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30/11/2011

L'AVENT EXPLIQUÉ AUX ENFANTS

 

Montagne,2.jpg

 

L’avent expliqué aux enfants

 

L’Avent, pour se préparer à la venue de Jésus

 

On a l’impression que le mot « Avent » signifie « avant Noël ». C’est un peu vrai, mais ce n’est pas la véritable explication du mot ! En latin, « Avent » signifie « arrivée, venue ». Cette arrivée, c’est celle de Jésus, le Fils de Dieu pour les chrétiens. Dieu l’a envoyé auprès des hommes pour se faire tout proche d’eux. La période de l’Avent,

c’est donc le temps pendant lequel on se prépare à célébrer cette venue de Jésus parmi nous.

L’Avent commence le quatrième dimanche avant Noël et dure à peu près un mois. Pendant cette période, on achète le sapin, on installe la crèche, on décore la maison, on prépare des cadeaux, on pense au menu de la fête… et on essaie aussi de se rapprocher de Jésus, et de préparer son coeur à l’accueillir quand Noël sera enfin là. Pendant l’Avent, on prie, on réfléchit, et on essaie d’agir pour vivre en paix avec ceux qui nous entourent. L’Avent est un temps de joie et de fête pour ceux qui se préparent à célébrer la naissance de Jésus.

 

Pourquoi fait-on une crèche ?

 

Dans la Bible, on peut lire que Jésus est né dans une crèche, une sorte d’étable ou de grange. Luc, l’auteur de ce texte, voulait ainsi montrer que Dieu était proche de chacun, y compris des plus pauvres. C’est aussi pour cela qu’il écrit que les premiers prévenus de la naissance de Jésus sont les bergers. À l’époque, les bergers étaient des personnes très pauvres, qui vivaient à l’écart de la société. Aujourd’hui on les appellerait des « exclus ».

 

Au XIIIe siècle, pour célébrer Noël, saint François d’Assise a eu l’idée de représenter la naissance de Jésus avec des personnes réelles, sous forme de petits spectacles que l’on a appelés « crèches vivantes ». On a ensuite représenté ces scènes avec des petits personnages, et chaque famille a ainsi pu faire sa crèche dans sa maison !

 

Jésus est-il vraiment né un 25 décembre ?

 

Jésus a bien existé il y a deux mille ans en Palestine : tous les historiens sont d’accord. Il parlait comme un prophète, était suivi par des disciples et est mort sur une croix. Mais le récit de sa naissance, dans la Bible, n’est pas « historique ». Il a été écrit, plus de quarante ans après la mort de Jésus, par un certain Luc qui, comme d’autres, a vraiment cru que Jésus était le Fils de Dieu et qu’il était ressuscité. Si Luc parle d’anges ou si Matthieu évoque une étoile nouvelle dans le ciel, c’est pour montrer que Jésus est quelqu’un d’extraordinaire et que sa mission est importante.

C’est grâce à leur témoignage qu’aujourd’hui nous pouvons croire en Jésus.

 

Pourquoi Jésus est-il venu comme un bébé ordinaire ?

 

Dans la Bible, les prophètes ont longtemps annoncé l’arrivée d’un « Sauveur » qui libérerait le peuple hébreu. Après la mort de Jésus et l’annonce par les apôtres de sa Résurrection, certains croyants se sont dit : « C’est lui le Sauveur ! » Mais, loin d’être un roi guerrier comme on l’attendait, Jésus est simplement venu partager la vie de tous les hommes, avec amour. Jésus a vraiment été un homme. Comme n’importe quel bébé, il a été dans le ventre de sa mère, puis il a grandi, a été adulte et, un jour, il est mort. Mais pour les chrétiens, il est aussi le Fils de Dieu. Il est donc Dieu et homme à la fois. Pour les chrétiens, Jésus a changé l’humanité en venant sauver les hommes, nous indiquer le chemin pour être unis à Dieu.

