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31/07/2011

18ème DIMANCHE DU "TEMPS ORDINAIRE"

Domingo XVIII do Tempo Comum

 

I LEITURA

 

Leitura do Livro de Isaías

 

Eis o que diz o Senhor: « Todos vos que tendes sede, vinde à nascente das aguas. Vos que não tendes dinheiro, vinde, comprai e comei. Vinde e comprai, sem dinheiro e sem despesa, vinho e leite. Porque gastais o vosso dinheiro naquilo que nao alimenta e o vosso trabalho naquilo que não sacia? Ouvi-Me com atenção e comereis o que é bom; Saboreareis manjares suculentos. Prestai-Me ouvidos e vinde a Mim; escutai-Me e vivereis. Firmarei convosco uma alianca eterna, com as graças prometidas a David. Palavra do Senhor.

 

SALMO RESPONSORIAL

 

Refrão: Abris, Senhor, as vossas mãos e saciais a nossa fome.

 

O Senhor é clemente e compassivo, paciente e cheio de bondade. O Senhor é bom para com todose a sua misericordia se estende a todas as criaturas.

 

Todos têm os olhos postos em Vos e a seu tempo lhes dais o alimento. Abris as vossas mãos e todos saciais generosamente.

 

O Senhor é justo em todos os seus caminhos e perfeito em todas as suas obras. O Senhor esta perto de quantos O invocam, de quantos O invocam em verdade.

 

II LEITURA

 

Leitura da Epístola do apóstolo S. Paulo aos Romanos

 

Irmãos: Quem podera separar-nos do amor de Cristo? A tribulação, a angustia, a perseguição, a fome, a nudez, o perigo ou a espada? Mas em tudo isto somos vencedores gracas àquele que nos amou. Na verdade, eu estou certo de que nem a morte nem a vida, nem os Anjos nem os Principados, nem o presente nem o futuro, nem as Potestade, nem a altura nem a profundidade nem qualquer outra criatura podera separar-nos do amor de Deus, que se manifestou em Cristo Jesus, Nosso Senhor. Palavra do Senhor.

 

EVANGELHO

 

Evangelho de Nosso Senhor Jesus Cristo segundo S. Mateus

 

Naquele tempo, quando Jesus ouviu dizer que Joao Baptista tinha sido morto, retirou-Se num barco para um local deserto e afastado. Mas logo que as multidoes o souberam, deixando as suas cidades, seguiram-n’O por terra. Ao desembarcar, Jesus viu uma grande multidão e, cheio de compaixão, curou os seus doentes. Ao cair da tarde, os discipulos aproximaram-se de Jesus e disseram-Lhe: « Este local é deserto e a hora avançada. Manda embora toda esta gente, para que va às aldeias comprar alimento ». Mas Jesus respondeu-lhes: « Nao precisam de se ir embora; dai-lhes vos de comer ». Disseram-Lhe eles: « Não temos aqui senão cinco pães e dois peixes ». Disse Jesus: « Trazei-mos ca ». Ordenou então à multidão que se sentasse na relva. Tomou os cinco pães e os dois peixes, ergueu os olhos ao

Céu e recitou a bêncao. Depois partiu os pães e deu-os aos discipulos e os discipulos deram-nos à multidao. Todos comeram e ficaram saciados. E, dos pedaços que sobraram, encheram doze cestos. Ora, os que comeram eram cerca de cinco mil homens, sem contar mulheres e criancas. Palavra da salvação.

 

ORAÇAO DOS FIÉIS

 

Irmãos carissimos: Nos acreditamos que nada nos pode separar do amor de Cristo. Imploremos a Deus Pai todo-poderoso que tenha compaixãodos seus fiéis, dos que não crêem e de todos os que sofrem, dizendo com toda a confianca:

 

R. Deus omnipotente, vinde em nosso auxilio.

 

1. Pelo Papa e pelos bispos do mundo inteiro, para que saibam incutir nos fiéis a certeza de que nada os pode separar do amor de Deus, oremos, irmãos.

