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30/11/2010

COMBAT D'UNE RELIGIEUSE CONTRE LE SIDA (d'après "Pèlerin")

(Pour voir l'image entière, cliquer deux fois sur l'écran)

 

DERNIER JOUR

 

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TÉMOINS DE FOI

 

Le combat obstiné de Soeur Marie Stella contre le sida

 

Au nord du Togo, sœur Marie Stella, 43 ans, une religieuse infirmière mène depuis dix ans un lutte obstinée contre le sida avec son association Vivre dans l'espérance qui accueille principalement des orphelins et des enfants malades. Voici l'histoire de son combat. (RECUEILLIE PAR LA REVUE « PÈLERIN »)

 

 

Pèlerin : Votre association Vivre dans l’Espérance est le centre de référence pour la lutte contre le sida au Togo. De quoi avez-vous besoin ?

Sœur Marie Stella Kouak : De tout ! Nous élevons plus de 1 400 orphelins dont les parents sont morts du sida. Parmi eux, 125 sont séropo-sitifs. Grâce à Dieu, nos 17 jeunes qui sont à l’université ont tous réussi leurs examens cette année ! Nous suivons aussi 1 450 malades adultes sur le plan médical et social. Nous recherchons des mécènes pour agrandir la maison Sainte-Monique, déjà trop petite. Il nous manque un étage de chambres pour les orphelins (appel aux dons en bas de page). Ils sont rejetés, car le sida reste une maladie honteuse. Heureusement, les mentalités changent, en partie parce que nous organisons des réunions de sensibilisation dans les villages.

 

Quel est votre discours sur la prévention de la contamination du sida ?

Nous utilisons l’image du P. Bernard Joinet, missionnaire pendant quarante ans en Tanzanie*. Il compare l’horreur de l’épidémie du sida à un fleuve en crue qui emporte tout sur son passage. Pour l’affronter, vous n’avez que trois bateaux. Le premier, le plus solide, s’appelle « Abstinence ». Le second se nomme « Fidélité ». Et le troisième, « Préservatif », est un simple radeau avec des planches pourries. Mais c’est mieux que rien pour ceux qui n’ont pas la force d’emprunter les deux autres.

 

Selon vous, la prévention du sida dépend aussi de la condition des femmes…

Améliorer le sort des femmes est l’une des clés pour une lutte efficace contre le VIH. Souvent, elles sont infectées par leur mari qui a eu des aventures. Mais elles veulent survivre pour élever leurs enfants. Nous les formons pour qu’elles fabriquent des sacs ou ouvrent un petit commerce. Nos orphelines doivent apprendre un métier pour devenir indépendantes. C’est difficile, car en Afrique, une femme n’est respectée que lorsqu’elle a un mari et des enfants… ou qu’elle est religieuse, comme moi !

 

Pourquoi dites-vous souvent que vous recevez plus que vous ne donnez ?

C’est un travail de miséricorde, douloureux mais qui rapproche de l’Évangile. Il faut d’abord accepter l’histoire de chaque malade, sans préjugé. Ensuite, on reçoit des grâces. Ceux qui partent restent dans nos cœurs et nous apportent une grande force spirituelle. En soignant les malades, je touche le Christ.

 

* Un prêtre face au sida, Éd. du Sarment, 2009.

 

 

 

 


 

27/11/2010

BIOÉTHIQUE : UN APPEL DE Mgr d'ORNELLAS

Bioéthique : Mgr d’Ornellas lance un « appel de la dignité »

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Mgr Pierre d'ORNELLAS

 

[Document du 5/11/2010] — Alors que les lois bioéthiques vont être soumises au vote du parlement dans les semaines à venir, Mgr Pierre d’Ornellas, président du groupe de travail des évêques de France pour la bioéthique, a fait paraître dans la presse un « appel de la dignité ». « Bientôt sera discuté au Parlement le projet de loi relatif à la bioéthique. Il concerne chacun de nous. Il met en jeu une certaine idée de l’homme et de sa dignité. C’est pourquoi les évêques, réunis prochainement à Lourdes, en discuteront ensemble.