"Cahiers Croire.com"

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16:05 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

29/11/2011

LES "RESTOS DU COEUR" APPELLENT À L'AIDE

Restos du Coeur.png
Comment les Restos du coeur vont-ils faire

face à la crise ?

Olivier Berthe

Président des Restos du coeur

 

 

Les Restos du coeur ont lancé hier leur 27ème campagne d’hiver, dans un contexte de crise aux effets « de plus en plus néfastes ».

 

Si la collecte des banques alimentaires ce week-end a donné de bons résultats avec 12 500 tonnes de produits récoltés, l’équivalent de 25 millions de repas (un million de plus que l’an dernier), les Restos estiment que cela ne suffira pas à répondre aux besoins.

 

« Nous sommes au bout de nos moyens. Les marges financières pour distribuer davantage de repas sont de plus en plus étroites. Certes, les crédits d’État sont stables et le programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) a été sauvé il y a quinze jours au terme d’une longue bataille à Bruxelles. Mais ces apports budgétaires ne suivront pas les besoins, qui augmentent. Seule une générosité accrue de nos donateurs pourrait élever cette année nos ressources et notre capacité d’accueil. Nous ne pouvons pas, toutefois, uniquement tabler sur cette option, même si les résultats de la collecte des banques alimentaires ont bien montré la grande générosité des Français le week-end dernier.

Il y a un autre levier à actionner.

Aujourd’hui, une personne que nous accueillons sur deux vient pour la première fois, souvent pour une aide ponctuelle. Cela signifie aussi que l’autre moitié n’arrive pas à se passer de nous dans la durée, faute de revenus suffisants. C’est pourquoi nous concentrons aujourd’hui beaucoup de nos ressources au développement de solutions d’insertion par l’économie. Dans nos centres, nous avons multiplié les services d’aide à la recherche d’emploi et à l’accès aux droits. Nous avons également créé aux Restos une centaine de chantiers d’insertion, grâce auxquels une personne sur trois retrouve un travail. Outre l’aide alimentaire, c’est dans cette démarche que nous souhaitons avoir le soutien des pouvoirs publics.

Notre campagne de cette année ne sera réussie que si les messages que nous diffusons sont pris en compte dans le cadre de la campagne électorale. Nous militons pour le maintien du dispositif fiscal qui permet de déduire de la déclaration de revenus une partie des dons faits aux associations.

Ce dernier a déjà été attaqué, sans succès heureusement, par un amendement dans le cadre de la loi de finances 2012. Y porter atteinte entraînerait nécessairement une chute de moyens, au moment où l’apport des donateurs n’a jamais été aussi essentiel. Nous allons également militer pour la construction d’un programme européen d’aide alimentaire pérennisé, alors que le PEAD n’a été maintenu que jusqu’en 2014. »

RECUEILLI PAR JEAN-BAPTISTE FRANÇOIS

(La Croix – 29/11/2011)

 

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17:53 Publié dans HUMANITAIRE | Commentaires (0)

28/11/2011

LETTRE PASTORALE DE Mgr JACQUES BLAQUART, Évêque d'Orléans

 

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LETTRE PASTORALE

« Enracinés en Christ et fraternels »

 

 

 

Dans le dynamisme du rassemblement diocésain Ecclesia 45, les catholiques du Loiret veulent témoigner de la Bonne Nouvelle de Jésus car ils croient qu’elle est une force pour vivre.

 

Tant de personnes sont en attente d’espérance ! D’autres sont tellement découragées qu’elles pensent ne plus rien avoir à recevoir ni à donner. Saurons-nous être porteurs d’espoir, d’amour, de confiance auprès de ceux qui cherchent, doutent, souffrent et s’interrogent sur leur avenir ?

Ce que nous avons reçu du Christ en tant que baptisés, nous ne pouvons le garder pour nous. Comme Lui, nous voulons aller à la rencontre de tous, désireux de les écouter, d’entrer en dialogue avec eux et de rendre compte, par nos actes, de l’espérance qui est en nous » (1 P. 3, 15).

