aperçoit de leur futilité.

Un président n’est pas noir ou blanc. Il est avec sa personnalité, ses qualités et défauts, en pleine lumière. Il peut déraper, il peut enchanter. Il peut intriguer, il peut repousser. Mais il ne laisse personne indifférent. C’est sa grâce et sa croix. à lui de vibrer avec son peuple de façon à l’écouter pleinement. Et surtout de ne pas avoir une cour qui dénature ce qu’il est, ce qu’il veut faire et ce à quoi le peuple aspire. Ces courtisans- là sont souvent une faune carnivore et détestable. Elle masque alors, à celui qu’elle encercle et dévore à la fois, les vrais problèmes que des millions de Français s’acharnent à résoudre dans l’inquiétude et la peine.

Le nouveau président nous amène le vent de l’alternance. Sa solitude d’il y a quelques années est remarquable. Il a pu penser, sentir l’avenir et les soucis du peuple auquel il s’arrime.

L’Église comme d’habitude a joué la prudence lors de cette élection. Les évêques ont été cependant nets et précis notamment sur les extrêmes qui durant la campagne ont avancé étonnamment. Au point de faire basculer sur le trône républicain celui pour qui la faveur des citoyens était hésitante au début. Il l’a emporté de justesse en finale. Il faudra que l’élu assume auprès des catholiques sa décision de légitimer les mariages entre deux personnes du même sexe et surtout son désir de favoriser l’introduction de l’euthanasie pour la fin de vie.

Ces choix relèvent de l’intime et non d’une position idéologique de l’Église. La liberté de dire ce qu’elle rejette fait partie de ce qu’elle pense bon pour l’homme. L’Église ne flirte pas avec les positions majoritaires.

C’est son droit et sa grâce. Mais si nous sommes vigilants, soyons accueillants. La gauche n’est pas détestable en soi. Elle est proche de l’Évangile dans ses aspirations pour le bien et surtout pour le souci des plus pauvres. Je l’aime pour ça. Même si elle n’est pas tout à fait conforme à l’enseignement social le plus révolutionnaire de tous les temps : le Christ.

Guy GILBERT, prêtre-éducateur (« La Croix », du 24/05/2012)

 

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24/05/2012

24 MAI 2012 : PRÉPARONS LA PENTECÔTE

 

Comment se manifeste l'Esprit de Dieu  ?

 

Pour comprendre l'insaisissable Esprit saint, une catéchèse simple mais complète de Mgr Joseph Doré.

 

 

PENTECÔTE (Titien).jpg

LA PENTECÔTE (LE TITIEN ,Musée de Venise)

 

 

Déjà, l'Ancien Testament nous parle de l'« Esprit de Dieu ». Celui-ci apparaît comme une force divine qui vient s'exercer en certains hommes, les rendant capables de pensées, de paroles et d'actions qui manifestent l'intervention de Dieu lui-même.

 

        Ces envoyés sont avant tout les prophètes et les rois, dont on nous dit justement qu'ils sont « oints » de l'Esprit de Dieu. Mais cela culminera avec le Messie, l'« Oint » par excellence, qui pourra dire : « L'Esprit de Dieu repose sur moi, m'a consacré, m'a envoyé. »

 

        L'Esprit de Dieu se manifeste ainsi par des actions extérieures, mais qui sont accomplies par des êtres qu'il est venu saisir de l'intérieur. Les établissant en relation et en communion profondes avec lui, il les inspire et les anime.

 

        Les grands symboles de l'Esprit de Dieu sont alors :

 

-    l'eau vive et pure qui lave, rafraîchit, vivifie et désaltère ;

 

-    le feu ardent qui réchauffe mais aussi purifie, enflamme et consume ;

 

-    le vent qui remue tout, et peut tout emporter dans sa puissance de renversement ;

 

-    le souffle léger qui apporte l'apaisement.

 

 

 

L'Esprit saint, lien du Père et du Fils

 

 

Dans le Nouveau Testament, Jésus est lui-même souvent situé par rapport à un « Esprit Saint » qui paraît le relier à la fois au Dieu qui est son Père et aux hommes auxquels il a été envoyé.

 

        Quand Jésus reçoit le baptême, l'Esprit se manifeste comme une colombe qui descend sur lui depuis les cieux ouverts : cela renvoie clairement au « Père qui est aux cieux », qui dans ce cadre désigne du reste Jésus comme son Fils bien-aimé.

 

        Né de la Vierge Marie, Jésus est dit engendré du Père par l'Esprit saint. Cela signifie qu'il n'existe finalement que du Père et que par le Père, grâce à l'Esprit saint, qui paraîtra du reste animer toute sa vie terrestre.