 

2. Pelos governantes de todos os povos, para que Deus lhes dirija a mente e o coração na luta sem tréguas contra a fome, oremos, irmãos.

 

3. Pelos homens e mulheres desiludidos da vida, para que descubram a forca da Boa Nova de Cristo e nela encontrem a felicidade, oremos, irmãos.

 

4. Pelos fiéis que chegaram ao fim da vida, para que Deus os guarde na sua graça e os receba no seu reino de paz, oremos, irmãos.

 

5. Por todos nos aqui presentes; para que, depois da nossa peregrinação sobre a terra, sejamos recebidos nas moradas eternas, oremos, irmãos.

 

OREMOS. Deus clemente e compassivo, que velais com cuidado pelos homens e conheceis tudo aquilo de que precisam, escutai as nossas suplicas e preparaios nossos corações para acolherem o alimento que sacia. Por Nosso Senhor.

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Le Puy-en-Velay : douze heures avant le grand départ pour Compostelle from Marianne Rigaux on Vimeo.

 

TRADUÇAO FRANCESA

 

1) EVANGELHO

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

(14, 13-21)

 

Jésus partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens; il fut saisi de pitié envers eux et guérit les infirmes.

 

Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : “L’endroit est désert, et il se fait tard. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter à manger !” Mais Jésus leur dit : “Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger.” Alors ils lui disent : “Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons.” Jésus dit : “Apportez-les-moi ici.”

 

Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction : il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze paniers pleins.

 

Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

 

2) HOMÉLIE

 

Homélie du 18ème dimanche du temps ordinaire

 

Abbé Jean Compazieu

 

 

« Jésus partit en barque pour un endroit désert ». Il éprouve le désir de se retirer loin du bruit et de la foule. Il souhaite prendre un peu de distance par rapport au quotidien. En cette période d’été, ils sont nombreux ceux et celles qui font ce choix. Ils ont besoin de repos physique, de détente morale, de culture. Certains vont s’isoler dans un monastère pour un temps de prière. Un ami, très actif dans son ministère de prêtre, me disait : « Il est important que nous prenions du temps pour nous-mêmes. »

Mais même pendant les vacances, il y a des gens qui ont faim. Ils sont nombreux ceux et celles qui n’ont pas le minimum nécessaire pour survivre. Ils ont faim de pain, faim de vivre, faim d’être reconnus et aimés. Jésus voit toutes ces foules, celles de son temps et toutes celles d’aujourd’hui. L’évangile nous dit qu’il est « saisi de pitié ». La traduction est trop faible pour rendre compte de ce qu’il ressent. Car il est « bouleversé jusqu’aux entrailles ». A travers cette expression, nous découvrons que Dieu nous aime d’un amour paternel et maternel. Il nous rejoint là où nous sommes, comme une mère devant les larmes de son enfant. Cette révélation, nous la retrouvons devant la maman du jeune homme de Naïm et aussi dans la parabole du fils prodigue. C’est en ce Dieu que nous sommes invités à mettre notre foi.

Devant ces foules qui ont faim, nous sommes tentés de dire comme les apôtres : « Renvoie-les ! Qu’ils aillent dans les villages s’acheter à manger. » Mais Jésus ne l’entend pas ainsi. S’adressant à ses disciples, et, à travers eux, à chacun de nous, il dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Remarquons bien le contraste : d’un côté nous avons le verbe acheter (qu’ils aillent s’acheter à manger). Puis de la part de Jésus, le verbe donner (donnez-leur vous-mêmes à manger). Dans un monde où tout s’achète et se vend, Jésus vient nous parler de don gratuit et de partage.

Ce que Dieu attend de nous, ce n’est pas notre argent mais notre disponibilité. C’est l’apport du peu que nous avons et du peu que nous sommes. Cinq pains et deux poissons c’est vraiment dérisoire. Mais c’est avec ça que Jésus fait des merveilles. C’est un encouragement pour nous qui avons tendance à nous décourager devant toutes les misères du monde. Nous disons facilement que nous ne pouvons pas répondre à tous les besoins. C’est sans doute vrai. Mais avec un peu de folie, nous pouvons bien lui donner nos pains et nos poissons. Jésus vient nous apprendre à nous mettre au service des plus pauvres. Prêtons nos oreilles et notre cœur pour écouter leur tristesse et leurs rancœurs. Le Seigneur compte sur nous pour soutenir et fortifier. Aujourd’hui encore, il multiplie les fruits de notre bonne volonté bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer.