 

Depuis mon arrivée dans le Loiret, il y a un an, j’ai découvert bien des réalités de notre diocèse. J’ai eu la joie de voir l’action de Dieu dans des personnes de tous âges et catégories sociales. Je reste admiratif devant la générosité et l’engagement de beaucoup au service des autres. Que ceux et celles qui se donnent sans compter pour le bien commun se sentent reconnus et encouragés !

 

Sans oublier ceux qui ne partagent pas notre foi, j’ai écrit cette lettre d’abord pour soutenir les chrétiens engagés de notre diocèse. Les uns comme les autres, nous avons besoin de puiser quelque part la capacité d’aimer et de donner, mais, pour nous chrétiens, cette source a un nom, un visage, celui de Jésus-Christ. C’est bien Lui dont nous voulons vivre et témoigner auprès de nos contemporains. Pour que cela soit possible, nous devons revenir inlassablement aux fondements de notre vie de croyants : la relation à Dieu et la vie fraternelle.

 

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Les débuts de la vie de l’Eglise, après l’Ascension de Jésus, ont été simples. « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière » (Act. 1, 14) et « ils se tenaient fraternellement tous ensemble » (2, 1). C’est sur cette petite communauté rassemblée et priante qu’est descendu l’Esprit de Pentecôte. C’est le même Esprit du Christ Ressuscité qui, aujourd’hui comme hier, veut conduire l’Eglise dans sa marche et ne cesse d’agir dans les cœurs.

 

« Venez à ma suite, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes ». Mt 4, 19.

Lorsqu’Il a appelé ses premiers compagnons au bord du lac, Jésus voulait faire de ces hommes ordinaires ses envoyés, qui porteraient son Evangile à tous jusqu’au bout du monde.

Mais cela fut possible parce qu’ils avaient entendu l’appel à être avec Lui, à son écoute, à devenir ses amis. Il s’agissait d’abord pour eux de bien le connaître, de le regarder parler et agir, avant de partir eux-mêmes en mission. La priorité de toute vie chrétienne authentique était ainsi clairement affirmée.

« Sans moi, vous ne pouvez rien faire » dit Jésus. (Jn 15, 5).

« Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain » dit le Psaume 126 !

 

Notre générosité, si belle soit-elle, est souvent à l’épreuve ou stérile, parce que nous ne prenons pas le temps de prier et de nous alimenter spirituellement.

Même avec un cœur plein d’allant et d’esprit de service, nous tombons vite dans l’inquiétude, l’agitation voire l’amertume (cf. l’exemple de Marthe [Luc 10, 41]).

Dans la continuité du rassemblement diocésain Ecclesia 45 en 2009, nous avons besoin de retrouver ces deux piliers de toute vie chrétienne que sont la prière et la vie fraternelle.

 

 

1- « Ils étaient assidus à la prière » (Act. 1, 14)

La prière n’est pas facultative, ni même seulement nécessaire. Elle est fondamentale. Comme baptisés, il s’agit bien pour nous d’être « enracinés dans le Christ » (Col. 2, 7) comme « les sarments » qui ne peuvent « donner du fruit » que s’ils demeurent sur « le cep ». (Jn 15).

 

Ce que j’ai vu

Depuis un an, j’ai vu beaucoup d’acteurs pastoraux de notre diocèse, et je reste admiratif de leur générosité dans l’engagement d’eux-mêmes, qu’ils soient laïcs, diacres, religieux – religieuses ou prêtres. Mais je sens aussi un essoufflement et une lassitude chez un certain nombre, avec la tentation du repli sur eux-mêmes, leur paroisse ou leur groupe.

 

En même temps, beaucoup manifestent leur besoin de vie spirituelle et de ressourcement. Pour y répondre, il y a bien des initiatives heureuses : prière en couple, en famille, groupes de prière, adoration, Rosaire, lectio divina, retraites dans la vie, école de prière des jeunes, soirées Taizé, récollections, retraites spirituelles etc. Un renouveau spirituel existe bien, qui, dans notre diocèse, peut s’appuyer sur l’expérience de nos trois monastères contemplatifs de Saint Benoît-sur-Loire, Bouzy-la-Forêt et Micy, sans oublier les autres centres d’accueil spirituel comme Béthanie, Beaugency, Lombreuil. Mais ces lieux sont-ils connus … et fréquentés par les chrétiens ?

