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31/12/2011

UNE FAMILLE CHRÉTIENNE, ÇA EXISTE ???

MAINS DONNÉES.jpg

 

L’importance d’une nouvelle

évangélisation conjugale

 

 

Le Christ est le vrai libérateur du couple, de la relation amoureuse, de la sexualité et du corps.

 

 

Selon une étude récente rapportée par La Croix (du 28 septembre ) , nos contemporains plébiscitent à près de 80 % le modèle de vie de couple et de famille que l’Église propose depuis toujours : un couple, homme et femme, s’aimant, stable et fidèle tout sa vie, avec leurs enfants… Ce modèle conjugal – pourtant si décrié ou ringardisé par la culture ambiante – répond bel et bien à des attentes existentielles profondes. Or, nous savons qu’aujourd’hui la grande majorité des couples « sérieux» ne finiront pas leur vie ensemble, et le vivront comme un échec profond et très douloureux.

Puisque croyants et incroyants aspirent de fait à vivre ce que l’Église prône, on peut penser a priori que la pastorale familiale est à même de répondre aux attentes des couples ou de secourir les familles en souffrance. Or, une autre enquête (Pèlerin du 6 octobre) montre qu’à peine 6 % de la population reconnaît l’Église comme susceptible de lui apporter une aide en matière conjugale et familiale ! Ainsi, l’Église – et par là même, la foi et Dieu lui-même – apparaît quasi disqualifiée sur ces questions, alors qu’elle devrait être reconnue comme le premier artisan du modèle et du projet qu’elle défend. Il faut lucidement reconnaître que notre échec pastoral est patent en ces domaines ; malgré cela, le courage du diagnostic, l’effort de réflexion et l’innovation apostolique restent encore bien trop maigres…

Pourtant, cette situation n’est en rien une fatalité ; au contraire, elle est une opportunité : pour rejoindre nos contemporains, l’Église doit repartir du contraste saisissant entre leurs fortes aspirations en termes de couple et de famille, très proches de fait du modèle conjugal chrétien, et tant de vécus si douloureux ou décevants. Ce contraste avive des peurs mais aussi de grandes attentes ; il crée comme un « appel d’air », un vaste champ missionnaire qui rappelle l’expérience apostolique première : « nous étions enfermés avant la Révélation » (Ga 3, 23), esclaves de nos affectivités désordonnées, comme « toute la création (qui) aspire à la Révélation et gémit dans les douleurs de l’enfantement » (Rm 8, 18-19).

La mission de l’Église ne peut donc se contenter de compassion et de conseil face aux situations conjugales difficiles, ou de défense et de promotion de valeurs chrétiennes sur le couple et la famille pour endiguer une telle crise. Sinon, nos pastorales continueront à récolter de bien maigres résultats, et tant de conjoints iront encore à l’échec de leur projet central de vie. L’Église est donc appelée à revenir à l’essentiel : annoncer, proposer et conduire à la source du dessein et du salut conjugal par une prédication apostolique nouvelle, pertinente et attractive, par une nouvelle évangélisation dont le champ missionnaire est « inséparable de la famille » et dont les couples chrétiens sont les « acteurs majeurs », affirme Benoît XVI.

À l’occasion du futur synode d’octobre 2012, il est donc essentiel que notre pastorale s’engage bien plus clairement dans la nouvelle évangélisation de l’amour conjugal car le Christ est le vrai libérateur du couple, de la relation amoureuse, de la sexualité et du corps. « Sans le Christ, le couple court un grave danger», disait Jean-Paul II. L’Église doit donc davantage confesser et annoncer le salut appliqué au mariage et à la sexualité, et rendre compte des œuvres concrètes de salut dans des vies de couples, de familles, de jeunes : témoigner ainsi des oeuvres de consolation et de guérison, de pardon et de paix, de fécondité et de vie, de libération vécue grâce au Christ. Le monde a tant besoin de voir, de toucher et d’entendre ce que Jésus-Christ peut faire pour qui se tourne vers lui. Deux grands domaines caractérisent l’héritage de Jean-Paul II : la nouvelle évangélisation et son enseignement renouvelé sur le couple et la sexualité, qui, associés, forment au regard de notre expérience missionnaire, depuis près de trente ans, une sorte d’« autoroute » pour l’évangélisation, un canal missionnaire très fructueux tant l’attente de « sauver l’amour » est forte et universelle.

Sont donc réunis aujourd’hui les composants d’une véritable « bombe pastorale», pour reprendre les termes du cardinal Angelo Scola, évoquant l’enseignement de Jean-Paul II « lorsqu’il sera vraiment compris et intégré dans l’Église ».

Benoît XVI confiait après son élection qu’il percevait combien sa mission « essentielle et personnelle » serait de déployer « le patrimoine richissime de l’enseignement de Jean-Paul II qui n’est pas encore suffisamment assimilé par l’Église ». Le pape réalise aujourd’hui ce pour quoi il croit avoir été élu : sous l’impulsion de l’Esprit Saint, il a bel et bien allumé la mèche de la « bombe pastorale» de Jean-Paul II : la nouvelle évangélisation, et de manière toute prioritaire, en matière conjugale et sexuelle.

