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16/08/2012

MERCREDI 16 AOÛT 2012 : RÉSURRECTION?

Parler de Résurrection est sans doute un peu fort...

 

Néanmoins, les fidèles lecteurs de ce Blog ont pu constater qu'aucune note n'avait été publiée depuis le 30 mai dernier, et cela, sans aucun avis préalable!

La raison est toute simple : l'auteur du Blog a été soudainement fauché par 3 incidents cardiaques, qui l'ont conduit à la porte de l'Au-delà : hématome cérébral - embolie - plusieurs phlébites.

Après de nombreux soins et séjours en diverses maisons : 2 cliniques - hôpital Public de La Source - pour finir, Maison de convalescences des "PINS" (41600  LAMOTTE-BEUVRON), j'ai enfin pu réintégrer mon "chez moi" (qui n'est autre que la Maison de Retraite de "NAZARETH", à Orléans). Et ce retour date d'avant-hier : 14 août; il est donc tout récent...

2 mois et demi sont donc passés en soins divers... et je n'ai pas retrouvé la santé dont je jouissais auparavant: sur la route du grand âge (du "Noble Age" comme se nomme fièrement la "chaîne hôtelière regroupant un certains nombre de Maisons du même type que "LES PINS") j'ai descendu plusieurs paliers d'un coup... Et me voici debout... mais vraiment "vieux" : les médecins m'ont prédit que le rétablissement complet (s'il arrive) demanderait beaucoup de temps :... 1 an... ou plus!

 

Je voudrais quand même reprendre l'animation de ce Blog, qui m'a procuré pas mal d'amis...

 

Ce n'était aujourd'hui qu'une simple re-prise de contact. Mon voeu est d'être désormais fidèle. Espérons que Dieu m'en donnera la force! Que ceux et celles qui croient en LUI veuille bien m'aider de leurs prières. Je les en remercie tous d'avance!

 

Père Gabriel JEUGE

 

LES PINS .DINA a.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                            Le P.Gabriel JEUGE à l'entrée des PINS (Août 2012)

21:58 Publié dans ACTUALITÉ | Commentaires (0)

07/05/2012

7 MAI 2012 : LENDEMAIN D'ÉLECTIONS

(Depuis hier soir, la France a donc un  nouveau Président! Malgré 1 million de voix de  plus que son concurrent, il dépasse de peu la majorité (51,6 % des voix, ce n'est pas un "raz-de-marée")... Il sait toutes les difficultés qu'il va rencontrer, et cela sans aucun délai de "grâce" : Il devra bien en tenir compte, mais il a la réputation d'un homme de bon sens, accordons-lui le préjugé favorable.)

Présidentielle 2012

 

 

FRANÇOIS HOLLANDE PRÉSIDENT.jpg

F.HOLLANDE, HIER SOIR, À TULLE

Ce que veulent les Français. Par François Ernenwein

En élisant un nouveau président de la République, les Français ont envoyé un message. Ils ont exprimé des préférences, indiqué ce qu’ils souhaitaient et ce qu’ils rejetaient. Le score, marqué par un écart faible entre le gagnant et le perdant, est en soi parlant. Le nouveau président, dans ces premiers choix, devra évidemment tenir compte de tous ces éléments.

 

Comparaison n’est donc pas raison. En voyant des dizaines de milliers de personnes rassemblées place de la Bastille dimanche soir, certains ont cru humer « un nouveau parfum du 10 mai 1981 ». Outre que l’enthousiasme n’était pas vraiment de même nature, la sagesse commanderait de ne pas laisser aller trop loin le parallèle : il y a 31 ans, François Mitterrand déclarait qu’il fallait rompre avec le capitalisme et mis deux bonnes années à enterrer ce rêve. La tâche première de François Hollande va au contraire consister à poursuivre le travail engagé par Nicolas Sarkozy et les partenaires de la France au G20 : sauver et assainir ce qui peut l’être du système financier international et redresser les comptes publics.