 

La dignité humaine est un appel qui ne peut être étouffé. La protéger chez tous et en toutes circonstances est la vocation de nos lois. Elle est un cri quand justice et liberté sont bafouées. Elle demeure un appel puissant mais silencieux chez les plus vulnérables. Leur simple présence en est l’écho. Heureuse la société qui l’entend et qui, lui répondant, voit surgir d’elle-même des trésors de solidarité et de respect !

 

Entendre l’appel de la dignité, c’est promouvoir le consentement libre et éclairé. Pour cela, le projet de loi ouvre les voies d’une information plus complète avant et après les examens visant à déceler une anomalie génétique sur l’adulte ou l’enfant à naître. L’information sera conforme à la dignité si elle conduit au regard juste sur le handicap.

 

Entendre l’appel de la dignité, c’est mettre au centre « l’intérêt de l’enfant à naître ». C’est pourquoi, le projet de loi maintient l’interdiction de l’Assistance médicale à la procréation (AMP) post mortem et propose la levée de l’anonymat pour les enfants issus de l’AMP avec donneurs. Mais cette technique suscite tant de problèmes qu’il est juste de se demander si elle respecte l’intérêt de ces enfants : seraient-ils d’accord pour que soit délibérément dissociée leur filiation génétique de leur filiation affective ? Les enfants adoptés ne disent-ils pas merci à leurs parents ?

 

Entendre l’appel de la dignité, c’est s’engager dans la recherche scientifique pour vaincre l’infertilité médicale, trouver des thérapies et guérir le handicap. Par exemple, les thérapies à partir des cellules du sang de cordon ombilical sont une belle réponse. Le projet de loi reconnaît qu’elles sont une ressource thérapeutique si elles sont données, à l’instar du beau don d’organes.

 

Entendre l’appel de la dignité...

 

* C’est ne pas céder aux tentations auxquelles expose l’étonnant silence de l’embryon humain

* C’est dépasser le regard scientifique qui ne peut y reconnaître qu’un « amas de cellules », ce que nous sommes tous, mais pas seulement, loin s’en faut !

* C’est ne pas entrer dans la « ruse de l’esprit » qui invente des distinctions « arbitraires » entre in uteroin vitro, entre « pré-embryon » et « embryon ».

* C’est reconnaître le continuum interne du développement embryonnaire et le passage par des seuils vitaux de celui qui ne peut devenir humain s’il ne l’est pas déjà.

* C’est considérer l’ensemble de notre droit qui, de façon cohérente, interdit l’utilisation de la vie d’un être humain pour le bien d’autres êtres humains.

* C’est faire les choix politiques, sans les mesurer au seul aspect financier, de moyens supplémentaires pour les recherches scientifiques menées dans le respect de la dignité humaine.

 

 

 

Le projet de loi change l’esprit de notre droit en ouvrant, dans des conditions peu restrictives, la possibilité permanente de détruire de façon délibérée des embryons humains pour la recherche.

 

Par ses choix en bioéthique, la France entendra-t-elle complètement l’appel de la dignité ? Elle peut encore une fois être au rendez-vous de l’histoire pour redire l’intangible dignité “de tout être humain dès le commencement de sa vie”. »

 

 

Mgr Pierre d’Ornellas,

archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo,

spécialiste des questions de bioéthique.

 

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24/11/2010

ALERTE À MES LECTEURS ET LECTRICES

AVIS IMPORTANT

 

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15:44 Publié dans ACTUALITÉ | Commentaires (0)

22/11/2010

LE PAPE PUBLIE UN LIVRE IMPORTANT

(Tous les media en ont parlé, et, à moins de n'avoir ni radio ni télé, ou de ne lire aucun journal, vous avez été mis au courant : "Benoît XVI autorise l'usage du préservatif"... Le livre que publie le Pape contient bien d'autres choses, et parler sans explication d'"autorisation" est un abus de langage, malgré la part de vérité exprimée ainsi. C'est pourquoi, tout le monde ne lisant pas "La Croix", je pense qu'il sera utile à tous de lire l'article suivant publié dans le numéro de ce lundi)

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Benoît XVI se livre sans détour

 

 

« La Croix » publie en exclusivité les « bonnes feuilles » de « Lumière du monde ». Le livre-entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald devrait être présenté demain à la presse, dans ses versions italienne et allemande avant sa parution en France, le 3 décembre, aux Éditions Bayard. L’ouvrage a été écrit à partir d’entretiens, en allemand, entre le pape et le journaliste, du 26 au 31 juillet, à Castel Gandolfo

 

 

Il faut prendre le chemin de Castel Gandolfo, la résidence de vacances de Benoît XVI. S’asseoir dans un bon fauteuil, en face du pape, avec, dans la cheminée, le feu qui crépite. Et écouter. C’est ce à quoi nous convie ce livre d’entretien et, à vrai dire, il y parvient totalement.

