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29/03/2011

CONFÉRENCES DE CARÊME À N.D. DE PARIS

(Depuis de très longues années, France-Culture transmettait en direct depuis N.D. de Paris, les célèbres "Conférences de Carême", où s'illustrèrent tant de voix célèbres... Cette année, pour d'obscures raisons, France-Culture a décidé de supprimer ce direct et de diffuser les Conférences... au milieu de la nuit! Et ce, en dépit des protestations des plus hautes autorités de l4glise de France, dont le Cardinal de Paris André VINGT-TROIS

Le thème abordé cette année est "la famille" : sujet d'une actualité qui ne se dément pas. En voici quelques extraits, tels qu'ils ont été publiés par La Croix)


LE PÈRE LACORDAIRE, UN DES PLUS ILLUSTRES CONFÉRENCIERS DE ND DE PARIS

CONFÉRENCES DE CARÊME 2011 À N.D. DE PARIS

Cette année, les conférences de Carême ont pour thème la famille. Ce dimanche, plongée au coeur des relations qui la structurent : conjugalité, paternité, maternité…

«Le lien de filiation n’a pas de définition dans la loi. Ses conséquences juridiques seules permettent de lui donner un contenu : porter le nom de ses parents, hériter de leur patrimoine, être élevé et éduqué par eux. Réciproquement, (l’enfant) aura la responsabilité de les entretenir si nécessaire dans leurs vieux jours.

Les règles relatives à l’établissement et aux contestations de filiation révèlent que le lien juridique de filiation correspond, en principe, à la “vraie” filiation, c’est-à-dire à la filiation biologique. La mère est celle qui a accouché de l’enfant, le père est celui qui l’a engendré.

Pourtant, dans certaines circonstances, la filiation juridique ne vient pas confirmer le lien biologique, mais au contraire le dénie et le cache. C’est ce qui arrive lorsqu’un homme, épousant une mère célibataire, reconnaît son enfant et se comporte comme son père, ou encore en cas d’adoption, voire dans certains cas d’assistance médicale à la procréation.

De fait, le système juridique hésite entre les deux fondements de la filiation, consacrant parfois l’un, parfois l’autre, non sans susciter contradictions et incohérences.

(…) L’une des explications de ces difficultés est le rôle ambigu de la volonté des parents dans la filiation. De même qu’autrefois le paterfamilias romain intégrait les enfants qui naissaient de son épouse dans la famille en les prenant dans ses bras, la filiation s’établit aujourd’hui par des actes de volonté : mariage ou reconnaissance.

Tout à la fois aveu de la filiation biologique et promesse de prise en charge, l’acte de volonté du père ou de la mère est fondateur d’un lien structurant. C’est d’ailleurs plus important encore pour le père que pour la mère, car la maternité est évidence et se prouve par l’accouchement, tandis que la paternité est essentiellement parole et doit donc être affirmée.

Le fait que la plupart des naissances soient aujourd’hui souhaitées pour ne pas dire programmées renforce la légitimité du rôle de la volonté dans l’établissement de la

filiation de l’enfant. Par ailleurs, de manière cohérente, le code de la santé publique pose que l’assistance médicale à la procréation est destinée à répondre à la “demande parentale d’un couple”. La notion de “projet parental” est destinée à éviter les dérives médicales consistant à créer des embryons sans destination familiale.

Le côté négatif de cette prise en considération de la volonté des parents n’est cependant pas négligeable. D’une part se pose la question du sort des enfants que les parents ne veulent pas se voir rattacher ; d’autre part, une hypertrophie du rôle de la volonté transformerait vite les parents en pygmalions dont la volonté toute puissante fabriquerait un enfant objet dont le seul droit à exister serait la convenance d’un couple, voire, pourquoi pas, d’une personne seule.

L’anonymat des dons de gamètes, les contestations juridiques autour de l’accouchement anonyme, mais aussi les interrogations des médecins face à des exigences imprévues de futurs parents, (…) la question de l’homoparentalité ou les revendications de légalisation de la gestation pour autrui… tous ces débats illustrent une demande pressante des parents voulant que soit donnée à leurs volontés individuelles une emprise élargie sur leur descendance.

Face à ces revendications, (…) le système juridique rappelle fortement l’existence des droits inaliénables de l’enfant. Ainsi, la Convention internationale des droits de l’enfant reconnaît à l’enfant le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux dans toute la mesure du possible.

La Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg a jugé à maintes reprises que la connaissance par chacun de ses origines biologiques et l’établissement d’une filiation juridique y correspondant doivent être garantis au titre de la vie privée.

La loi française, qui se veut respectueuse d’une éthique exigeante, est globalement très protectrice de la dignité intrinsèque de l’enfant. C’est la raison pour laquelle elle conserve des lois de bioéthique plus rigoureuses que celles des pays voisins, interdisant par exemple le transfert d’embryons post mortem ou la gestation pour autrui. Par contre, en privilégiant à l’excès la culture du secret et de l’anonymat, elle

n’est pas toujours respectueuse des droits fondamentaux des enfants. L’accouchement sous X n’a échappé que de très peu à la condamnation par la Cour de Strasbourg, et l’anonymat des dons de gamètes est contesté.

La filiation, disent les juristes, est “indisponible”, c’est-à-dire hors du champ des volontés individuelles. On ne peut pas librement renoncer à ses droits de parent, en les résignant en faveur d’autrui : un enfant ne se donne pas et ne se vend pas. C’est une personne qui a droit à être élevée, aimée et éduquée par ceux qui l’ont mis au monde. Dans le souci primordial de son avenir propre. (…) »

(Extraits de la dernière Conférence, publiés par « La Croix »

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18:21 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

28/03/2011

28 MARS 2011: POURQUOI LE PORTUGAL REFUSE-T-IL L'AIDE EXTÉRIEURE?

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Pourquoi le Portugal refuse-t-il l’aide financière européenne ?

 

Daniel Gros

Économiste, directeur du Centre européen d’études politiques

 

Alors que le président portugais poursuit ses consultations pour la formation d’un nouveau gouvernement, la question d’un sauvetage financier du pays reste ouverte. les agences de notation Fitch et Standard Poor’s ont dégradé la note souveraine du Portugal, et les taux d’intérêt de la dette portugaise ont atteint un nouveau record historique vendredi, à 7,78 %. les économistes considèrent que 7,5 % est la limite supportable pour l’économie portugaise.

 

« Le Portugal n’est pas le premier pays à vouloir éviter l’aide de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI). L’Irlande s’est trouvée dans la même situation avant de se résoudre à solliciter le fonds de secours fin novembre. Pour les dirigeants portugais, il en va de l’honneur du pays. Le premier ministre démissionnaire, le socialiste José Socrates, a ainsi affirmé qu’un appel au sauvetage

porterait atteinte à la “fierté nationale”.

 

Mais il y a aussi des raisons historiques, liées au mauvais souvenir laissé par une précédente intervention du FMI, dans les années 1990. Le refus d’une aide extérieure, actuellement affiché par tous les partis, tient probablement, en outre, à des considérations de politique intérieure propre à chaque camp. Une aide extérieure soulagerait pourtant les finances publiques du Portugal, qui pourrait ainsi se financer à des taux moins élevés. Mais, surtout, ce plan permettrait d’engager l’assainissement de la situation économique des agents privés, à travers un programme contraignant de réformes structurelles, à l’image de ce qui est exigé en Grèce depuis un an.

Or, seul un assainissement du secteur privé peut véritablement rassurer les marchés, car les ménages, les entreprises et les banques sont à l’origine des deux tiers de la dette extérieure du pays. Il faut savoir que les taux d’intérêt exigés de ces agents économiques sont encore plus élevés que ceux accordés à l’État portugais. Si le plan d’aide n’est pas activé, les marchés vont finir par refuser de prêter aux agents économiques, et les banques en mal de financement risquent de faire faillite. Ce scénario à l’irlandaise obligerait le Portugal à voler au secours de ses établissements bancaires, ce qui augmentera du même coup le poids de son déficit et de sa dette publique. Mais, derrière leur apparente fermeté et leur refus d’engager des réformes structurelles politiquement coûteuses, les hommes politiques savent

qu’ils n’ont pas le choix et qu’ils n’arriveront pas à tenir tout seuls plus de deux ou trois mois, car les taux d’intérêt vont continuer à augmenter sur les marchés, à un niveau insoutenable. Du côté des responsables de la zone euro aussi, les dénégations politiques ne sont qu’une façade. En réalité, ils ont déjà acté la perspective d’une activation du fonds de secours. »

RECUEILLI PAR

MARIE DANCER (à Bruxelles), pour « La Croix »

