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21/02/2012

21/02/2012: DEMAIN, LE CARÊME!

 

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"Laissez-vous réconcilier avec Dieu!" (St Paul)

Le Pardon,

sacrement en plein renouveau !

 

La pratique du sacrement du pardon est en train de se transformer. Est-ce même un nouveau sacrement en train de naître ? Déjà l’Église a opéré un tournant significatif en passant du terme de « confession » à celui de « réconciliation ». Mais un mot ne suffit pas pour créer une vraie nouveauté. Pourtant certains indices récents sont significatifs.

Un confrère qui réside à Rome a constaté une heureuse affluence de jeunes désirant recevoir ce sacrement au retour des JMJ de Madrid.

Personnellement j’ai participé plusieurs fois ces dernières années au « Fraternel » pour les plus jeunes en 4e et 3e à Jambville en banlieue parisienne et j’ai été frappé de leur joie à venir au-devant de ce sacrement. Mais il a fallu pour cela qu’ils y soient préparés pendant au moins une journée entière grâce à un talent pédagogique remarquable de la part des responsables. Et il a fallu également qu’ils soient un grand nombre avec des journées très denses où alternent discussions, jeux, chants, lectures évangéliques et des moments de recueillement, de réflexion, de prière. Ensuite il est fort à parier qu’ils ne recommenceront pas cette démarche avant plusieurs années, lors d’un nouvel événement tel que JMJ ou tel ou tel pèlerinage. Peu importe…

Dans son dernier livre, l’évêque d’Évry Monseigneur Dubost met bien en évidence que s’il y a réellement une confession, c’est d’abord une confession de foi, une confession de la louange de Dieu, un Credo (1). Et il rappelle que le nouveau Rituel paru en 1979 a mis en valeur six étapes du déroulement du sacrement. Deux sont particulièrement importantes : l’accueil et la lecture de la Parole de Dieu. C’est sans nul doute les deux étapes qui ont tant manqué dans le passé et qui séduisent les jeunes qui participent à ces grands pèlerinages auxquels ils répondent volontiers. L’accueil est aussi un accueil mutuel où chacun se présente et où la conversation est d’abord très détendue ; le pénitent en général aime bien savoir à qui il a affaire et il se confiera mieux à une personne réelle et non pas un être anonyme. Le prêtre ainsi n’est plus perçu comme un juge sévère et lointain (derrière une grille, comme cela était le cas naguère !).

L’étape la plus nouvelle est la lecture de la Parole de Dieu. C’est aussi la plus gratifiante, tant pour le prêtre que pour le pénitent. Et cela amène une grande nouveauté dans le déroulement de la démarche. Auparavant la confession était une action pénible, et on peut même dire qu’on pensait que l’aveu était un acte d’autant meilleur qu’il était davantage pénible !

Mettre en oeuvre cette étape réclame un effort de créativité. Le prêtre devient en quelque sorte un « porte-parole » au sens propre du terme. Le pénitent prend sa place dans l’Église et la lecture de la Parole met en relief la véritable nature du péché : il cesse d’être une infraction à la Loi pour devenir une rupture dans la relation d’amour. Le texte de l’Évangile le plus clair à ce sujet est celui de Zachée en Luc 19. Normalement on attendrait que Jésus lui dise : Zachée, commence par te convertir, ensuite je viendrai dans ta maison. C’est l’inverse qui se passe : Jésus commence par lui dire : il faut que j’aille demeurer chez toi… C’est ensuite, une fois que Jésus est entré chez lui que Zachée pense : Jésus est chez moi, je dois changer maintenant ma vie et la rendre conforme à ce qu’il enseigne ! C’est ce que le Catéchisme dit dans son style plus formel :

« La réalité du péché… ne s’éclaire qu’à la lumière de la Révélation divine. Sans la connaissance qu’elle nous donne de Dieu, on ne peut clairement reconnaître le péché… C’est seulement dans la connaissance du dessein de Dieu sur l’homme que l’on comprend que le péché est un abus de la liberté que Dieu donne aux personnes créées pour qu’elles puissent l’aimer et s’aimer mutuellement. »

Alors faut-il dire : le pardon, un nouveau sacrement ? Ce serait trop simple et réducteur. Il est toujours l’affirmation de la miséricorde divine en face des pécheurs accablés par leurs fautes et qui entendent la parole du psaume : « Décharge ton fardeau sur le Seigneur, il prendra soin de toi » (Ps 54, 23). Et si ton coeur t’accuse, l’amour de Dieu est plus grand que ton coeur (cf. 1 Jn 3, 20). Mais certains signes ne trompent pas : le pardon se transforme tellement dans sa forme et sa pratique, qu’il y a vraiment un renouveau sacramentel qui nous réjouit à l’approche du Carême.

(1) C’est là que je te rencontrerai. Propos sur les sacrements, DDB, 320 p., 19 €.

Decottignies

(Source: "La Croix)

 

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10:15 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

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