(1) BLOG ET SITE : www.evangilepourlecouple.fr

Alex et Maud Auriot-Prevost, auteurs d’une trilogie L’Évangile pour le Couple

17:56 Publié dans Société | Commentaires (0)

30/12/2011

LES JEUNES DE TAIZÉ À BERLIN

Taizé-Berlin.jpg
Chaque année, la Communauté de TAIZÉ invite les jeunes chrétiens à vivre le "passage" à l'année nouvelle dans une ville différente. Cette année , cette rencontre se passe à BERLIN (le Prieur Général de Taizé, successeur du fondateur, le Frère ROGER, est lui-même allemand)

Dans une première célébration, il a invité les jeunes à "renverser tous les murs"

Ecumenismo:


 

Prior de Taizé convida


 

a «derrubar» muros

 

Berlim, 29 dez 2011 (Ecclesia) – O prior da comunidade ecuménica de Taizé convidou os jovens da Europa a “derrubar” os muros que existem “entre povos e continentes”, bem como no seu próprio “coração”.

 

“Berlim tornou-se um símbolo para todos os que, através do mundo, procuram ultrapassar os muros da separação e avançar na direção da confiança”, disse o irmão Alois, de nacionalidade alemã, aos participantes do 34.º Encontro Europeu promovido pela comunidade ecuménica de Taizé, este ano dedicado ao tema da solidariedade e que decorre, pela primeira vez na capital da Alemanha.

 

Após agradecer a todos os que acolhem os jovens e a organização do evento, o prior de Taizé destacou que Berlim “é uma cidade marcada pelas maiores diversidades”, voltada para o futuro, mas que procura também “integrar a memória de um passado doloroso”.

 

Nesse contexto, cada um dos pavilhões de oração tem um desenho de Maria com o menino Jesus, feito durante a II Guerra Mundial por um soldado alemão que estava em Estalinegrado, na Rússia.

 

“Escolher a confiança não significa fechar os olhos ao mal. A confiança não é ingénua ou fácil; é um risco”, disse o irmão Alois.

 

Para este responsável, “a felicidade não se encontra no ‘cada um por si’; a felicidade encontra-se ao termos em conta a solidariedade entre os homens”.

 

“Numa época em que muitos se perguntam ‘qual é verdadeiramente o sentido da minha vida?’, nós, os irmãos da nossa comunidade, gostaríamos de dizer claramente: encontra-se na solidariedade com os outros, vivida em atos concretos”, prosseguiu.

 

O prior de Taizé quis deixar um agradecimento especial aos que decidiram acolher jovens, mesmo sem pertencerem a qualquer Igreja: “A hospitalidade é um dos maiores contributos para construir a paz”.

 

Para as tardes de hoje e de sexta-feira, o programa do Encontro Europeu propõe uma lista workshops com cerca de quinze temas, à escolha, incluindo uma apresentação da vida e a visão do irmão Roger, fundador de Taizé (1915-2005).

 

Entre as iniciativas prevê-se ainda um encontro com deputados do Parlamento Federal alemão, dedicado ao tema ‘Por um mundo mais justo: a política e a nossa responsabilidade como cidadãos’.

 

Os jovens, que realizam uma vigília pela paz à meia noite de 31 de dezembro e uma “festa dos povos” às primeiras horas do novo ano, são convidados a levar medicamentos e material médico de primeira necessidade, a serem entregues pelos monges a populações pobres da Coreia do Norte, prosseguindo a ajuda prestada pela comunidade ecuménica desde 1998.

 

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10:26 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

28/12/2011

4ème PRÉDICATION D'AVENT À ROME

 

 

LES SS.INNOCENTS.jpg
28 Décembre : l'Eglise célèbre les Saints Innocents

 

La 4e prédication

 

de l'Avent,

 

par le P. Cantalamessa,

 

ofmcap.

 

 

REPARTIR DU COMMENCEMENT

La vague d’évangélisation en cours

 

1. Un nouveau destinataire de l’annonce

 

Prope est iam Dominus: venite, adoremus »: Le Seigneur est proche: venez, adorons-le. Commençons cette méditation, comme commence la Liturgie des heures en ces jours qui précèdent Noël, afin que celle-ci fasse, elle aussi, partie de notre préparation à cette solennité.

Nous concluons aujourd’hui nos réflexions sur l’évangélisation. Jusqu’ici, j’ai cherché à reconstruire les trois grandes vagues évangélisatrices de l’histoire de l’Eglise. On pouvait certainement rappeler d’autres grandes œuvres missionnaires, comme celle commencée par saint François-Xavier au XVIe siècle en Orient- Inde, Chine et Japon – et comme l’évangélisation du continent africain au XIXe siècle par Daniele Comboni, le cardinal Guglielmo Massaia et tant d’autres. Il y a toutefois une raison à ce choix et, j’espère que mes réflexions auront permis de la voir.

 

Ce qui change et fait la différence entre les diverses vagues d’évangélisation évoquées, ce n’est pas l’objet de l’annonce – « la foi, transmise aux saints une fois pour toutes », selon les termes de la Lettre de Jude -, mais ses destinataires, respectivement le monde grec et romain, le monde barbare et le nouveau monde, c’est-à-dire le continent américain.

