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07/09/2011

"SERVANTE DE LA PAROLE" (suite et fin)

 

 

Capture d’écran 2011-09-07 à 22.29.53.pngLa Parole de Dieu: Source de Vie et de grâces innombrables

La servante de la Parole croit de toute son âme que la connaissance de la Parole de Dieu est un élément unique, exceptionnel, indispensable de rencontre avec son Seigneur. Elle est convaincue qu'une non- connaissance de la Parole de Dieu est une non-connaissance de Dieu lui-même. Elle fait sienne cette parole de saint Jérôme: « ignorer les Écritures, c'est ignorer le Christ ».

Elle répond avec joie à ce propos du pape Jean-Paul II repris dans les Lineamenta du synode sur la Parole de Dieu qui s'est déroulé à l'automne 2007: « Nous nourrir de la Parole, pour que nous soyons des « serviteurs de la Parole » dans notre mission d'évangélisation, c'est assurément une priorité pour l'Église au début du nouveau millénaire. »

La première formation de la servante de la Parole consiste en une écoute attentive de la Parole de Dieu, lue, étudiée, scrutée, méditée, mangée.

Cette formation suppose :

- l'étude des langues bibliques: hébreu et grec (si c'est possible)

- une familiarité avec la tradition juive en particulier la pratique du midrash

- une connaissance des Pères de l'Église

- un ancrage dans la Tradition de l'Église comme le rappellent les Lineamenta: « Sous la conduite de l'Esprit, l'Église s'efforce d'arriver à une connaissance de jour en jour plus profonde des saintes Écritures, pour nourrir ses fils en utilisant particulièrement l'étude des saints Pères d'Orient et d'Occident, la recherche exégétique et théologique, ainsi que la vie des témoins et des saints .»

- Dans le prolongement de l'étude de la Parole de Dieu, la servante de la Parole s'appliquera à une étude adaptée de la théologie selon saint Thomas d'Aquin. Elle y trouvera une réponse cohérente aux défis de notre temps et un esprit d'audace pour affronter les problèmes du monde actuel.

Le but de cette étude, vécue dans une grande confiance en cette Parole inspirée par l'Esprit Saint est à la fois de vivre une union intime avec le Seigneur, et l'amour du prochain avec un immensedésir de transmettre cette parole de Vie, particulièrement aux pauvres, comme le disent encore les Lineamenta, pour « offrir au monde des pauvres une Parole de consolation et d'espérance. »

Une union profonde avec son Seigneur

Comme le dit saint Augustin : « Ce ne sera pas au dehors un vrai prédicateur de la Parole de Dieu, celui qui ne l'écoute pas au dedans de lui-même. »

Aussi bien la servante de la Parole s'engage à vivre ce que saint Grégoire le Grand écrivait en son temps à Théodore: «Je t'en prie, étudie et médite chaque jour les paroles de ton créateur. Apprends à connaître le coeur de Dieu dans les paroles de Dieu. »

L'étude de la Parole doit être d'abord comme un coeur à coeur avec Dieu.

Avant d'être un objet d'étude la Bible est une source vive et nourrissante. « Les Livres Saints, en effet, Dieu ne les a pas accordés aux hommes pour satisfaire leur curiosité ou leur fournir des sujets d'étude et de recherche, mais, comme le remarque l'Apôtre, pour que ces divines paroles puissent nous donner la sagesse qui conduit au salut par la foi en Jésus-Christ,et, en vue de rendre l'homme de Dieu parfait, apte à toute bonne oeuvre (2 Tm 3/15-17)10. »

L'Ecriture, c'est le moyen que Dieu a choisi pour se révéler à nous d'une manière inouïe: le Créateur a utilisé le langage de la créature, Dieu a parlé « homme » aux hommes pour qu'ils puissent saisir quelque chose de son Mystère, pour qu'ils puissent entrer en dialogue avec lui, pour qu'ils puissent vivre de sa vie.

Comme le dit le Concile Vatican II: « Dans cette révélation le Dieu invisible s'adresse aux hommes en son immense amour ainsi qu'à des amis, il s'entretient avec eux pour les inviter et les admettre à partager sa propre vie. »

Avant d'ouvrir la Bible, la servante de la Parole rend grâce au Seigneur qui désire se faire connaître et aimer et qui nous dévoile les richesse insondables de son amour, elle n'omet jamais d'invoquer l'Esprit-Saint, se rappelant que « la prière doit aller de pair avec la lecture de la sainte Écriture, pour que s'établisse le dialogue entre Dieu et l'homme, car « nous lui parlons quand nous prions, mais nous l'écoutons quand nous lisons les oracles divins. »

Elle cherche dans une écoute amoureuse de la Parole, à se mettre à l'école de l'Époux, du Bien Aimé dont il est écrit: A son ombre désirée je me suis assise, et son fruit est doux à mon palais (Ct 2/3).