 

Chaque année, les prêtres, tout comme les diacres et les religieux(ses), sont invités à une retraite spirituelle. Des laïcs de plus en plus nombreux - et même des familles - vivent eux-aussi un temps de ressourcement, parfois de plusieurs jours. Un certain nombre vit aussi les bienfaits de l’accompagnement spirituel personnalisé. Des prêtres, des religieux(ses), des laïcs se sont formés pour assurer ce service.

 

Les idées et les appuis ne manquent donc pas pour une pastorale de la prière.

Nous devons en faire une priorité pour nos communautés, convaincus que « la fécondité de l’apostolat des laïcs dépend de leur union vitale avec le Christ ». (Concile Vatican II. A.A. § 4) et que « tous les chrétiens sont invités à une profonde rénovation intérieure afin qu’ils assument leur part dans l’œuvre missionnaire  » (A.G. § 35).

 

A réfléchir ensemble

Je vous invite à réfléchir ensemble (en EAP, équipes de Mouvements, Services et Aumôneries) aux questions suivantes :

-Où en sommes-nous de notre prière personnelle ? de la prière commune en famille ? en équipe de vie ? en paroisse ? sur le groupement paroissial ? le doyenné ?

-Avons-nous déjà été « accompagnés spirituellement » ?

-Que pouvons-nous faire pour développer la vie de prière chez tous les chrétiens ?

-Quelles initiatives prendre ?

 


Quelques propositions :

Que chaque réunion, chaque rencontre de chrétiens, commence par un temps de prière où « on prend son temps » ! Les modalités peuvent être variées, mais pourquoi ne pas prendre tout simplement la prière de l’Eglise ? Avec, par exemple, la Parole de Dieu, un temps de méditation et de silence, des intercessions, le Notre Père… pourquoi pas un psaume, un chant ? (cf. ce que dit Saint Paul : Col. 2, 16-17).

Dans chaque doyenné ou groupement paroissial :

-Qu’il soit proposé annuellement à tous une récollection d’une journée minimum, dans un lieu spirituel de notre diocèse ou sur place, mais de telle manière que beaucoup puissent y participer.

-Qu’il y ait au moins un groupe de prière stable et ouvert à tous. S’il n’existe pas encore, en faire une urgence pastorale.

-Qu’il y ait au moins une église ouverte en permanence pour la prière… et que cela soit connu !

-Qu’une attention particulière soit portée par tous à l’initiation à l’intériorité et à la prière contemplative, notamment auprès des jeunes, des enfants et de leurs familles.

 

Il n’y a pas de transmission de la foi sans relation à Dieu, et donc sans apprentissage de la prière.

 

 

 

2. Ils étaient fidèles à la communion fraternelle (Act. 2, 42)

L’Eglise ne peut se dire Corps du Christ que si ses membres vivent une véritable fraternité entre eux, ouverts largement aux autres (« de toutes nations, races, peuples et langues », Ap. 7, 9), et notamment à ceux qui ont faim, sont démunis, prisonniers ou étrangers (Mt, 25).

D’autre part, on n’est pas chrétien tout seul. Un chrétien isolé est un chrétien en danger. Jésus a des paroles fortes sur cette fraternité indispensable : « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’on vous reconnaîtra pour mes disciples » (Jn 13, 35). La fraternité ne nous replie pas sur un groupe, elle nous montre tout être humain comme un frère à aimer. Dieu est le Père de tous les hommes, il n’y a pas de limite à la fraternité chrétienne.

