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30/04/2012

30 AVRIL 2012 : INTENTION DE L'APOSTOLAT DE LA PRIÈRE POUR LE MOIS DE MAI

 

 

 

MARIE (ICONE).jpg
« Oserons-nous laisser Marie nous entraîner dans la mission ? »

 

Intentions de prière de Benoît XVI, mai 2012

 

Père Frédéric Fornos, s.j.

 

ROME, dimanche 29 avril 2012 (ZENIT.org) – « Oserons-nous laisser Marie nous entraîner dans la mission ? », demande le P. Fornos dans cette réflexion sur l’intention de prière missionnaire de Benoît XVI pour mai 2012.

 

La famille et Marie, accompagnatrice des missionnaires : ce sont les deux intentions de prière de Benoît XVI pour le mois de mai 2012, traditionnellement le mois de Marie.

 

L’intention de prière universelle est en effet « pour que soient promues dans la société des initiatives qui défendent et renforcent le rôle de la famille ».

 

L’Apostolat de prière évoque cette intention à l’adresse : http://www.apostolat-priere.org/index.php/derniere-minute.html - avec quelques articles et vidéos.

 

L’Apostolat de la Prière est le service officiel des intentions de prière du pape. Le Père Frédéric Fornos, sj, qui en est le directeur national pour la France, et le coordinateur européen, commente cette intention pour les lecteurs de ZENIT.

 

Mais l’Apostolat de prière consacre son numéro de mai à l’intention de prière missionnaire qui est « pour que Marie, Reine du monde et Etoile de l'évangélisation, accompagne tous les missionnaires dans l'annonce de son Fils Jésus ».

 

« Oserons-nous laisser Marie nous entraîner dans la mission ? », interroge le P. Fornos dans cette réflexion :

 

Parler de la Vierge Marie est heureux pour beaucoup, mais cela peut en agacer d’autres. Marie ne laisse pas indifférentes ni la sensibilité, ni la piété des uns et des autres. Car s’il a pu y avoir des excès cachant, sous le visage de la Mère de Dieu les traits d’une déesse-mère, Marie tient une place unique dans l’intelligence de la foi et la prière de l’Eglise. L’invitation du Pape Benoît XVI, ce mois de mai, pourrait être une occasion pour nous, de nous laisser entraîner par elle, autrement…

 

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Qui est-elle cette femme de Nazareth au sujet de laquelle les Evangiles parlent si discrètement ? Au cours de l’histoire, les projections culturelles en ont fait une image qui peut parfois sembler inaccessible, « un idéal féminin de passivité, d’effacement, de silence, de modestie, d’obéissance et de résignation » (1). Je garde ces mots d’une amie : « Moi, j’aimerais entendre parler d’une Marie qui n’est pas celle que l’on dit, dans sa robe bleu ciel. Mais une femme un peu comme les folles de la place de Mai, en Argentine, qui tournaient pour réclamer leur fils. Elle n’a pu être qu’une femme forte pour rester, seule, avec ce fou de fils qui bravait tout le monde, quand son père n’était plus. Et jusqu’au pied de la croix. »

 

C’est vrai, Marie est aussi une femme comme tant d’autres femmes. Et en même temps, elle est mère de Jésus-Christ reconnu par les chrétiens comme Seigneur, Fils de Dieu et Sauveur du monde. Elle a donc une place unique « dans le mystère du Christ et de l’Eglise », il ne peut en être autrement. Karl Barth, théologien protestant, disait de Marie : « Il y a ici plus qu’Abraham, plus que Moïse, plus que David et plus que Jean-Baptiste, plus que Paul et plus que toute l’Eglise chrétienne ; il s’agit ici de l’histoire de la Mère du Seigneur, de la Mère de Dieu lui-même. C’est un événement unique, sans analogie » (2).

