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28/01/2011

EUTHANASIE (suite)

 

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Euthanasie : "Tuer est un interdit absolu et fondamental"

 

Mardi 25 janvier, le Sénat étudie une proposition de loi sur "l'aide active à mourir", visant à légaliser l'euthanasie. Bernard-Marie Dupont, médecin généticien et philosophe, s'interroge sur les implications d'une telle demande.

 

Pèlerin : Pourquoi la question de la légalisation de l’euthanasie est-elle récurrente ?

Dr Bernard-Marie Dupont* : Notre monde a perdu ses repères, il est marqué par la peur de tout : chômage, agression, maladie... Cela nourrit un fort désir de tout maîtriser. Notamment notre propre mort. À tel point que nous sommes prêts à l'anticiper et à nous inventer un « droit à mourir ».

 

Pourquoi ne pas légaliser l’euthanasie ?

La philosophie du droit européen est axée sur la défense de la vie et du plus faible. Tuer est un interdit fondamental. Exiger une loi qui obligerait les médecins à donner la mort soulève d'énormes questions. Pourquoi prendre « en otage » ceux qui ont prêté serment de ne jamais provoquer la mort délibérément ? Pourquoi interdire à certains de tuer parce que c'est immoral et accorder à d'autres ce droit ? Comment apprécier l'intention réelle du malade qui demande l'euthanasie ? On voudrait que le médecin soit « le garant de la dignité de la personne ». Mais qui peut prétendre savoir ce qu'est une vie indigne ? Le trisomique serait-il plus digne qu'un malade d'Alzheimer ?

 

Il existe des situations exceptionnelles et tragiques…

Une demande d'euthanasie est l'expression d'une grande détresse. Il faut, bien sûr, l'écouter et soulager la souffrance du patient. Quant à « donner la mort », tout reste à inventer ! Peut-être la décision devrait-elle être portée par l'équipe médicale, par un comité d'éthique... Quoi qu'il en soit, l'acte doit demeurer interdit pour que la responsabilité du donneur d'ordre soit engagée et éviter ainsi toute dérive.

 

* D’un prétendu droit de mourir par humanité. L’euthanasie en question , Éd. François Bourin, 2011, 230 p. ; 22 €.

 

Ils sont contre cette proposition de loi

Le manifeste et la pétition "Plus digne la vie ", qui appelle à une "mobilisation éthique". "Il nous faut refuser la marginalisation morale, écrivent les auteurs, qui aboutit à ne plus savoir se soucier des plus faibles qu’en se préoccupant des conditions de leur mort.(...) A la compassion accordée aux « vies indignes d’êtres vécues » devraient répondre sans attendre des choix politiques attentifs à mettre en œuvre des conditions de « vie digne d’être vécue ». C’est dans l’action et non dans la commisération que nos responsabilités sont engagées."

Pétition du site "Euthanasie ? Faut pas pousser ! ... Ni acharnement thérapeutique, ni euthanasie". A noter la rubrique "10 idées solidaires pour s'engager concrètement auprès des personnes gravement malades ou dépendantes et en fin de vie". Une initiative porté par l'association Alliance pour le droit de la vie .

 

Ils sont pour la légalisation de l'euthanasie

Le site de l'association "Pour le droit de mourir dans la dignité " par "euthanasie et auto délivrance assistée" (suicide assisté).

 

Auteur(s) : Laurence Valentini , Photo © Lori waselchuk/REDUX-REA

 

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22:39 Publié dans PROBLÈMES HUMAINS | Commentaires (1)

27/01/2011

LE CARDINAL DE LISBONNE PARLE DE FATIMA

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D. José Policarpo exorta-nos a olhar para a mensagem de Fátima

 

Fátima é programa de pastoral

 

 

 

Na conferência que marcou o encerramento da jornada nacional de abertura do Centenário das Aparições, realizada a 1 de Dezembro, no Centro Pastoral Paulo VI, D. José Policarpo destacou a pertinência da reflexão e do estudo sobre a Mensagem de Fátima, como possibilidade de proposta pastoral para a Igreja em Portugal.

“Estamos agora todos a reflectir sobre novos caminhos para a Igreja em Portugal. Talvez mereça a pena olhar para Fátima, ler a mensagem, mergulhar na radicalidade da nossa fé e da nossa esperança, e olhar para Maria, porque ela gosta que olhemos para ela”, afirmou. “Fátima é um programa de pastoral. Nossa Senhora veio aqui, foi aqui que o quis revelar, foi aqui que quis considerar o povo de Portugal como o seu primeiro aliado para esta proposta que é mundial, e deixou-nos um desafio muito grande. Este programa que a Reitoria preparou fez-me acordar outra vez para esta inquietação: até que ponto não está aqui um programa de pastoral? (…) Talvez encontremos aqui, de uma forma muito simples, uma certeza neste caminho para a Nova Evangelização: integrarmos Fátima no desígnio salvífico de Deus a nosso respeito”, sublinhou também o Cardeal.