 

 

Ce que j’ai vu

J’ai été témoin depuis un an de multiples rencontres fraternelles, comme par exemple les journées des prêtres à Saint-Jacut-de-laMer, ou le pèlerinage des diacres avec leurs épouses et les haltes spirituelles régulières qu’ils vivent par petits groupes. Comment ne pas rendre grâce pour la présence dans notre diocèse des communautés religieuses, contemplatives et apostoliques, véritables lieux de fraternité et d’accueil ? Il faudrait nommer aussi toutes les rencontres fraternelles des laïcs; elles sont nombreuses et pourtant méconnues d’un grand nombre: équipes des mouvements éducatifs ou d’action catholique, services, aumôneries, EAP, équipes de coordination, groupes de prière, d’action, de réflexion, sans oublier les communautés paroissiales… et les dimanches communautaires.

Il y a aussi la fraternité vécue dans certains quartiers et villages, ou des lieux comme le Pont de Pierre, la solidarité avec ceux qui souffrent ou qui sont « différents », malades, personnes handicapées, migrants, gens du voyage, personnes en précarité… On se plaint toujours de ce qui manque, mais savons-nous rendre grâce pour ce qui nous est donné ? L’Eglise, même si elle peut toujours mieux faire, multiplie les initiatives de rencontre et de fraternité. Elle participe ainsi activement à la vie sociale et à la solidarité dans notre pays. Les chrétiens n’ont certes pas le monopole de la fraternité, mais ils ont une belle pratique en ce domaine.

 

Cependant, deux tentations demeurent récurrentes :

-La première est de laisser la générosité et la fraternité aux « autres », à ceux qui seraient spécialistes de la charité chrétienne. (Par exemple : « Au Secours Catholique de s’occuper des pauvres ! »). Or, si les évêques de France ont proposé une démarche intitulée « Diaconia 2013 – Servons la fraternité », c’est justement pour que chaque baptisé reprenne conscience qu’il doit vivre la charité du Christ selon ses possibilités et qu’il ne peut s’en décharger.

-La deuxième tentation, c’est celle de l’isolement, du repli sur soi ou sur un groupe. N’est-il pas fait reproche aux catholiques de vivre souvent entre eux ? Dans l’Eglise n’y a-t-il pas trop de « cloisons étanches » entre générations ? entre milieux de vie etc.

 

A réfléchir ensemble

Je vous invite à réfléchir, seul[e] et avec d’autres (en EAP, équipes de mouvements, services et aumôneries), aux questions suivantes :

 

 

Quelle fraternité chrétienne je vis – nous vivons – :

. en famille ? quartier ? village ? groupement paroissial ? doyenné ? diocèse ?

. avec ceux qui ne partagent pas la même sensibilité chrétienne ?

. avec ceux qui ne partagent pas notre foi ?

. avec les personnes démunies, en souffrance ?

En ce temps de précarité grandissante pour beaucoup, c’est bien sur ce terrain large de la fraternité que nous devons agir. Comment l’améliorer ? Quelles initiatives prendre ?

 

Proposition :

Lancer ou relancer les Petites Communautés Fraternelles de Foi (PCFF) telles que les proposait il y a déjà dix ans mon prédécesseur Gérard Daucourt (cf. sa lettre « Aux sources, au large » p. 62, 63). Certaines existent déjà « dans une grande diversité de forme, de style, de spiritualité » selon les personnes et les sensibilités (ce peut être par exemple une famille, une EAP, un groupe scout , une équipe de réflexion ou d’action catholique, un groupe de prière, une chorale etc).

 

Une PCFF est « un groupe pas trop nombreux pour que ses membres se connaissent suffisamment et entretiennent des relations fraternelles (et pas seulement pendant les réunions) ».

Dans une PCFF :

· Ses membres prient ensemble

· Ils lisent la Parole de Dieu et, à sa lumière, réfléchissent puis décident d’agir.

· Ils se soutiennent mutuellement pendant et en dehors des réunions.

· Ils ont le souci de faire naître d’autres PCFF, leur groupe est ouvert, accueillant et toujours prêt à se démultiplier.