 

On comprend qu’un tel mystère pour une fille d’Israël, la « servante du Seigneur » (Lc 1,38), ait pu conduire à une inflation mariale. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus le disait si bien : « il ne faudrait pas dire des choses invraisemblables ou qu’on ne sait pas. (…) Pour qu’un sermon sur la Sainte Vierge me plaise et me fasse du bien, il faut que je voie sa vie réelle, pas sa vie supposée ; et je suis sûre que sa vie réelle devait être toute simple. On la montre inabordable, il faudrait la montrer imitable, faire ressortir ses vertus, dire qu’elle vivait de la foi comme nous, en donner des preuves par l’Evangile, où nous lisons : ‘Ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait’ (…) On sait bien que la Sainte Vierge est la Reine du ciel et de la terre, mais elle est plus Mère que Reine, et il ne faut pas dire à cause de ses prérogatives qu’elle éclipse la gloire de tous les saints, comme le soleil à son lever fait disparaître les étoiles. Mon Dieu ! Que cela est étrange ! » (3)

 

Le concile Vatican II, a resitué la Vierge Marie dans l’Eglise et dans un juste rapport au Christ (Lumen gentium ch. VIII). Les sanctuaires marials ont beaucoup fait en ce sens. Marie conduit à Jésus. Pour ma part, bien qu’ayant découvert les Evangiles avec les Assemblées de Dieu Pentecôtistes, je me suis toujours senti proche de Marie et le chapelet a été très tôt ma prière naturelle. Lorsque j’ai du mal à prier, cette litanie et contemplation toute simple, avec Marie, m’aide à me rendre proche de Jésus. Qui mieux qu’une mère, en effet, peut nous aider à connaître intérieurement son Fils, nous montrer son vrai visage, et nous rendre proches de lui ? Marie, depuis la Pentecôte, où elle « présida par la prière au début de l’évangélisation sous l’action de l’Esprit Saint » (Paul VI), a toujours accompagné tous ceux qui ont pour mission d’annoncer la Bonne Nouvelle de son Fils. Il nous reste, chacun, là où nous en sommes de notre relation à Marie, à découvrir comment elle nous accompagne et nous conduit au Christ.

 

Père Frédéric Fornos, jésuite

 

(1) Bernard Sesboüé sj « Marie, ce que dit la foi », Bayard 2004

 

(2) K. Barth, « Quatre études bibliques », in Foi et vie, 1936, n° 85-86, p. 487

 

(3) J’entre dans la vie. Derniers entretiens, Cerf/DDB, 1973, p. 140-141

 

Voir aussi : Groupe des Dombes, Marie dans le dessein de Dieu et la communion des saints , Bayard Editions, 1999 - Œcuménisme.

 

Pour aller plus loin le site francophone, PRIER AU CŒUR DU MONDE, www.apostolat-priere.org – (magazine internet gratuit) – donne chair aux intentions de prière.

 

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10:39 Publié dans RELIGION | Commentaires (1)

29/04/2012

29 AVRIL 2012 : 4ème DIMANCHE DE PÂQUES (B)

 

 

 




MATOSINHOS. IGREJA.jpg

MATOSINHOS, ÉGLISE (près de PORTO)

Domingo IV de Páscoa

 

 

 

I LEITURA

 

Leitura dos Actos dos Apóstolos

 

Naqueles dias, Pedro, cheio do Espírito Santo, disse-lhes: «Chefes do povo e anciãos, já que hoje somos interrogados sobre um benefício feito a um enfermo e o modo como ele foi curado, fi cai sabendo todos vós e todo o povo de Israel: É em nome de Jesus Cristo, o Nazareno, que vós crucifi castes e Deus ressuscitou dos mortos, é por Ele que este homem se encontra perfeitamente curado na vossa presença. Jesus é a pedra que vós, os construtores, desprezastes e que veio a tornar-se pedra angular. E em nenhum outro há salvação, pois não existe debaixo do céu outro nome, dado aos homens, pelo qual possamos ser salvos». Palavra do Senhor.

