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30/09/2011

FAMILLE... UNIE POUR TOUJOURS ?

 

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FAMILLE UNIE

LA FAMILLE, CLÉ D’UN BONHEUR FRAGILE

Le fait est acquis et confirmé à chaque nouveau sondage.

La famille occupe une première place dans la vie, l’équilibre et le bonheur des Français. Paradoxalement, jamais l’institution du mariage n’est apparue aussi fragile, tant il est difficile aujourd’hui de parler d’unions sans évoquer les ruptures et les souffrances qu’elles occasionnent. Et si les plus jeunes continuent de rêver au grand amour qui dure – notre sondage le prouve comme celui Ipsos-Marie-Claire de juin 2010, selon lequel 80 % des moins de 25 ans espèrent se marier –, l’expérience de leurs aînés ne les pousse guère à envisager la vie à deux avec un optimisme béat. « Il existe un sentiment de précarité du lien affectif. J’observe de plus en plus de trentenaires, également dans les milieux très chrétiens, ayant peur de s’engager. L’angoisse du choix est assez forte, notamment pour les jeunes hommes. Les couples font des engagements par paliers, avec prudence », témoigne Jacques Arènes, psychologue clinicien, membre du Conseil famille et société de la Conférence des évêques de France. C’est à partir de cette contradiction apparente entre la famille « clé du bonheur » et la famille « carrefour de toutes les fragilités » que l’assemblée épiscopale a lancé en novembre dernier l’initiative Famille 2011 que vient clôturer, les 1er et 2 octobre, un colloque national.

Pour autant, le monde catholique n’est pas le seul à s’inquiéter de ces vulnérabilités conjugales. Nombre d’arguments sont avancés pour tenter de les comprendre.

À commencer par l’espérance de vie qui ne cesse de croître. « Les couples d’aujourd’hui peuvent envisager cinquante à soixante ans de vie commune, autant d’années à se demander si l’herbe ne serait pas plus verte ailleurs », observe Élisabeth Darchis, psychanalyste et thérapeute familiale (1). Le discours ambiant n’encouragerait pas non plus à la longévité. « Les sociologues de la famille évoquent le règne du zapping, de la société de consommation, du “tout, tout de suite” et l’idéologie du “moi d’abord” pour expliquer la rapidité avec laquelle on se sépare. Par ailleurs, les couples revendiquent de vivre à la fois une harmonie conjugale et un épanouissement personnel », ajoute-t-elle. Serions-nous devenus trop ambitieux ? Pour Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste, les principaux ennemis du couple sont « les exigences de l’individu contemporain, soucieux de réussir son existence, d’aller dans le sens de sa “nature profonde” et de ses désirs. Il se méfie des contraintes ou d’appartenances trop fortes qui viendraient prendre le pas sur son statut d’individu. Toute règle instituée est soumise à question. Paradoxalement, le mariage est devenu le lien institué le plus faible, alors que, il y a environ un siècle, il était encore indissoluble », analyse Serge Hefez, coauteur de l’ouvrage Les Nouveaux Parents (2) qui paraît cette semaine aux Éditions Bayard.

Jacques Arènes abonde dans ce s e n s . « Aujourd’hui, il est très rare de rester avec quelqu’un qu’on n’aime plus. C’est souvent une vraie souffrance. La relation amoureuse est primordiale dans le couple. On sait que les catholiques divorcent un peu moins que les autres, mais ils le font tout de même. Quelle compensation gagne-t-on aujourd’hui à rester ensemble ? Être reconnu par les autres ? Gagner son paradis ? Actuellement, la plupart des croyants mènent leur vie comme s’ils n’en avaient qu’une. » Et le désarroi est palpable. « Je reçois de plus en plus de jeunes couples, parfois futurs parents, qui s’interrogent : comment faire pour “tenir”, pour “durer” ? », observe Serge Hefez.

