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30/05/2011

MESSE PORTUGAISE À FLEURY-LES-AUBRAIS

COMME  PRÉVU, HIER DIMANCHE 30 MAI, DERNIER DU MOIS DE MARIE ET FÊTE DES MÈRES, UNE MESSE EN PORTUGAIS A RÉUNI UN BON GROUPE DE PERSONNES EN L'ÉGLISE ST ANDRÉ DE FLEURY-LES-AUBRAIS. CETTE PETITE COMMUNAUTÉ, QUI NE DEMANDE QU'À GRANDIR, ET QUI SERAIT HEUREUSE D'AVOIR UNE MESSE PAR MOIS, A ANIMÉ AVEC ALLÉGRESSE CETTE CÉLÉBRATION PRÉSIDÉE PAR LE P.GABRIEL JEUGE, QUI A PRONONCÉ (EN FRANÇAIS) L'HOMÉLIE SUIVANTE:

 

FLEURY LES AUBRAIS.Eglise.png

Eglise de FLEURY-LES-AUBRAIS

29 MAI 2011 8ème DIMANCHE ORDINAIRE

MESSE «PORTUGAISE» À FLEURY-LES-AUBRAIS



Aujourd’hui, c’est le dernier dimanche du mois de mai : le dernier dimanche du mois consacré à la Vierge Marie et aussi, en France, le jour de la Fête des Mères.
On pourrait dire aussi, en lisant attentivement l’évangile, que c’est le «dimanche de l’amour». En effet, dans l’évangile que nous avons entendu, le verbe aimer revient 5 fois... Et ce n’est pas par hasard! Ces paroles, Jésus les prononce lors de son dernier repas, alors qu’il vient de donner son Corps à manger et son Sang à boire, et que, dans quelques heures, il va donner au monde la plus grande preuve d’amour possible, en mourant sur la Croix. On sent qu’à ce moment solennel, Jésus ne pense qu’à une seule chose : non pas à sa mort prochaine, mais à l’AMOUR.
Que dit-il, en effet?
« Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements».
« Celui qui est fidèle à mes commandements, c’est celui-là qui m’aime»
«Celui qui m’aime sera aimé de mon Père»
« Et moi aussi je l’aimerai»
On pourrait dire qu’il s’agit d’un amour à plusieurs directions : des hommes vers Jésus - de Jésus vers les hommes - du Père vers les hommes - et des hommes vers le Père - sans compter l’amour des hommes entre eux ce qui est dit un peu plus tôt : «Aimez-vous les uns les autres»...
Nous, les disciples de Jésus, nous devrions donc savoir ce que veut dire «aimer»... et combien c’est important, vital, tellement vital que «aimer» est quasiment la même chose qu’ «être chrétien».
Mais attention! Vous savez comme moi que les hommes ont tout fait pour donner au mot «amour» un sens contraire à celui que voulait lui donner Jésus. Pour Jésus, «aimer» c’est donner... Pour les hommes, aimer c’est le plus souvent chercher son plaisir : j’aime la plage, j’aime manger telle ou telle chose, j’aime faire du vélo... sans parler de l’affreuse expression utilisée si souvent: «faire l’amour», qui veut tout dire sauf «aimer»!!!
Heureusement, si nous risquons de ne plus très bien savoir ce que veut dire «aimer», Dieu nous fait aujourd’hui cadeau de deux «lumières» précieuses!
La 1ère, c’est la Vierge MARIE (pensez que les lettres de Marie peuvent aussi former le mot «aimer», si on les dispose autrement!) Marie est celle que Dieu a aimée, de toute éternité, qu’il a remplie de grâce, pour être mère de Dieu et des Hommes... Elle est la Reine de tous les Saints, la plus sainte de tous, car personne ne peut aimer plus et mieux qu’elle : elle a aimé Jésus, son Fils et son Dieu, comme la plus tendre des mamans; et elle continue d’aimer chacun et chacune de nous, maintenant qu’elle est corps et âme près de Dieu. Elle nous voit, elle nous entend, elle nous exauce, elle est la Mère de Miséricorde!
Et la 2ème Lumière que Dieu nous offre aujourd’hui, ce sont toutes les mamans du monde : si on pouvait rassembler l’amour de toutes les mamans du monde, cela ferait un immense océan. Sans doute, il existe des mères indignes de ce nom, mais si peu à côté de toutes ces   mamans admirables de dévouement, de tendresse et d’amour. En ce jour, pensons à nos Mamans, qui, sans doute, pour beaucoup, sont déjà parties vers Dieu... Si vous avez des enfants, pensez à l’amour que vous avez pour eux, quoi qu’ils fassent... et priez pour eux! Si vous êtes déjà grands-mères, ou futures grands-mères, aidez les jeunes à exercer leur tâche de parents... Je n’ai pas besoin de vous recommander d’aimer vos petits-enfants, si vous avez la joie d’en avoir!
Oui, ce dimanche ne nous parle que d’amour : celui qui est en Dieu, celui que nous avons pour Lui, celui que nous avons les uns pour les autres... celui dont Marie est l’image la plus parfaite. Merci à Dieu notre Père si aimant de nous apprendre ainsi que l’amour est au coeur de toutes nos vies! AMEN!