“Fátima não é outra revelação. O que é então? É a indicação de um caminho de realização do projecto de salvação anunciado, realizado, mantido por Nosso Senhor Jesus Cristo. Com uma particularidade para todos nós muito querida: é que este caminho completo – é impressionante, é completo, nada da pedagogia de Deus contida em Nosso Senhor Jesus Cristo fica de fora – situado num tempo, para Portugal e para a humanidade, é-nos dado não pelo Anjo - o Anjo veio só preparar

o terreno, foi um bocado como S. João Baptista em relação ao Messias -, mas por Maria.

O que mostra, como verdade claramente afirmada que, no realismo da realização da

salvação na História (e esse realismo tem a sua expressão máxima na cruz do Senhor e prolonga-se depois em toda a pedagogia da salvação ao longo dos tempos), Maria não dá só uma ajudazinha, ela é co-redendora. Ela merece verdadeiramente o título de partner total deste mistério que tem o seu centro em Nosso Senhor Jesus Cristo (…) Ela participa no desígnio eterno de Deus”, disse D. José Policarpo.

O Cardeal Patriarca de Lisboa congratulou-se com o programa proposto como itinerário para os sete anos até ao ano do Centenário das Aparições de Nossa Senhora em Fátima, 2017: “Devo dizer-vos que vi com atenção o programa que está elaborado. Gostei muito, porque nos apresenta Fátima e a sua mensagem como uma proposta global do caminho da salvação, hoje, caminho como nos foi definitivamente revelado em Nosso Senhor Jesus Cristo”.

LeopolDina Simões

 

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16:57 Publié dans RELIGION | Commentaires (0)

24/01/2011

CAVACO SILVA RÉÉLU

La presse internationale n'en a pour ainsi dire pas parlé... Cependant, les Portugais élisaient hier leur Président de la République , pour 5 ans.

Plusieurs candidats se présentaient : mais le Président Anibal CAVACO SILVA fut réélu au premier tour avec 56% des voix.

Certes, au Portugal, le Président n'a pas les pouvoirs que possède en France un Nicolas SARKOZY : il n'en a pas moins un grand rôle à jouer, sur les plans national et international.

C'est un chrétien déclaré, qui a reçu très dignement le Pape Benoît XVI en mai 2010... Mais il ne peut empêcher une majorité de gauche de votre des lois que sa conscience réprouve (les unions homosexuelles, par exemple)

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Le Président du PORTUGAL

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23/01/2011

DIMANCHE 23 JANVIER 2011

2è DIMANCHE ORDINAIRE (A)

 

Vous le savez : depuis dimanche dernier, nous sommes entrés dans ce que l’Eglise appelle « le temps Ordinaire », lequel se partage en deux grandes séries : celle des dimanches qui précèdent le Carême – et celle de ceux qui vont de la Pentecôte jusqu’à la fin de l’année liturgique, la 2ème série étant bien plus longue que la première . Vous savez aussi, mais il est peut-être bon d e le rappeler, que les lectures des messes du dimanche sont distribuées sur 3 années : les années A – B – C , chacune étant consacrée à l’un des évangiles synoptiques : Année A = Mt – Année B = Mc –Année C = Lc. Or, cette année est une « année A », donc nous y entendons principalement l’Evangile selon St Matthieu.

Maintenant, nous pouvons entrer dans le vif du sujet : après avoir raconté le témoignage rendu à Jésus par Jean-Baptiste lors de son baptême dans le Jourdain, donc en Judée… Mtt dit que Jésus, ayant appris l’arrestation de JB sur l’ordre d’Hérode, décida de se retirer en Galilée… Sans être très fort en Géographie, nous avons tous une idée sommaire de la carte de Palestine : un pays s’étirant du nord au sud, sur la rive orientale de la Méditerranée, traversé sur toute sa hauteur par le seul fleuve important du pays, le Jourdain. Et divisé en plusieurs provinces : au sud, la Judée , avec la Capitale Jérusalem – au nord, la Galilée – et au centre la Samarie. Il est bon de se rappeler cette division, car la Samarie, coincée entre la Galilée et la Judée, était un territoire hostile, que les Juifs hésitaient à traverser pour aller du nord au sud . Le lieu où baptisait JB se trouvait en Judée… Et, en retournant en Galilée, Jésus opérait un retour vers sa patrie, là où il avait grandi, puisque Nazareth se trouvait en Galilée donc au nord… Cependant, pour des raisons que la suite éclairera, Jésus ne reste pas à Nazareth, humble village peu connu , voire même méprisé – et décide de s’installer dans une bourgade plus importante, Capharnaüm, implantée sur la rive du Lac de Tibériade, et qui était un centre commercial assez important : pour Jésus, c’était plus commode , étant donné son projet !