Cette nourriture, ce sont les disciples qui la distribuent à la foule affamée. C’est ainsi qu’ils deviennent serviteurs. C’est Jésus qui le leur demande. Il ne veut rien faire à leur place. Il les provoque pour qu’ils deviennent « serviteurs de cette foule immense. A travers eux c’est aussi à chacun de nous qu’il s’adresse. Des associations comme le CCFD, le Secours catholique et bien d’autres interviennent partout dans le monde pour aider les plus pauvres à sortir de leur misère. C’est avec nous, avec nos gestes de partage et de solidarité, que tout devient possible.

En lisant cet évangile de la multiplication des pains, il nous faut aller plus loin. Ce récit nous renvoie à l’Eucharistie. Certains se demandent peut-être pourquoi. Nous devons nous souvenir que Matthieu écrit son évangile quelques années après les événements et après la résurrection du Christ. Il reprend mot pour mot les gestes de Jésus dans l’Eucharistie : « Il lève les yeux vers le ciel, prononce la bénédiction, rompt les pains et les donne aux disciples qui les donnent à la foule. Tout cela est dit dans ces quelques mots. Ces expressions, nous les retrouvons dans d’autres récits de multiplication des pains. Mais Matthieu ne parle que des pains distribués. Il n’est plus question de poissons. Quelques mois plus tard, Jésus refera ce geste. Il nous donnera un pain plus merveilleux encore. C’est le Pain de la Vie Eternelle, son Corps livré pour nous. Il y eut douze paniers remplis de morceaux qui restaient. C’est l’annonce de la vraie multiplication des pains que Jésus ne cesse d’accomplir par le ministère des prêtres.

Que ce temps de l’été restaure nos forces et qu’il rassasie nos faims. Seigneur, donne le pain à ceux qui ont faim, toi qui nous dis « donnez-leur vous-mêmes à manger » ; et donne faim à ceux qui ont du pain. Toi, Jésus, tu peux donner et rassasier une telle faim.

D’après diverses sources

 

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30/07/2011

BENOÎT XVI, UN PAPE "ÉCOLO"...

ST FRANÇOIS D'ASSISE.png

 

Benoît XVI, un pape écolo

 

Ce matin, j’ai eu un coup de cœur pour ce discours prononcé par Benoît XVI devant plusieurs ambassadeurs près le Saint-Siège. Pas vous ?

 

« Le premier semestre de cette année a été marqué par d’innombrables tragédies qui ont touché la nature, la technique et les peuples. L’ampleur de telles catastrophes nous interroge. C’est l’homme qui est premier, il est bon de le rappeler. L’homme, à qui Dieu a confié la bonne gestion de la nature, ne peut pas être dominé par la technique et devenir son sujet. Une telle prise de conscience doit amener les Etats à réfléchir ensemble sur l’avenir à court terme de la planète, face à leurs responsabilités à l’égard de notre vie et des technologies. L’écologie humaine est une nécessité impérative. Adopter en tout une manière de vivre respectueuse de l’environnement et soutenir la recherche et l’exploitation d’énergies propres qui sauvegardent le patrimoine de la création et sont sans danger pour l’homme, doivent être des priorités politiques et économiques. Dans ce sens, il s’avère nécessaire de revoir totalement notre approche de la nature. Elle n’est pas uniquement un espace exploitable ou ludique. Elle est le lieu natif de l’homme, sa « maison » en quelque sorte. Elle nous est essentielle. Le changement de mentalité dans ce domaine, voire les contraintes que cela entraine, doit permettre d’arriver rapidement à un art de vivre ensemble qui respecte l’alliance entre l’homme et la nature, sans laquelle la famille humaine risque de disparaître. Une réflexion sérieuse doit donc être conduite et des solutions précises et viables doivent être proposées. L’ensemble des gouvernants doit s’engager à protéger la nature et l’aider à remplir son rôle essentiel pour la survie de l’humanité. Les Nations Unies me semblent être le cadre naturel d’une telle réflexion qui ne devra pas être obscurcie par des intérêts politiques et économiques aveuglément partisans, afin de privilégier la solidarité par rapport à l’intérêt particulier.

