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14/01/2012

LA PAROLE

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Petite éthique de la parole

 

Éducation. Nous avons tous en mémoire des phrases prononcées par nos parents, amis ou professeurs qui nous ont stimulés, éclairés. Voici quelques règles de base pour parler « juste » à nos enfants.

 

Nos paroles portent une grande part de responsabilité éducative. Dans Paroles toxiques, paroles bienfaisantes (Robert Laffont), Michel Lacroix, philosophe, père et grand-père propose des règles pour une éthique du langage, à appliquer en premier lieu dans le cercle familial.

 

LA POLITESSE, C’EST LA BASE

Elle atteste qu’on est disposé à faire société avec nos semblables. C’est le rôle des « bonjour », « merci », « s’il te plaît ». La famille étant le premier degré de la socialisation, les parents exigent légitimement de leurs enfants ces petits mots qualifiés de magiques. La transmission se fait par l’énoncé de règles, mais surtout par l’exemple.

 

LA PAROLE DOIT ÊTRE ATTENTIONNÉE

L’amour-propre d’un enfant est vite offensé par une moquerie ou une observation crue : « Tu choisis mal tes copains », « Qu’est-ce qu’il pue ton doudou ! » La parole attentionnée exige du discernement. C’est encore plus délicat à l’adolescence, où il faut conjuguer l’accompagnement éducatif et une sensibilité, une pudeur exacerbée.

 

POSITIVE MAIS PAS COMPLAISANTE

Ma parole est-elle pour l’enfant une source d’épanouissement, d’estime de soi ? Une parole positive doit jouer sur ces deux registres : à la fois donner confiance – « tu es capable de… » – et éveiller le désir. La limite étant de ne pas verser dans la complaisance. Si un adolescent veut devenir médecin mais ne s’en donne pas ou n’en a pas les moyens, il m’appartient d’injecter du réalisme dans ses projets.

 

RESPECTUEUSE DES ABSENTS

Évitons que les repas de famille deviennent prétexte à s’amuser des travers des profs, des amis, des membres de la famille. La médisance se présente sous l’habit respectable de l’esprit critique. Sans être des rabat-joie, les parents ont pour rôle de modérer cette tentation de la dérision. J’ai des devoirs envers les autres, même absents.

 

LA TOLÉRANCE, ÇA S’APPREND

La tolérance est une manière de discuter qui accepte d’écouter, qui n’est pas péremptoire et laisse la possibilité du dialogue avec l’autre. Cela s’apprend à la table familiale. Si un homme et une femme parviennent à parler devant leurs enfants de leur point de v u e o p p o s é s u r Nicolas Sarkozy, ou le mariage homosexuel, sans que le ton monte, ils leur auront transmis l’idée qu’une discussion est également possible dans l’espace public. Au-delà de la différence des convictions, une valeur émerge : faire une place à la parole de l’autre.

 

AVEC LES MOTS, ON OFFRE LE MONDE

Un enfant a besoin qu’on lui parle de l’intérêt de ce qu’il voit. Il aura d’autant plus envie de découvrir le monde qu’on lui en aura bien parlé, dans une ambiance de partage. « Regarde comme c’est beau ! Écoute la pluie sur les carreaux. Sens-tu comme ce poète a bien su parler de l’amitié ? » Cela suppose de prendre du temps. La parole est comme un écrin pour offrir le monde aux enfants, tel un bijou précieux.

Dominique Fonlupt

 

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