Elle murmure la Parole jour et nuit, selon qu'il est dit au psaume premier: Bienheureux l'homme qui [...]est amoureux de la Parole (la Torah) du Seigneur et murmure sa parole jour et nuit.

Avant de travailler la Bible la servante de la Parole la reçoit comme une lumière pour sa vie: « Vous faites bien de la regarder, comme une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour commence à poindre et que l'astre du matin se lève dans vos coeurs. Avant tout sachez-le: aucune prophétie l'Ecriture n'est objet d'explication personnelle; ce n'est pas d'une volonté humaine qu'est jamais venue une prophétie, c'est poussés par l'Esprit-Saint que des hommes ont parlé de la part de Dieu (2 P1/19-21).

Une étude éclairée pour comprendre les Ecritures

L'étude de la Bible se fait selon les recommandations de la constitution conciliaire Dei Verbum et en particulier celle-ci: « Puisque la sainte Écriture doit être lue et interprétée à la lumière du même Esprit qui la fit rédiger, il ne faut pas, pour découvrir exactement le sens des textes sacrés, porter une moindre attention au contenu et à l'unité de toute l'Ecriture, eu égard à la Tradition vivante de toute l'Église et à l'analogie de la foi. »

Bien sûr l'étude des langues bibliques (hébreu et grec) reste importante pour goûter la saveur des textes à l'origine et répondre paisiblement à toute lecture fondamentaliste, chose courante de nos jours.

Cette étude ne sépare pas la vie de foi de l'objet étudié qui demeure la Parole de Dieu transmise par des hommes inspirés par l'Esprit Saint, et elle évitera de tomber dans le piège dénoncé par Benoît XVI dans son livre sur Jésus: « De nos jours, la Bible est assujettie chez beaucoup au critère de la prétendue vision moderne du monde, dont le dogme fondamental est que Dieu ne peut nullement agir dans l'histoire, et que, par conséquent, tout ce qui le concerne est à reléguer dans la sphère du subjectif. Alors la Bible ne parle plus de Dieu, du Dieu vivant, mais c'est nous-mêmes seulement qui parlons et qui déterminons ce que Dieu peut faire et ce que nous voulons ou devons faire. Et l'Antéchrist nous dit alors, se présentant comme un grand érudit, qu'une exégèse qui lit la Bible dans la perspective de la foi au Dieu vivant, lui prêtant attention, relève

d'une attitude fondamentaliste; seule son exégèse, l'exégèse considérée comme authentiquement scientifique, dans laquelle Dieu lui-même ne dit rien et n'a rien à dire, serait à la pointe du progrès. »

L'étude de la Bible comprend une connaissance indispensable de la tradition juive, selon les propositions de la commission biblique pontificale dans le texte: Le peuple juif et ses saintes Écritures dans la Bible chrétienne: « Les Chrétiens peuvent apprendre beaucoup de l'exégèse juive pratiquée depuis plus de deux mille ans, et, de fait, ils ont appris beaucoup au cours de l'histoire. »Une déclaration plus ancienne (1994) de la commission biblique pontificale disait:

« De tout temps, les meilleurs exégètes chrétiens, depuis Origène et saint Jérôme, ont cherché à tirer profit de l'érudition biblique juive pour une meilleure intelligence des Écritures. » Fait aussi partie de cette étude une solide formation à la patristique, car « Les Pères sont les maîtres incomparables de [la] lecture spirituelle de l' Écriture. » Les évêques de France, dans une lettre aux catholiques de France (Lourdes novembre 1993) écrivent: « Les Pères sont avant tout des frères dans la foi; comme tels, ils aident à espérer et à aimer [...] et nous fortifierons en nous grâce aux Pères de l'Église le courage d'aborder avec la force toujours neuve de la Parole de Dieu les questions les plus décisives de notre temps. »

La servante de la Parole se met à l'école des Pères dont les Lineamenta nous disent: « Pour les Pères de l'Église, le texte biblique doit devenir un objet de « rumination » quotidienne. Lorsque l'homme commence à lire l'Ecriture divine – disait saint Ambroise – Dieu revient marcher près de lui dans le Paradis terrestre. »

L'annonce de la Parole de Dieu

Il est écrit au livre du prophète Amos: J'enverrai la faim dans la pays, non pas une faim de pain, non pas une soif d'eau mais d'entendre la Parole du Seigneur (Am 8/11)