Et son grand projet se résume en 4 mots: « Annoncer la Bonne Nouvelle » . Or, Capharnaüm, par sa situation au centre de la Galilée, était un importante centre de commerce, où se croisaient les routes est-ouest, et nord-sud. On y trouvait donc un mélange de peuples venus d’un peu partout, et cela nous aide à comprendre les paroles du prophète Isaïe, reprises en partie par notre évangile : « Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée, toi le carrefour des païens : le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée ». Ce texte contient des mots mystérieux pour nous, tels que « Zabulon » et « Nephtali » : disons que c’étaient-là des territoires appartenant à la province de Galilée… Et la Galilée pouvait à juste titre être désignée comme « carrefour des païens », pour la raison que nous venons de voir. Et c’est probablement aussi pour cela qu’elle qualifiée de « pays de ténèbres » et de « pays de l’ombre » : ces ténèbres et cette ombre étaient symboles des religions païennes qu’apportaient avec eux les marchands, et auxquelles les Juifs étaient tentés d’adhérer.

 

Isaïe le prophète, inspiré par Dieu, avait pressenti que cette terre de ténèbres ne le resterait pas toujours, qu’il accèderait à la lumière… Et St Matthieu voit, dans l’établissement de Jésus à Capharnaüm, où il installe, en quelque sorte, son « Quartier général », la réalisation de l’antique prophétie d’Isaïe…

 

Nazareth se trouvait en Galilée donc au nord… Cependant, pour des raisons que la suite éclairera, Jésus ne reste pas à Nazareth, humble village peu connu , voire même méprisé – et décide de s’installer dans une bourgade plus importante, Capharnaüm, cité implantée sur la rive du grand Lac de Tibériade, et qui était un centre commercial assez important : pour Jésus, c’était plus commode , étant donné son projet !

Et son grand projet se résume en une seule expression : « Annoncer la Bonne Nouvelle » . Or, Capharnaüm, par sa situation au centre de la Galilée, était un importante centre de commerce, où se croisaient les routes de est-ouest, et nord-sud. On y trouvait donc un mélange de peuples venus d’un peu partout, et cela nous aide à comprendre les paroles du prophète Isaïe, reprises en partie par notre évangile : « Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée, toi le carrefour des païens : le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée ». Ce texte contient des mots mystérieux pour nous, tels que « Zabulon » et « Nephtali » : disons que c’étaient des territoires appartenant à la province de Galilée… Et la Galilée pouvait à juste titre être désignée comme « carrefour des païens », pour la raison que nous venons de voir. Et c’est probablement aussi pour cela qu’elle qualifiée de « pays de ténèbres » et de « pays de l’ombre » : ces ténèbres et cette ombre étaient symboles des religions païennes qu’apportaient avec eux les marchands, et auxquelles les Juifs étaient tentés d’adhérer.

Isaïe le prophète, inspiré par Dieu, avait pressenti que cette terre de ténèbres ne le resterait pas toujours, qu’il accèderait à la lumière… Et St Matthieu voit, dans l’établissement de Jésus à Capharnaüm, où il installe, en quelque sorte, son « Quartier général », la réalisation de l’antique prophétie…

C’est dire que Mtt voit dans la Galilée bien plus que la modeste province de Palestine, mais le point de départ de toute l’aventure chrétienne… Son évangile se terminera d’ailleurs par l’envoi des Apôtres par Jésus, vers « toutes nations »… Cette 1ère partie de notre texte est déjà très importante, puisqu’elle nous parle de la Bonne Novelle pour le monde entier (et en cette Semaine de Prière pour l’unité des chrétiens, c’est à méditer)