 

On se demande donc : quel est ce nouveau destinataire qui nous permet de parler d’une nouvelle vague d’évangélisation aujourd’hui, la quatrième ? La réponse est : le monde occidental sécularisé et, sous certains aspects, postchrétien. Cette précision qui apparaissait déjà dans les documents du bienheureux Jean-Paul II, est devenue explicite dans le magistère de Benoît XVI. Le motu proprio, par lequel il a institué le « Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation », parle de « nombreux pays d’ancienne tradition chrétienne, devenus réfractaires au message évangélique » .

Pour l’Avent de l’an dernier, j’ai tenté de mettre en évidence ce qui caractérise ce nouveau destinataire de l’annonce, en le résumant sous trois facettes: scientisme, sécularisation, rationalisme. Trois tendances qui mènent au même résultat : le relativisme.

 

fois qu’un nouveau monde à évangéliser voyait le jour nous assistions, parallèlement, à l’arrivée d’une nouvelle catégorie d’annonceurs: les évêques durant les trois premiers siècles (surtout au IIIe s.), les moines dans la deuxième vague et les religieux dans la troisième. Aujourd’hui aussi nous assistons à l’apparition d’une nouvelle catégorie d’évangélisateurs : les laïcs. De toute évidence, il ne s’agit pas d’une catégorie qui vient en remplacer une autre mais d’une nouvelle force du peuple de Dieu venant s’ajouter aux autres, les évêques restant toujours, sous la conduite du pape, les guides de référence autorisés et les derniers responsables du devoir missionnaire de l’Eglise.

 

2. Comme le sillon d’un beau vaisseau

 

J’ai dit qu’au fil des siècles, les destinataires de l’annonce avaient changé, mais pas l’annonce elle-même. Je dois néanmoins préciser cette dernière affirmation. Il est vrai que l’essentiel de l’annonce ne saurait changer, mais la manière de la présenter, les priorités, le point d’où il nous faut partir dans cette annonce, peuvent et doivent changer.

 

Résumons le chemin que l’annonce évangélique a fait pour arriver jusqu’à nous. Il y a tout d’abord l’annonce que Jésus a faite et qui a pour objet central cette nouvelle: « Le Royaume de Dieu est venu jusqu’à vous ». A cette phase unique, que nous appelons « le temps de Jésus » fait suite, après Pâques, « le temps de l’Eglise ». Jésus n’y est plus l’annonceur, mais l’annoncé; le mot « Evangile » ne signifie plus « la bonne nouvelle apportée par Jésus », mais la bonne nouvelle sur Jésus, c’est-à-dire qui a Jésus pour objet et, en particulier, sa mort et sa résurrection. C’est toujours ce que saint Paul entend par le mot « Evangile ».

 

Mais il faut faire attention à ne pas trop détacher les deux périodes et les deux annonces, celle de Jésus et celle de l’Eglise, ou, comme on a pris l’habitude de dire, le « Jésus historique » du « Christ de la foi ». Jésus n’est pas que l’objet de l’annonce de l’Eglise, la chose annoncée. Gare à ne le réduire qu’à ça! Cela signifierait oublier sa résurrection. Dans l’annonce de l’Eglise, c’est le Christ ressuscité qui, avec son Esprit, parle encore; il est aussi le sujet qui annonce. Comme le dit un texte du concile: « Le Christ est présent dans sa parole, car c’est lui qui parle tandis qu’on lit dans l’Eglise les Saintes Ecritures » .

Partant de l’annonce initiale de l’Eglise, c’est-à-dire du kérygme, nous pouvons résumer sous forme d’image le déroulement successif de la prédication de l’Eglise. Imaginons le sillon d’un vaisseau. Celui-ci commence par une pointe qui est la proue du vaisseau, mais une pointe qui s’élargit au fur et à mesure, jusqu’à se perdre à l’horizon et finir par toucher les deux rives opposées de la mer. Voila ce qui s’est passé dans l’annonce de l’Eglise : celle-ci commence par une pointe: le kérygme, « Jésus, livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification » (cf. Rm 4, 25; 1 Co 15,1-3); de manière encore plus synthétique: « Jésus est le Seigneur! » (Ac 2, 36; Rm 10,9).

 

On a une première dilatation de cette pointe avec la naissance des quatre évangiles, écrits pour expliquer ce noyau initial, et avec le reste du Nouveau Testament; puis vient la tradition de l’Eglise, avec son magistère, sa liturgie, sa théologie, ses institutions, ses lois, sa spiritualité. Le résultat final est un immense patrimoine qui fait précisément penser au sillon d’un vaisseau dans sa plus haute dilatation.

 

A ce point, si l’on veut évangéliser le monde sécularisé, un choix s’impose. D’où partir? De n’importe quel point du sillon, ou de la pointe? L’immense richesse de doctrine et d’institutions peut devenir un handicap si nous cherchons à nous présenter avec elle à l’homme qui a perdu tout contact avec l’Eglise et ne sait plus qui est Jésus. Cela serait comme mettre à un enfant un de ces énormes et lourds vêtements de brocart que portaient dans certaines fonctions les évêques et les prêtres.