 

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15:14 Publié dans PORTUGAL | Commentaires (1)

"VOUS AVEZ UN MESSAGE"

 

Communication moderne.png

« VOUS AVEZ UN MESSAGE »

 

 

Impossible d’échapper aux messages que nous recevons : télévision, Internet, smartphone, etc. Comment garder notre liberté ? Un moine expliquait récemment qu’il était frappé par les nouvelles générations de jeunes qui s’arrêtaient dans son monastère. Deux choses l’avaient particulièrement interrogé : leur durée d’attention - qui en moyenne n’excédait pas une douzaine de minutes - et le manque de recul dont ils faisaient preuve devant la télévision. Tout ce qu’ils y voyaient était vrai ! Cette anecdote, ajoutée à de nombreuses autres sonnettes d’alarme tirées par des psychologues, professeurs, éducateurs, pose la question de notre liberté face aux messages que nous recevons.

Ils sont de plus en plus nombreux - via Internet, réseaux sociaux, smartphones, chaînes TV, box, presse, etc. : ils envahissent progressivement notre espace professionnel, social, culturel et politique. Et sont sans cesse plus efficaces, séduisants, intrusifs : la publicité permet déjà de nous cibler et de nous proposer des messages « sur mesure » conformes à nos goûts et à nos attentes.

 

CLAPOTIS CONSTANT

 

Dès lors, de nombreuses questions se posent. Avons-nous suffisamment le temps d’analyser tous les signaux que nous recevons quotidiennement pour juger leur véracité ? Ce message m’est-il utile ? Me rapproche-t-il des autres ? Me permet-il de grandir ? Ou sommes-nous plutôt en réaction face à trop de nourritures médiatiques, sans possibilité de distanciation vis–à-vis de ce clapotis permanent ?

Par ailleurs, sommes-nous suffisamment avertis des pièges de notre système médiatique ? Dans ce domaine, la palette est large : du simple miel pour attirer les mouches à l’utilisation du sacré par la publicité, en passant par les redoutables techniques de dialectique bien connues de certains leaders politiques.

Mais ce n’est pas tout : en plaçant à même hauteur de museau le meilleur et le pire, le sordide et le clinquant, notre système médiatique ne nous pousse-t-il pas vers une forme de relativisme ? En nous persuadant qu’il est indispensable que nous soyons informés de tout, ne s’agit-il pas de nous donner l’illusion que nous maîtrisons les événements ? Quand, en réalité, nous sommes juste un peu moins efficaces et plus déconnectés du réel, en raison du nombre d’heures passées devant notre écran au lieu d’aller visiter notre voisine malade ou d’emmener notre fils voir un match de foot ou de participer à la vie d'une association d’entraide de quartier.

L’enjeu majeur consiste sans doute à trouver une distance salutaire pour retrouver notre liberté intérieure, en prenant du temps pour discerner et redéfinir le sens et l’usage du mot communication. Préservons notre silence intérieur afin de réapprendre à nous émerveiller de tant de beautés qui nous entourent.

Émilie Pourbaix

(source « l’1visible »,n° 12)

 

 

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29/05/2011

29 MAI : FÊTE DES MÈRES

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À PROPOS DE LA FÊTE DES MÈRES

 

La vie est une succession de naissances, explique Catherine Coustaury, mère de quatre enfants.