 

SALMO RESPONSORIAL

 

Refrão: A pedra que os construtores rejeitaram tornou-se pedra angular

 

Dai graças ao Senhor, porque Ele é bom, porque é eterna a sua misericórdia. Mais vale refugiar-se no Senhor, do que fiar-se nos homens. Mais vale refugiar-se no Senhor, do que fiar-se nos poderosos.

 

Eu Vos darei graças porque me ouvistes e fostes o meu Salvador. A pedra que os construtores rejeitaram tornou-se pedra angular. Tudo isto veio do Senhor: é admirável aos nossos olhos.

 

Bendito o que vem em nome do Senhor, da casa do Senhor nós vos bendizemos. Vós sois o meu Deus: eu vos darei graças. Vós sois o meu Deus: eu Vos exaltarei. Dai graças ao Senhor, porque Ele é bom, porque é eterna a sua misericórdia.

 

LEITURA II

 

Leitura da Primeira Epístola de São João

 

Caríssimos: Vede que admirável amor o Pai nos consagrou em nos chamarmos filhos de Deus. E somo-lo de facto. Se o mundo não nos conhece, é porque não O conheceu a Ele. Caríssimos, agora somos filhos de Deus e ainda não se manifestou o que havemos de ser. Mas sabemos que, na altura em que se manifestar, seremos semelhantes a Deus, porque O veremos tal como Ele é. Palavra do Senhor.

 

EVANGELHO

 

Evangelho de Nosso Senhor Jesus Cristo segundo São João

 

Naquele tempo, disse Jesus: «Eu sou o Bom Pastor. O bom pastor dá a vida pelas suas ovelhas. O mercenário, como não é pastor, nem são suas as ovelhas, logo que vê vir o lobo, deixa as ovelhas e foge, enquanto o lobo as arrebata e dispersa. O mercenário não se preocupa com as ovelhas. Eu sou o Bom Pastor: conheço as minhas ovelhas e as minhas ovelhas conhecem-Me, do mesmo modo que o Pai Me conhece e Eu conheço o Pai; Eu dou a vida pelas minhas ovelhas. Tenho ainda outras ovelhas que não são deste redil e preciso de as reunir; elas ouvirão a minha voz e haverá um só rebanho e um só Pastor. Por isso o Pai Me ama: porque dou a minha vida, para poder retomá-la. Ninguém Ma tira, sou Eu que a dou espontaneamente. Tenho o poder de a dar e de a retomar: foi este o mandamento que recebi de meu Pai». Palavra da salvação.

 

ORAÇÃO DOS FIÉIS

 

Irmãos caríssimos: Neste dia mundial das vocações, unidos aos cristãos de toda a terra, oremos a Jesus ressuscitado para que dê bons pastores à sua Igreja e bons guias aos homens e às nações, dizendo com alegria:

 

R. Cristo, ouvi-nos. Cristo, atendei-nos.

 

1. Para que o Papa, os bispos e os presbíteros dêem a vida pelas ovelhas que apascentam e aproximem e reúnam as que andam longe, oremos, irmãos.

 

2. Para que os responsáveis pelo governo das nações sejam verdadeiros servidores dos outros homens, na liberdade, na justiça e no respeito, oremos, irmãos.

 

3. Para que os jovens que o Bom Pastor chama a segui-l’O, servindo o seu rebanho como Ele serviu, saibam abrir os seus corações ao dom do Espírito, oremos, irmãos

 

4. Para que os fiéis desta nossa assembleia sigam a Cristo com amor e fi delidade e reconheçam a voz do Bom Pastor, oremos, irmãos.

 

5. Para que os pastores que adormeceram no Senhor sejam eternamente felizes junto de Cristo, com os cristãos que eles guiaram para o Céu, oremos, irmãos.

OREMOS. Senhor Jesus Cristo, pedra angular rejeitada pelos homens mas escolhida por Deus, Bom Pastor que conheceis os vossos fiéis e os chamais pelo seu nome, dai fortaleza à nossa fé tão vacilante, abri os nossos ouvidos e reuni num só rebanho os que andam longe. Vós que sois Deus com o Pai na unidade do Espírito Santo.