Signe des temps ? Selon Jacques Arènes, les principaux ennemis de l’unité conjugale sont les blessures narcissiques. « Les femmes, notamment, ne supportent plus l’infidélité de leur conjoint. C’est un fréquent motif de séparation, ce qui est assez nouveau. L’infidélité est souvent le signe d’un problème plus profond ; un manque de désir après une naissance, par exemple. Or ne pas être désiré est perçu comme un réel affront », explique-t-il. Les questions éducatives sont aussi le lieu de frictions de deux ego. « Certains couples s’entendent très bien sur le plan conjugal, mais éduquer soulève beaucoup de tensions, d’enjeux de pouvoir, de rivalités. Disqualifier son conjoint, son autorité, ses valeurs devant les enfants est très humiliant. Il y a, là aussi, un enjeu narcissique très fort. »

Au-delà des souffrances familiales causées par les ruptures et les conflits qui perdurent, l’enjeu est aussi économique représentent 19 % des familles en France avec, en grande majorité, des femmes à leur tête. Le rapport du groupe de travail « famille » des députés Anne Grommerch et Hervé Mariton, présenté en juillet 2011, soulignait que le taux de pauvreté de ces familles s’élève à 46,2 % pour une mère sans activité avec enfants, contre 7 % pour l’ensemble des Français. « De nombreuses études soulignent que la famille constitue un bouclier dans les crises économiques, un rempart contre l’isolement, la précarisation et la solitude », explique Jacques Arènes.

 

Les pistes pour éviter l’éclatement des familles ne manquent pas. Préparations à la vie de couple, à l’engagement, aides à la parentalité, développement des lieux de parole et de médiation, revalorisation de l’institution du mariage… Récemment, dans son essai Le mariage d’amour a-t-il échoué ?, l’écrivain Pascal Bruckner proposait de « remettre de la raison dans le sentiment ». Un point de vue auquel Serge Hefez n’est pas loin de souscrire quand il suggère, un brin provocateur, de « repenser l’institution familiale à côté du lien amoureux. Aujourd’hui, le couple amoureux est fondateur de la famille. Peut-être faudrait-il repenser cela car, dans les faits, on voit bien que la corrélation entre vie amoureuse et famille ne va pas de soi. »

Forte de son expérience de thérapie familiale psychanalytique, Élisabeth Darchis prône plus concrètement une intervention en amont. « Je milite pour la prévention, dès la grossesse. Des progrès ont été effectués ces dernières années, grâce notamment aux PMI, et l’entretien prénatal du 4e mois, même si ce dernier est parfois fait à la va-vite. La naissance d’un enfant est un moment de crise potentielle pour le couple, pour la famille au sens large, et pour la fratrie. En étant à l’écoute des futurs parents pour leur permettre de s’organiser psychiquement, en partant sur des bases neuves au moment où la famille se construit, il yaurait moins de mal - t r a i t a n c e s , moins de violences, moins de difficultés scolaires aussi. Au final, cela coûterait moins cher à la société. » À chaque couple, ensuite, de faire preuve d’inventivité en tricotant jour après jour son propre modèle conjugal. Quitte à faire sien le slogan publicitaire d’un fabricant d’électroménager bien connu : « Construit pour durer ».

MARIE AUFFRET-PERICONE

 

(1) Coauteur de 100 % parents, 100 % couple,

quand le couple devient famille, Éditions Milan.

(2) Les Nouveaux Parents, de Noëlle Châtelet,

Serge Hefez et Jean-Claude Kaufmann,

Éditions Bayard, 16 €, 127 p.

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REPAS DE FAMILLE
(à impimer et colorier)

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15:41 Publié dans Société | Commentaires (0)

29/09/2011

BEAU RÊVE : LA FAMILLE

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Beau rêve : la FAMILLE

La famille, on le sait, est une valeu sûre pour les Français. Peut-être même une « valeur refuge ». Mais qu’appelle-t-on une famille ? Des publicitaires – pour des marques de voiture ou de chaussures – ont choisi « leur » modèle (revendiquant, bien sûr, de ne pas en avoir), en proposant des images de tribus recomposées ou de parents de même sexe. Le sondage, réalisé par Ipsos-Logica pour La Croix et le service Famille et société de la Conférence des évêques de France, ne prétend pas répondre à la question du « modèle ». Il révèle seulement un rêve : une très grande majorité de Français, de tous âges, de tous milieux, de toutes religions ou sans religion, ont envie de connaître une vie de famille stable et de la mener avec la même personne.