 

        Mis à mort, c'est « dans l'Esprit saint » que Jésus remettra son « esprit » entre les mains du Père. Et c'est encore par la puissance de l'Esprit qu'il se relèvera d'entre les morts. L'Esprit d'Amour et de Vie le fera dès lors exister jusque dans sa chair glorifiée comme le « Bien-Aimé » qui est « dans le Père, comme le Père est en lui » (saint Jean).

 

 

 

 Se représenter l'Esprit saint ?

 

 

 

Ainsi l'Esprit nous est-il finalement présenté comme l'Esprit « du Père et du Fils ». N'oublions cependant pas que lorsque nous parlons de Dieu, nos mots et nos idées ne peuvent être que très approximatifs !

 

        Dans notre condition humaine déjà, pouvons-nous dire ce que signifie vraiment le fait d'être père ? Un fils peut-il mesurer sa « dette » à l'égard de son Père ? Si être père et être fils sont ainsi pour nous un grand mystère, à plus forte raison cela vaut-il en Dieu !

 

        Un père humain et son fils existent évidemment comme des êtres différents, quel que soit le degré de leur union de coeur et de vie. Or si, en Dieu aussi, Père et Fils sont différents, nous confessons bel et bien qu'ils sont « un seul et même Dieu » ! Le Père ne peut jamais exister sans son Fils, ni le Fils sans son Père. C'est le consentement toujours réitéré du Fils à être Fils et à n'être que Fils, qui fait que le Père est réellement Père - et inversement.

 

        Le Père et le Fils n'existent donc que l'un par l'autre, que l'un de l'autre. C'est pour cela qu'ils peuvent être un seul et même être. Et c'est justement l'Esprit saint qui lie le Père et le Fils au point de n'exister jamais l'un sans l'autre. Père et Fils existent unis et différents du fait d'être mis en rapport par une relation qui est leur Esprit commun : l'Esprit saint !

 

 

 

L'Esprit saint dans la vie de l'Église

 

 

 

L'Esprit rend possible et manifeste en Jésus le lien qu'il entretient non seulement avec Dieu son Père, mais aussi avec nous, les hommes. Jésus a promis à ses disciples qu'il leur enverrait « un autre Paraclet ». C'est bien ce que signifient ces récits où le Ressuscité, soufflant sur ses Apôtres, leur dit : « Recevez le Saint-Esprit ». Et c'est ce qui éclatera à la Pentecôte.

 

        De nouveau, cet « Esprit du Christ » se manifestera par son action. Il pousse les disciples à la parole, qui les rassemble en un peuple de croyants auquel il communique la vie de Dieu par les sacrements. Il vient habiter et animer chacun de ceux qui s'ouvrent à lui. En résultent à l'extérieur des fruits et des signes qui sont : dynamisme et élan ; assurance, annonce et engagement ; paix, sérénité, douceur et bonté ; rassemblement, reconnaissance mutuelle, unité.

 

        Tous les croyants ne reçoivent cependant pas l'Esprit au même titre. À certains, il confère mission et grâce spéciales pour que sa diffusion ne conduise pas à la dispersion, mais les rassemble tous en un peuple unifié par la même foi et la même vie. Ces « quelques-uns » qui sont au service de « tous » seront, à la suite des Apôtres choisis et envoyés par Jésus, les « ministres ordonnés » : évêques, prêtres, diacres.

 

 

 

Accueillir l'Esprit saint

 

 

 

Accueillir vraiment l'Esprit saint suppose d'abord qu'on reçoive la Parole qui l'annonce, et qu'on ouvre son coeur à la dynamique qu'elle peut susciter dans notre vie en modelant nos comportements. Comme chez les prophètes et les Apôtres, l'Esprit de Jésus imprègne alors toute notre existence, lui donne forme, l'anime et l'arme de l'intérieur. Elle nous fait du même coup porter à l'extérieur le témoignage de sa présence et de son action dans le monde.

 

        Mais cela supposera aussi qu'on reconnaisse ceux qui ont reçu la mission et la grâce de communiquer l'Esprit par les sacrements, puis de le discerner, et que donc on s'efforce de cultiver la communion avec eux.

 

        Quant aux « conséquences » et aux « fruits », saint Paul nous les désigne bien :

 

-    d'une part : paix, joie, douceur, sérénité, bonheur, unité, communion ;

 

-    et de l'autre : énergie, élan, générosité, action, service, engagement, témoignage.

 

 

+ Joseph Doré,

 Mgr Joseph Doré, théologien et archevêque-émérite de Strasbourg

(extrait de « croire.com »)

 

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11:48 Publié dans MÉDITATION | Commentaires (0)

 
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