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09/02/2012

L'ÉGLISE ET SES PRÊTRES ÂGÉS

Infirmerie Marie-Thérèse.jpg

 

L’Eglise cherche à mieux

accompagner ses prêtres âgés

 

Avec la moitié de prêtres âgés de plus de 75 ans, l’Église de France est confrontée à un problème à la fois financier et humain.

Dans les diocèses, on favorise une approche pluridisciplinaire pour mieux prendre en compte les spécificités des prêtres.

Certains, désireux de continuer à exercer leur ministère, apportent leur expérience aux paroisses

 

 

 

La moitié des prêtres français a plus de 75 ans. Le constat est rude et pourtant, « le pic de vieillissement des prêtres est devant nous », souligne Jean-Michel Coulot, secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France, qui travaille notamment sur la question des prêtres âgés. Comme pour l’ensemble de la population, se posent les questions du vieillissement et de la dépendance. Mais pour l’Église, cette réflexion est d’autant plus importante que les prêtres âgés ont consacré leur vie au service des fidèles. Et que le nombre de prêtres vraiment retirés

ne cesse d’augmenter par rapport aux « actifs ». La Conférence des évêques de France a d’ailleurs organisé la semaine dernière un colloque à huis clos sur le sujet réunissant des représentants de tous les diocèses de France. De fait, le droit canon établit clairement qu’il est de la responsabilité de chaque évêque de prendre soin des prêtres incardinés dans son diocèse jusqu’à la fin de leur vie.

L’article 384 précise ainsi qu’il doit défendre leurs droits et veiller à ce qu’ils aient les moyens d’entretenir leur vie spirituelle et intellectuelle.

Selon l’article 538, il s’engage à leur procurer « un logement et une subsistance convenable en observant les règles édictées par la conférence des évêques ».

 

Concrètement, les diocèses sont confrontés à une double problématique. D’une part, l’évolution des politiques publiques autour du vieillissement favorise le maintien à domicile jugé plus humain et surtout moins coûteux. Cette logique implique un fort investissement des familles des personnes âgées. Dans ce contexte, les prêtres, parce qu’ils sont célibataires sans enfant, sont plus démunis que les autres. D’autre part, les maisons de retraite traditionnelles tendent à se spécialiser dans l’accueil des personnes âgées en situation de grande dépendance.

Elles deviennent souvent des EHPAD, des établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes fortement médicalisés.

L’Église éprouve des difficultés financières à suivre cette course à la médicalisation, d’autant que les normes en vigueur sont draconiennes.

« Nous allons vers un mouvement à long terme de dissolution des maisons de retraite à caractère propre, peu ou pas médicalisées, qui accueillaient généralement les prêtres âgés, comme les institutions diocésaines ou celles tenues par des religieux», explique ainsi Jean-Michel Coulot. Pour les diocèses, ces évolutions de politiques publiques sont synonymes de coûts importants.

Ils sont appelés à financer en partie les aides à la vie quotidienne, du fait de l’absence de famille, comme la cuisine ou le ménage et le coût d’un hébergement en EHPAD s’élève entre 2 000 et 4 500 € par mois et par personne ! « Le foyer diocésain peut jouer le rôle de relais entre le domicile et la maison de retraite médicalisée », constate Robert du Marais, directeur de la maison de Montvinay, près de Grenoble (Isère). Celle-ci accueille une douzaine de prêtres encore autonomes logés dans des chambres ou des appartements indépendants. Ces « foyers logements » regroupant plusieurs personnes âgées sont un bon compromis entre le souci d’indépendance et la mutualisation des services.

Parallèlement à la problématique du lieu de vie, l’Église réfléchit à un accompagnement répondant à la vocation spécifique du prêtre et à son mode de vie de célibataire au coeur de la vie d’une paroisse.

Souvent très indépendant, il a eu l’habitude de nombreuses relations sociales et ecclésiales. « Le départ du presbytère peut être une vraie déchirure. Il quitte un service dans lequel il se sentait utile, reconnu, voire adulé, souligne Mgr Michel Bonnet, président d’honneur de la Mutuelle Saint-Martin. Sauf en cas de problème de santé, il faut rendre la coupure avec le ministère presbytéral moins radicale, insiste Mgr Michel Bonnet. En accord avec le clergé local, le prêtre peut ainsi continuer à administrer les sacrements et avoir des missions plus adaptées à son âge, comme l’accompagnement spirituel ou la responsabilité d’une aumônerie dans une maison de retraite. »

Pour éviter les situations extrêmes où le prêtre va jusqu’à refuser de changer de mission, « il faut que l’autorité diocésaine les prépare en amont à un changement de vie », insiste Mgr Michel Bonnet. Dans un document remis aux évêques lors de leur Assemblée plénière à Lourdes en avril dernier, le groupe de travail « prêtres âgés » propose de créer dans les diocèses des équipes pluridisciplinaires chargées de leur suivi. Constituées d’un représentant de l’évêque, d’un médecin bénévole, d’une assistante sociale et de l’économe diocésain, elles permettent d’aborder le vieillissement dans sa globalité. Certains diocèses expérimentent déjà la formule. À Soissons (Aisne), une « commission Syméon » s’est mise en place en 2010. À Créteil, dans la région parisienne, après plusieurs années de tâtonnement, une équipe pluridisciplinaire est opérationnelle depuis 2009. Odile Hourcade, l’assistante sociale de l’équipe, se voit ainsi comme une « plaque tournante » entre les prêtres âgés, le diocèse, et les différents services de l’État. « La création de mon poste correspond à une réflexion de fond du diocèse sur l’accompagnement de ses prêtres », explique-t-elle. Alors qu’elle répondait auparavant à des situations d’urgence, elle peut désormais mettre en place un véritable suivi. Elle prend contact avec tous les prêtres de plus de 75 ans. « Ils ont compris que c’était à eux de bâtir un projet de vie pour les années qu’il leur reste, témoigne-t-elle. Nous sommes là pour les aider. »

LAURENCE DESJOYAUX (« La Croix » -09/02/12)

 

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10:28 Publié dans RELIGION | Commentaires (4)

Commentaires

Bonjour comment allez vous? toujours de si bons commentaires! je n'ai pas eu de réponses à mes demandes et questions
1°) si votre adresse e mail indiquée est la bonne car les mails que je vous envoie me sont retournés?
2°) de retirer mon nom et prénom de vos amis et de mettre mon pseudo a la place merci
Catherine

Écrit par : LADY CATHERINE | 09/02/2012

Mon mail actuel est le suivant : jeugage@voila.fr
Je viens seulement de prendre connaissance de vos commentaires précédents: excusez-moi!

G.Jeuge

Écrit par : G.Jeuge | 10/02/2012

LADY CATHERINE :

J'ai modifié votre nom dans ma liste de contacts : mais, quand je clique sur le nom dans la liste, je reçois l'avis que cette page n'existe pas... Alors???
G.Jeuge (mail : jeugage@voila.fr)

Écrit par : G.Jeuge | 11/02/2012

LADY CATHERINE :

J'ai modifié votre nom dans ma liste de contacts : mais, quand je clique sur le nom dans la liste, je reçois l'avis que cette page n'existe pas... Alors???
G.Jeuge (mail : jeugage@voila.fr)

Écrit par : G.Jeuge | 11/02/2012

Les commentaires sont fermés.

 
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