 

Il convient aussi de s’interroger sur la juste place de la technique. Les prouesses dont elle est capable vont de pair avec des désastres sociaux et écologiques. En dilatant l’aspect relationnel du travail à la planète, la technique imprime à la mondialisation un rythme particulièrement accéléré. Or, le fondement du dynamisme du progrès revient à l’homme qui travaille, et non à la technique qui n’est qu’une création humaine. Miser tout sur elle ou croire qu’elle est l’agent exclusif du progrès, ou du bonheur, entraîne une chosification de l’homme qui aboutit à l’aveuglement et au malheur quand celui-ci lui attribue et lui délègue des pouvoirs qu’elle n’a pas. Il suffit de constater les « dégâts » du progrès et les dangers que fait courir à l’humanité une technique toute-puissante et finalement non maîtrisée. La technique qui domine l’homme, le prive de son humanité. L’orgueil qu’elle engendre a fait naître dans nos sociétés un économisme intraitable et un certain hédonisme qui détermine subjectivement et égoïstement les comportements. L’affaiblissement du primat de l’humain entraîne un égarement existentiel et une perte du sens de la vie. Car la vision de l’homme et des choses sans référence à la transcendance déracine l’homme de la terre et, plus fondamentalement, en appauvrit l’identité même. Il est donc urgent d’arriver à conjuguer la technique avec une forte dimension éthique, car la capacité qu’a l’homme de transformer, et, en un sens, de créer le monde par son travail s’accomplit toujours à partir du premier don originel des choses fait par Dieu (Jean-Paul II Centesimus annus, 37). La technique doit aider la nature à s’épanouir dans la ligne voulue par le Créateur. En travaillant ainsi, le chercheur et le scientifique adhèrent au dessein de Dieu qui a voulu que l’homme soit le sommet et le gestionnaire de la création. Des solutions basées sur ce fondement protégeront la vie de l’homme et sa vulnérabilité, ainsi que les droits des générations présentes et à venir. Et l’humanité pourra continuer de bénéficier des progrès que l’homme, par son intelligence, parvient à réaliser.

 

Conscients du risque que court l’humanité face à une technique vue comme une « réponse » plus efficiente que le volontarisme politique ou le patient effort d’éducation pour civiliser les mœurs, les gouvernants doivent promouvoir un humanisme respectueux de la dimension spirituelle et religieuse de l’homme. Car la dignité de la personne humaine ne varie pas avec la fluctuation des opinions. Respecter son aspiration à la justice et à la paix permet la construction d’une société qui se promeut elle-même, quand elle soutient la famille ou qu’elle refuse, par exemple, le primat exclusif de la finance. Un pays vit de la plénitude de la vie des citoyens qui le composent, chacun étant conscient de ses propres responsabilités et pouvant faire valoir ses propres convictions. Bien plus, la tension naturelle vers le vrai et vers le bien est source d’un dynamisme qui engendre la volonté de collaborer pour réaliser le bien commun. Ainsi la vie sociale peut s’enrichir constamment en intégrant la diversité culturelle et religieuse par le partage de valeurs, source de fraternité et de communion. La vie en société devant être considérée avant tout comme une réalité d’ordre spirituel, les responsables politiques ont la mission de guider les peuples vers l’harmonie humaine et vers la sagesse tant désirées, qui doivent culminer dans la liberté religieuse, visage authentique de la paix. »

 

Frédéric Mounier (La Croix)

 

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29/07/2011

FAMINE DANS LA "CORNE DE L'AFRIQUE"

FAMINE EN SOMALIE

 


ASHA HAGI AIMI, PRÉSIDENTE DE "SAUVER LES FEMMES ET LES ENFANTS DE SOMALIE"


 

Il est urgent d'agir!