 

Ce cadre posé, il est tout aussi incontestable que dimanche 6 mai les Français ont majoritairement choisi l’alternance. Sans lyrisme ni enthousiasmes excessifs mais avec détermination. Une logique aurait voulu qu’en période de crise, les électeurs marquent une préférence pour l’expérience, la capacité réformatrice et la volonté affichée du président sortant. Ils ont fait un choix contraire en sanctionnant moins des choix politiques qu’une conception clivante de la vie politique sous la présidence de Nicolas Sarkozy. La campagne électorale de l’UMP, allant chasser dans les terres de l’extrême droite, n’a fait qu’accentuer la pente. Faut-il rappeler que quand François Hollande a déclaré sa candidature, les doutes sur sa capacité à l’emporter étaient la norme, à droite et à gauche, et la confiance, l’exception ? Pour qu’il soit élu, il fallait bien sûr un sérieux biais chez son principal adversaire.

 

« J’ai entendu votre volonté de changement », commentait dimanche soir François Hollande à la Bastille. Mais quels changements ? Justice et attention à la jeunesse ont été les maîtres mots de ses premières interventions. Son programme flou, hors quelques mesures phares comme l’embauche de 60 000 fonctionnaires dans l’éducation en cinq ans, laisse une large place aux interprétations. La conjoncture économique sera déterminante pour évaluer la capacité d’action de son gouvernement. Dont le principal chantier sera, à cause des engagements européens de la France, le redressement des comptes publics, la réduction des déficits.

 

Dans un tel contexte, François Hollande aura besoin de soutiens. À lui de confirmer dans les actes la volonté de rassembler qu’il proclame. Sur les questions de société, ses ambitions affichées (euthanasie, laïcité,…) ne font pas l'unanimité, loin s'en faut. Sans qu’on mesure bien où sont la pertinence et l’opportunité d’ouvrir tous ces chantiers ? N’y a-t-il pas d’autres priorités ?

 

François ERNENWEIN (« La Croix » du 7 Mai 2012)

 

 

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15:48 Publié dans ACTUALITÉ | Commentaires (1)

05/05/2012

5 MAI 2012 : C'EST DEMAIN !!!

 

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Fin de parcours

Par Bruno FRAPPAT (« La Croix » du 5 mai 2012)

 

Élection

 

Et il n’en resta qu’un. D’une seule couleur. Le meilleur,de l’avis de ceux qui avaient voté pour lui. Le pire, aux yeux de la forte minorité qui avait voté pour l’autre. De toute façon, un mauvais, selon ceux qui s’étaient ralliés au panache « blanc » de Jeanne d’Arc… Au soir du second tour, on avait vu des mines s’allonger à vingt heures sur nos larges écrans, des visages pâlir d’effroi à l’idée que des ambitions étaient aplaties, des carrières entravées, des intérêts menacés. On vacillait sur ses bases, face à la certitude que des places échapperaient, soit à ceux qui les occupaient soit à ceux qui les avaient guignées.

Les jeux étaient faits, il ne serait plus question de sondages sur les « intentions de vote », pour quelques semaines. Le trac national avait sa réponse, comme d’habitude : cruelle pour près de la moitié de la France, joyeuse pour un peu plus de la moitié. Nette victoire ou à un chouia près ? Peu importait, désormais : il y avait un élu.

Probablement il ferait comme tous les élus précédents. Il aurait la victoire généreuse, noble, et dirait aux Français qu’il serait leur président à tous. Le battu s’essayerait à la même dignité, en faisant vite savoir qu’il avait adressé un message de félicitations à celui qui l’avait terrassé. Le combat qui nous avait tous obsédés depuis des mois, au point d’oublier que, par ailleurs, la planète continuait de tourner (mal, en dépit du bon sens), avait trouvé sa conclusion. Nous en sortirions tous un peu hébétés. Comme, au terme d’un banquet trop arrosé, trop copieux, on se retrouve la tête lourde, l’estomac encombré, l’esprit enfumé, la conscience ramollie et la gorge sèche d’avoir trop parlé. Trop hurlé, même.