Le but d’une PCFF n’est pas d’être un club sympathique, mais

· de servir la progression spirituelle de chacun de ses membres

· et d’aider l’Eglise dans sa triple mission :

- d’annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ

- d’en vivre dans notre société (cf. constitution conciliaire « l’Eglise dans le monde de ce temps » § 1)

- et de le célébrer, notamment par la prière et la fidélité à l’Eucharistie.

 

Tout chrétien devrait être membre d’une petite communauté fraternelle de foi.

§§§§§§§§§§§§§§§§

 

Pour vous aider à entrer dans cette année de rénovation spirituelle, je vous invite à relire et à méditer les chapitres 1 et 2 des Actes des apôtres, ainsi que deux passages d’Evangile : Luc 10, 25 à Luc 11, 13 et Jean 15, 1 -17. Ces trois textes éclairent la double vocation de tout baptisé à la vie de prière et à la vie fraternelle.

Aujourd’hui, nous sortons de l’opposition stérile entre action et prière. Nous comprenons bien que l’une ne peut aller sans l’autre, l’action jaillit de la contemplation et la contemplation se vérifie dans l’action.

Jésus a relié les deux commandements de l’amour et les a pratiqués lui-même dans une belle synthèse de vie qui reste, pour nous tous, un exemple à méditer.

Portés par l’Esprit, la Vierge Marie ainsi que de nombreux Saints et Saintes ont magnifiquement uni en eux ce double mouvement vers Dieu et vers les autres.

 

A leur suite, nous voulons le vivre aujourd’hui ici, en terre du Loiret, résolument « assidus à la prière » et « fidèles à la communion fraternelle ! »

 

 

 

 

En la Fête de tous les Saints

1er Novembre 2011

+ Jacques BLAQUART

Evêque d’Orléans pour le Loiret

 

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27/11/2011

1er DIMANCHE DE L'AVENT (ANNÉE B)

1er dim. de l’Avent (B)

 

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Lecture du livre d’Isaïe (16b-17. 19b; 64, 2b-7)

 

Tu es, Seigneur, notre Père, notre Rédempteur : tel est ton nom depuis toujours. Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer hors de ton chemin, pourquoi rends-tu nos cœurs insensibles à ta crainte ? Reviens, pour l’amour de tes serviteurs et des tribus qui t’appartiennent. Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais, les montagnes fondraient devant toi.

Voici que tu es descendu, et les montagnes ont fondu devant ta face. Jamais on ne l’a entendu ni appris, personne n’a vu un autre dieu que toi agir ainsi envers l’homme qui espère en lui. Tu viens à la rencontre de celui qui pratique la justice avec joie, et qui se souvient de toi en suivant ton chemin. Tu étais irrité par notre obstination dans le péché, et pourtant nous serons sauvés. Nous étions tous semblables à des hommes souillés, et toutes nos belles actions étaient comme des vêtements salis. Nous étions tous desséchés comme des feuilles, et nos crimes, comme le vent, nous emportaient. Personne n’invoquait ton nom, nul ne se réveillait pour recourir à toi. Car tu nous avais caché ton visage, tu nous avais laissés au pouvoir de nos péchés. Pourtant, Seigneur, tu es notre Père. Nous sommes l’argile, et tu es le potier : nous sommes tous l’ouvrage de tes mains.

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1, 3-9) (extraits)

 

… aucun don spirituel ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ. C’est lui qui vous fera tenir solidement jusqu’au bout, et vous serez sans reproche au jour de notre Seigneur Jésus Christ…

 

 

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (13, 33-37)

 

(Jésus parlait à ses disciples de sa venue) : “Prenez garde, veillez : car vous ne savez pas quand viendra le moment. Il en est comme d’un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et recommandé au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin. Il peut arriver à l’improviste et vous trouver endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez !”

 

 

RÉFLEXIONS POSSIBLES

 

1/ Sens du mot « Avent »

 

2/ Les 3 « venues » de Jésus

 

3/ Tenter de « démêler » dans les textes ce qui a trait à chacune des « venues »

 

4/ Le mot-clef de l’évangile : « VEILLEZ ! » = peut-on préciser les différentes formes de « veille » qui sont à notre portée ?