Le ton est libre, simple, léger parfois, lorsque Benoît XVI avoue ne pas utiliser le vélo d’appartement prescrit par son médecin, ou apprécier les films de Don Camillo. Mais au fil de la « soirée », la conversation se fait plus profonde, embrassant les enjeux du monde, de l’Église, ou les grandes interrogations spirituelles.

Voilà un livre qui devrait une bonne fois pour toutes faire taire ceux qui font de Benoît XVI un homme fermé, arc-bouté sur le passé. Celui qui, depuis 2005, est sur le siège de Pierre se montre ici dans une étonnante humilité, avec cette capacité, que sans doute jamais pape n’avait eue avant lui, d’autocritique intellectuelle.

Son regard sur le monde est plein d’espérance, au fait de ses soubresauts, conscient de ses difficultés, de ses joies et de ses peines. Si catastrophisme il y a, c’est du côté de Peter Seewald, qui mène l’entretien, et donc certaines questions finissent par agacer par leur ton apocalyptique.

Le pape se prête donc de bonne grâce au jeu des questions pour relire l’ensemble des cinq premières années de son pontificat. Pas de révélation, mais le sentiment que Benoît XVI a bien senti les incompréhensions. Sur l’épisode Ratisbonne, cet aveu : « J’avais conçu et tenu ce discours comme un texte strictement académique, sans être conscient que la lecture que l’on fait d’un discours pontifical n’est pas académique mais politique », puis le constat d’une relance du dialogue islamo-chrétien.

Sur l’affaire Williamson, ce sentiment de ne pas avoir été compris : « Leur excommunication n’avait rien à voir avec Vatican II ; elle avait été prononcée en raison d’une transgression au principe de la primauté. Ils venaient de proclamer dans une lettre leur approbation à ce principe ; la conséquence juridique était donc parfaitement claire. »

Mais, souligne-t-il ensuite, « nous avons hélas accompli un mauvais travail d’information du public ». Et surtout, est arrivée « la catastrophe Williamson » : « Nous avons commis l’erreur de ne pas étudier et préparer suffisamment cette affaire. »

 

Sur le sida, et cette fameuse phrase sur le préservatif en Afrique, il ne regrette rien. D’une part, l’Église fait beaucoup, sur le terrain, pour lutter contre le sida, et ensuite qu’« on ne peut pas résoudre le problème en distribuant des

préservatifs ».

À cette occasion, il ouvre cependant une porte, en envisageant que l’utilisation du préservatif dans l’intention de réduire le risque de contamination « puisse cependant constituer un premier pas sur le chemin d’une sexualité vécue autrement, une sexualité plus humaine ».

Propos qui a suscité un déluge de commentaires, conduisant hier le porte-parole du Saint-Siège à publier une note pour souligner qu’il ne s’agit pas d’un « tournant révolutionnaire ».

 

Enfin, la crise de la pédophilie, qu’il compare à une explosion volcanique dont la cendre aurait recouvert l’Église et ses prêtres. Les mots sont forts, à la mesure de son bouleversement : « Cette affaire m’a pris au dépourvu », avoue-t-il, car, s’il avait déjà eu connaissance de certains cas, comme préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, « dans cet ordre de grandeur, ce fut malgré tout un choc inouï ».

Pas de « complot » monté contre l’Église : « C’est seulement parce que le mal était dans l’Église que d’autres ont pu s’en servir contre elle. »

 

Sur son pontificat, Benoît XVI rappelle les grands axes : oecuménisme, et notamment rapprochement avec l’orthodoxie, une rencontre entre Rome et Moscou étant de l’ordre du « possible ». Relations avec les autres religions, et en priorité les juifs, qu’il préfère appeler, dit-il, « nos pères dans la foi » que « frères aînés ». À ce propos, il faudrait compter combien de fois Benoît XVI fait référence, de manière explicite, au concile Vatican II, dans la lignée duquel il se situe pleinement.

