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07/03/2012

LE "MONASTÈRE INVISIBLE" : CARÊME EN LIGNE

LE "MONASTÈRE INVISIBLE", PRÉSENTATION

Qui sommes nous ?
Au sein de l'Eglise catholique, le monastère invisible est animé par la Fraternité sainte Croix implantée à Etampes (Essonne). Mgr Michel Dubost,  évêque d’Evry-Corbeil Essonne, a accueilli  cette fraternité dans une maison appartenant au diocèse afin d’y fonder un lieu de prière et de rayonnement spirituel.
La vocation de la fraternité est d’annoncer la bonne nouvelle du Christ ressuscité par l’animation du monastère invisible sur internet, le livre, la prédication de retraites et la formation spirituelle.
Les fondateurs de cette fraternité sont Alain et Danielle Noël. Il y a plus de 30 ans, ils avaient pris la décision que, lorsque leurs enfants seraient grands, ils entreraient dans une forme de vie monastique, renouant ainsi avec une antique tradition de l’Eglise.

Depuis de nombreuses années ils vivaient dans leurs activités professionnelles et familiales comme «les moines intérieurs d’un monastère invisible».

C’est cette attitude spirituelle qu’ils se proposent d’encourager maintenant par ce site : « Vivre dans le monde en n’étant plus de ce monde »  (Saint Jean 17, 16).

Tous deux sont éditeurs depuis plus de 20 ans. Alain Noël a entre autres fondé les Presses de la Renaissance en 1997. Il en a été le président jusqu’à la création de la fraternité sainte Croix. Il y est toujours éditeur.

Dans les années 80, Alain et Danielle Noël ont également étudié la théologie aux facultés catholiques de Lyon.

La fraternité vit au quotidien au rythme de la prière monastique en communion avec toute l’Eglise par la liturgie des Heures  (laudes, sexte, vêpres et complies).

Le "Carême en ligne" est proposé par le "Monastère invisible"(http://www.monastere-invisible.com)

Deuxième semaine de carême

« Les premiers seront les derniers »

 

 

« En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi, dans le Paradis » (Luc 23, 43). À qui Jésus s’adresse-t-il ? À qui fait-il cette promesse que l’on aimerait tous entendre nous concernant ? À un brigand ! Qu’est-ce qu’il a bien pu faire pour mériter une telle faveur ? Le fait d’être cloué sur la croix, on le sait, il le méritait ! Mais l’accès au paradis, tout de go, ne passant même pas par la case purgatoire…

Quelle mouche a piqué Jésus pour lui faire une telle promesse ? On pourrait se demander : « Que va dire son Père ? » Si on commence à accepter au Paradis, les brigands, les païens, les gibiers de potence… Le Ciel ne sera plus le Ciel…

La semaine dernière, nous avons eu un peu de mal à digérer, mais nous avons bien compris que Jésus venait pour les pécheurs. Ça tombe bien nous le sommes. Enfin ! De gentils pécheurs qui ne commettons pas d’actes effroyables encore que, comme le fait remarquer saint Augustin : « si la gravité de nos fautes ne nous effraie pas, soyons-le par la quantité. » (d’après le sermon IX)

Cette semaine, c’est un brigand qui rentre directo au Paradis. Il ne manquerait plus que les prostituées !

Justement, elles sont au rendez-vous. Publicains et prostitué(e)s précéderont la plupart des « bien-pensants » dans le royaume de Dieu (Luc 23, 43 ; Matthieu, 21, 31)

Dur ce carême ! On est censé prendre des décisions pour s’améliorer, pour mériter d’être sauvé… Ça ne donne pas envie de se décarcasser mais bien plutôt de baisser les bras. On serait presque tenté de dire : « à quoi ça sert de se donner tant de mal ? »

Pourquoi se priver, se réfréner, se limiter dans nos désirs, en bref à quoi ça sert d’être bon, si en fin de compte les « mauvais » ont le même sort que nous, pire, ils nous précèdent dans le Royaume ? De plus, ils sont capables d’occuper les meilleures places.