 

Il faut aider cet homme à entrer en contact avec Jésus ; faire avec lui ce que Pierre a fait le jour de la Pentecôte avec les trois mille personnes présentes : leur parler de Jésus que nous avons crucifié et que Dieu a ressuscité, l’amener au point où lui aussi, touché dans son cœur, finira par demander: « Frères , que devons-nous faire ? » et nous-mêmes répondrions, comme Pierre a répondu: « Repentez-vous, faites-vous baptiser, si vous ne l’êtes pas encore, ou confessez-vous, si vous êtes déjà baptisés. »

 

Ceux qui répondront à l’annonce s’uniront, aujourd’hui aussi, comme en ce jour là, à la communauté des croyants, ils écouteront l’enseignement des apôtres et prendront part à la fraction du pain; selon la grâce et la réponse de chacun, ils pourront faire leur, peu à peu, tout cet immense patrimoine, né du kérygme. On n’accepte pas Jésus sur la parole de l’Eglise, mais on accepte l’Eglise sur la parole de Jésus.

 

Nous avons un allié dans cet effort : l’échec de toutes les tentatives faites par le monde sécularisé de remplacer le kérygme chrétien par d’autres « cris » et d’autres « manifestes ». Je cite souvent l’exemple du célèbre tableau « Le cri » de l’artiste norvégien Edvard Munch. Un homme sur un pont, contre un fond rougeâtre, les mains autour de la bouche grande ouverte, pousse un cri qui, on le comprend immédiatement, est un cri d’angoisse, un cri vide, sans paroles, seulement un son. Cette description de la situation de l’homme moderne me paraît la plus efficace. La situation d’un homme qui a oublié le cri rempli de contenu qu’est le kérygme et se retrouve à devoir hurler à vide sa propre angoisse existentielle.

 

3. Le Christ, notre contemporain

 

Maintenant je voudrais essayer d’expliquer pourquoi il est possible, dans le christianisme, de repartir, à tout moment, de la proue du vaisseau, sans que cela ne soit une fiction mentale, ou une simple opération d’archéologie. La raison est simple: ce vaisseau sillonne encore la mer et le sillon commence encore par une pointe!

 

Bien qu’il ait dit de très belles choses sur la foi et sur Jésus, il y a un point où je ne suis pas d’accord avec le philosophe Kierkegaard. Un de ses thèmes préférés est la contemporanéité du Christ. Mais cette contemporanéité, il la conçoit comme s’il nous fallait, nous, devenir des contemporains du Christ. « Celui qui veut croire au Christ – écrit-il – est obligé de devenir son contemporain dans l’abaissement » . L’idée est que pour croire vraiment, de cette même foi qui fut demandée aux apôtres, il faut faire abstraction des 2000 ans d’histoire et de confirmations sur le Christ et se mettre à la place de ceux auxquels Jésus adressait sa parole : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos » (Mt 11,28). Aura-t-on le courage de croire à une pareille promesse, quand celui qui la fait n’a lui-même une pierre où pouvoir poser sa tête ?

 

La vraie contemporanéité du Christ est autre chose: c’est lui qui devient notre contemporain car, étant ressuscité, il vit dans l’Esprit et dans l’Eglise. Si c’était à nous de devenir les contemporains du Christ, cette contemporanéité ne serait qu’intentionnelle; si c’est le Christ qui devient notre contemporain, cette contemporanéité est réelle. Selon une pensée audacieuse de la spiritualité orthodoxe, « l’anamnèse est un souvenir joyeux qui rend le passé encore plus présent que lorsqu’il a été vécu ». Ce n’est pas une exagération. Dans la célébration liturgique de la messe, l’évènement de la mort et de la résurrection du Christ devient plus réel pour moi que pour ceux qui y ont assisté concrètement et matériellement car, à l’époque, c’était une présence « selon la chair », maintenant il s’agit d’une présence « selon l’Esprit ».

 

Même chose pour ceux qui proclament avec foi: « Le Christ est mort pour mes péchés, il est ressuscité pour ma justification, il est le Seigneur ». Un auteur du IVe siècle écrit: « Pour chaque homme le commencement de la vie est celui où le Christ a été immolé pour lui. Mais le Christ est immolé pour lui au moment où il reconnaît la grâce et devient conscient des effets que lui procure cette immolation » .

 

Je me rends compte qu’il n’est pas facile, voire peut-être même impossible, de dire ces choses aux gens, et encore moins au monde sécularisé d’aujourd’hui; mais c’est ce que nous, évangélisateurs, nous devons avoir bien clair à l’esprit, pour y puiser notre courage et croire à la parole de l’évangéliste Jean qui dit: « Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jn 4,4).

 

4. Les laïcs, protagonistes de l’évangélisation

 

Je disais au début que les laïcs, dans la phase actuelle de l’évangélisation, sont les nouveaux protagonistes. De ce rôle on traité le concile, dans l’ « Apostolicam actuositatem », Paul VI dans l’ « Evangelii nuntiandi », et Jean Paul II dans « Christifideles laici » .

Les prémisses de cet appel universel à la mission se trouvent déjà dans l’Evangile. Après le premier envoi des apôtres en mission, Jésus, lit-on dans l’évangile de Luc, « en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes localités où lui-même devait aller » (Lc 10, 1). Ces soixante-douze disciples étaient probablement tous ceux qu’il avait rassemblés jusqu’à ce moment-là, ou du moins tous ceux qui étaient disposés à s’engager sérieusement pour lui. Jésus envoie donc « tous » ses disciples.