Les personnes interrogées n’ignorent rien du nombre élevé des séparations ; ils savent bien les obstacles possibles. Ils n’idéalisent pas un modèle passé, favorisé par une dépendance financière des femmes et parfois marqué d’hypocrisie ; ils n’accusent pas les « médias » ; ils reconnaissent qu’une vie de couple longue se heurte à bien des vicissitudes ; pour que durent l’amour et le bonheur, ils le comprennent, il faut y mettre du sien et savoir se faire aider. Ce sondage fait écho au

travail qu’a mené la Conférence des évêques de France, en dressant un état des lieux de la situation des familles d’aujourd’hui. Une réflexion en profondeur qui n’est pas sans rappeler celle qui fut menée sur la bioéthique.

C’est dans cette société pétrie de contradictions que les chrétiens sont présents. Présents au moment de mariages, des naissances, pour la catéchèse des petits ou des adolescents ; ils sont auprès des familles en difficulté dans les associations caritatives, ils rencontrent parents et élèves dans les écoles ; ils sont là quand survient la mort. Prêts à accompagner les familles, dans leur diversité. Mais l’Église catholique veut également interpeller les politiques : la fragilité des familles affaiblit la société (femmes seules élevant leurs enfants dans une grande précarité ; jeunes en souffrance qui décrochent de l’école ; adultes happés dans une spirale d’exclusion…). Soutenir les familles n’est donc pas seulement une obligation morale (le mot fait si peur) ; mais une responsabilité éminemment politique. Permettre que le rêve de famille devienne réalité, beau projet de développement durable, pour une écologie humaine.

Dominique QUINIO (La Croix du 28/09/2011)

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11:40 Publié dans Société | Commentaires (0)

28/09/2011

SEGOLÈNE DELEDALLE

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SÉGOLÈNE

 

SÉGOLÈNE DELEDALLE

Depuis le matin, le téléphone portable est en surcharge. Appels, messages, les sollicitations pleuvent. Contrairement à l’averse qui s’abat sans discontinu sur Paris depuis des heures, cette « pluie » réchauffe. « Tout le monde m’appelle , je suis heureuse de voir que les gens pensent à moi », apprécie-t-elle en s’excusant de sa petite voix pour le dérangement. Ce 19 Juillet 2011, Ségolène DELEDALLE fête ses 24 ans. Familles et amis n’ont pas oublié la jeune femme. Elle semble d’autant plus comblée qu’elle passera la soirée au Moulin Rouge, célèbre cabaret parisien. Un cadeau d’anniversaire très apprécié : « Cette année , j’ai appris à danser le French cancan, révèle-telle fièrement. J’aurais bien voulu danser avec elles, mais je ne peux pas ! ».

 

Ségolène est une fille du Nord. Elle vit avec ses parents à Mouvaux, près de Lille. Depuis quelques mois, cette jeune femme blonde aux yeux bleus travaille dans une école comme agent d’entretien. « Ce travail me plaît, même si c’est un peu dur avec les enfants : ils ne sont pas sages ; ils crient. »

Ségolène est une jeune femme posée, à la sensibilité artistique, joueuse de piano, elle tient avec minutie le journal de ses vacances. Dans son carnet rose orné d’une jolie fleur, elle note d’une belle écriture son programme quotidien. Elle y raconte notamment le travail de bénévole à la Fondation Lejeune qu’elle fait, généreusement, pour quelques jours.

