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22/10/2011

DEMAIN, 3 CANONISATIONS "MISSIONNAIRES"

Demain, dimanche des Missions, 3 nouveaux Saints seront canonisés à Rome par le Pape Benoît XVI

 

Gui Marie Conforti (1865-1931), fondateur des missionnaires xavériens

 

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Gui Marie Conforti

 

Le bienheureux Gui Marie Conforti (1865-1931), évêque de Parme, en Italie, fut aussi le fondateur des missionnaires xavériens. Son dernier grand voyage pastoral le mena, en 1928, en Chine. Il sera bientôt canonisé par Benoît XVI. On le fête le 5 novembre. Il avait commencé par désobéir.

 

En effet, c'est contre la volonté de ses parents qu'il était entré au séminaire de Parme, à l'âge de 18 ans. Déjà, la vie de saint François-Xavier avait fait naître en lui le désir d'être missionnaire. Un peu avant son ordination il fut frappé d'une maladie mystérieuse dont il fut guéri en se rendant dans un sanctuaire marial.

 

A partir de 1888, il exerça son ministère comme prêtre diocésain. Mais le 3 décembre 1895, fête de saint François-Xavier, il fonda un séminaire pour la formation des missionnaires. Trois ans plus tard, il fondait la Congrégation de Saint François-Xavier, pour les missions étrangères.

 

Bientôt, il envoyait deux missionnaires en Chine et fondait une société de soutien des xavériens outre-mer. Cela ne l'empêchait pas de mener de front d'autres responsabilités apostoliques au niveau diocésain. Le 11 juin 1902, il prononçait ses vœux avec les xavériens et commençait une vie faite de visites apostoliques et de programmes de formation. L'année suivante, quatre nouveaux missionnaires étaient envoyés en Chine, et le premier évêque xavérien était consacré.

 

Lui-même devenait évêque de Parme en 1907 : il se sentait désormais le « berger de deux troupeaux » à des milliers de kilomètres de distance. En août 1918, il devint aussi le président de l'Union des missionnaires italiens. En 1928, il visitait lui-même les missions de Chine, revenant par la Sibérie, en train.

 

A sa mort, le 5 novembre 1931, les xavériens étaient répandus en Asie, en particulier au Japon, aux Philippines, à Taïwan, mais aussi en Afrique, aux Etats-Unis, au Brésil, au Mexique, et en Espagne.

 

Sabine Kamariza, du Burundi, guérie par l'intercession du P. Conforti, présentait les offrandes à la fin de la proclamation des nouveaux bienheureux par le pape Jean-Paul II, en 1996. En effet, par son intercession, elle a obtenu une guérison extrêmement rapide, complète et durable d'une tumeur du pancréas vraisemblablement de nature cancéreuse.

 

Un autre miracle, survenu après sa béatification, a permis sa canonisation. Il a été reconnu par Benoît XVI en juillet dernier. Il s'agit de la guérison d'un enfant brésilien, Thiago João Dos Apostolos Souza, qui souffrait d'une hypoxie grave du cerveau survenue du fait d'un arrêt cardio-respiratoire prolongé du nouveau-né, extrêmement prématuré, et souffrant d'une sepsie généralisée. Sa guérison a eu lieu au Brésil, dans le diocèse de Belo Horizonte, en août 2003.

 

Anita S. Bourdin

 

 

Don Louis Guanella (1842-1915), l’ami des pauvres

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En juillet dernier, Benoît XVI a reconnu comme miraculeuse la guérison de William Glisson, de Springfield (Etats-Unis), né en 1981, et victime d'une chute en 2002. Sa mère s'était alors procuré une relique de don Guanella et l'avait attachée au poignet de son fils, dont l'état était désespéré. Il a été guéri complètement le 9 avril 2002.

Le bienheureux Louis Guanella est connu pour son œuvre d'assistance aux personnes âgées et aux personnes handicapées mentalement ou physiquement : les « maisons de la Divine Providence ».

 

Il était né dans une famille de treize enfants, à Côme, dans le nord de l'Italie. Il fit ses études au séminaire diocésain et fut ordonné prêtre en 1866. Il se montra remarquable par son effort de communion permanente avec Dieu, mais aussi par son dévouement envers les pauvres et les personnes handicapées. Pour l'instruction des fidèles, il publia un livret redressant les erreurs doctrinales et morales de l'époque. Il n'en fallait pas plus pour le rendre « suspect » auprès des autorités politiques, dans le bouillonnement du « Risorgimento ». Il subit brimades et injustices.

 

Pourtant, il voulait faire davantage pour la jeunesse déshéritée, et il rejoignit les salésiens de Don Bosco, à Turin, émettant ses vœux temporaires. Or son évêque ne voulait pas le perdre. En 1878, il dut revenir à Côme. C'est en 1881 que sa fondation prit un tour décisif avec l'institution de deux communautés religieuses qui allaient la diffuser et la poursuivre: les « Filles de sainte Marie de la Divine Providence » et les « Serviteurs de la charité ».