 

J’ai connu un laïc des Etats-Unis, père de famille, qui, à côté de son métier, exerce une intense activité d’évangélisation. C’est un homme plein d’ humour qui évangélise à coups de gros éclats de rire, comme seuls les américains savent si bien faire. Quand il se rend dans un nouvel endroit, il commence en disant très sérieusement: « Deux mille cinq cents évêques, réunis au Vatican, m’ont demandé de venir vous annoncer l’Evangile ». Les gens naturellement sont pris de curiosité. Il explique alors que les deux mille cinq cents évêques sont ceux qui ont pris part au concile Vatican II et qui ont écrit le décret sur l’apostolat des laïcs dans lequel chaque laïc chrétien est appelé à participer à la mission évangélisatrice de l’Eglise. Il avait parfaitement raison de dire « m’ ont demandé » . Ces paroles ne sont pas des paroles en l’air, dites à tous et à personne : elles s’adressent à chaque laïc catholique personnellement.

 

Aujourd’hui nous connaissons l’énergie nucléaire qui se dégage d’une « fission » de l’atome. Un atome d’uranium est bombardé et « brisé » en deux par le choc d’une particule appelée neutron, libérant, dans ce processus, de l’énergie. Commence alors une réaction en chaîne. Les deux nouveaux éléments font subir une « fission », c’est-à-dire cassent, à leur tour, deux autres atomes, ces deux atomes quatre autres et ainsi de suite pour des milliards d’atomes, si bien qu’à la fin, l’énergie « libérée », résulte immense. Et pas nécessairement de l’énergie destructive, car l’énergie nucléaire peut être utilisée aussi dans des buts pacifiques, pour le bien de l’homme.

 

En ce sens là nous pouvons dire que les laïcs sont une sorte d’énergie nucléaire de l’Eglise, au plan spirituel. Un laïc touché par l’Evangile, vivant entouré, peut en « contaminer » deux autres, et avec eux quatre autres, et comme les laïcs chrétiens ne se comptent pas uniquement par dizaines de milliers comme le clergé, mais par centaines de millions, ils peuvent vraiment jouer un rôle décisif, pour répandre la lumière bénéfique de l’Evangile dans le monde.

 

Ce n’est pas qu’à partir du concile Vatican II que l’on a commencé à parler de l’apostolat des laïcs : on en parlait déjà depuis longtemps. Mais ce que le concile a apporté de nouveau dans le domaine c’est le titre sous lequel les laïcs concourent à l’apostolat de la hiérarchie. Ce ne sont pas de simples collaborateurs appelés à apporter leur contribution professionnelle, leur temps et leurs ressources ; ils sont porteurs de charismes, grâce auxquels, dit Lumen Gentium, « ils sont rendus aptes et disponibles pour assumer les diverses charges et offices utiles au renouveau et au développement de l’Église »

Jésus a voulu que ses apôtres soient des pasteurs de brebis et des pêcheurs d’hommes. Pour nous, le clergé, il s’avère plus facile d’être des pasteurs que des pêcheurs; c’est-à-dire, nourrir par la parole et les sacrements ceux qui viennent à l’Eglise, plutôt que d’aller à la recherche de ceux qui sont au loin, dans les milieux les plus disparates de la vie. La parabole de la brebis perdue, se présente aujourd’hui à l’envers: quatre-vingt-dix-neuf se sont éloignées et une est restée à la bergerie. Le danger est de passer tout son temps à nourrir la seule qui soit restée et ne pas avoir le temps, ne serait-ce que par manque de prêtres, d’aller à la recherche de celles qui se sont égarées. En cela, l’apport des laïcs nous apparaît providentiel.

 

Les « mouvements ecclésiaux » sont les plus en avance dans ce domaine. Leur contribution spécifique à l’évangélisation est d’offrir aux adultes une occasion de redécouvrir leur baptême et de devenir des membres actifs et engagés de l’Eglise. Beaucoup de conversions chez les non-croyants et de retours à la pratique religieuse chez les chrétiens se vérifient aujourd’hui dans le cadre de ces mouvements.

Récemment, en vue de cette évangélisation, le Saint-Père Benoît XVI est revenu sur l’importance de la famille, parlant d’un « un rôle de premier plan » des familles chrétiennes dans ce domaine. « De même que l’éclipse de Dieu et la crise de la famille sont liées, disait-il, de même la nouvelle évangélisation est inséparable de la famille chrétienne » .

 

Commentant le texte de Luc où il est dit que Jésus « désigna encore soixante-douze disciples, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller » (Lc 10, 1), saint Grégoire le Grand écrit qu’il les envoie deux par deux « car à moins de deux il ne peut y avoir d’amour », et l’amour est ce qui permettra aux hommes de reconnaître que nous sommes des disciples du Christ. Ceci vaut pour tout le monde, mais surtout, spécialement, pour deux parents. Si ceux-ci ne peuvent plus rien faire pour aider leurs enfants dans la foi, ils feraient déjà beaucoup si, en les regardant, ceux-ci pouvaient se dire entre eux: « Regardez papa et maman, comme ils s’aiment ! ». « L’amour vient de Dieu », dit l’Ecriture (1 Jn 4, 7) et cela explique pourquoi partout où il y a un peu d’amour vrai, Dieu est toujours annoncé.