 

Ségolène est aussi une jeune femme résolument positive. Trisomique 21, elle assure que sa maladie ne lui cause pas de difficultés. Réalité ? Pudeur ? Elle ne veut peut-être pas en parler. Elle a d’ailleurs raison. Ce 19 Juillet est un jour de fête !

 

(Extrait de « La Lettre de la Fondation Jérôme LEJEUNE", Sept.2011)

 

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11:44 Publié dans Société | Commentaires (0)

27/09/2011

27 SEPTEMBRE : ST VINCENT DE PAUL

 

 

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Saint Vincent de Paul

 

Vincent de Paul est né à Ranguines, petit hameau de la paroisse de Pouy près de Dax dans les Landes, le 24 avril 1581, dans une famille modeste de paysans. Vincent était le troisième de six enfants, quatre garçons et deux filles. Il participe d'abord à la garde du troupeau familial. Il fait ensuite de bonnes études élémentaires au collège des Cordeliers de Dax, là il logeait chez M. de Comet rue des Fusillés.

 

En 1597 il rejoint l'Université de Toulouse pour étudier la théologie pendant sept ans et est ordonné prêtre en 1600, à Château-l'Evêque, près de Périgueux.

 

En 1605, il dut se rendre à Marseille afin d'y recueillir un modeste héritage. Sur la voie du retour, par mer, en direction de Narbonne, il aurait été capturé par des pirates. Vincent fut emmené à Tunis, prisonnier, puis vendu comme esclave. Son dernier maître était un renégat originaire de Nice qui repentit se sauva avec Vincent. Ils abordèrent en juin 1607 à Aigues-Mortes d'où ils se rendirent à Avignon. A cette date, Vincent fut chargé d'une mission secrète auprès d'Henri IV. (cet épisode de sa vie un peu mystérieux est quelquefois mis en doute...)

 

En 1610 il est aumônier à la cour de la Reine Marguerite de Valois.

 

Il fut pendant quelques mois curé de la paroisse de Clichy, avant d'entrer en 1613 comme précepteur dans la maison d'Emmanuel de Gondi, général des galères de France. Madame de Gondi le prit pour directeur de conscience et précepteur de ses enfants. Toute cette famille s'adonnait à de nombreuses bonnes œuvres, visitait les malades, et faisait des aumônes. Madame de Gondi a joué un rôle décisif dans l’expansion de la marée caritative que Vincent a déchaînée. Entraînée par la ferveur contagieuse de son aumônier, elle prenait une part active dans les missions de ce dernier, et non seulement par ses aumônes, mais aussi par ses interventions personnelles, que ce soit en visitant et consolant les malades, en pacifiant les discordes, en réglant les querelles, ou par le soutien que, de par son autorité, elle apportait à Vincent et à ses compagnons dans toutes leurs initiatives.

 

Humble prêtre-paysan, Vincent de Paul a su mobiliser au service des pauvres les grands noms de la noblesse et de la bourgeoisie française, parmi elles citons:

- Madame de Gondi, épouse du général des galères de France.

- La Présidente Goussault, veuve du président de la Cour des Comptes, elle fut la première Présidente des Dames de Charité. Très fortunée et très belle, elle aimait les pauvres de toute son âme.

- Mademoiselle de Fay, de très noble naissance, elle était disgraciée quant à la nature. Elle supportait avec le sourire cette pénible infirmité, elle avait une jambe hydropique. Elle ne refusait rien aux pauvres, ni à Dieu. "Je n'ai jamais vu une âme aussi unie à Dieu" disait d'elle M. Vincent.

- La Duchesse d'Aiguillon, nièce du Cardinal de Richelieu, elle disposait d'une fortune colossale qu'elle distribua en bonnes oeuvres.

- La Reine Anne d'Autriche, veuve de Louis XIII, elle n'oublia jamais que M. Vincent avait assisté le défunt roi à son lit de mort.

- La Princesse de Condé, mère du vainqueur de Rocroy, elle était le grand appui financier de Louise de Marillac.