Chaque enfant qui naît nous fait naître. Et nous demeurons en situation d’engendrement auprès de nos enfants qui font leurs expériences –­prise d’autonomie, décision d’orientation, d’amitié… Cela dure toute la vie, comme le montre Sophie Fontanel dans son livre Grandir (Robert Lafont) où elle raconte comment sa mère, âgée et dépendante, lui permet de grandir bien longtemps après la croissance. »

Convaincue que « mettre au monde est une a­ aire de confiance, et d’espérance », et qu’en ce sens, « la maternité a une dimension spirituelle », Catherine Coustaury s’est investie dans le parcours de préparation à la naissance proposé par la clinique des franciscaines à Versailles.

Ce parcours, initié notamment par Soeur Thérèse et animé par une équipe de prêtres, de religieuses, de sages-femmes, de gynécologues, invite les couples ou les femmes seules à méditer l’arrivée de leur bébé à travers les Évangiles de l’Annonciation et de la Visitation, et se termine lors de la troisième rencontre par une bénédiction des tout-petits dans le sein maternel. Christine Dutheil, maman de quatre enfants dont le dernier n’a pas un an, fait partie avec son mari Cyril de l’équipe de parents accompagnateurs.

« Pour trois de nos enfants, raconte-telle, nous avons suivi ce parcours qui nous a permis de prendre conscience que ce petit bout qui bouge en moi a déjà une dimension spirituelle, comme le montre Jean qui tressaille dans le ventre d’Élisabeth lorsque Marie enceinte vient la visiter. J’ai aussi reçu la confiance qui m’a permis, dans les douleurs de l’accouchement –sans péridurale pour les deux derniers–, de m’abandonner aux mains du Seigneur, puis de dire une prière d’action de grâces. C’est avec la même confiance que nous élevons nos enfants. »

Hélène Rué, sage-femme, observe quant à elle que ce parcours, comme d’autres proposés par les diocèses, permet aux mères « confrontées à un mystère qui les déborde, les submerge et leur fait peur, de réfléchir sur la dimension spirituelle d’un événement qui bouleverse leur corps, leur fait prendre conscience des limites et de leur vulnérabilité, de manière plus intense encore au moment de l’accouchement, lorsqu’elles mettent toutes leurs forces pour que leur enfant vienne à la vie à une heure qu’elles n’ont pas choisie ».

Avec des mots différents, Rosy Pierre- Antoine, sage-femme à la protection maternelle et infantile de Gaillac (Tarn) parle elle aussi de « traversée » et de « commencement possible ». « La maternité n’est pas que biologique, explique-t-elle. Elle est un chemin vers l’intériorité. Le corps qui change interpelle. Les questions de la filiation, de sens de la vie, surgissent. Un chemin d’écoute de soi-même, et peut-être de Dieu, s’ouvre. Pour la femme qui se réjouit et s’émerveille devant l’enfant nouveau-né qui lui est donné, la vie prend alors un sens nouveau. Dieu est présent dans tous ces commencements. »

Que disent, au fond, ces témoignages ? Que la mise au monde par une femme de son bébé, avec ce qu’elle implique d’amour, de perdition de soi pendant l’accouchement, d’abandon et de confi­ance, a à voir avec l’espérance chrétienne. Engendrer est l’acte d’espérance le plus radical. Pour autant, croire fermement à la vie qui vient… cette expérience spirituelle ne concerne pas que l’enfant nouveau-né. « L’engagement dans l’engendrement va bien au-delà de la maternité biologique, constate la théologienne Claire-Anne Baudin‑(1), mère de quatre enfants, qui, après avoir travaillé en milieu hospitalier, exercé le métier d’institutrice, enseigne la christologie à la Catho de Paris tout en étant engagée dans l’accompagnement spirituel. Il se vit dans le domaine de l’éducation, de l’accompagnement spirituel, et chaque fois que quelqu’un fait acte d’espérance, met sa foi, son attention, use de toutes ses forces pour créer les conditions qui permettent à l’autre de naître, de grandir, de mettre sa vie au service de ce qui la réclame, tout en faisant place au travail du Dieu Créateur et à celui du souffle constant de son Esprit. »