 

La première évangélisation commence entre les murs domestiques. A un jeune qui lui demandait ce qu’il devait faire pour être sauvé, Jésus répondit un jour: « Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres…, puis viens et suis-moi » (Mc 10, 21); mais à un autre qui voulait tout quitter et le suivre, il n’y consentit pas et il lui dit: « Rentre chez toi, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde » (Mc 5, 19).

 

Il y a un negro-spiritual très connu qui dit : « There is a balm in Gilead » - « Il y a un baume à Gilead » -. Certaines de ses paroles peuvent encourager les laïcs, mais pas seulement eux, dans leur devoir d’évangéliser de personne à personne, de porte en porte. Il dit:

« If you cannot preach like Peter, if you cannot preach like Paul, go home and tell your neighbor, He died to save us all ».

« Si tu ne sais pas prêcher comme Pierre; si tu ne sais pas prêcher comme Paul, rentre chez toi et dis à tes proches: Il est mort pour sauver nous tous! »

 

Dans deux jours, c’est Noël. C’est un réconfort pour nos frères laïcs de se souvenir qu’autour du berceau de Jésus, à côté de Marie et de Joseph, il n’y avait que leurs représentants, les bergers et les mages.

 

Noël nous ramène à la pointe de la pointe du sillon du vaisseau, car tout est parti de là, de cet Enfant dans la mangeoire. Dans la liturgie, nous entendrons proclamer « Hodie Christus natus est, hodie Salvator apparuit », « Aujourd’hui le Christ est né, aujourd’hui le Sauveur est apparu ». En écoutant cela, repensons à ce que nous avons dit de l’anamnèse qui rend l’évènement passé encore plus présent que lorsqu’il a eu lieu la première fois ». Oui, le Christ naît aujourd’hui, car il naît vraiment pour moi au moment où je reconnais le mystère, où je crois en ce mystère. « A quoi me sert-il que le Christ soit né une fois à Bethléem de Marie, s’il ne naît pas à nouveau dans mon cœur, par la foi? » : ce sont des paroles prononcées par Origène et répétées par saint Augustin et saint Bernard .

 

Faisons nôtre l’appel choisi par notre Saint-Père pour ses vœux de Noël cette année et répétons-le d’un seul souffle, de tout notre cœur: « Veni ad salvandum nos », « Viens, Seigneur, et sauve-nous! ».

 

P. Raniero Cantalamessa, ofmcap.

 

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10:25 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

26/12/2011

LENDEMAIN DE FÊTE : UNE BONNE SOUPE!

Bonne soupe.jpg

 

Le plat incontournable de l’hiver : la soupe

 

 

Béatrice BENAVENT-MARCO,

Diététicienne nutritionniste, Site: Ma Consultation Diététique

 

Diététicienne nutritionniste diplômée à Toulouse, j'assure des consultations téléphoniques par l'intermédiaire de mon si...suite

 

Quoi de plus agréable qu’une bonne soupe chaude lors des froides soirées d’hiver ? Avec leur infinité de recettes, les potages apportent réconfort et chaleur. D’un point de vue diététique, ils sont aussi particulièrement intéressants. Leurs atouts nutritionnels dépendent des ingrédients choisis pour leur préparation.

 

On peut préparer de la soupe avec à peu près tout. La base étant les légumes et l’eau. Cette constante lui confère une richesse en vitamines, minéraux et fibres. Elle participe à hydrater l’organisme.

 

Selon les aliments que l’on y adjoint, la soupe est plus ou moins calorique. Comptez en moyenne 70 calories pour 250 ml de potage de légumes.

 

Tour à tour, entrée ou plat complet (selon que l’on y ajoute viande, poisson ou fromage), le potage est plébiscité par tous. C’est un bon moyen de faire manger des légumes aux enfants et les personnes âgées apprécient sa texture. En cela, il trouve sa place comme réponse à certaines recommandations du PNNS (Programme National Nutrition Santé). Quant aux personnes soucieuses de leur ligne, elles aiment son faible apport calorique pour un volume plus que généreux.

 

La soupe est l’aliment anti-junk food par excellence et pourtant, elle en a la même praticité. En effet, prête en moins de 2 minutes dans sa forme déshydratée, on peut l’ « avaler » sur le pouce devant un écran d’ordinateur ou de télé. Attention sous cette forme, elle est souvent riche en sodium même s’il faut souligner l’effort des industriels dans ce domaine depuis quelques années.

 

Pour bénéficier au mieux des vitamines de la soupe, achetez des légumes de saison et cuisinez-les au plus tôt. Utilisez un autocuiseur, en réduisant le temps de cuisson, les pertes vitaminiques sont moins importantes et vous économisez de l’énergie. Consommez votre soupe rapidement, au besoin, congelez les restes.

 

Vous pouvez aussi faire votre potage avec des légumes surgelés. Pratiques à cuisiner, ils sont de bonne qualité nutritionnelle. En intervenant immédiatement après la récolte, la surgélation permet une bonne conservation des vitamines.

 

Enfin, comme les fêtes approchent à grands pas et les excès aussi, le potage est le plat par excellence pour se remettre des repas copieux. Voici un exemple de potage « détox » pour 4 personnes.