 

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Homélie du 4ème dimanche de Pâques

 

 

Cette image du bon berger, nous la connaissons bien. Il est celui qui veille sur son troupeau. Ses conditions de vie et de travail peuvent être difficiles. Quand on est sur les pentes des alpages et des estives, il faut surveiller, il faut rechercher les brebis égarées, soigner celles qui sont blessées. C’est un métier difficile, surtout quand la météo est défavorable. Jésus avait bien observé tout cela dans son pays de Palestine. Il nous conforte dans l’idée que le métier de berger n’est pas de tout repos.

 

« Je suis le bon Pasteur » nous dit le Christ. Quand nous lisons les évangiles, nous voyons que sa vie est un combat de tous les jours. Il doit faire face aux faux prophètes, aux pharisiens, aux docteurs de la loi. Et puis, il y a les disciples qui ont du mal à comprendre, les malades qu’il faut guérir, les possédés qui le poussent dans ses retranchements. Au moment de la Passion, ce sera l’abandon du Père au Jardin des Oliviers, le reniement de Pierre, le baiser de Judas. Tout au long de son ministère, il a dû affronter l’incrédulité, la mauvaise foi et les attaques de toutes sortes.

 

En ce dimanche, nous chantons : « Jésus berger de toute humanité… » Nous ne devons pas en rester aux belles paroles. Nous ne pouvons pas oublier que ce bon berger, c’est celui qui donne sa vie pour ses amis. Il court après les brebis pour les rassembler en un seul troupeau (tout en respectant la liberté des uns et des autres). Il les connaît toutes personnellement. Pour lui, connaître quelqu’un ce n’est pas dire « je vois qui c’est » ; Jésus nous connaît avec le cœur. Chacun de nous est important pour lui. Nous ne sommes pas des pions interchangeables. Pour Dieu, nous sommes uniques. C’est pour nous un appel à une fidélité totale.

 

Le bon berger n’hésite pas à quitter la bergerie pour aller à la rencontre des brebis perdues. Il part de nuit comme de jour pour les retrouver. Jésus expose sa vie pour protéger ses brebis. Il va jusqu’au bout en se donnant totalement à ceux qui viennent l’arrêter. Il donne sa vie pour le salut du monde. Lui-même a dit : « Ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne. »

 

Cet évangile nous renvoie à notre vie. Nous chantons et nous proclamons Jésus « berger de toute humanité ». Mais il ne faut pas en rester à des belles paroles. L’important c’est d’accueillir vraiment le Christ et de lui donner la première place dans toute notre vie. C’est précisément ce que nous faisons chaque dimanche en venant à l’Eucharistie. Nous accueillons l’amour qui est en lui pour qu’il nous transforme. Lui-même nous dit ailleurs qu’il est le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est par lui que nous devons passer pour aller au Père. Alors aujourd’hui, cela vaut la peine de se poser la question : Jésus est-il vraiment notre chemin, notre Vérité et notre Vie ? Quelle place lui donnons-nous tout au long de nos journées ?

 

En lisant cet évangile, nous devons faire un pas de plus. Jésus notre berger nous confie les uns aux autres. L’Eglise est le prolongement du Christ sur la terre. Comme lui, nous sommes amenés à quitter nos bergeries pour aller à la rencontre des autres. Etre disciple du Christ c’est une grande aventure ; ce n’est pas de tout repos. La tentation est grande de refermer sa porte et de rester bien au chaud à l’intérieur. Mais nous ne pouvons pas nous enfermer dans la nostalgie du passé. La bonne nouvelle de l’Evangile doit être annoncée aux pauvres et aux exclus dans le monde entier. Il importe que celle-ci se réalise en actes. Si nous rejetons telle ou telle personne parce qu’elle ne pense pas comme nous, c’est le Christ que nous rejetons.