 

Sécheresse dans la Corne de l'Afrique

 

Une crise alimentaire majeure sévit dans la Corne de l'Afrique et met en danger la vie de 12 millions de personnes. La Somalie, le Kenya, l'Ethiopie, Djibouti, l'Ouganda, le Sud-Soudan sont directement menacés... autant de pays qui depuis plus de 20 ans se retrouvent régulièrement sous les projecteurs des médias pour cause de crises humanitaires, de guerres civiles, d'instabilité politique récurrente. L'urgence médiatique passée, cette région retombe dans l'oubli alors même que les problèmes restent entiers. En première ligne, la France tente, dans le cadre de son mandat de présidence du G20, d'entrainer les dirigeants politiques dans la construction d'une réponse au drame qui se joue dans la Corne d'Afrique.

 

Passée la stupeur provoquée par les terribles images des camps de réfugiés somaliens et, sans revenir sur les famines qui ont durement frappé la région dans les années 1980 et 1990, il convient de rappeler que la situation actuelle n'est pas nouvelle et finalement sans surprise. En effet, les Nations Unies, le Programme Alimentaire Mondial et de nombreuses ONG alertaient depuis de nombreux mois sur une situation jugée critique et prédisaient le chaos que l'on connait aujourd'hui. (1)

 

Selon les dernières estimations des agences de l'ONU, ce sont 11.6 millions de personnes qui souffrent aujourd'hui de la faim dans la Corne de l'Afrique. L'état de famine (2) a même été décrété dans deux régions de la Somalie et le Nord du Kenya et le Sud de l'Ethiopie connaissent une très forte insécurité alimentaire. Un somalien sur trois souffre aujourd'hui de la faim et en juillet 2011, le gouvernement éthiopien estimait que 4,5 millions de personnes avaient désormais besoin d'une assistance alimentaire, soit 40% de plus en un an. Les enfants sont les premières victimes de ce fléau. Les taux de malnutrition enfantine ont explosé et on estime que sont deux millions d'enfants qui sont aujourd'hui confrontés à de graves carences alimentaires.

 

 

La situation est donc critique à court et moyen terme et l'on sait d'hors-et-déjà que le bilan humain de cette crise alimentaire sera lourd.

 

Depuis près de 20 ans, les partenaires africains du CCFD-Terre Solidaire mènent des projets dans la Corne de l'Afrique qui visent notamment à soutenir la petite agriculture et à assurer la souveraineté alimentaire. Le CCFD-Terre Solidaire porte également ce combat dans les espaces internationaux de discussion et de négociation (Comité pour la sécurité alimentaire de la FAO, G20 Agricole,...). La souveraineté alimentaire est ainsi, et depuis toujours, au cœur de l'engagement du CCFD-Terre Solidaire, Ce sont ces expériences, à la fois de terrain et de plaidoyer, qui nous permettent aujourd'hui de dresser une analyse de la crise.

 

Il est nécessaire d'affirmer que toute réponse durable à la crise doit avant tout passer par une approche régionale de la situation. La Somalie est à ce jour le pays le plus touché mais ses voisins sont dans une situation également très difficile. Prendre des mesures d'ampleur pour une zone limitée n'enraillera pas le phénomène de contagion observé aujourd'hui. L'interdépendance des situations, accentuée par les mouvements de population, doit obliger la communauté internationale à se mobiliser pour l'ensemble de ces pays.

 

Une approche transversale sur les facteurs ayant amené à la crise alimentaire qui affecte des millions de personnes depuis plusieurs mois est également déterminante. Le conflit somalien et la sécheresse, pointés du doigt, ont à coup sûr été des éléments déterminants. Ils ont favorisé l'éclatement d'une crise qui s'explique également par de nombreux facteurs structurels, et particulièrement l'abandon du secteur agricole, que le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires dénoncent depuis de nombreuses années.