On pourrait s’arrêter là, et la liturgie nous le propose. Mais je pense qu’il serait dommage de ne pas continuer la lecture : en effet, Mtt ne se contente pas de dire que Jésus s’établit à Capharnaüm, il poursuit en montrant les tout premiers actes que va poser Jésus pour commencer la réalisation de son projet : il lui faut d’abord constituer une petite équipe de personnes généreuses et prêtes à tenter l’aventure. Pour cela, Jésus ne va pas s’adresser à une agence de recrutement, non, il va interpeler, tout en déambulant le long du lac de Tibéridade, quelques modestes pêcheurs, deux couples de frères : Simon et André, Jacques et Jean. Jusqu’à présent, nous ne savons rien de ces hommes… Pourtant, le 4è Evangile, celui qu’on attribue à Jean lui-même, nous dira que tous les 4 avaient fait partie des disciples de Jean-Baptiste et que c’est dans ce contexte-là que Jésus avait fait leur connaissance… En les appelant sur le bord du lac, Jésus n’agit donc pas au hasard : il sait qui il appelle, ceux qui seront ses 4 premiers Apôtres, les premiers du groupe des 12.

Et Jésus les appelle à le suivre, ce qu’ils font en laissant tout : quelle disponibilité ! quelle générosité ! quel esprit d’aventure aussi, car ils ignorent absolument tout de ce que Jésus veut faire d’eux : le suivre, c’est bien… mais où ? et pour quoi faire ? Ils n’en savent rien !

Jésus leur dit bien : « Je vous ferai pêcheurs d’hommes »… « Pêcheurs », ils savent ce que c’est : c’est leur métier ! Mais « pêcheurs d’hommes », qu’est-ce que cela peut bien signifier ? On ne prend pas des hommes comme des poissons ! Ce sens s’éclairera plus tard.

 

Ainsi, aujourd’hui, nous assistons aux débuts de la vie publique de Jésus… Après le temps de Noël, où nous avons célébré sa naissance parmi les hommes, après sa rupture avec la vie « cachée » de Nazareth qu’a constituée son baptême, le voici à pied d’œuvre pour commencer sa « mission »… Toute la suite de l’évangile va nous montrer comment il s’en est acquitté… jusqu’à en mourir.

 

Tout cela que nous avons dit nous intéresse-t-il, nous chrétiens du 21è S ? Oui, bien sûr !

 

D’abord, nous nous réjouissons d’appartenir à cette immense entreprise de salut universel dans laquelle nous avons notre place personnelle… Et puis, nous avons que Jésus n’a pas appelé que 12 hommes à « marcher à sa suite »/ Quand nous avons été baptisés, il nous a dit, d’une certaine façon : « Venez à ma suite !» Nous avons répondu, plus ou moins bien, tout au long de notre vie, et si maintenant, les forces nous font défaut, nous « suivons » toujours Jésus, et pas de la façon la plus facile : en portant notre croix… en achevant dans notre chair ce qui manque aux souffrances du Christ, comme l’a si bien dit St Paul. Et ce portement de Croix, en communion avec le Crucifié, est utile au salut du monde : telle est notre foi !

Gabriel JEUGE

 

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15/01/2011

L'AGNEAU DE DIEU

 

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"VOICI L'AGNEAU DE DIEU"!

2è DIMANCHE ORDINAIRE

 

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ! » Cette parole de Jean-Baptiste est sans doute la plus importante de l’Evangile de ce jour. Et c’est pourquoi je voudrais chercher avec vous son sens profond : Nous la connaissons tous par cœur… Elle nous est même si familière que nous l’entendons répéter 4 fois à chaque messe sans y prêter grande attention. En effet, avant la communion , à chaque messe, nous disons (ou même nous chantons) l’ ‘Agneau de Dieu’, et le prêtre introdui le rite de la Communion en présentant l’Hostie consacrée au Peuple, avec les mots : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » ... les paroles mêmes de J.B…

Bien sûr, on peut se demander si la phrase a été, historiquement, prononcée telle quelle par Jean. Cela n’a pas d’importance : elle exprime la foi de la communauté chrétienne primitive, celle que nous présente Jean le Théologien. Et c’est elle que nous avons à recevoir.

En y regardant de plus près, on trouve 3 éléments dans cette déclaration :

1/ L’Agneau

2/ de Dieu

3/ qui enlève le péché

D’où 3 questions :

1/en quoi Jésus est-il comparable à un Agneau ?

2/ pourquoi est-il dit « de Dieu » ?

3/ comment ôte-t-il le péché ?

