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01/03/2012

1er MARS 2012 : RETRAITE EN LIGNE

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Retraite en ligne

 

CAREME 2012

 

Renouvelons notre intelligence 1/7

 

 

 

Première semaine de carême

 

 

« Je ne suis pas venu appeler les justes

mais les pécheurs. »

 

 

 

En cette première semaine de carême, notre intelligence de la foi va en prendre un coup. Dieu est sensé aimer les justes (les bons) et rejeter les pécheurs (les mauvais). C’est ce que l’on nous a toujours appris depuis l’enfance. Dur, devenu adulte, de changer de point de vue !

 

 

Voyons et essayons de comprendre l’attitude du Christ face aux pécheurs.

Jésus voit un homme, un réprouvé, honnis de tous, un collecteur d’impôts, un juif à la solde du pouvoir romain, un certain Lévi. Au lieu de se comporter en bon juif, soucieux de ne pas se souiller, en l’évitant soigneusement, Jésus l’appelle et lui dit : « Suis-moi. » Cet appel fait de lui un disciple et Jésus va manger chez lui.

 

C’est ce qui provoque un scandale chez tous ces « justes », ces bien-pensants, scribes et pharisiens. Jésus profite de leur attitude et de leurs remarques pour leur préciser sa mission : « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. » (Marc 2, 17)

 

 

L’appel du Christ envers le pécheur montre qu’il attache plus de prix à l’être humain qui est en face de lui, qu’à la vie que celui-ci a menée. L’estime que lui porte le Christ est supérieure à la vie de pécheur qu’il menait auparavant. Aussi, touché par l’amour, il se convertira et sera sauvé.

 

Le prétendu juste, enfermé dans sa manière de voir et dans ses jugements, ne pourra être sauvé que s’il se convertit. Or, se croyant juste, il ne ressent pas le besoin de se convertir, ce qui est une véritable catastrophe spirituelle. De plus, ces « faux justes » se croient justifiés par leur observance des lois et des prescriptions qui leur permettent de paraître justes aux yeux des hommes.

 

 

Le Christ continue l’œuvre du Père sur cette terre. Dès le jardin d’Eden, la première question que l’homme entend après avoir péché : « Où es-tu ? » (Genèse 3, 9). Dieu appelle l’homme et l’homme a peur de la voix de Dieu. Si Dieu appelle, c’est pour recréer l’homme blessé par le péché. Il ne fige pas l’être dans ce qu’il est au moment présent, mais il voit son devenir possible.

 

Nous y gagnerions beaucoup si au lieu d’avoir foi en Dieu, nous avions conscience que Dieu a foi en nous. Il croit en nous, beaucoup plus que nous-mêmes. Nous doutons de nous.

C’est parce qu’il nous aime et qu’il croit en nous que le Christ nous appelle. Saurons-nous vaincre nos peurs à le suivre en répondant à son appel ?

 

Nous, nous serions plutôt du genre à rayer le méchant de la carte si nous en avions la possibilité, un peu comme Jacques et Jean (ce ne sont pas les fils du tonnerre, pour rien) qui veulent faire tomber la foudre du ciel sur un village peu accueillant (Luc 9, 54). Or, Dieu ne veut pas la mort du méchant mais sa conversion.

 

L’homme pécheur est plus à plaindre qu’à blâmer. Il est enfermé dans son péché et habité par le dégoût de soi. Dieu vient nous libérer du dégoût, de la honte, de la culpabilité, du rejet de nous-mêmes en nous manifestant son amour, l’amour qu’il nous porte personnellement.

C’est ce qui arrive à Lévi qui est transporté par l’appel inattendu de Jésus. À appel inattendu, réaction inattendue : il se lève et quitte tout pour le suivre.

C’est par la distinction entre le péché et le pécheur que le Christ sauve et libère. Si le péché est condamnable, le pécheur, lui, est sauvable.

 

*

 

Face à la femme adultère, Jésus est devant une situation inextricable. Il est littéralement coincé. Tous ceux qui veulent la lapider en ont parfaitement le droit selon la loi juive. Dire qu’elle ne mérite pas la lapidation, c’est nier la loi et se mettre soi-même en danger.