 

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1er DIMANCHE DE L’AVENT (B)

 

1er Dimanche de l’Avent : aujourd’hui, pour les chrétiens commence une année nouvelle… Pourtant, l’Avent signifie bien plus que le début d’une année : en même temps qu’une année, commence aujourd’hui le temps de préparation à NOËL… le temps qu’on appelle justement l’AVENT… Et ce mot « Avent » vient d’un mot latin, ‘advenire’, qui veut dire : « Arrivée », ou « venue » ou encore « avènement ». En bref, il s’agit de la « venue » du Messie… Mais, ce que beaucoup de gens ignorent, et que je voudrais vous rappeler, c’est que l’on peut dénombrer au moins 3 «venues » du Messie…

Il y a donc 3, et même 4, « venues » du MESSIE : je ne l’invente pas, il suffit de lire attentivement les textes de l’Avent pour s’en rendre compte.

La 1ère « venue », c’est celle qu’attendaient nos Pères dans la foi, c’est-à-dire le Peuple Juif. Depuis l’époque du roi David (environ 1.000 ans avant JC), Dieu avait promis, par la voix des Prophètes, qu’il choisirait dans la descendance de ce grand Roi, un successeur dont le règne serait sans fin… Comme tous les rois, ce successeur serait revêtu de l’onction d’huile sainte qui ferait de lui le « MESSIE » (en hébreu), ou « CHRIST (en grec) » (mot qui signifie OINT : « celui qui a reçu l’onction »)… Et depuis David, le peuple vivait dans l’attente du Messie… Mais les temps passaient, et le Messie n’arrivait toujours pas… On l’attendait donc avec grande impatience, surtout au moment des terribles épreuves que dut traverser le Peuple Elu. Nous avons comme un écho de cette attente dans le texte d’Isaïe qui est la 1ère Lecture de ce jour… Le mot même de Messie n’est pas ici prononcé, mais l’attente est bien exprimée : « Reviens, pour l’amour de tes serviteurs… Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais, les montagnes fondraient devant toi ! » Au temps de Jésus, l’attente messianique était à son comble…

Jésus est venu… mais son Peuple, sauf exceptions notables, ne l’a pas reconnu… et les Juifs attendent toujours le Messie !

La 2ème « venue », c’est la naissance humaine du Fils de Dieu, JÉSUS, conçu de l’Esprit-Saint, né de la Vierge Marie à Bethléem. C’est cette venue-là que nous célébrons à Noël : inutile d’y insister !

La 3ème « venue », c’est celle que nous attendons, que les 1ers chrétiens pensaient toute proche, la « PAROUSIE », mais qui ne s’est pas produite, car « pour Dieu, 1000 ans sont comme un jour ». C’est de cette venue qu’il est question dans l’évangile de ce jour, qui commence (comme d’ailleurs ceux des 3 dimanches précédents) par ces mots stéréotypés : « Jésus parlait à ses disciples de sa venue »… Jésus exhorte à s’y préparer, mais il ne précise ne le jour ni l’heure. Il dit lui-même qu’il ne le sait pas !

Et puis, il y a une 4ème « venue » : celle d’aujourd’hui. Car la venue de Jésus n’est pas seulement du passé ou du futur, mais du présent : Jésus vient aujourd’hui, et nous devons aujourd’hui nous tenir prêts à le rencontrer.

Il vient aujourd’hui, de bien des façons : dans les sacrements, surtout l’Eucharistie, qui est Lui-même, en personne et tout entier.