 

Pour mieux comprendre ce que le Christ attend de nous, il nous faut inlassablement revenir à l’Evangile. Au jour de la Pentecôte, les apôtres étaient enfermés dans le Cénacle. L’Esprit Saint les a poussés au dehors pour proclamer à tous les merveilles de Dieu. Ils se sont retrouvés face à ceux-là même qui avaient mis le Christ en croix. Nous aussi, nous sommes tous envoyés pour participer à l’œuvre de salut du Christ ressuscité. Notre mission de baptisés c’est d’apporter notre pierre à la construction de l’Eglise du Christ. Il est lui-même la pierre angulaire. C’est autour de lui que se réalise l’unité de son Corps.

 

Depuis la Pentecôte, les apôtres sont devenus des témoins de cette bonne nouvelle. Après la résurrection de Jésus, Pierre a connu une transformation très forte. Lui qui avait peur au moment de la Passion fait preuve d’une force merveilleuse. Il n’hésite pas à proclamer devant tous ses adversaires qu’en dehors de Jésus, il n’y a pas de salut. Ce n’est que grâce à lui que nous pouvons obtenir la vie nouvelle qui fait de nous des enfants de Dieu. C’est de cela que nous avons à témoigner tout au long de nos journées. Nous sommes tous engagés pour le royaume de Dieu. Les évêques, les prêtres, les diacres, les laïcs sont tous donnés à l’Eglise et au monde comme le Christ notre berger. Nous ne sommes pas à notre compte mais à celui de Jésus qui nous appelle et nous envoie pour être les témoins de la Bonne Nouvelle de l’Evangile.

 

En ce jour, nous te prions Seigneur : Fais-nous reconnaître ta voix parmi les bruits du monde. Ta Parole nous révèle le chemin qui mène à toi. Donne-nous de l’accueillir et de la garder pour qu’elle transforme notre vie et celle de nos frères. Amen.

 

Sources : Revues Signes et Feu Nouveau, La Parole de Dieu pour chaque jour de 2012 (Vincenzo Paglia), Lectures bibliques des dimanches B (Albert Vanhoye)

 

Abbé Jean Compazieu

 

Source : http://dimancheprochain.org/

 

 

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10:06 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

28/04/2012

28 AVRIL 2012 : "LA BEAUTÉ DU MYSTÈRE"


http://www.youtube.com/watch?v=YC4AdAIOeJY

(copier et coller ce lien dans la fenêtre de votre navigateur)

 

Pensée.png

 

 

LA BEAUTÉ DU MYSTÈRE

 

Lors d’une conférence sur le réanchantement du monde, Frédéric Lenoir expliquait comment, depuis près de sept mille ans, depuis qu’il est devenu sédentaire, a maîtrisé la nature à son profit, et s’est définitivement placé comme un être supérieur à tous les autres, l’être humain a adopté une vision essentiellement rationnelle du monde.

 

Avant, quand il était encore nomade, qu’il devait chasser pour se nourrir, attendre l’été pour manger des fruits, l’Homme se considérait comme faisant partie de la nature, à égalité avec les autres éléments et habitants de cette planète. Cet être intelligent était déjà rationnel, et il utilisait sa logique pour chasser, se vêtir, se protéger. Mais pour lui le monde était alors enchanté, car il en acceptait, il en accueillait tous les mystères, sans les comprendre (puisque ce sont des mystères) et sans les contester : la beauté du jour qui se lève, l’arrivée d’un nouvel être humain tout juste sorti d’un ventre, l’élégance du galop d’une biche, l’émerveillement que provoque le printemps, avec ses dons à profusion et ses transformations spectaculaires, le sentiment d’appartenance à cette terre lorsequ’on y respire la brise du matin, ou qu’on se fait brusquement caresser le visage par une rafale de vent, ou qu’on laisse glisser les grosses gouttes d’eau tiède du premier orage sur sa peau… On pourrait énumérer encore longtemps ces bienfaits mystérieux qui nous sont donnés et ne nous étonnent plus.