Une sécheresse record

 

La région connait des périodes récurrentes de sécheresse dont le changement climatique ne fait qu'accentuer la sévérité. Ainsi, la Corne de l'Afrique a connu en 2010-2011 deux saisons consécutives de précipitations nettement inférieures à la moyenne, ce qui a gravement affecté la production agricole, épuisé les ressources pastorales et accentué la mortalité du bétail. Selon le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), «On n'a pas vu de telle sécheresse depuis 60 ans»-(Elisabeth Byrs, porte-parole).

 

Le premier épisode de sécheresse, en octobre-novembre 2010, a fortement affecté les récoltes du mois de début 2011 et le bétail. Au printemps, un épisode encore plus sévère, avec des pluies 30% inférieures à la moyenne de 1995-2010, dans une région déjà particulièrement aride, ont entrainé des sous-récoltes, une surmortalité du bétail et un pic des prix des denrées alimentaires.

Le chaos politique en Somalie

 

Fruit d'une guerre civile qui dure depuis plus de deux décennies, la situation politique en Somalie donne à la crise alimentaire une résonnance particulière. Sur le papier, le pays est dirigé par un gouvernement fédéral de transition, reconnu par la communauté internationale mais sans grande emprise sur le territoire. De plus, il est empêtré dans des divisions internes qui empêchent son fonctionnement effectif. Soutenu par les soldats de l'AMISON (3) le gouvernement de transition est en guerre ouverte contre les clans et groupes armés qui contrôlent une grande partie du pays. La région centre-sud qui est la plus affectée par la sécheresse et la famine est aussi celle où les affrontements armés sont les plus intenses avec des conséquences désastreuses. Dans son rapport au conseil de sécurité sur la Somalie, le secrétaire général des Nations unies déclarait en avril dernier, que 2,4 millions de somaliens dépendent de l'aide humanitaire à cause du conflit. Une aide parfois détournée ou stoppée par les groupes armés au grand dam des populations.

 

 

La crise alimentaire vient encore rappeler l'urgence de trouver des solutions au conflit somalien qui a une dimension régionale évidente. Or, la communauté internationale ne peut pas se targuer de s'être investie dans la recherche d'une solution globale et durable au problème, plusieurs pays se limitant à percevoir la Somalie comme un élément de la lutte globale contre le terrorisme et la piraterie.

 

(Si vous voulez faire un don, contactez le CCFD – Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement - = http://ccfd-terresolidaire.org/ )

 

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10:26 Publié dans HUMANITAIRE | Commentaires (0)

28/07/2011

PÈLERIN DE COMPOSTELLE... POUR UNE BONNE CAUSE!

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ANDRÉ RAYMON, LE QUÉBÉCOIS

Le Québécois André Raymond marche sur le chemin de Compostelle pour 22 personnes en soins palliatifs

 

 

 

Le marcheur André Raymond entreprend ses 30 jours de marche sur le chemin de Compostelle. Sa mission : marcher pour 22 personnes en soins palliatifs dans le cadre d’une collecte de fonds pour la mise en place de la Maison Marie-Pagé. Déjà, plus de 9 000 $ ont ainsi été recueillis. Source : Nouvelle Union.

 

André Raymond avait déjà fréquenté le chemin, il y a quelques années, mais pour lui seul afin de faire le point. Cette fois il y retourne, mais dans un tout autre état d’esprit. Il marchera pour des personnes qu’il a rencontrées spécialement et aura des missions à accomplir pour ces gens.

 

Dans son sac à dos, en plus de l’essentiel pour sa marche et son bourdon Sancho, il a mis dans des sacs de plastique, les lettres des gens, les petites roches et les objets qui lui ont été confiés pour apporter à Compostelle. «En fait, j’ai de l’humanité plein mon sac», note-t-il.

 

Et sur son iPod, il a des petits films de chacune des personnes pour lesquelles il marchera. Donc lorsqu’il se lèvera, il pourra voir et entendre lui souhaiter une bonne journée, celui ou celle qui sera dans ses pensées le temps d’une journée. Il portera aussi, sur lui, la photo de la personne en question, lui permettant ainsi d’apprécier le chemin en même temps que lui.