Yael Comet, professeur de français, témoigne de ce qui peut alors advenir. « Chaque naissance a été une expérience qui m’a fait grandir dans la confiance en Celui qui appelle à la vie, confie cette maman de trois enfants. Et comme maman, je peux dire

que tous les jours je porte spirituellement mes enfants, je les conduis à la vie. C’est aussi vrai dans mon travail. Avec mes élèves de 1re, nous avions répété une adaptation de L’Île des esclaves de Marivaux, qu’ils devaient jouer à Toulouse au Festiv’. La langue du XVIIIe­siècle leur était difficile. Ils se sentaient noyés ! Alors, nous avons réinventé ensemble la pièce. Et ils ont joué. Il fallait voir leur joie après ! Ils avaient traversé la tempête. Ils étaient nés à eux-mêmes. » Autre témoignage, celui d’Ingrid Barthe, maman de quatre enfants, fondatrice et responsable du Bercail, lieu d’accueil d’urgence de futures mamans ou de mamans avec enfants, à Chartres‑(2). « Accueillir, écouter, prendre soin, chercher une solution pour permettre à ces mamans de reprendre pied, c’est coopérer à donner la vie », reconnaît-elle, encore peu habituée à cette sorte de « fécondité spirituelle » qui lui revient.

Dans l’accompagnement spirituel, où des personnes ont con­fiance dans le fait de se con­fier, quelque chose d’analogue se joue, même si comme l’explique Sœur Sylvie Robert, religieuse auxiliatrice, il y aurait un risque à parler en termes de maternité spirituelle. « On ne laisse pas se former en son corps le corps de l’autre, rappelle-t-elle. Et la maternité spirituelle peut être comprise de manière trop fusionnelle, oubliant qu’être mère, c’est mettre au monde. » « Dans l’accompagnement spirituel, précise-t-elle, je suis impliquée dans la relation, mais ce n’est pas moi qui forme l’autre, ni la relation de l’autre à Dieu. J’ai surtout à être témoin, instrument très modeste d’une découverte d’une relation très personnelle à Dieu. » Ainsi, si une médiation humaine est nécessaire à l’engendrement par Dieu, le plus important n’est pas de son ressort. « L’accompagnement spirituel peut s’apparenter à une mise au monde, comme l’exprimait bien cette personne que j’ai accompagnée et qui m’a dit un jour : “Je suis devenue vivante !”, confirme Soeur Lydia Vauthier, qui fut sage-femme avant de devenir religieuse du Cénacle. Mais cette mise au monde n’est pas de l’ordre de la maternité. Mon rôle, c’est d’aider l’autre à naître à lui-même et au Christ, inséparablement. »

MARTINE DE SAUTO

(1) Claire-Anne Baudin a publié en 2008 Le Soin du monde (Bayard)

(2) Le Bercail, initiative soutenue par le diocèse de Chartes, ne vit que de dons. Tél. : 06.30.82.90.16.

(Source : La Croix.28/05/2011)

 

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09:46 Publié dans ACTUALITÉ | Commentaires (0)

24/05/2011

MESSE EN PORTUGAIS À FLEURY

85, Fg Bannier
45000 ORLEANS France

F: 02 38 72 89 27
gajeuge@laposte.net

http://portorl.net

25 mai 2011
aos Amigos
Portugueses de Orléans



Chers Amis,
Dimanche prochain, 29 Mai 2011, sera célébrée une Messe en Portugais,
à 17.30h (après le «Terço»)
en l’église paroissiale de FLEURY-LES-AUBRAIS.
Cette célébration , la première du genre, est dûe à l’initiative d’un groupe de chrétiennes Portugaises qui font tout leur possible pour que continue une certaine vie de prière, «à la mode de leur pays» en terre de France.
Le Célébrant sera le Padre Gabriel JEUGE, ancien aumônier des Portugais d’Orléans, à présent retiré dans la maison de Retraite de «Nazareth», à Orléans.
Tous les Portugais, de Fleury et d’ailleurs, sont cordialement invités.