Autoriser la lapidation, c’est à coup sûr s’entendre dire : « Où est ta fameuse miséricorde ? ». Le piège est sans issue. Sauf que ! Jésus renvoie chacun à sa propre vérité, son propre comportement, sa propre faute, les mettant en porte à faux s’ils persistent dans la volonté de punir la pécheresse : « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ». (Jean 8, 1-11)

C’est grandiose, c’est de l’intelligence à l’état vif, amour et vérité se rencontrent… (Psaume 84, 11) Le jugement explose, la condamnation aussi.

Et chacun s’en va, à commencer par les plus vieux. Jésus demande alors à la femme où sont ceux qui la condamnaient ?... Moi, non plus je ne te condamne pas : « Va et ne pèche plus ! » Parole libératrice, ligne de conduite de toute la vie à venir.

 

Le péché mène à la mort quelle qu’en soit la forme. Jésus, le libérateur du péché redonne la vie et nous sort du cercle vicieux dans lequel le péché nous a enfermé.

C’est avec une intelligence renouvelée, un regard nouveau, que nous sommes appelés à vivre notre vie et à ouvrir des voies nouvelles dans toutes nos impasses.

 

*

 

« Il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repend que pour quatre-vingt dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance » (Luc 15, 7).

Sans une bonne dose d’Esprit saint et un super renouvellement de notre intelligence, cette parole du Christ nous reste en travers de la gorge. Impossible de faire jaillir la louange quand on entend ça. « À quoi ça sert que je me décarcasse, si les pécheurs sont traités en fin de compte comme les justes ? » N’est-ce pas ce que nous nous disons ? Enfin, ce que nous pensons mais n’osons pas dire ?

Or, si nous entrons dans la logique de Dieu, Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive (Ézechiel 18, 23). Force est de constater que la joie pour un pécheur qui se convertit et entre dans le ciel décuple la joie céleste. C’est ainsi qu’il faut entendre cette parole. Il y a plus de joie… pour tout le monde !

 

 

 

En cette première étape :

 

Demandons à l’Esprit saint l’ouverture d’esprit nécessaire afin de penser en termes trinitaires. Sachons reconnaître le bien et le mal et laissons place à la Miséricorde.

 

Apprenons à rejeter le péché mais pas les pécheurs.

 

Si nous sommes enfermés dans nos péchés, écoutons la voix du Christ qui nous dit : « viens et suis moi. »

 

 

 

 

TEXTE RÉFLEXION OU PRIÈRE

 

 

L'ami des hommes.

 

Si vous voulez ressembler à Dieu, vous qui avez été créés à son image, imitez votre modèle. Vous êtes chrétiens et ce nom signifie ami des hommes : imitez l'amour du Christ.

[…]

Imitons la pastorale du Maître. Penchons-nous sur les Évangiles : comme dans un miroir découvrons-y l'idéal de la sollicitude et de la bonté.

 

J'y vois, en effet, dans les paraboles, dans des propos imagés, le berger de cent brebis. L'une d'entre elles s'est séparée du troupeau et s'est égarée. Le berger ne resta pas avec celles qui demeuraient en bon ordre et sur le droit chemin. Il bondit à la recherche de l'égarée, franchit nombre de gorges et de précipices, gravit des sommets rocheux, affronta courageusement les déserts, jusqu'à ce qu'il l'eût trouvée.

 

L'ayant trouvée, sans la frapper ni la pousser violemment pour la ramener au troupeau, il la mit sur son cou, la porta avec douceur et la fit revenir parmi ses compagnes, plus joyeux pour celle-ci que pour la foule des autres.

 

Comprenons donc la réalité cachée sous ces images. Cette brebis n'est pas réellement une brebis, et ce berger est tout autre chose qu'un berger. Ce sont là des exemples qui nous enseignent des mystères sacrés. Ne désespérons pas facilement des hommes, ne laissons pas à l'abandon ceux qui sont en péril.

Recherchons avec ardeur celui qui est exposé, ramenons-le sur le chemin, réjouissons-nous de son retour et réintégrons-le dans la communauté de ceux qui vivent en vrais fidèles.

 

Homélie de saint Astère sur la conversion

© Aelf

 

 

16:04 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

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