 

Le pape n’estime pas nécessaire de lancer un nouveau concile, mais bien plus d’appliquer le dernier. Au fond, le chapitre consacré aux réformes demandées, comme l’ordination d’hommes mariés, le problème des divorcés remariés, ou du discours de l’Église sur la contraception, montre bien que Benoît XVI ne croit pas à une possibilité de changer l’Église par le haut, par des transformations d’organisations, ou une forme d’« activisme ».

On peut le lui reprocher. Mais c’est une position constante chez lui, et depuis de nombreuses années : la vraie réforme viendra de la Communion, d’un retour à ce qui est essentiel dans le christianisme, au moyen d’une profonde conversion.

Sa conviction : il faut « rendre visible le centre du christianisme et en même temps la simplicité d’être chrétien ». Benoît XVI est hanté par l’urgente nécessité de reposer la question de Dieu, dans un monde sécularisé.

« Nous nous dirigeons vers un christianisme de choix » : c’est de lui que dépend aujourd’hui, dit-il encore, « la force générale de l’empreinte chrétienne ».

Si Jean-Paul II, observe-t-il, dans une situation critique précise, marqué par le marxisme, s’est attaché à « ouvrir une percée à la foi, la montrer comme le centre et le chemin », lui se donne pour mission de « maintenir en vie la parole de Dieu comme parole décisive, et en même temps de donner au christianisme cette simplicité et cette profondeur sans lesquelles il ne peut agir ». C’est le grand défi de ce qu’il appelle la « nouvelle Évangélisation», avec ces deux piliers qu’il ne cesse de rappeler, le lien entre foi et raison, et la centralité du Christ comme unique voie de salut.

 

D’un bout à l’autre du livre, on est frappé par la cohérence d’une pensée persuadée que le monde ne peut s’en sortir sans la rencontre avec Dieu, avec l’Autre : « Tant de

problèmes doivent être résolus, mais aucun ne le sera si Dieu n’est pas au coeur et ne redevient pas visible dans le monde. »

 

Au début, non sans humour, Benoît XVI s’autodésigne comme un « petit pape », à côté du « géant » Karol Wojtyla… « Petit » pape ? L’histoire le dira. Mais pape, en tous les cas, capable de porter son regard au-delà des murs du Vatican pour remettre l’Église dans la perspective plus vaste de l’histoire de l’humanité et de son salut en ce début de troisième millénaire.

ISABELLE DE GAULMYN (La Croix, 22/11/2010)

 

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20/11/2010

LE CHRIST, ROI DE L'UNIVERS

Demain, dimanche 21 Novembre, c'est le dernier dimanche de l'Année Liturgique (Dimanche prochain, nous entrerons en Avent, et nous prendrons pour toute l'année qui commencera ce jour-là, les lectures de l'Année "A")

Pour terminer l'année "en beauté" la liturgie nous fait célébrer chaque année, le dernier dimanche (donc demain, car l'année "liturgique" ne coïncide pas avec l'année civile!) LE CHRIST, ROI DE L'UNIVERS...

Voici une réflexion qui nous aidera à entrer dans l'esprit de la Fête

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Fête du Christ Roi de l’univers

 

Abbé Jean Compazieu

 

 

 

 

 

En ce dernier dimanche de l’année liturgique, nous célébrons la fête du Christ Roi de l’univers. C’est aussi pour la France la journée du Secours Catholique. Cette association à but non lucratif a été créée en 1946 par l’abbé Jean Rodhain. Le Secours catholique est surtout attentif aux problèmes de pauvreté et d’exclusion et cherche à promouvoir la justice sociale. Cette journée vient nous rappeler que le Christ n’est pas un roi à la manière des grands de ce monde qui font peser leur pouvoir sur leurs sujets. Il est un roi serviteur, « doux et humble de cœur ». L’évangile de ce dimanche nous montre un roi couronné d’épines, bafoué et mis à mort sur une croix. Tous les évangiles nous disent que par toute sa vie et jusque dans sa mort, il témoigne d’un Dieu amour. C’est sa manière d’être roi. Un jour il a dit : « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. »

