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23/04/2012

23 AVRIL 2012 : "LES DISCIPLES D'EMMAÜS"

 

EMMAÜS (Arcabas).jpg
LES DISCIPLES D'EMMAÜS (Arcabas)

 

Les pèlerins d’Emmaüs

 

 

 

Quand Dieu se donne la peine de nous rattraper sur notre route

 

« Et voici que ce même jour, deux d’entre eux faisaient route vers un village du nom d’Emmaüs… et ils conversaient entre eux de tout ce qui était arrivé… »

 

(Luc 24, 13-14)

 

Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité !

 

En bons pèlerins que nous sommes sur cette terre, nous nous comportons souvent comme les fameux pèlerins d’Emmaüs.

Le récit que l’on trouve dans l’Évangile de Luc (24, 13-43) est d’une émouvante réalité et d’une actualité de ressuscité.

Deux disciples du Christ font route vers Emmaüs. Il échangent sur tout ce qui est arrivé à Jérusalem. Jésus s’approche d’eux et fait route avec eux.

Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Comment croire que celui qui est mort… et peut-être même ressuscité, peut se trouver sur la, sur leur, route comme un quelconque marcheur ?

On peut toujours s’interroger sur ce qui les empêche de le reconnaître… Tout comme ce qui nous empêche de le voir à l’œuvre, à nos côtés, aujourd’hui. Tout ce que savent sur lui ces pèlerins, tout ce qu’ils ont vu certainement de près ou de loin de la crucifixion, de sa mort, ne leur sert de rien ; voire même l’empêche de le reconnaître vivant. Notre « savoir sur » le Christ, peut parfois être un obstacle à « être avec » le Christ.

Dieu soit loué, notre cher ressuscité a de l’humour ! « Quels sont donc ces propos que vous échangez en marchant ? », comme s’il ne savait pas ce qu’ils étaient entrain de se dire…

Et eux, le visage sombre, de lui faire ce qui équivaut bien à la lecture des faits divers du Jerusalem Post, ou la rétrospective du JT de 20h00 : « Tu es bien le seul habitant de Jérusalem à ignorer ce qui est arrivé ces jours-ci ! »

Manifestement, ils marchent avec un homme débarquant d’une autre planète !

Jésus redouble d’humour : « Quoi donc leur dit-il ? »

Et eux de retracer à Jésus, l’histoire de Jésus le Nazaréen… et même que des anges ont dit, à des femmes, qu’il était vivant ! Ce qui semble ne rien arranger à leur désarroi.

Leur espérance était déçue car ils pensaient qu’il allait délivrer Israël, au sens matériel, du joug des romains et accordons-leur le crédit, au sens spirituel, puisqu’il prétendait être le Messie que tous attendaient ! (verset 21).

Alors Jésus leur dit : « Ô cœurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu’ont annoncé les Prophètes ! » C’est un reproche que Jésus a souvent fait. Le cœur des pèlerins était meurtri, tuméfié, déçu… habité de pensées charnelles au lieu d’être rempli d’intelligence de l’Esprit.

C’est ce chemin que Jésus va leur faire parcourir. Le chemin d’Emmaüs est en réalité le chemin que parcourt le cœur pour aller d’un manque d’intelligence, d’une connaissance qui aveugle, à une intelligence qui sait voir la réalité vraie.

 

 

 

Troisième trait d’humour du ressuscité : « Quand ils furent près du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin » (verset 28)

Ému comme ils le mentionneront plus tard par les paroles de cet homme, ils lui dirent : « Reste avec nous car le soir tombe et le jour déjà touche à son terme » (verset 29).

Cette phrase devrait être lue à chaque cérémonie de funérailles, lorsque la vie arrive à son terme.

L’interprétation que fait Jésus des Écritures, donnent du sens à ce qui n’en avait plus à leurs yeux. Aujourd’hui encore, par la prière et la lecture assidue des Écritures, notre cœur peut devenir tout brûlant et relire les événements de notre propre vie et en découvrir le sens.

Et lorsqu’ils furent à table et qu’il rompit le pain et le bénit, leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent… et il disparut de devant eux (verset 31).

Ce qui est merveilleux sur ce chemin du cœur, c’est que lorsque les yeux voyaient l’homme marchant avec eux, ils ne voyaient pas ; et lorsque leurs yeux s’ouvrent, ils ne le voient plus…

Là encore, nous avons la preuve que la foi vient de ce que l’on entend et pas de ce que l’on voit. L’oreille ouvre nos yeux et selon ce que l’on entend, on voit la réalité de telle ou telle manière. Là, éclairé par la Parole vivante, incarnée en Jésus et dans les Écritures, leurs yeux s’ouvrirent à la réalité spirituelle.

Il en est de même pour nous. Comme le dit si bien Pierre dans sa première Épitre (1, 8-9) « Sans l’avoir vu vous l’aimez ; sans le voir encore, mais en croyant, vous tressaillez d’une joie indicible et pleine de gloire, sûrs d’obtenir l’objet de votre foi : le salut des âmes. »

 

Que faisait Jésus sur la route d’Emmaüs ?

 

Il rattrapait deux disciples qui doutaient de sa résurrection et qui n’arrivaient pas à croire en sa résurrection.

 

Or, il faut plus que croire ; il faut savoir.

 

J’aime souvent dire que je ne crois pas en la résurrection du Christ… mais je sais qu’il est ressuscité car je l’ai rencontré sur ma route d’Emmaüs.

Mais ces pèlerins devaient encore franchir une étape qui leur était inconnue : ne pas quitter Jérusalem ! C’est un ordre que Jésus donna aux apôtres et aux disciples présents : « Demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la force d’en-haut » (verset 49).

Partis de Jérusalem, le moral dans les chaussettes, le cœur alourdi par la déception, ils retournent à Jérusalem, auprès des Apôtres pour y recevoir ce que le Père a promis, l’Esprit saint.

De même, nous sommes appelés lorsque nous rencontrons le Christ, a retourné à l’Église, qui préfigure la Jérusalem céleste, pour y partager avec la foi des Apôtres, celle qui a été déposée dans notre cœur et y recevoir la force d’en-haut qui seule fera de nous, les témoins du ressuscité. Nous ne sommes pas témoins d’un événement, nous sommes témoins de l’existence d’une personne vivante aujourd’hui, qui marche à nos côtés comme elle l’a promis : « Et voici, je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28, 20).

N’y a-t-il pas de quoi avoir le cœur tout brûlant ?

 

Méditation et mise en pratique :

 

Croyons-nous ou savons-nous que le Christ est ressuscité ?

Le reconnaissons-nous à la messe dans l’Eucharistie ?

Demandons au Christ que les yeux de notre cœur s’ouvrent sur sa présence à nos côtés.

(Source « : « Monastère Invisible »)

 

À VOIR :  Vie de Jésus, n° 2  :  (copier l'adresse dans la fenêtre de votre navigateur)

http://www.youtube.com/watch?v=QXoKHmL8KP4

 

 

 

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10:01 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

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