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17:58 Publié dans PORTUGAL | Commentaires (0)

27/03/2011

27 MARS 2011 : 3ème DIMANCHE DE CARÊME

HOMÉLIE PROPOSÉE PAR L'ABBÉ JEAN COMPAZIEU (DIOCÈSE DE RODEZ)

 

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JÉSUS ET LA SAMARITAINE

 

 

3ème dimanche du Carême = HOMÉLIE

 

Puiser à la Source

 

 

 

Cette rencontre entre Jésus et la Samaritaine aurait pu ne pas avoir lieu. Théoriquement, Jésus n’aurait pas dû traverser la Samarie. Les juifs pieux évitaient cette région à cause d’une rivalité ancestrale d’ailleurs largement partagée Quant à la Samaritaine, elle n’aurait pas dû venir puiser à l’heure la plus chaude de la journée. L’approvisionnement en eau se faisait le matin ou le soir. Et pourtant, ce qui a amené Jésus et cette femme à se rencontrer c’est leurs « soifs » respectives ; pour Jésus, c’est la soif de « chercher et sauver ce qui était perdu. Pour la samaritaine, c’est la soif matérielle ; mais pour elle, le fait de venir puiser cette eau devient pour elle le reflet d’une recherche intérieure d’amour et de vérité.

 

Tout commence par un dialogue de sourds. On n’est pas sur la même longueur d’ondes. C’est Jésus qui prend l’initiative en osant demander à boire. Selon la loi juive, il n’aurait jamais dû entrer en contact avec cette étrangère Même les récipients sont impurs. Mais à travers cette rencontre, nous découvrons que le Messie n’est pas venu seulement pour le Peuple Juif. Il est venu appeler au Salut tous les hommes, y compris les païens. Tout au long de la Bible, nous découvrons un Dieu qui vient à la rencontre des hommes et qui fait sans cesse le premier pas vers eux. C’est ce qui se passe avec cette femme de Samarie. Et  c’est vrai aussi pour chacun de nous. Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu. C’est lui qui nous a aimés le premier pas. Notre amour ne peut être qu’une réponse au sien.

 

Voilà donc Jésus qui essaie d’expliquer à cette femme que la vraie soif n’est pas celle qu’elle croit. Il la pousse dans ses retranchements : « Va, appelle ton mari et reviens. » A travers cet appel, il descend dans le puits trouble de la conscience de cette femme qui, avec ses cinq maris, se contente de  l’eau sale. Jésus fait remonter à la surface l’écume du péché pour l’enlever. Il  veut éveiller en elle une autre soif, la soif de Dieu. Cette transformation pourrait tout changer jusque dans sa manière de croire et de prier.

 

L’évangile nous parle aussi des cinq maris de cette femme. En fait, c’est une situation irréelle dans un milieu qui ne tolérait que trois mariages successifs. Mais, ici, le mot mari est symbolique. Il désigne les cinq divinités païennes des Samaritains (2 Rois 17. 25-34) Le mari que la femme a maintenant n’est pas le vrai Dieu. C’est pour nous l’occasion de nous laisser interroger sur les faux dieux vers lesquels nous nous tournons ; ces divinités s’appellent confort, pouvoir, réputation, désir de paraître, individualisme, argent. Le Carême nous donne l’occasion de nous arrêter au bord du puits. C’est là que Jésus veut nous rejoindre pour creuser en nous une soif nouvelle. « Ne fermons pas notre cœur comme au désert ! » Accueillons la bonne nouvelle que le Christ sauveur est venue apporter au monde.

 

La symbolique du puits, c’est quelque chose de très fort. Dans notre monde occidental, on l’a beaucoup perdue car l’eau arrive par des canalisations jusque dans les maisons. Mais dans les textes bibliques, le puits est une image très forte ; il symbolise les commandements de Dieu. L’eau c’est la vie de Dieu à laquelle on s’abreuve. Aujourd’hui, Jésus se présente comme l’eau vive qui donne la vie. C’est auprès de lui que nous sommes tous appelés à nous désaltérer, même les plus grands pécheurs. Cette eau qui donne vie, c’est aussi celle qui purifie. Quand le vêtement de notre baptême est sale, c’est l’eau de Jésus qui le lave. Notre marche chrétienne est souvent fatiguée par les doutes, les échecs, les aspirations non satisfaites. On croit trouver le bonheur dans les objets de consommation, mais au bout du compte, on est déçu.