 

· Un beau brocoli,

 

· 4 carottes,

 

· 1 oignon,

 

· Une branche de céleri

 

· Quelques feuilles de persil

 

· Un cube de bouillon de poule dégraissé.

 

Mettre le tout dans une casserole et couvrir d’eau.

 

Laisser cuire 25 minutes et mixer finement.

 

N’oubliez pas que la soupe se consomme aussi toute l’année. L’été, vous l’apprécierez froide (gazpacho, soupe froide de courgettes…) pour profiter de ses vertus nutritionnelles.

 

A vos marmites !

 

(Source : Journal des Femmes)

 

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10:35 Publié dans DIVERS | Commentaires (0)

25/12/2011

NATAL FELIZ!

 

SANTO NATAL.jpg

 

DOMINGO DE NATAL


 

LEITURA I


 

Leitura do livro de isaías

 

Como são belos sobre os montes os pés do mensageiro que anuncia a paz, que traz a boa nova, que proclama a salvação e diz a Sião: «O teu Deus é Rei». Eis o grito das tuas sentinelas que levantam a voz. Todas juntas soltam brados de alegria, porque vêem com os próprios olhos o Senhor que volta para Sião. Rompei todas em brados de alegria, ruínas de Jerusalém, porque o Senhor consola o seu povo, resgata Jerusalém. O Senhor descobre o seu santo braço à vista de todas as nações e todos os confi ns da terra verão a salvação do nosso Deus. Palavra do Senhor.


 

SALMO RESPONSORIAL


 

Refrão: Todos os confins da terra viram a salvação do nosso Deus.

 

Cantai ao Senhor um cântico novo pelas maravilhas que Ele operou. A sua mão e o seu santo braço Lhe deram a vitória.

 

 

O Senhor deu a conhecer a salvação, revelou aos olhos das nações a sua justiça. Recordou-Se da sua bondade e fi delidade em favor da casa de Israel.

 

 

Os confins da terra puderam ver a salvação do nosso Deus. Aclamai o Senhor, terra inteira, exultai de alegria e cantai.

 

Cantai ao Senhor ao som da cítara, aclamai o Senhor, nosso Rei.

 

LEITURA II

 

Leitura da Epístola aos Hebreus

 

Muitas vezes e de muitos modos falou Deus antigamente aos nossos pais, pelos Profetas. Nestes dias, que são os últimos, falou-nos por seu Filho, a quem fez herdeiro de todas as coisas e pelo qual também criou o universo. Sendo o Filho esplendor da sua glória e imagem da sua substância, tudo sustenta com a sua palavra poderosa. Depois de ter realizado a purificação dos pecados, sentou-Se à direita da Majestade no alto dos Céus e ficou tanto acima dos Anjos quanto mais sublime que o deles é o nome que recebeu em herança. A qual dos Anjos, com efeito, disse Deus alguma vez: «Tu és meu Filho, Eu hoje Te gerei»? E ainda: «Eu serei para Ele um Pai e Ele será para Mim um Filho»? E de novo, quando introduziu no mundo o seu Primogénito, disse: «Adorem-n’O todos os Anjos de Deus». Palavra do Senhor.

 

 

EVANGELHO

 

 

Evangelho de Nosso Senhor Jesus Cristo segundo São João

 

 

No princípio era o Verbo e o Verbo estava com Deus e o Verbo era Deus.

No princípio, Ele estava com Deus. Tudo se fez por meio d’Ele e sem Ele nada foi feito. N’Ele estava a vida e a vida era a luz dos homens. A luz brilha nas trevas e as trevas não a receberam. O Verbo era a luz verdadeira, que, vindo ao mundo, ilumina todo o homem. Estava no mundo e o mundo, que foi feito por Ele, não O conheceu. Veio para o que era seu e os seus não O receberam. Mas, àqueles que O receberam e acreditaram no seu nome, deu-lhes o poder de se tornarem filhos de Deus. Estes não nasceram do sangue, nem da vontade da carne, nem da vontade do homem, mas de Deus. E o Verbo fez-Se carne e habitou entre nós. Nós vimos a sua glória, glória que Lhe vem do Pai como Filho Unigénito, cheio de graça e de verdade. Palavra da salvação.

 

Oração dos Fiéis

 

Irmãos caríssimos: Neste dia de festa e de alegria em que se manifestou ao mundo inteiro a bondade do nosso Salvador, supliquemos ao Pai que está nos céus que nos dê a sua paz e a vida eterna, dizendo cheios de confiança:

 

R. Ouvi-nos, Senhor.

 

1. Pelas Igrejas do Oriente e do Ocidente, para que revelem e anunciem em toda a parte que Jesus é o Verba eterno de Deus Pai, oremos ao Senhor.

 

2. Por todos os responsáveis das nações, para que unam os seus esforços e vontades em favor da paz e do progresso em toda a terra, oremos ao Senhor.

 

3. Pelos estrangeiros que moram entre nós, para que sejam respeitados na sua dignidade e encontrem mãos amigas que os acolham, oremos ao Senhor.

 

4. Pelos pais que vivem na tristeza e pelos filhos que cresceram sem amor,

para que Deus lhes dê a paz e a alegria, oremos ao Senhor.