- Louise de Gonzague, très mondaine, cette haute princesse était pourtant très assidue à visiter les malades de l'hôtel-Dieu qu'elle se plaisait à combler. Devenue Reine de Pologne, elle voulut absolument avoir des Soeurs de Charité et des Missionnaires. M. Vincent ne put les lui refuser.

- Madame de Miramion, admirable apôtre, elle fonda une Maison d'Enfants Trouvés et un Refuge pour filles perdues.

- Madame de Polaillon, ouvrait de son côté un foyer pour jeunes filles en danger moral.

- Madame de Lamoignon, épouse du Premier Président du Parlement de Paris, elle recevait tous les pauvres en son magnifique hôtel particulier. "Vous allez nous réduire à la mendicité", gémissait le Président.

 

Quelques dates décisives

Gannes – Folleville, 25 janvier 1617

 

En janvier 1617 donc, M. Vincent est précepteur dans la famille des Gondi, il a 36 ans. Il traverse alors une grave crise spirituelle et morale et vit dans le désenchantement. Deux événements vont le bousculer et, redonner sens à sa vie.

 

• Un jour, Vincent est appelé auprès d’un mourant dans le village voisin de Gannes ; le vieillard lui fait une confession publique et générale.

 

• Le lendemain, à la demande de Mme de Gondi, il lance un appel à la confession au cours d’un sermon dans la paroisse de Folleville. La réponse massive des villageois à cet appel lui fait brusquement prendre conscience de l

 

I l prend conscience de l'extrême dénuement dans lequel vit une grande partie de la population du pays. Mais il comprend également que l'aide qu'il veut apporter se doit d'être organisée pour être efficace à grande échelle. Il décide d'aller évangéliser les gens des campagnes de Châtillon dans la région de Lyon.

Fondation de la Confrérie de la Charité (1617)

 

Il crée la première "Confrérie de la Charité", composée de dames modestes travaillant pour les pauvres et les malades dans la paroisse de Châtillon-de-Dombes (Châtillon-sur-Chalaronne ) dans l'Ain.

 

Nommé aumônier général des galères en 1618 il fit tout ce qui était en son pouvoir pour améliorer le sort des forçats, les assister et les consoler.

 

Après la mort de François de Sales en 1622, il devint le supérieur du premier monastère parisien de l'"Ordre de la Visitation Sainte-Marie".

Fondation de la Congrégation de la Mission (1625)Saint Vincent de Paul statue

 

Puis en 1625, Madame de Gondi mit à la disposition de Vincent les moyens de fonder, au Collège des Bons-Enfants, une congrégation de missionnaires dont Vincent fut le supérieur, afin de poursuivre auprès des paysans de ses domaines, le bien que sa famille avait entrepris. C'est l'année de la fondation de la "Congrégation de la Mission". C'est en 1633 que le nom de "Lazaristes" fut donné à cette congrégation lorsqu'elle établit son siège à l'ancien prieuré Saint-Lazare à Paris, Ce prieuré avait été cédé à la congrégation par les chanoines réguliers de Saint-Victor.

 

"Monsieur Vincent" ne se contenta pas de diriger l'ordre, mais créa avec d'autres personnes plusieurs organisations charitables.

Fondation des Filles de la Charité (1634)

 

Vincent fut secondé dans la gestion et les visites par Marguerite Naseau de Suresnes chargée du service de la "Confrérie de Saint-Nicolas-du-Chardonnet", à Paris, et fut bientôt suivie d'autres jeunes filles, pour la plupart, issues comme elle du milieu rural. Une femme pieuse et dévouée Mademoiselle Legras ( Louise de Marillac) l'aida à fonder en 1634 l'"Institution des Filles de la Charité" ("Soeurs de Saint-Vincent-de-Paul") pour le service des pauvres et des malades. Cette institution était la suite de la Confrérie de la Charité crée à Châtillon mais à Paris cette fois, où des Dames de la noblesse ou de la haute bourgeoisie se sont engagées, entraînées par le zèle et l'enthousiasme apostolique de Vincent.