La culture spirituelle de la méritocratie est ébréchée et la révolte du « bon » chrétien commence à sourdre.

Je garde une émotion intense de l’époque où l’on développait les tirages papier des photos. Ce support blanc laissait apparaître petit à petit l’image. Nous la laissions monter dans le révélateur au gré des contrastes que nous désirions obtenir.

Plonger dans le révélateur ! Voilà un produit qui porte bien son nom.

Or, la lecture de la Parole de Dieu — la Bible —, a cet effet sur notre intelligence. Elle révèle l’état de notre cœur dans ce qu’elle suscite comme réaction.

En ce temps de carême, la Parabole des ouvriers de la vigne, plus connue sous le nom de Paraboles des ouvriers de la onzième heure, fait office de révélateur (Matthieu 20, 1-16).

Replongeons ensemble dans le fil de l’histoire de cette parabole.

Un propriétaire a besoin de main-d’œuvre pour travailler à sa vigne. Il sort donc de bon matin (6h00) et embauche des journaliers, on pourrait dire aujourd’hui, des intérimaires. Il leur propose un salaire sur lequel ils s’entendent.

À 9h00, il sort à nouveau pour embaucher d’autres ouvriers, ainsi qu’à 12h00 puis à 15h00, et enfin à 17h00.

Lorsque 18h00 sonne la fin de la journée, il demande à ce que l’on paie les ouvriers en commençant par ceux qui sont arrivés en dernier, à 17h00, et il donne à chacun d’eux, le salaire d’un jour complet de travail…

Et à partir de là, ça coince dans les rangs ! Ça rue dans les brancards. Les travailleurs de la première heure l’ont mauvaise. Une odeur d’injustice flotte dans l’air.

Pour ceux qui raisonnent selon la Chair, cette parabole est révoltante. C’est la parabole du Maître injuste. Pour ceux qui raisonnent selon l’Esprit, elle est signe de la miséricorde du Maître.

Chose étonnante, rares sont ceux qui se mettent dans la peau des ouvriers de la dernière heure…

Que comprendre de cette parabole qui soit signe de renouvellement de notre intelligence ?

Des hommes ont eu la chance, de bon matin, dès 6h00, de trouver un emploi bien payé et d’être libérés du fardeau du soir : rentrer bredouille à la maison sans avoir gagné l’argent nécessaire pour nourrir leur famille. Durant toute leur journée de travail, ils sont donc dans la joie d’être employés et de gagner leur vie.

Pendant la journée, le maître sort régulièrement et voit des ouvriers inemployés à qui il propose un travail.

Les « inemployés de la onzième heure », ceux de 17h00, ne sont certainement pas les plus forts et les plus vaillants. Ce sont ceux que personne n’a voulu embaucher, soit par manque de travail, soit parce qu’ils étaient les plus faibles…

L’attitude du maître sert de révélateur aux pensées du cœur. Il pose cette question aux ouvriers bien pensants de la première heure lorsqu’ils s’insurgent : « As-tu l’œil mauvais parce que je suis bon ? » (Matthieu 20, 15)

Aujourd’hui, c’est à nous que Jésus pose cette même question :

Quelle est la qualité de notre œil ?

Partageons-nous le regard du Maître, nous réjouissant que les plus faibles, les plus pauvres aient les honneurs, ou pestons-nous en criant à l’injustice en considérant que nous méritons plus et mieux qu’eux ?

Relisons quelques versets avant cette parabole : Jésus promet à celui qui aura laissé maison, frères, sœurs, père, mère, enfants ou champs ; « à cause de mon nom, de recevoir bien davantage et en héritage la vie éternelle » (Matthieu 19, 29).

Et il conclut au verset 30 : « Beaucoup de premiers seront derniers, et de derniers seront premiers. »

Plus loin à la fin de la parabole que nous venons de voir, Jésus dit : « Voilà comment les derniers seront premiers, et les premiers derniers. » (Matthieu 20, 16).