 

Épreuve

 

Car pour une épreuve, ce fut une épreuve. Un marathon national se terminant en sprint. L’approche de la ligne d’arrivée avait déchaîné les passions, survolté les machines à fabriquer du mensonge. La fourniture des arguments biaisés avait fonctionné à plein rendement. De meetings simplificateurs en débats fourbes, de rassemblements en cortèges, chacun s’était échiné à dresser une partie des Français contre l’autre. Riches contre pauvres. Vrais travailleurs contre « assistés ». Français de fondation contre Français de fraîche date. Droite augmentée de ses extrêmes contre gauche épaulée par ses marges. Il y avait eu des coups bas de dernière minute. Des documents explosifs de derrière les fagots exhumés par des investigateurs aux « mains blanches » rêvant d’abattre la corruption d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Ils faisaient parler Kadhafi, ce qui était plus facile post mortem. Il y avait eu des plaintes. On avait reparlé de Dominique Strauss-Kahn resurgi à l’occasion d’un repas d’anniversaire, rue Saint- Denis (!), à Paris, relevant plus du règlement de comptes interne que de la festivité amicale. Cela tournait à la farce sinistre, voire à la gaudriole. Il était largement temps que cela s’arrête. Sinon, on allait nous présenter Sarkozy comme la réincarnation de Hitler et Hollande comme celle de Staline.

La France en crise sortait de cette compétition hagarde, exténuée, comme ayant perdu le sens de toute mesure. Le pays de Descartes était devenu l’empire de la déraison. La patrie des droits de l’homme devenait celle des haines suspectes. On ne se souvenait pas, aussi loin que l’on remontât dans le passé de cette république, d’une séquence électorale marquée à ce point par l’injure, l’affabulation, le dénigrement hautain, le simplisme destructeur, les chiffres faux, les promesses intenables, les manoeuvres minables. Au sortir de cette mêlée on se demandait avec anxiété si cela allait recommencer pour les législatives et s’achever par des bagarres de rue…

 

Déception

 

Viendrait assez vite le temps des déçus. À commencer par les déçus du résultat, dont le champion aurait été défait.

Comment les consoler ? En abandonnant le terrain du simplisme, précisément. En leur faisant valoir qu’il était peu probable, selon les scénarios, soit que la France de Sarkozy renouvelé devienne un pays fasciste, une autocratie innommable, soit que la France de Hollande s’inspire du régime de Pol Pot. Il faudrait, dès le lundi 7 mai, que l’ensemble des Français se fasse à l’idée que le ciel ne leur était pas tombé sur la tête. Qu’aucun tsunami électoral n’avait balayé les fondements de la nation, détruit les acquis de la République, englouti les libertés fondamentales.

Qu’il n’y aurait pas, à chaque carrefour, des milices bleues traquant les opposants ou des commissaires politiques chassant les réactionnaires. Que tous les fantasmes répandus depuis des semaines dans diverses officines troubles et troublantes avaient suscité des histoires insanes, à peine dignes d’un méchant et ridicule feuilleton télévisuel. Que la France du 7 mai se réveillerait à peu près dans l’état où elle se trouvait le 5 mai. À savoir un pays taraudé certes par diverses crises, mais pas menacé de s’effondrer d’un coup d’un seul. D’un pays qui se ressemblerait pour longtemps. Avec ses divisions, ses humeurs, ses colères rentrées mais aussi avec son charme maintenu, sa capacité d’affronter tout événement imprévisible, sa joie de vivre, en somme.

Car on allait, pour un peu, oublier la joie. Mardi, le 1er mai, il y eut dans Paris trois rassemblements ou cortèges. Ils avaient au moins un point commun : ils étaient joyeux. Les sarkozystes du Trocadéro, dont beaucoup montés de province, admiraient Paris dans son plus beau panorama, extasiés. Ils croyaient à la victoire. Les « marinistes » du Front national étaient encore tout à la joie de leur score du premier tour, une sorte de victoire. Les participants au gigantesque défilé syndical de l’après-midi étaient dans la liesse, plus nombreux que jamais, rendant presque grâce au candidat-président d’avoir, par sa provocation, permis à la tradition plan-plan du défilé syndical habituel de se muer en victoire du pavé.