Rapidement la France entière se couvrira d'un vaste réseau de "Charité", depuis la cour de Saint-Germain jusqu'aux villages de la France profonde.

Ces bonnes volontés, vouées à Dieu pour le servir à travers les Pauvres, étaient dispersées dans Paris, chacune au service d'une Confrérie différente; Louise de Marillac perçut la nécessité de les regrouper, afin de mieux les former et les accompagner dans leur service, tant corporel que spirituel.

En novembre 1633, elle reçut chez elle les six premières "Filles" ( à l'époque, ces "Filles" étaient servantes des "Dames" des Charités). C'était une nouveauté dans l'église, qui n'admettait pas que des Religieuses soient hors des cloîtres...

 

Quel que soit le lieu où il s'exerce, le service est encore aujourd'hui défini comme corporel et spirituel: il s'adresse à tous, malades de tous âges, handicapés physiques; les enfants abandonnés ou défavorisés sont accueillis ou pris en charge; les démunis, les prisonniers sont secourus.

 

En 1633 sont instituées les "Conférences du Mardi" où se retrouve régulièrement l'élite du Clergé (Bossuet et d' autres).

La même année voit encore la "Fondation de la confrérie de l'Hôtel-Dieu" à Paris où interviennent les Filles de la Charité.

 

On lui doit la création des hôpitaux de Bicêtre pour les aliénés, de la Pitié, de la Salpétrière pour les pauvres, en 1654 l'Hôpital du Saint Nom-de-Jésus à Paris pour les vieillards.

Fondation de l'Œuvre des Enfants Trouvés (1638)

 

En 1638 débute l'œuvre des "Enfants Trouvés". Il créa pour cela un établissement pour les enfants trouvés. Le sort de ces malheureux fut longtemps incertain malgré ses efforts. En 1648 il convoque une assemblée de dames charitables et prenant la parole il rappelle que l'œuvre en a déjà sauvé six cents mais que les ressources manquent pour poursuivre. Ses paroles furent pathétiques et convaincantes, puisque le jour même l'hôpital des enfants trouvés avait trouvé les capitaux pour poursuivre sa tâche.

 

Il créa également des retraites spirituelles au cours desquelles se retrouvaient des gens de toutes conditions, le pauvre et le riche, le laquais et le seigneur priaient ensemble et prenaient leurs repas au même réfectoire.

 

Vincent assiste Louis XIII dans ses derniers moments en 1643. Un peu plus tard il est nommé au "Conseil de Conscience" (Conseil de Régence pour les affaires ecclésiastiques) par la régente Anne-d'Autriche

 

Pendant les troubles de la Fronde, il soulagea la misère publique. Vincent organisa également des collectes à Paris pour porter secours aux victimes des guerres de Religions; il fut perçu comme un véritable ministre de l'assistance.

Envoi de Missions

 

Son action ne s'arrêtait jamais. Il envoyait ses missionnaires dans tout le royaume et à l'étranger:

- 1639 voit Vincent organisé les secours en Lorraine (ravagée par la guerre, la peste et la famine).

- 1646 Fondation de la mission d'Alger.

- 1648 Fondation de la mission de Madagascar.

- 1649 Démarche de Saint Vincent auprès de la Reine et Mazarin en faveur de la paix.

- 1651 Vincent organise des secours en Picardie, Champagne et Ile-de France, dévastées par la guerre. C'est l'année de la Fondation de la mission de Pologne.

 

Accablé d'infirmités et de souffrances à la fin de sa vie, il mourut à Saint-Lazare le 27 septembre 1660. Louise de Marillac était décédée peu de temps avant lui le 15 mars 1660. On lui fit des funérailles exceptionnelles. Toutes les œuvres qu'il avait créées étaient représentées, Les princes se mêlaient aux pauvres dans la foule venue honorer le bienfaiteur que l'on vénéra comme un saint.