 

Saint Luc nous donne la couleur de cette royauté du Christ : « Une inscription était placée sur sa tête : Celui-ci est le Roi des juifs ». C’était un titre de dérision vis-à-vis de Jésus. C’était également très méprisant pour les juifs de la part de Pilate. Un peuple dont le roi est crucifié comme un bandit n’a pas à faire le fier. Les juifs auraient préféré que Pilate écrive : « Cet homme a dit : Je suis le Roi des juifs ». La nuance est de taille. Et pourtant c’est bien par son sacrifice que Jésus manifeste sa royauté. La croix est le trône où il est librement monté pour dire son amour son amour, non seulement aux juifs mais aussi au monde entier. Car, « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».

 

Nous pouvons maintenant regarder quelle est la réponse des hommes : Que fait-on de cette Royauté du Christ ? Dans l’évangile de ce jour, il y a une interpellation qui revient trois fois : « Si tu es le Messie… » Elle vient des chefs religieux, des soldats et enfin de l’un des condamnés à mort. Chacun voudrait que Jésus fasse quelque chose d’extraordinaire pour le sortir de cette situation. Ces paroles rappellent le récit des tentations au désert : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent du pain… Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas… » Mais le Messie n’est pas un magicien. Il ne répond rien aux provocations de ceux qui le mettent en demeure de montrer son pouvoir.

 

En lisant cet évangile, nous pensons aux réactions souvent entendues au sujet des victimes de la souffrance, de la misère et des catastrophes en tous genre. Même dans nos quartiers, nos villages, il y a des hommes, des femmes et des enfants qui n’ont pas le minimum pour survivre. A travers eux, c’est toujours le Christ qui est bafoué et rejeté. La tentation est grande de dire : « Si tu es le Fils de Dieu, fais quelque chose. » Quelquefois, nous entendons : « S’il y avait un bon Dieu, il n’y aurait pas tout ce mal et toutes ces souffrances dans le monde. » C’est vrai que devant tant de malheurs, certains se révoltent contre Dieu et finissent par quitter l’Église.

 

Mais une fois de plus, Dieu n’est pas un magicien qui va tout résoudre nos erreurs par un coup de baguette magique. Il nous a donné le monde avec tout ce qu’il contient pour que nous puissions vivre heureux. Mais quand les produits de la terre sont achetés à un prix dérisoire aux petits producteurs et revendus au prix fort dans les Centrales, c’est un peu plus de misère dans le monde. Et c’est l’homme qui en est le premier responsable et coupable, pas Dieu. Avant d’accuser Dieu, il serait bon que chacun prenne conscience de ses responsabilités. N’oublions pas qu’à travers les exclus de notre société, c’est le Christ qui continue d’être bafoué et rejeté. Si nous voulons le rencontrer, c’est vers eux qu’il nous faut aller. Et c’est avec eux que nous devons nous engager en lien avec le Secours Catholique. A travers eux, c’est le rendez-vous le plus important de notre vie qui nous attend.

 

En nous tournant vers la croix du Christ, nous nous unissons à la supplication du brigand : « Souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne ! » Et le Christ intronisé sur la croix le gracie ; il le prend avec lui sur le chemin de la résurrection. Ce condamné a su profiter de la dernière minute pour proclamer la foi qui sauve. Cette bonne nouvelle vaut aussi pour chacun de nous. Le Christ ressuscité veut nous associer tous à sa victoire contre les forces du mal et nous introduire dans son Royaume.

 

En ce jour, nous nous tournons vers la croix et nous supplions le Seigneur : Souviens-toi de nous dans ton Royaume. Souviens-toi des blessés de la vie, des victimes de la précarité et des famines. Souviens-toi de ceux et celles qui ont tout perdu dans les guerres et les catastrophes en Haïti, en Irak, au Pakistan et ailleurs. C’est auprès d’eux que tu nous attends. Nous venons à toi. Ensemble, nous voulons être témoins de l’espérance et de l’amour. Et nous avons la ferme espérance qu’un jour, tu nous répondras : « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis ».

D’après diverses sources

 
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