Dans un moment de rêverie, on se prit à penser que ces trois foules auraient pu converger, se former en cortèges pacifiques et se retrouver, par exemple à la Nation, pour fraterniser, se féliciter réciproquement de vivre en France, un pays où la guerre civile se limite aux vociférations et au langage. Mais non, chaque foule avait sa propre idée et sa certitude de représenter, à elle seule, la France. Il appartiendra au président de faire en sorte que ces trois masses, faute de se réunir sur le terrain des foules, éprouvent ensemble dans leur coeur qu’elles ne font qu’un pays, une seule nation.

Si l’on ne rêve pas un peu un soir d’élection, quand rêvera-t-on ?

Br. F.

 

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11:45 Publié dans ACTUALITÉ | Commentaires (1)

04/05/2012

4 MAI 2012 : C'EST APRÈS-DEMAIN

AFFICHES DE CAMPAGNE.jpg

 

 

ENJEUX (Éditorial de D.Quinio,

« La Croix » du 4 mai)

 

 

Dimanche, les électeurs décideront de l’orientation qui sera donnée à la France pour les cinq ans à venir : orientation politique, économique et sociale, mais aussi choix de société. Pour éclairer leur vote, ces électeurs s’appuient sur leurs convictions, sur les programmes des candidats, sur les débats qu’ils auront entendus, sur ce qu’ils perçoivent des tempéraments de l’un ou de l’autre, sur ce que les médias ont pu leur apporter comme informations… Insuffisant, pas assez précis, trop technique ou trop flou, trop virulent, déconnecté des réalités : les critiques n’ont pas manqué sur le contenu de la campagne électorale.

Pourtant, mises bout à bout, les heures consacrées à cette élection (même si on y soustrait les longues et absurdes invectives et polémiques successives) auront permis de mesurer les enjeux du scrutin. Le résultat, quel qu’il soit, laissera beaucoup de Français déçus, qui n’auront pas opté pour le vainqueur, ou qui se seront abstenus, auront voté blanc. Dans l’euphorie de la victoire, il ne faudra pas les oublier. Leurs votes, aussi, avaient de la valeur, leurs espérances dépassaient leur seul intérêt, leurs attentes exprimaient une certaine idée de leur pays. Le vainqueur voudra donner des gages à ses partisans et à ses « alliés ». Pourtant, le futur président devra répondre à tous les Français – et pas seulement dans une formule de style au détour d’un discours de victoire. Il aura à élargir son horizon, à écouter au-delà de son camp, à composer, à résister.

Les électeurs catholiques, on le sait, ne voteront pas tous pour le même candidat. Les uns, dans l’espoir de plus de justice sociale, d’un regard moins stigmatisant sur les immigrés, d’une manière différente de gouverner, choisiront François Hollande. D’autres, attentifs aux valeurs familiales, opposés à une légalisation de l’euthanasie, inquiets d’un discours idéologique sur la laïcité et l’enseignement privé, donneront leur voix à Nicolas Sarkozy.

D’autres, encore, choisiront de ne pas choisir. Les deux candidats se targuent de rassembler les Français ; ils devront en faire la preuve, car bien des épisodes de cette campagne, de part et d’autre, ne furent qu’arguments de divisions et de fractures : entre riches et pauvres, Français et immigrés, laïques et religieux, travailleurs et syndicats, modernes et réactionnaires… Attisera-t-il les tensions, celui qui recevra la lourde tâche de diriger le pays, ou les apaisera-t-il ?

Permettra-t-il la construction d’une société respectueuse de la vie et de la dignité des personnes, notamment des plus faibles ? Sur ces capacités-là, il sera jugé. Et La Croix, qui a tenu à proposer à ses lecteurs un traitement aussi pédagogique et équilibré que possible de l’élection présidentielle, s’engagera – comme elle le fait en toutes circonstances – pour défendre, si elles étaient menacées, les valeurs fondamentales auxquelles notre journal est profondément attaché.