 

Depuis que nous privilégions notre rationnel, nous bénéficions toujours de ces mystères qui se reproduisent sous nos yeux chaque jour, mais nous ne les voyons plus. Nous passons la plupart de notre journée dans notre cerveau gauche, celui de la logique, des chiffres, des résultats, de la vision purement scientifique, n’acceptant que ce qui est observé et reproduisible.

 

Nous semblons souffrir beaucoup de ce désenchantement collectif ; certains se réfugient dans une nostalgie fantasmée, pour eux le monde était « mieux avant ». D’autres blâment la mondialisation, la finance, les médias qui écrasent tout et nous plongent dans un monde sans poésie.

 

Jésus intéresse beaucoup de personnes désenchantées, car il représente à tout le moins un idéal dans ce monde gris et froid. Mais beaucoup, tout en appréciant sa parole, s’arrêtent aux portes du mystère ; « oui Jésus a porté un magnifique message, oui c’est un grand philosophe, un grand humaniste… mais les miracles par exemple ? Non. Trop, c’est trop. On ne peut pas gober ça. Les miracles, c’est de la légende pour magnifier le tout… »

 

On ne peut que respecter cette position rationnelle, qui atteste d’un esprit sain.

 

Mais il n’est pas difficile de croire aux miracles, de se laisser émerveiller, enchanter par eux.

 

Il faut accepter pour cela de ne pas tout savoir, de ne pas tout comprendre, de ne pas tout maîtriser.

 

Il faut accepter de ne pas regarder un beau coucher de soleil comme s’il nous appartenait, et que nous l’avions produit nous-mêmes, mais de se laisser regarder par lui.

 

Il faut accepter l’enfant qui naît de notre chair comme un enfant qui a choisi de naître ici, un enfant qu’on croit reconnaître car il a le nez de la tante ou du grand-père, mais un enfant dont on ne sait… rien.

 

Il faut accepter de ne pas croire en Dieu, mais de se laisser croire par Lui.

 

Ainsi la vie devient beaucoup plus intéressante.

(Source : Blog d’un catholique anonyme, in ‘croire.com’)

 

 

aaaaaaaaaaaaaa

10:19 Publié dans RELIGION | Commentaires (1)

27/04/2012

27 AVRIL 2012 : PÂQUES ET LES JEUNES

 

 

 

 

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Pâques aide les ados à grandir

 

 

Réflexion. Mourir à l’enfance, apprivoiser un corps qui change… Le passage de l’adolescence n’est pas sans écho avec la foi pascale et l’espérance de la Résurrection à laquelle nous invite l’Évangile.

 

En quoi l’événement du matin de Pâques entre-t-il en résonance avec cet âge à part ? Entretien avec Michel Deneken, théolo- gien et prêtre, qui a été aumônier de lycée.

 

- Les adolescents ont-ils une façon particulière d’appré- hender la mort et la Résurrection ?

 

- La catéchèse de Pâques est aisée à aborder avec des enfants en utilisant la métaphore de la nature qui revit après le sommeil de l’hiver. C’est la Résurrection comprise comme une renaissance. Mais, plus ils grandissent, plus s’impose le caractère inévitable, irréversible de la mort. D’où la fascination que des adolescents peuvent éprouver pour ce qui est morbide, les films d’horreur. Cette attirance est d’autant plus forte que les adultes vivent dans le déni de la mort. L’annonce de la Résurrection se fait à partir de la mort. Les adolescents en ont une conscience aiguë.

 

- Comment croire que la mort n’est pas une fin ?