En somme, chacun est premier dans sa catégorie : il y a les premiers embauchés et les premiers payés. Tout le monde est premier de quelque chose et dernier à la fois car les premiers payés furent les derniers à être embauchés. Sur quoi se focalise notre regard ?

La logique des enfants de Dieu, en voyant que le Maître donnait le même salaire aux malheureux qui n’avaient pas trouvé de travail et angoissaient du « qu’est-ce que je vais ramener pour nourrir ma famille ? », eut été de dire le cœur bouleversé : « Maître juste et miséricordieux, je suis fier de travailler pour toi car j’ai vu ta bonté pour chacun d’entre nous. »

Or, voici le moment favorable en ce carême, pour faire ce grand bond qui nous fait changer de logique. Le temps favorable pour nous laisser remplir de l’Esprit saint qui seul peut nous permettre de comprendre l’attitude de Notre Père et de son Fils, Jésus-Christ.

• Changeons de regard, car tant que nous considérerons notre salut comme le fruit d’un travail durement acquis et, qu’au fond de nous, nous aurions bien aimé nous encanailler davantage — mais on ne l’a pas fait parce que ça ne se fait pas —, nous serons dans une logique de salaire et nous jalouserons la rémunération des autres.

• Changeons d’attitude afin de ne pas rétrograder au dernier rang car nos pensées ne seront pas à l’unisson des pensées du Seigneur, toutes religieuses qu’elles puissent être.

N’oublions pas qu’il y a une joie inégalable à parcourir ce monde dans l’intimité de vie avec le Christ sauveur, de marcher dans la liberté de l’amour et de vivre dans la paix du cœur.

Nous n’avons pas à regretter quoi que ce soit ni à espérer quoique ce soit d’autre que d’être avec Lui. Pour y être toujours, le mieux n’est-ce pas d’y être dès maintenant ?

C’est ce qu’Il nous propose en cette semaine.

En cette deuxième étape  :

Est-ce que l’attitude du propriétaire de la parabole nous agace ou nous réjouit ?

Pensons-nous que la vie que nous menons nous permet d’obtenir notre salut ?

Avons-nous à cœur d’être miséricordieux comme Notre Père est miséricordieux ?

TEXTE RÉFLEXION OU PRIÈRE

Traité de saint Irénée Contre les hérésies

L'amitié de Dieu

Notre Seigneur, le Verbe de Dieu, a d'abord amené les hommes à Dieu pour qu'ils soient ses serviteurs, puis il a libéré ceux qui lui étaient soumis, comme il le dit lui-même à ses disciples : Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que fait son maître, mais je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris du Père, je vous l'ai révélé. ~

En effet, l'amitié de Dieu confère à ceux qui y accèdent l'immortalité.

[…] Les hommes qui sont dans la lumière n'illuminent pas, eux, la lumière, mais par elle sont illuminés et par elle resplendissent : loin d'apporter quoi que ce soit à la lumière, ils en bénéficient et sont illuminés par elle.

[…] Dieu sollicite le service des hommes par bonté et miséricorde pour combler de bienfaits ceux qui le servent avec persévérance. Car autant Dieu n'a besoin de rien, autant l'homme a besoin de la communion de Dieu.

La gloire de l'homme, c'est de persévérer et demeurer au service de Dieu. Et c'est pourquoi le Seigneur disait à ses disciples : Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais moi qui vous ai choisi ; il voulait dire par là qu'eux ne le glorifiaient pas en le suivant, mais que pour avoir suivi le Fils de Dieu, ils étaient par lui glorifiés. Et ils disait encore : Je veux que là où je suis, là ils soient aussi, pour qu'ils voient ma gloire.

© Aelf

La pensée de la semaine  :

« Ne jugez pas, afin de n’être pas jugés  ;

car du jugement dont vous juger on vous jugera,

et de la mesure dont vous mesurez on mesurera pour vous. »

(Matthieu 7, 1-2)

Source : http://www.monastere-invisible.com

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10:18 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

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