La vocation de la servante de la Parole est de répondre à cette faim et à cette soif, car aujourd'hui s'accomplit cette parole du prophète Amos: les hommes ont faim et soif d'une parole qui les rejoigne, qui les console, qui les instruisent, qui les réjouissent, qui les fasse vivre enfin. La servante de la Parole sait que seul Dieu peut combler les attentes des hommes, aussi elle se consacre à l'annonce de la Parole de Dieu pour que cette parole soit « connue, écoutée, aimée, approfondie et vécue dans l'Église et qu'elle devienne ainsi Parole de vérité et d'amour pour tous les hommes. »

Son champ d'apostolat n'est pas limité: elle se met à la disposition de tous ceux qui désirent s'ouvrir à la Parole de Dieu ou qui en ont soif sans le savoir vraiment: des enfants aux personnes âgées, aussi bien à travers la vie paroissiale que la communauté des Gens du Voyage, les groupes de jeunes les plus divers, les habitants des cités, tous ceux qui cherchent Dieu sans pouvoir encore le nommer, les pèlerins des retraites bibliques en Israël etc. La servante de la Parole se met au service de la Parole de Dieu, car elle sait que cette Parole vivante et efficace peut rejoindre chacun là où il en est, peut toucher les coeurs, les transformer, les tourner vers le Seigneur. Elle le sait car elle en fait elle-même l'expérience dans sa vie de tous les jours. Ce qu'elle transmet, c'est ce qu'elle a contemplé du Seigneur à travers les Écritures, c'est le fruit d'une Lectio Divina, lecture spirituelle, lecture amoureuse de la Parole de Dieu. Ce type de lecture, le plus traditionnel, rejoint à la fois la grande tradition rabbinique et la tradition patristique. Il permet de mettre à la portée de tous (y compris des enfants ou des analphabètes) la saveur de la Parole de Dieu, accueillie comme une nourriture pour la vie spirituelle car « grâce à elle, la Parole de Dieu entre dans la vie, sur laquelle elle projette la lumière de la sagesse qui est le don de l'Esprit. » La servante de la Parole voit de ses yeux s'accomplir ce verset du psaume: Ta Parole en s'ouvrant illumine, et les pauvres comprennent (Ps 119/135).

La vie fraternelle

Saint Augustin écrit: « C'est à tort qu'on se flatterait de comprendre les divines Écritures en tout, ou en partie, si cette connaissance ne sert pas à établir le double amour de Dieu et du prochain. »

La servante de la Parole, qu'elle vive seule ou en fraternité, demeure reliée à ses soeurs par la communion dans la prière et à travers des rencontres régulières. Ces rencontres permettront de se fortifier dans la foi, de s'ancrer dans l'espérance et de vivre la charité. L'annonce de la Parole ne peut se faire qu'accompagnée d'un véritable amour fraternel, c'est pourquoi il est écrit: Il appela à lui les Douze et il se mit à les envoyer en mission deux par deux (Mc 6/7). Ce que saint Grégoire le Grand commente ainsi: « Le Seigneur envoie prêcher ses disciples deux par deux parce que les commandements de la charité sont deux: l'amour de Dieu et l'amour du prochain. Le Seigneur envoie prêcher ses disciples deux par deux pour nous suggérer, sans le dire, que celui qui n'a pas la charité envers autrui ne doit absolument pas entreprendre le ministère de la prédication. ».

La servante de la Parole s'applique à faire de la vie fraternelle une vie d'oubli de soi-même, de renoncement, de détachement, toutes choses qui construisent une communauté telle que Jésus l'a demandé: A ceci tous vous reconnaîtrons pour mes disciples, à l'amour que vous aurez les uns pour les autres (Jn 13/35).

Elle fait sienne cette parole de saint Paul: ayez le même amour, une seule âme, un seul sentiment;

n'accordez rien à l'esprit de parti, rien à la vaine gloire, mais que chacun, par l'humilité, estime

les autres supérieurs à soi; ne recherchez pas chacun vos propres intérêts, mais plutôt que chacun songe à ceux des autres (Ph 2/2-4).

Elle goûte à cette joie, à cette onction célébrée par David dans le psaume:

Voici: il est bon et doux d'être assis en frères tous ensemble […]

C'est une huile excellente […]

Là le Seigneur a voulu la bénédiction la vie à jamais. (Ps 133)

De cette manière et selon la volonté du Seigneur, la servante de la Parole pourra participer à un nouveau printemps de l'Église, dans la dynamique du Concile Vatican II et conformément au souhait du Magistère:

« Après le Concile, le Magistère de l'Église universelle et locale a encouragé avec insistance la rencontre avec la Parole, convaincu que celle-ci apportera à l'Église un nouveau printemps spirituel. »

 

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22:36 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

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