 

A Rome, il fonda aussi l'archiconfrérie de Saint-Joseph pour l'assistance des agonisants par la prière. Le pape Pie X en fut le premier membre. Elle allait rassembler plus de 10 millions de membres dans les années soixante.

 

Anita S. Bourdin

 

 

Bonifacia Rodríguez Castro, au service de la dignité des travailleuses

 

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La canonisation de la bienheureuse espagnole, Bonifacia Rodríguez Castro (1837-1905), fondatrice des Servantes de saint Joseph, aura lieu ce dimanche à Rome.

 

C'est une sainte qui met en évidence la dignité des travailleuses et des artisans et a lutté pour donner du travail aux femmes. Mais la fondation sera incomprise et s'effectuera dans des conditions douloureuses.

 

Sa biographie complète a été publiée par le Vatican à l'occasion de sa béatification par Jean-Paul II, en 2003.

 

Bonifacia Rodríguez Castro était une travailleuse simple qui, dans le quotidien, s'ouvrait au don de Dieu et avait le souci du progrès chrétien et social des femmes par la prière et le travail.

 

Elle avait compris les risques de la condition sociale des travailleuses qu'elle côtoyait, et elle trouva dans la vie simple et cachée de la sainte Famille de Nazareth, un modèle de spiritualité du travail, respectant la dignité de la personne et un moyen de sanctification.

 

Elle naît à Salamanque (Espagne) le 6 juin 1837 au sein d'une famille artisane. Ses parents, Juan et María Natalia, profondément chrétiens, éduquèrent dans la foi leurs six enfants dont Bonifacia était l'aînée. Juan, tailleur, avait installé son atelier de couture à la maison.

 

Bonifacia apprit le métier de passementière et commença à gagner sa vie à l'âge de quinze ans, à la mort de son père. Puis elle monta son propre atelier de « passementerie, et d'autres ouvrages », où elle travaillait dans le recueillement en imitant la vie cachée de la sainte Famille.

 

Ses frères et sœurs moururent encore enfants sauf Augustine qui se maria en 1865. Bonifacia et sa mère menèrent alors une vie spirituelle intense, et fréquentèrent l'église de la Clerecía confiée aux jésuites.

 

Un groupe de jeunes-filles de Salamanque, amies de Bonifacia, attirées par le témoignage de sa vie, commencent à fréquenter sa maison-atelier le dimanche et les jours de fête. Bientôt, elles formèrent l' « Association de l'Immaculée et de saint Joseph », appelée plus tard « Association Joséphine ».

 

L'événement qui changea le cours de sa vie fut la rencontre d'un jésuite catalan, le P. Francisco Javier Butinyà i Hospital, originaire de Bañolas-Girona (1834-1899), qui arriva à Salamanque en octobre de 1870. Il était en train d'écrire « La lumière de l'artisan : collection de vies d'illustres fidèles qui se sont sanctifiés dans des professions humbles ».

 

Bonifacia le choisit comme conseiller spirituel et lui confia son désir de devenir dominicaine, mais le P. Butinyà lui proposa de fonder la congrégation des Servantes de Saint-Joseph. Bonifacia accepta. Avec six autres femmes, membres de l'Association Joséphine - dont la mère de Bonifacia -, la vie de la communauté commença, dans l'atelier, le 10 janvier 1874.

 

Le 7 janvier, l'évêque de Salamanque, Mgr Joaquin Lluch i Garriga, avait signé le décret d'érection du nouvel institut. L'évêque, catalan comme le P. Butinyà, originaire de Manrèse-Barcelone (1816-1882), avait dès le début accueilli la nouvelle fondation avec enthousiasme.

 

Dans leur atelier les Servantes de Saint-Joseph offraient du travail aux femmes pauvres qui en manquaient. C'était une forme de vie religieuse audacieuse qui suscita des oppositions.

 

Le P. Butinyà sera exilé, Bonifacia destituée. Sans aucun mot de revendication, elle proposa au nouvel évêque de Salamanque, Mgr Narciso Martínez Izquierdo, de partir fonder une nouvelle communauté à Zamora. La proposition sera acceptée par lui et par l'évêque de Zamora, Mgr Tomás Belestá y Cambeses.

 

Bonifacia et sa mère quittèrent Salamanque pour Zamora, le 25 juillet 1883 : elles y firent revivre leur atelier et à Salamanque on commença à « rectifier » le projet incompris. Et lorsque, le 1er juillet 1901, le pape Léon XIII accorda l'approbation pontificale aux Servantes de Saint-Joseph, la maison de Zamora fut exclue.

 

On ne lui permettra pas de revenir parler à ses sœurs de Salamanque. Mais elle était sûre que la réunification aurait lieu après sa mort. De fait, elle s'éteignit le 8 août 1905, et le 23 janvier 1907 la maison de Zamora s'unit au reste de la congrégation.

 

Anita S. Bourdin

11:57 Publié dans MISSIONS | Commentaires (0)

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