 

Alors, comme la Samaritaine, nous sommes invités à venir au puits et à nous asseoir près de Jésus qui nous attend. C’est cette démarche que nous faisons chaque fois que nous allons rencontrer un prêtre pour le sacrement du pardon. Et bien sûr, cette rencontre personnelle avec le Christ se fait dans la prière, la méditation des textes bibliques et surtout l’Eucharistie. Le Carême est un temps favorable pour nous désaltérer auprès du Christ et puiser à la Source de la vraie Vie.

 

Quand on a rencontré le Christ, ça change tout dans la vie. C’est ce qui s’est passé pour la Samaritaine. Elle a abandonné sa cruche car elle dispose d’une source intérieure. Elle revient à la ville pour dire aux gens de son peuple : « venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; ne serait-ce pas le Messie ? » Son témoignage a été primordial. Mais ce qui a amené les samaritains à croire c’est l’action de Dieu dans leur cœur. Il en est de même aujourd’hui. Nous sommes envoyés pour témoigner de la bonne nouvelle. Mais l’Esprit de Dieu nous précède auprès de ceux qu’il met sur notre route. Avec la Samaritaine et des millions de croyants à travers le monde, nous proclamons : « Nous savons que Jésus est vraiment le Sauveur du monde.

 

Ce matin, Seigneur, tu nous as convoqués pour puiser et recevoir à pleines mains l’eau vive, l’eau qui comble toutes les soifs. Tu viens « demeurer » en nous. Donne-nous d’être, comme la Samaritaine, des messagers de ton amour. Amen

 

D’après diverses sources

 

Abbé Jean Compazieu

 

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10:50 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

26/03/2011

GUITARE PORTUGAISE

22:43 Publié dans PORTUGAL | Commentaires (0)

25/03/2011

25 MARS : ANNONCIATION DU SEIGNEUR

L’ANNONCIATION

 

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Ce récit de l’Annonciation, nous le connaissons bien. C’est l’instant divin qui bouleversa l’humanité : L’ange Gabriel se rendit chez Marie pour lui annoncer qu’elle avait été choisie pour être la mère de son Fils. Marie répond librement : « Je suis la servante de Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole. »

Nous aussi nous sommes tous choisis par Dieu pour incarner sa bonté, sa tendresse, sa justice. Il a besoin de nos mains pour continuer les siennes. Il a besoin de nos lèvres pour prononcer ses paroles. L’Esprit Saint nous inspire. Il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Quelle que soit la question qu’il nous pose, il nous invite à lui dire « oui ». A l’instant où nous disons oui, l’amour surgit comme un ras de marée emportant tout sur son passage. C’est une aventure magnifique qui commence. Il n’y a pas de plus grand honneur que d’être les serviteurs de l’amour.

Acceptions-nous la venue du Christ en nous et dans notre vie ? De notre oui dépendra notre futur éternel et la subite transformation de notre esprit et notre quotidien. Porter Dieu en soi et l’offrir au monde a pour conséquence une joie que nul ne peut nous ôter.

Comme la Vierge Marie, Quel que soit notre âge et notre état de santé, Dieu nous confie une mission. Il a besoin de nous et de notre accord. Ne craignons pas : Cette mission est tournée vers le bonheur, le nôtre et celui des hommes. Vivre sous le regard de Dieu c’est savoir que l’on avance avec Jésus et Marie sur un chemin grandiose. Ce chemin nous conduit là où ils sont déjà, dans le ciel de bonheur et de gloire. C’est là qu’ils nous attendent…
Le Carême est là pour nous apprendre à dire le « oui » de Marie ; il est celui de notre baptême. Et en même temps, nous devons continuellement nous l’approprier, le développer, le faire pénétrer dans tous les recoins de notre existence. Marie a accompagné Jésus jusqu’au bout de son chemin terrestre. Soyons sûrs qu’elle nous portera jusqu’au bout de notre effort.

Prière de St Bernard

MARIE

Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne quitte pas ton coeur.
En suivant Marie, on ne dévie pas, on ne désespère pas ;
Si elle te protège, tu ne craindras pas ;
Si elle te guide, tu ne connaîtras pas la fatigue.
Si elle est avec toi, tu es sûr d’arriver au but.
Et quand les vents de la tempête se lèvent, regarde l’Étoile qui s’appelle MARIE.

 

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11:41 Publié dans RELIGION | Commentaires (1)

 
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