 

5. Por todos nós que celebramos o Natal, para que Jesus nos guarde em sua graça e nos torne mais atentos uns aos outros, oremos ao Senhor.

 

OREMOS - Senhor nosso Deus, que nos enviastes o vosso amado Filho para trazer ao mundo a luz do Céu, dai a cada homem a certeza de Vos conhecer e de acolher o Salvador como penhor e primícias da vida eterna. Ele que é Deus convosco na unidade do Espírito Santo.

 

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HOMÉLIE DE NOËL 2011


 

 

C’est Noël ! En ce jour, tout nous invite à la joie… Mais notre cœur n’est peut-être pas tellement porté à la joie en ce jour ; nous pensons peut-être avec nostalgie aux Noëls d’autrefois, à ceux que nous avons vécus jadis, dans notre enfance, et plus tard dans notre propre famille, cette famille que nous avions fondée et qui rassemblait en ce jour parents, enfants, amis, autour de la crèche, du sapin de Noël et d’une bonne table, après la Messe de Minuit…

Chers amis, les temps ont changé, pour nous tous… Mais l’heure n’est pas à la nostalgie : aujourd’hui, c’est Noël… et Noël n’est pas une simple évocation de la crèche, mais un événement actuel : certes, Jésus est né historiquement, dans les conditions que nous savons, mais il n’est pas né pour demeurer éternellement dans une crèche (ceux et celles qui ont eu la joie de mettre au monde des enfants savent bien qu’ils n’envisageaient pas du tout que ces enfants seraient pour toujours des bébés : au contraire, ils imaginaient pour eux un avenir de rêve !) Eh bien ! Jésus n’est pas, aujourd’hui, l’Enfant de la crèche : il est, comme l’annonçaient les Prophètes, l’EMMANUEL, ce qui signifie « Dieu-avec-nous »… Fêter Noël comme il se doit, ce n’est donc pas seulement, ni même principalement, contempler le bébé de Bethléem, mais bien chercher à rencontrer ce même Jésus, là où il se trouve aujourd’hui-même : il est « au ciel, assis à la droite du Père », certes… mais il est aussi avec nous, caché à nos yeux de chair, mais vraiment avec nous… Et nous serons dans l’esprit de Noël si nous parvenons à rencontrer Jésus vivant aujourd’hui, et à vivre avec Lui la merveilleuse amitié qu’il nous propose,à chacun à chacune, d’entre nous, et à recevoir les dons de sa grâce…

« Tout cela est bien beau ! » direz-vous peut-être, « mais vivre avec quelqu’un qu’on ne voit pas, qu’on n’entend pas, qu’on ne sent pas, dont on ne sait que si peu de choses… ce n’est pas très, très enthousiasmant ! »

C’est vrai, ce n’est pas toujours facile, mais ce n’est pas impossible, « car rien n’est impossible à Dieu »… Aujourd’hui, regardons la crèche, et contemplons-la comme la contemplait St François d’Assise, l’inventeur des crèches, dit-on… Fixons notre regard sur l’essentiel : Marie, Joseph, l’Enfant = Marie qui non seulement enfante, mais qui médite en son cœur tout ce qui se passe… Joseph, qui ne comprend sans doute pas grand-chose, sinon que c’est à cause de lui que cette naissance se passe en de si étranges conditions : c’est lui qui, étant de la lignée de David, a dû venir de Nazareth à Bethléem pour le fameux recensement voulu par le pouvoir romain… Et que dire de ce Bébé ? Sinon qu’il est comme tous les petits d’homme à leur naissance… Et l’ensemble, en dépit de tout le merveilleux dont l’a orné St Luc, n’était pas très reluisant : ce qui se remarque le plus, c’est l’extrême banalité de l’événement, qui à elle seule est le signe de l’abaissement de notre Dieu… Non seulement, il s’est fait homme, ce qui était déjà un véritable anéantissement… Mais il est né (apparemment par hasard, mais pour Dieu, y a-t-il du hasard ?) dans le plus extrême dénuement : dans une étable… et couché dans une mangeoire d’animaux, avec pour premiers adorateurs, de pauvres bergers, personnages méprisés par les Juifs, car incapables d’observer le Sabbat !... Oui, fixons notre regard sur la crèche, mais que la crèche nous serve de tremplin pour voir au-delà : pour voir le grand dessein d’amour de Dieu pour tous les hommes, avec une préférence pour les plus petits, les exclus, les marginaux…Les crèches de notre temps, ce ne sont pas d’abord celles de nos églises, mais tous les lieux où naissent, vivent et meurent trop souvent, des enfants de pauvres… Là nous pouvons trouver Jésus !

Mais soyons réalistes : nous ne pouvons pas nous rendre vers ces « crèches » actuelles ; ce que nous pouvons, c’est y penser, c’est venir en aide si nous le pouvons, c’est prier pour ces pauvres et pour que soient nombreux ceux et celles qui se dévouent à leur cause !

Alors, si nous vivons Noël ainsi, nous connaîtrons la joie annoncée par Isaïe et chantée par la « troupe céleste innombrable qui louait Dieu » selon la vision de St Luc, en chantant, nous aussi : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ! » Amen !

Père Gabriel JEUGE, "Nazareth" Noël 2011

 

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