 

«J’ai tout de même gardé une journée pour la famille de Maryse, ma blonde, et une autre pour la mienne», insiste-t-il. D’ailleurs, lors de l’entrevue, c’est justement une photo le montrant avec sa conjointe et ses enfants qu’il arborait avec fierté. Et il y aura aussi une journée pour les médecins et les infirmières qui oeuvrent dans le département d’oncologie de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska dont il a la liste des noms.

 

Pour six ou sept personnes, il devra déposer des photos d’êtres chers sur le tombeau de saint Jacques. «J’aurai avec moi plein de symboles, des poèmes à lire, des chansons à interpréter, des sculptures de familles à faire», ajoute-t-il.

 

Certaines missions seront amusantes à réaliser alors que d’autres seront plus touchantes. Parmi celles-ci, il y a la lecture du Lac de Lamartine pour une personne qui est malheureusement décédée il y a trois semaines.

 

«Le plus drôle dans tout ça c’est que ceux qui vont partir demandent pour ceux qui vont rester», a-t-il remarqué.

 

Le marcheur a tellement apprécié sa rencontre avec les gens en soins palliatifs qu’à l’automne, il suivra sa formation Albatros afin de mieux accompagner les personnes en fin de vie. «Ils m’ont donné beaucoup. Cette mission était faite pour moi», ajoute-t-il.

 

André Raymond marchera 800 km en 30 jours avec son filleul Vincent, 14 ans, du 23 juin au 31 juillet. Et pour la fin de son périple, sa fille Adéliane se joindra à la marche.

 

Dès son retour, il aura à rendre compte de sa marche aux 22 personnes. Il a l’intention de réaliser un DVD qu’il leur remettra lors d’une soirée spéciale.

 

Et même si la plupart de ses jours sont déjà occupés pour la marche, André Raymond invite les gens qui souhaitent qu’il ait une pensée pour eux pendant son chemin, à passer le message à ses parents, Eddy et Céline, qui veillent sur lui d’en haut. «Le message va se rendre», affirme-t-il.

 

Pour ceux qui souhaitent contribuer à la collecte de fonds pour la mise en place de la Maison Marie-Pagé de Victoriaville peuvent communiquer par courriel à maisonmariepage-compostelle@hotmail.com, chez Ameublements Larochelle ou encore avec Nathalie Provencher au 819 357-3326.

 

Source : « De l’humanité plein son sac« , Manon Toupin, Nouvelle Union (21/06/11)

Avec « Pèlerin »

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27/07/2011

PIRATAGE : DANGER !!!

 

Pour la 2ème fois en quelques mois, me voici victime de piratage. Cette fois, l'attaque semble plus sophistiquée : j'ai d'abord reçu un mail, supposé envoyé par ma Messagerie (laposte.net... pour être précis) avec toutes les caractéristiques du message authentique (en-tête de la Poste en particulier). On me demandait "simplement", en vue d'une mise en ordre des listings, de fournir mes coordonnées, y compris le mot de passe... Ayant déjà été échaudé, je me suis méfié, mais comme le message paraissait authentique.. je suis tombé dans le piège! (on appelle cela, paraît-il, une opération de "phishing") Résultat: impossible de recevoir désormais quelque mail que ce soit (mais pas d'en envoyer, semble-t-il)... Tandis que les personnes inscrites sur mon carnet d'adresse reçoivent, comme venant de moi, des propositions saugrenues : d'abord offre de collaboration (pour quoi?), qui sera suivie d'une série d'autres et s'achèvera par la demande d'une grosse somme à envoyer dans quelque pays d'Afrique, via Western Union... J'ai aussitôt changé de fournisseur et de mot de passe... mais le mal est fait! Je veux croire que mes amis se méfieront et ne tomberont pas dans ce piège grossier, comme d'ailleurs ils ont si bien su résister à la première attaque. (Si un mail arrive avec l'adresse émettrice "laposte.net", cela ne viendra pas de moi (je n'utilise plus cette adresse et en ai demandé la suppression) mais de "mon pirate"....

16:41 Publié dans DIVERS | Commentaires (0)

 
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