23:15 Publié dans PORTUGAL | Commentaires (1)

21/05/2011

SAINT YVES

La fête officielle de Saint Yves tombe le 19 Mai de chaque année... On ne le sait peut-être pas assez, St YVES fut un Saint Français (Originaire de TRÉGUIER, Bretagne). Il fit des études de droit à ORLÉANS qui possédait alors une université de droit de réputation européenne. De ce séjour à Orléans, la ville possède comme unique souvenir  une minuscule salle de l'époque, appelée "SALLE DES THÈSES" (à mi-chemin entre la Cathédrale et la Préfecture, rue Pothier). On peut la visiter en certaines occasions, comme la Journée du patrimoine. Après ses études de droit, Yves devient prêtre dans le diocèse de TRÉGUIER, et fut membre du tribunal ecclésiastique de ce diocèse. Sa réputation de Juge intègre, protecteur des plus pauvres et des plus faibles l'a conduit à l'honneur des autels. Il est de nos jours célébré comme Saint Patron des AVOCATS et Magistrats.

 

Ci-dessous, une notice sur la vie de St YVES, provenant de Wikipedia

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St Yves rendant la justice (Musée de Bretagne, Rennes)

 

 

 

SAINT YVES

Saint Yves Hélory de Kermartin, Yves de Tréguier ou simplement saint Yves dans la tradition catholique, est né vers 1250 et mort en 1303. En breton, il est appelé sant Erwan dans le Trégor, Iwan, Youenn ou Eozen dans d'autres régions. Prêtre et official1 du diocèse de Tréguier, il a consacré sa vie à la justice et aux pauvres. L'Église catholique l'a reconnu saint et le fête le 19 mai. Il est le saint patron de toutes les professions de justice et de droit, notamment celle d’avocat. Il est également saint patron de la Bretagne. Sa fête tend de plus en plus à être considéré comme la fête de la Bretagne.

 

Nous n’avons aucune Vie de saint Yves écrite par ses contemporains, mais seulement la procédure faite en 1330 pour parvenir à sa canonisation. Après sa canonisation, plusieurs récits de sa vie ont été écrits en français, en latin, en breton, en italien.

 

 

 

Biographie

 

Yves Hélory (ou Héloury) est né au milieu du XIIIe siècle dans une famille noble au manoir de Kermartin sur la paroisse de Minihy-Tréguier. À l'âge d'environ 14 ans, il part étudier à Paris, accompagné de son précepteur Jean de Kergoz (Kerc'hoz). Il y fait ses humanités, suivant des cours de théologie probablement à la Sorbonne. Ces premières études achevées, il étudie le droit à l'université d'Orléans dont la faculté est réputée à travers toute l'Europe à cette époque. Déjà, il se fait remarquer par sa vie de privation en faveur des pauvres. Ses études achevées, il revient travailler en Bretagne à Rennes dans un premier temps, où il devient conseiller juridique du diocèse. L'évêque de Tréguier remarque ses talents et le presse de revenir à Tréguier. En 1284, l'évêque de Tréguier le nomme official, l'ordonne prêtre et lui confie successivement les paroisses de Trédrez et de Louannec, proches des terres de son enfance.

 

Yves étonne ses paroissiens en prêchant en breton, alors que ses prédécesseurs le faisaient en latin, rendant ainsi accessible au peuple la compréhension de l'Évangile et de son message. Il se déplace beaucoup à pieds dans la région de Tréguier, est vu plusieurs fois dans la même journée à des lieux différents et de bonne distance. Les gens l'apprécient pour sa façon de rendre la justice, il est réputé pour son sens de l'équité qui lui interdit de privilégier le riche sur le pauvre. L'enquête de canonisation nous fournit un certain nombre de témoignages sur ce que fut sa vie et la manière dont les gens le percevaient. Ceux qui l'ont connu témoignent, ceux qu'il a guéris racontent2. Un certain nombre de faits sont ainsi rapportés sur la manière dont Yves Hélory rendait justice. Ainsi à Rennes, doit-il traiter une affaire opposant un aubergiste à un mendiant. Ce dernier est accusé par le premier d'avoir été pris à rôder autour des cuisines; comme l'aubergiste ne peut l'accuser d'avoir volé de la nourriture, il l'accuse de se nourrir des odeurs de sa cuisine… Le jugement a dû en étonner plus d'un ! Yves Hélory prend quelques pièces dans sa bourse et les jette sur la table devant lui ; l'aubergiste tend la main pour les prendre mais saint Yves retient sa main. L'aubergiste s'exclame : « c'est à moi » Yves lui répond « ah non ! le son paye l'odeur, à cet homme l'odeur de ta cuisine, à toi le son de ces pièces ! ». En arrière-fond de ce petit épisode plutôt amusant, saint Yves sera reconnu par les démunis comme l'avocat qui fait justice aux pauvres et ne tient pas compte de la condition sociale. C'est ainsi qu'autrefois dans un vieux cantique populaire, on le fêtait en chantant « Sanctus Yvo erat brito; advocatus sed non latro, res mirabilis populo », « Saint Yves était breton, avocat mais pas voleur, chose admirable pour le peuple ! ».