 

 

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15:36 Publié dans ACTUALITÉ | Commentaires (0)

03/05/2012

3 MAI 2012 : DANS 4 JOURS, LES ÉLECTIONS

ÉLECTION 2012

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Voter, pour quelle société ?

 

Les catholiques votent comme tout le monde, en conscience. L'Église rappelle néanmoins quelques points d'attention importants.

 

 

« C’est le Seigneur qui au commencement a fait l’homme et il l’a laissé à son conseil » (Ecclésiaste 15,14).

 

Cette Parole de l’Écriture souligne deux caractéristiques de l’homme : il n’est pas l’auteur de sa vie, c'est Dieu qui l'est ; cependant Dieu lui a donné la sagesse pour conduire sa vie librement, selon sa conscience, en vue de la fin pour laquelle il a été créé. Face aux options politiques, le chrétien est, comme tout homme, libre de ses choix. Il prend ses décisions au conseil de sa conscience qu’il soumet aux exigences de la Parole de Dieu ainsi qu’à la Doctrine sociale de l’Église. Or la fin que poursuit l’Église, rappelle Benoît XVI, est « de promouvoir le développement intégral de l’homme ».

 

Pour être fidèle à sa vocation le chrétien se doit de participer à la "politique" sous ses multiples formes en vue du bien commun. C’est pourquoi, respectueuse de son autonomie et soucieuse d’aider l’homme à se réaliser en plénitude, l’Eglise ne lui donne pas de consigne de vote mais souhaite éclairer sa conscience, comme le font les évêques de France (cf. Mgr Vingt-Trois, Quelle Société voulons-nous ?, éd. Pocket, 2012, p. 148-153) à la suite de la déclaration de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, en rappelant quelques points de discernement majeurs et inséparables :

 

- respect de la vie et de la personne, de sa naissance à son terme

- respect du mariage et promotion de la famille

- Intégration de la jeunesse à la société par l’éducation et l’emploi

- refus d’une politique purement répressive des banlieues

- promotion de modes de vie et de techniques respectueuses de l’environnement

- une plus grande justice dans la répartition des salaires et de la richesse

- un accueil régulé de l’immigrant, respectueux de ses droits et lui offrant une vraie possibilité d’intégration

- un projet européen indispensable pour la paix, la solidarité et la subsidiarité.

 

L’ Église rappelle que ces éléments sont indissociables. Mais à l’évidence, on ne les trouvera pas dans leur intégralité dans les programmes des deux candidats. Certains sont privilégiés tandis que d’autres sont omis ou négligés.

De plus, il ne suffit pas d’affirmer des principes tels que le respect de la vie, l’éducation pour tous, le respect de l’immigré… ; encore faut-il que les moyens et la volonté politique les accompagnent. Que signifieraient, par exemple, une politique de la famille sans politique du logement, une politique de l’immigration sans un projet d’intégration, etc. ? C’est ceci qu’il convient de peser en même temps que cela. On ne peut pas « isoler un de ses éléments au détriment de la totalité de la doctrine catholique » (note sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique, Card. Ratzinger, 24 novembre 2002, § 4).

 

A l’évidence, le programme de nos deux candidats ne correspond pas à la fois à l’intégralité de cette doctrine ainsi qu’à sa réalisation. Le chrétien serait-il alors condamné à voter « blanc » ? Non ! comme le rappelle le Cardinal Vingt-Trois, « il n’y a jamais de coïncidence complète entre la foi chrétienne et un système social et politique ». Le chrétien devra donc discerner et voter en conscience pour le candidat qui selon lui respectera le mieux ou le moins mal l’ensemble de ces principes et ses conditions de réalisation. Là ne s’arrêtera pas sa responsabilité en politique ; il devra agir par la suite, selon ses moyens, pour que soient pris en compte les autres points jugés essentiels qui seront peu ou mal considérés par l’Élu et sa majorité.

 

Olivier de Fontmagne jésuite, Président de la « Politique, bonne nouvelle »

(Source : croire.com)

 

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11:51 Publié dans ACTUALITÉ | Commentaires (0)

 
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