Il vient par sa Parole, écrite, certes, et il y a longtemps, mais qu’il rend actuelle en nous chaque fois que nous l’écoutons. Il vient encore lorsque des chrétiens se rassemblent en son Nom, comme Il l’a promis. Il vient par les frères et sœurs que nous rencontrons, surtout les enfants et les malheureux, puisqu’il s’identifie à eux…

Le problème, notre problème, c’est d’être attentifs à toutes ces « venues », qui se passent souvent dans le mystère… C’est pourquoi nous ne devons pas dormir, mais rester éveillés, comme les vierges prévoyantes ou les serviteurs fidèles des paraboles méditées récemment (c’était l’année passée, mais c’est aujourd’hui !) Avez-vous remarqué, dans l’évangile de ce jour, la répétition, à 4 reprises, du mot « VEILLEZ ! »… C’est pour ainsi dire la consigne que Jésus nous laisse en ce début d’Avent : « N’attendez pas la fin du monde… C’est aujourd’hui qu’il vous faut croire, espérer et aimer, aujourd’hui qu’il faut veiller… Ainsi, vous vous tiendrez prêts à la Rencontre que vous espérez avec le Christ Vivant ». Amen !

 

Père Gabriel JEUGE - Maison de Nazareth - Orléans

 

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26/11/2011

DEMAIN, C'EST L'AVENT!

Pour les chrétiens, demain commence une nouvelle année "liturgique" : nous entrons dans l'AVENT (attention! pas "AVANT"!), ces 4 semaines de préparation spirituelle à NOËL...

En guise de bienvenue à l'Avent, voici quelques chants traditionnels de NOËL

CHANTS DE NOËL

 

1

O douce nuit, belle nuit

C'est Noël aujourd'hui

Et pendant que les clochers joyeux

Carillonnent sous la voûte des cieux

Sous les toits des chaumières

On a le coeur bien heureux.

2

Douce nuit, sainte nuit

C'est joli un sapin vert

Recouvert de sa neige d'argent

Près du feu qui s'endort doucement

Cette nuit une étoile luit

Là où l'enfant descendit.

3

O cette nuit, douce nuit

Quand il vient, à minuit

Presque nu dans le froid et le vent

Attendu depuis la nuit des temps

Pour offrir à tous les hommes

Un peu de son paradis.

 

(D'après "Stille Nacht, Heilige Nach" de Josef Mohr (1816).

Musique composée par l'organiste Franz Gruber en 1818

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1

Mon beau sapin, roi des forêts,
Que j'aime ta verdure,
Quand par l'hiver, bois et guérets,
Sont pouillés de leurs attraits,
Mon beau sapin, roi des forêts,

tu gardes ta parure,

2

Toi que Noël planta chez nous,
Au saint anniversaire,
Joli sapin, comme ils sont doux,
Et tes bonbons, et tes joujoux,
Toi que Noël planta chez nous,
Par les mains de ma re,

 

3

Mon beau sapin tes verts sommets,
Et leur fidèle ombrage,
De la foi qui ne ment jamais,
De la constance et de la paix,

Mon beau sapin tes verts sommets,
M'offrent la douce image.

(D'après "O Tannenbaum" de Ernst Anschütz (1824))

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REFRAIN

Il est le divin enfant,
Jouez hautbois, sonnez musettes !
Il est le divin enfant,
Chantons tous son avènement !

1

Depuis plus de quatre mille ans,
Nous le promettaient les prophètes
Depuis plus de quatre mille ans,
Nous attendions cet heureux temps.

2

Ah ! Qu'il est beau, qu'il est charmant !
Ah ! que ses grâces sont parfaites !
Ah ! Qu'il est beau, qu'il est charmant !
Qu'il est doux ce divin enfant !

3

Une étable est son logement
Un peu de paille est sa couchette,
Une étable est son logement,
Pour un dieu quel abaissement !

4

Partez, grands rois de l'Orient !
Venez vous unir à nos fêtes
Partez, grands rois de l'Orient !
Venez adorer cet enfant !

5

Il veut nos coeurs, il les attend,
Il est pour faire leur conquête
Il veut nos coeurs, il les attend,
Donnons-les lui donc promptement !

6

O Jésus ! O Roi tout-puissant,
Tout petit enfant que vous êtes,
O Jésus ! O Roi tout-puissant,
gnez sur nous entièrement !

 


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11:22 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

 
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