 

- C’est difficile pour les adultes ? aussi ! Mais justement, entre 13 ans et 18 ans, ils peuvent s’appuyer sur leur expérience. Les « premières fois » dans notre vie sont des moments où il y a une perte à surmonter, une angoisse à assumer, un « mourir pour vivre ». Pour savoir nager, il faut bien avoir le courage de laisser sa bouée. La problématique pascale est d’autant plus intéressante avec des adolescents qu’on peut y intégrer ce qui les préoccupe le plus : la mort à l’enfance et le corps qui change, la peur d’une vie où il faut s’assumer.

 

- Ces métaphores expriment-elles le coeur de la foi : la résurrection de la chair ?

 

- Au coeur du mystère pascal, il y a la conviction que ce que nous sommes aux yeux de Dieu ne disparaît pas et vit autrement. Le tombeau vide ne dit rien par lui-même. Il faut tout un cheminement. Ce sont les rencontres intimes avec le Ressuscité qui déclenchent la foi pascale. Cela parle aux ados, qui sont très sensibles aux rencontres marquantes : un copain, un prêtre, un enseignant… À 16 ans, on rencontre le Christ à travers des personnes qui ouvrent l’avenir, des témoins crédibles.

 

- Comment conjuguer la foi dans la résurrection avec leur exigence de rationalité ?

 

- En insistant sur ce qui est le fondement de la conviction chrétienne : la foi en Dieu, le Créateur qui met la vie là où nous ne voyons que la mort. Le thème pascal fondamental, pour des ados, n’est autre que celui de la confiance en Dieu. Le Christ n’a pas juste fait un aller-retour dans le séjour des morts. Il y a demeuré comme cadavre. Il ne s’est pas épargné un geste suprême de confiance. On est loin du « happy end », intenable pour un esprit critique de 16 ans.

 

- Comment l’abordez-vous dans votre pastorale ?

 

- En groupe d’aumônerie, je demande aux jeunes de se placer sur deux rangs puis j’invite ceux du premier rang à se laisser bander les yeux et entraver pieds et mains. Le jeu consiste à se laisser tomber dans les bras de ceux qui sont placés derrière. La première fois, beaucoup se retournent, pris de peur, au moment où ils se laissent tomber. Il est alors difficile de les rattraper… L’exercice leur fait prendre conscience que la confiance ne peut pas être mesurée ; elle est totale ou elle n’est pas. Ce chemin, Jésus l’a emprunté. Toute sa vie aura été une célébration du Père. Le message de Pâques est là tout entier : ressusciter, c’est oser le saut dans la confiance en Dieu.

Interview Dominique Fonlupt

(dans « L’1visible » - Avril 2012)

 

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26/04/2012

26 AVRIL 2012 : HIER, LE PORTUGAL SE SOUVENAI DU 25 AVRIL 1974

PORTUGAL : LE 25 AVRIL 1974

 

(Hier, c'était jour férié au Portugal : anniversaire de la "Révolution" de 1974, connue sous le nom de "Révolution des oeillets", car elle fut toute pacifique, quoique lourde de conséquences pour l'avenir du pays : ce jour-là, ce fut l'armée qui prit l'initiative, sous la direction de quelques hauts gradés : mais l'armée savit qu'elle avait le peuple avec elle : les Portugais étaient las de l'inutile et meurtrière guerre coloniale que le gouvernement de l'époque (successeurs de SALAZAR) menait contre ses possessions africaines : Mozambique, Angola, Guinée-Bissau, Cap Vert... Le Portugal ne voulait plus , ni du régime dictatorial, ni de cette guerre sans issue... Aussi, mes militaires qui occupèrent les lieux stratégiques de Lisbonne et d'ailleurs, le firent sans violence : ils défilaient avec des oeillets rouges piqués dans le canon de leurs armes! Mais le gouvernement en place comprit aussitôt et abdiqua : ce fut le début de la nouvelle République... Après diverses péripéties, au cours desquelles les communistes faillirent s'emparer du pouvoir... mais sans succès! Un régime vraiment démocratique s'établit, ce qui permit au portugal d'entrer dans la Communauté Européenne, et de profiter largement des largesses accordées alors aux nouveaux membres... Les années ont passé, avec des alternances gauche-droite, mais dans le respect de la démocratie. Actuellement, le Président de la République comme le Gouvernement sont de droite... et le pays traverse une grave crise économique, comme la Grèce, l'Espagne et l'Italie)