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- L’Agneau : ce mot est non seulement profondément biblique, mais il plonge ses racines dans l’antique culture des ancêtres des Hébreux, qui étaient avant tout un peuple nomade, bien avant de se sédentariser en Palestine. De nos jours, le seul mot « agneau »

évoque pour nous un joli petit animal, d’une blancheur immaculée, et plein de douceur… Aux temps bibliques, ce n’était pas exactement cela : l’agneau était le dernier-né du troupeau, que l’on aimait offrir à Dieu pour attirer sa bénédiction. Il est probable que les sacrifices d’agneaux ait été déjà pratiqué par des sociétés nomades païennes, avant même la révélation du Dieu unique…

Et pourtant, l’agneau a trouvé une place de choix, une place fondamentale, dans l’histoire Sainte, avec l’Agneau Pascal.

Vous connaissez l’histoire de Moïse, de ses démêlés avec le Pharaon, les plaies d’Egypte, et finalement l’Agneau que chaque famille a été invitée à sacrifier et à manger avant le départ d’Egypte, et non sans avoir marque les portes des maisons avec le sang de l’agneau, que l’ange exterminateur reconnaîtrait pour épargner la mort des premiers-nés promise aux Egyptiens…

 

Sans doute, cette histoire, transmise aux origines par la seule tradition orale, et que les générations successives se sont transmise au cours des siècles, a-t-elle été marquée de traits purement épiques, mais il reste que le souvenir de l’agneau pascal est resté comme trace indélébile dans la mémoire des Hébreux, au point de devenir un rite à pratiquer chaque année… Au temps de Jésus, on le pratiquait encore (l’évangile en témoigne), et jusqu’à nos jours, les Juifs célèbrent la Pâque fidèlement.

Mais ce n’est pas tout : il est encore question d’agneau ailleurs dans l’AT, particulièrement, dans les poèmes du Serviteur, attribués à Isaïe. Ici, un mystérieux Serviteur de Dieu est comparé à un agneau maltraité, malmené, martyrisé…

Les deux images se sont mêlées, celle de l’Agneau pascal et celle du Serviteur martyr, pour devenir, dans la pensée chrétienne, l’image de Jésus lui-même.

Jean-Baptiste a-t-il pensé à tout cela ? Qu’importe ! Tel est le message qui nous est

transmis…

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Il était nécessaire d’insister un peu longuement sur le 1er membre de la déclaration du Baptiste : « Voici l’Agneau », car cette image est la clef qui donne accès à tout le reste… On pourra être plus bref en ce qui concerne le mot suivant : « de Dieu (Agneau de Dieu) »… Car le sens est clair : Jésus est « de Dieu » en plusieurs sens : il appartient à Dieu – il est envoyé par Dieu – il vient de Dieu… Cependant, l’expression ne signifie pas que Jésus soit Dieu lui-même : il est « de » Dieu… seulement si l’on ose dire !

Mais pour nous, c’est important : Jésus n’est pas « un » agneau comme les autres, « un » parmi tous les autres : … Il est celui (au singulier) qui nous vient de Dieu. À ce titre, il mérite déjà toute notre attention et notre vénération…

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Reste le 3è et dernier terme de l’expression : cet Agneau de Dieu « enlève le péché du monde »… C’est sa mission propre, le but ultime de sa venue chez les hommes ; Certes, il possède bien d’autres titres : il est le Logos, la Parole, le Fils Unique, le bon Berger, le Pain de Vie, le Chemin, la Résurrection,la Vérité, la Vie, le Bon Pasteur : tous attributs que lui reconnaît St Jean l’évangéliste, l’auteur du texte de ce jour… Mais sa tâche première, c’est d’enlever le péché du monde… Et de réconcilier les hommes avec le Père… Ce titre nous désoriente peut-être, car nous avons largement perdu le sens du péché… La preuve en est l’extrême raréfaction des confessions : à Orléans, nous le savons bien… A part N.D. des Miracles, rares sont les églises où l’on confesse encore, et même là, en proportion de la population de la ville et de l’Agglo, la proportion des confessions est extrêmement minime… Le Pape est conscient de cette perte du sens du péché, les évêques et les prêtres aussi… Mais on ne peut traîner les gens de force au confessionnal ! Peut-être est-ce un retour du balancier : après avoir trop insisté sur le péché, que l’on voyait partout, aujourd’hui on ne le voit plus nulle part !

Et pourtant, Jésus, le « Fils de l’homme » , a sur la terre le pouvoir de remettre les péchés… Il a versé son Sang « pour la rémission des péchés » et avant de quitter ce monde, il a confié à l’Eglise la mission de continuer son œuvre de pardon…

C’est sans doute la question qui nous est posée en ce jour : et moi, où en suis-je, vis-à-vis du péché ?

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18:28 Publié dans RELIGION | Commentaires (3)

 
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