 

Son attachement aux pauvres et au soulagement de leur misère est de notoriété publique. Il a dû bien scandaliser sur le moment ces deux femmes qui bavardaient près de l'Hôtel-Dieu à Tréguier. Elles rapporteront le fait au procès de canonisation : entré environ une heure plus tôt dans l'hospice, Yves en sort à moitié nu et passe devant elles en courant vers Minihy où se trouve son manoir. Les femmes se demandent ce qui a bien pu se passer, elles entrent dans l'Hôtel-Dieu et remarquent qu'un malade porte telle pièce des vêtements d'Yves, un autre telle autre, etc.

 

On lui prête également des miracles, comme celui d'avoir sauvé des gens de la noyade. Après une vie d'ascèse, de prière et de partage, mangeant très peu et vivant très pauvrement en distribuant ce qu'il a (il ne mangeait que deux œufs le jour de Pâques et tenait table ouverte pour les pauvres en son manoir), Yves Hélory s'éteint le 19 mai 1303. Ses obsèques à la Cathédrale Saint-Tugdual de Tréguier où est érigé son mausolée, sont l'objet d'un faste et d'une ferveur populaire extraordinaire ; pour tous, il devient le « mirouër3 des ecclésiastiques, avocat et père des pauvres, veuves et orphelins ».

 

 

Moins de 50 ans après sa mort, en 1347, le pape Clément VI lui accorde la sainteté. Son culte, resté très vivace en Bretagne, s'est répandu dans toute l'Europe, jusqu'à Rome où deux églises lui sont dédiées. En effet, dès la première moitié du XVe siècle, Mgr Alain de Coetivy obtint du pape Nicolas V la concession d'une église bâtie probablement au XIIe siècle et placée alors sous le patronage de saint André. Par bulle du 16 septembre 1455, Calixte III, successeur de Nicolas V, ratifiait cette décision. Cette vieille église (probablement dans le style de Santa Maria in Cosmedine à Rome) fut détruite en 1875 pour cause de vétusté et reconstruite dans le même temps plus petite dans un style néo-renaissance florentine. Un tympan en terre cuite vernissée surmonte la porte d'entrée principale et représente au centre une Vierge à l'Enfant, à sa droite saint Yves et à sa gauche saint Bernard. L'ancienne église conservait de nombreuses pierres tombales de bretons décédés à Rome et enterrés dans l'église. Elles ornent aujourd'hui le cloître de Saint-Louis-des-Français à Rome 4. La façade a été restaurée pour l'année 2003, année du septième centenaire de la mort du saint. Cette petite église dite « Saint-Yves-des-Bretons » (Sant'Ivo dei Bretoni), située au n° 8 Vicolo della Campana se visite sur demande auprès du recteur de Saint-Louis-des-Français. Le 19 mai, chaque année, une messe en français y est célébrée en l'honneur de saint Yves. La seconde église dédiée au saint s'appelle Sant'Ivo alla Sapienza. Église originale en particulier par la tour qui la surmonte représentant la tour de Babel. Elle fut construite entre 1642 et 1660 par Borromini dans l'enceinte du Palazzo della Sapienza abritant alors le Studio Romano qui devint ensuite l'université de Rome (jusqu'en 1935). À l'intérieur de l'église, se trouve un retable représentant saint Yves commencé par Pierre de Cortone (1596-1669) et achevé par un ou plusieurs de ses élèves. D'autres églises furent consacrées à saint Yves à travers l'Europe : en Espagne, en Allemagne, et aux Pays-Bas.