 

Il fut béatifié par Benoît XII le 12 août 1729 et canonisé par Clément XII le 17 juin 1737. Actuellement son corps est exposé dans la Chapelle des Lazaristes, 95, rue de Sèvres, à Paris-VIe.

 

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26/09/2011

MAISONS DE RETRAITE : ENNUI ? DÉSOEUVREMENT ?


LE iPAD EN MAISON DE RETRAITE

 

MAISONS DE RETRAITE :


 

FINISSONS-EN AVEC

 

L’EXCLUSION !


 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a dix jours, j'ai du conduire mes parents en maison de retraite. Une nouvelle - et difficile - étape dans leur vie et dans celle de leurs enfants. Mais chenger ne veut pas dire perdre toutes ses habitudes. Dans leur maison, l'ordinateur était dans le bureau de mon père. Tous deux passaient bien du temps à regarder leurs photos de famille, des vidéos ou leurs sites préférés. Et surtout, chaque mail envoyé par leurs enfants, petits-enfants ou amis, était pour eux un rayon de soleil... Aujourd'hui, il faut remuer ciel et terre pour que soit possible de connecter leur joli Mac à un réseau qui ne serait, nous a-t-on annoncé, qu'en bas-débit...

 

Au coeur d'une ville de plus de 15 000 habitants, je ne comprends pas les raisons qui expliquent cet archaïsme. Malheureusement, il ne s'agit pas d'un cas particulier : une certaine Jeanne-Françoise Kreutz s'en plaignait déjà il y a deux ans. Combien de maisons de retraite sont connectées correctement, par Wi-fi ou ADSL ? Pourquoi sur la plupart des annuaires de maisons de retraite disponibles sur le web, la connexion au réseau ne figure pas dans la liste des services proposés ? Pourquoi ne pas prendre en compte que bien des personnes de 80 ans et plus détiennent aujourd'hui un ordinateur ? Que leur quotidien n'est plus le même depuis qu'ils accèdent à cette fenêtre ouverte sur le monde et sur ceux qu'ils aiment ?

(d'après "Notre Temps")

 

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80 ans, connectés (d'après "Notre Temps")

Par Christophe de Galzain le 09/06/11

Gisèle, Marcel, Antoine et Bophany font partie de la génération des 80 ans... et plus. Ils passent des heures sur leur ordinateur : Facebook, photos, vidéos, etc.  Ils racontent leur goût pour les nouvelles technologies.

80 ans, connectés, un web-documentaire réalisé par Marine de Saint Seine et Igal Kohen (cliquez sur l'image) :

Pour 44 % des plus de 65 ans, les ordinateurs sont trop compliqués. 30 % d'entre eux ne sont pas sûrs que les services d'Internet peuvent répondre à leurs besoins quotidiens et 12 % pensent que le coût des nouvelles technologies est un frein à leur adoption (1). Et pourtant... Voilà un web-documentaire qui montre à travers les rencontres de Gisèle, Marcel, Antoine et Bophany, qu'il est toujours possible d'apprivoiser les nouvelles technologies et d'y trouver bien des bénéfices.
Du plaisir de regarder des vidéos au bonheur de resserrer les liens avec ses petits-enfants, de la recherche généalogique aux retrouvailles avec des camarades d'enfance... À ceux qui veulent vivre cette aventure, voilà un avant-goût.

(1) Source : Centre d'analyse stratégique, décembre 2009

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N.B. Le détenteur de ce Blog ("Portorl"), lui-même en Maison de Retraite à Orléans (Maison EHPAD-NAZARETH, Orléans) tient à préciser que la wi-fi est à la disposition des Résidents... Mais, très peu d'entre eux (4 ou 5, sur 77) possèdent un ordinateur ou s'y intéressent. Sauf erreur nous ne sommes que deux à utiliser la wi-fi.

Cela ne m'empêche pas d'admirer les personnes qui se passionnent pour l'Internet, quel que soit leur âge! G.J

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11:58 Publié dans HUMANITAIRE | Commentaires (0)

 
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