 

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25 de abril: Liberdade constrói-se na relação e no compromisso

Historiador e economista recordam 1974 e apontam perspetivas de futuro para Portugal, 38 anos após a revolução que marcou a transição para a democracia

Lusa

 

Lisboa, 25 abr 2012 (Ecclesia) – Os principais alicerces da liberdade são as relações humanas, o compromisso com causas comunitárias e a recusa do individualismo, consideram o historiador António Matos Ferreira e o economista Joaquim Cadete.

 

Assinalando o 38.º aniversário da ‘Revolução dos Cravos”, que a 25 de abril de 1974 desencadeou em Portugal o processo de transição para o regime democrático, o programa ECCLESIA na Antena 1 foi à procura da liberdade a partir da ótica cristã.

 

“O esforço de nos libertarmos e quebrarmos cadeias não pode ser experimentado fora da relação que temos uns com os outros”, frisa António Matos Ferreira.

 

O diretor do Centro de Estudos de História Religiosa da Universidade Católica Portuguesa lembra as pessoas “que viveram em liberdade nas experiências mais extremas, como na opressão e na injustiça”.

 

Em contrapartida há sociedades que “aparentemente não têm constrangimentos” à liberdade mas onde os indivíduos são incapazes de a viver plenamente, dado que ela exige uma consciência pessoal “aberta” e “profunda”.

 

Emissão 22-04-2012

“Todo o ser humano é limitado; esta perceção é muito importante para a consciência da liberdade, que não assenta na ideia de que tudo é radicalmente possível mas de que se é capaz de imaginar e viver algo bom, mesmo com as nossas limitações”, aponta.

 

Para Joaquim Cadete a liberdade no Ocidente “é muito centrada no individualismo”, pelo que é preciso “maior interligação” entre as pessoas que vivem em comunidade e o regresso a um conjunto de “valores e princípios”.

 

O empresário diz que é necessário acentuar “os deveres associados à liberdade”: “Fomos centrando a liberdade nos direitos adquiridos mas só se pode falar deles se houver a capacidade de continuarem a ser respeitados”.

 

Após a revolução os portugueses ganharam a “ilusão da conquista da liberdade”, sem perceberem “que tinham perdido imensamente em termos financeiros”, o que conduziu ao pedido de intervenção do Fundo Monetário Internacional, recorda Joaquim Cadete.

 

A atual sujeição de Portugal ao memorando da ‘troika’, no seguimento da “ilusão da Europa”, sinaliza que a liberdade está relacionada com a economia e a globalização.

 

António Matos Ferreira salienta que segundo a experiência cristã “a liberdade é interior mas sempre referenciada a algo exterior”: “Isto é muito claro para os cristãos quando afirmam que Jesus é um homem livre. Em muitos aspetos ele foi esmagado pelas circunstâncias mas a sua liberdade residia na relação íntima [com Deus Pai]”.

 

“Para o crente o amor é mais forte do que a morte, o mal e o pecado. Este é o cerne da liberdade e da relação”, refere.

 

O historiador frisa que “a liberdade é por vezes uma experiência dolorosa, difícil e contraditória”, mesmo nas comunidades crentes.

 

“O maior risco é uma autossuficiência dos cristãos, quase considerando que podem prescindir dos outros”, arriscando por isso “ter uma intervenção demasiadamente arrogante”, alerta.

 

O responsável chama a atenção para o risco de “perda da identidade” do cristianismo, provocado por uma “profunda dicotomia” no interior das comunidades.

 

“Somos cristãos quando nos reunimos e consideramos que partilhamos os mesmos valores e liturgia, mas temos enorme dificuldade em estarmos presentes no mundo”, conclui.

 

PRE/RJM

 

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