 

Il est le saint patron de toutes les professions de justice et de droit, notamment celle des avocats. Chaque 19 mai, à Tréguier (Côtes d'Armor), une délégation de ces professions accompagne le pardon à saint Yves qui est une des grandes fêtes religieuses bretonnes, au même titre que le pardon de Sainte-Anne-d'Auray.

 

On le représente généralement avec une bourse dans une main, pour signifier tout l'argent qu'il a donné aux pauvres dans sa vie, et un parchemin dans l'autre, qui rappelle sa charge de juge ecclésiastique. Il est également souvent figuré entre un homme riche et un homme pauvre.

 

Bibliographie

 

Jean-Christophe Cassard, Saint Yves de Tréguier, P., Beauchesne, 1992

Jean-Christophe Cassard, Jacques Dervilly et Daniel Giraudon, Les Chemins de saint Yves, Morlaix, éd. Skol Vreizh, 1994,

Sous la direction de J.-C. Cassard et Georges Provost, Saint Yves et les Bretons. Culte, images, mémoire, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2004, 368 pp (actes du colloque organisé à Tréguier du 18 au 20 septembre 2003).

René Couffon, La Confrérie de Saint-Yves à Paris et sa chapelle, Saint-Brieuc, Presses bretonnes, 1933

abbé François Falc'hun, Les noms bretons de saint Yves ; Rennes, Imprim. Oberthur (tiré à part des Annales de Bretagne), 1943, 18pp (Yves voudrait donc dire "fils d'Esus", "de la race d'Esus", et nous aurions là un nom gaulois réintroduit en France par les Bretons émigrés de Grande-Bretagne. C'est la mythologie celtique qui aurait fourni son nom au saint le plus populaire de la Bretagne armoricaine).

abbé France, Saint Yves, étude sur sa vie & son temps, Saint-Brieuc, Prud’homme, 1893

Pierre de La Haye, Saint Yves de Tréguier, Éditions d’art Jos Le Doaré, 1973

Jean-Paul Le Guillou, Saint Yves, ceux qui l’ont connu témoignent, ceux qu’il a guéris racontent. Enquête de canonisation, Imprimerie Henry, 1989

M. Th. Le Moign-Klipffel, Saint Yves, St-Brieuc, Presses bretonnes, 1939

Alexandre Masseron, Saint Yves, P., éd. Henri Laurens

abbé Louis Mahé, Saint Yves, son pardon à Tréguier, St-Brieuc, éd. L. Aubert, 1941

abbé Louis Mahé, Monsieur Saint Yves. Sa vie, ses miracles, ses triomphes ; Saint-Brieuc, Prud'homme, 1949.

Henri Queffélec, Saint Yves, P., Ramsay, 1987 (réédition Éditions de la Seine, 1991).

Marie-Paule Salonne, Saint Yves, patron des avocats, avocat des opprimés, Éditions franciscaines, Paris, 1945

François Semur, Yves de Kermartin, magistrat et avocat du XIIIe siècle, Éditions Jos Le Doaré, 1983

Dans les pas de Saint-Yves, collection Le Trégor, Éditions Impram, 1989

Conseil général des Côtes-d’Armor, D’Yves Hélory à saint Yves, Éditions Lieux communs, 2003

Michel Carrouges, Saint Yves, avocat des pauvres, Mai 2010, - 34 pages, Éditions Le Cerf .- Collection « Albums Fêtes & Saisons»

 

Liens externes

 

(fr)Diocèse Saint Brieuc & Treguier

(fr)Pour découvrir l'église Saint-Yves-des-Bretons de Rome

 

Notes et références

 

Official = juge ecclésiastique du diocèse,

Enquête de canonisation, traduit par Jean-Paul Le Guillou, édité à l'Imprimerie Henry, Pédernec (22) en 1989, réédité en 2003

modèle

François de LEPINAY, Architecture religieuse à Rome à la fin du XIXe siècle : la reconstruction de Saint-Yves-des-Bretons.

 

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